• A - Avent, les quatre petites bougies, une pour chaque dimanche, une tradition pour moi, aussi païenne que chrétienne. Du reste, depuis un certain temps, je me pose énormément de questions quand à mon rapport à la religion, à l'église, c'est compliqué, pas vraiment une crise de foi, mais un certain malaise. 

    B - Boulot. Pas un jour qui passe sans que je me demande ce que je fous là. Je ne me trouve pas à la hauteur, ce boulot est trop technique pour moi, si on me demande quels sont les impacts d'un truc genre "un switch de serveurs" bah je ne sais pas. Mes collègues, eux, savent, mais pas moi et, pire, j'ai du mal à retenir les informations qu'on me donne. Pour autant, ma chef m'a dit qu'elle était contente de moi, lors de mon entretien annuel, et après tout, ça fait un an que je tiens comme ça. N'empêche, c'est inconfortable, et je n'aime pas l'inconfort. L'éloignement d'avec mes collègues, parisiens, et le télétravail, qui m'éloigne des équipes techniques bordelaises, n'arrangent rien. En dépit de ces difficultés, je bosse, j'ai des journées bien chargées et il y avait longtemps que je n'avais pas autant bossé. J'enchaîne les réunions, tout en travaillant à la préparation des comités de supervision des opérations informatiques. Non seulement je travaille beaucoup mais en plus, la plupart du temps, je fais deux choses en même temps. 

    F - Fatigue. Conséquence logique du paragraphe précédent, toutefois je trouve que je tiens bien le coup. J'apréhende toutefois la semaine prochaine, je dois monter à Paris voir mes collègues, et un déplacement sur Paris, c'est carrément épuisant, le métro, le bruit, en plus du boulot. Et je n'ai pas de congés, en fin d'année, et pas la possibilité d'en poser début janvier, comme je le fais souvent. 

    F - Froid. J'essaie de faire la balance entre chauffer et craindre la note de gaz, et ne pas chauffer et avoir froid. Ma voisine, avec qui j'en ai parlé, m'a dit avoir une température tout à fait correcte dans son appartement depuis qu'elle a changé ses huisseries. Vu ce que ça va me coûter, j'espère que ce sera le cas aussi chez moi quand j'aurais changé les miennes. C'est prévu pour février, en attendant je me couvre ! En tout cas, si je gagne au loto suffisamment de quoi me faire construire une maison, j'investirai dans un système de chauffage au sol, comme c'était le cas de mon précédent appartement. C'était trop bien ! 

    L - Lecture, je continue sur ma lancée, je ne regarde presque plus la télé et je lis, et ça me fait du bien. Et je ne connais rien de plus satisfaisant qu'une ou deux belles piles de bouquins posées à côté du lit. 

    P - Pandémie. Mon cadet n'a pas échappé au méchant gros virus. Toutefois il a à peine été malade, bien moins que son frère qui a attrapé une espèce de grosse crève qui l'a mis à plat. Et à vrai dire ceux qui, dans mon entourage, ont eu le covid n'ont été que peu malades. Bon, ceci dit, ok, le virus court, il peut être mortel, et il faut faire avec et, à mon avis, pendant de longues années encore.

    P - Poids. Le problème du moment, et ça va durer, parce qu'il est plus facile d'en prendre que d'en perdre, et j'ai dépassé ma côte d'alerte. Il faudrait que je fasse un peu plus de sport, mais le temps ne s'y prête pas, et que je mange beaucoup moins et ça c'est également difficile. Je me console en me disant qu'il y a des choses plus graves dans la vie.

    R - Revues. J'ai découvert que le réseau de médiathèques de la métropole bordelaise me donne accès à une bibliothèque en ligne, qui permet de consulter un bon nombre de revues. Et ce, gratuitement. Et c'est pas mal du tout, même s'il n'y a pas certaines revues que j'aime lire, telle que Sciences Humaines, que j'ai découvert récemment et que je trouve extrêmement intéressante.

    T - Télétravail, je continue à étudier les changements que ça entraîne. Je constate que les horaires se modifient insensiblement, les journées de télétravail sont plus longues que celles sur site, toutefois il m'est arrivé, un jour de travail sur site, de rallumer le pc en rentrant chez moi, pour me remettre à travailler dans la soirée, l'effervescence de la journée étant passée. Il y a une perméabilité entre temps travaillé et temps personnel qui s'installe, à surveiller. Avec le mauvais temps et les jours qui raccourcissent, je prends également plaisir à ne pas avoir à sortir, et mon cercle relationnel se rétrécit petit à petit. Du coup j'ai apprécié la soirée d'hier, au restaurant avec des collègues, à l'occasion du départ d'une prestataire. Il faut apprendre à vivre différemment sur le plan social, aussi.  


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  • Le Télétravail, c'est une révolution, c'est aussi une organisation à mettre en place, pour déjeuner par exemple. Eh oui, mettre les pieds sous la table, au restaurant d'entreprise, c'est facile et rapide ! Chez moi, il faut que j'anticipe sur les repas des midis où je suis chez moi, et, surtout, que je trouve le temps de cuisiner, ou de faire réchauffer, c'est selon, en fonction de mon agenda professionnel. Pour ce midi, j'avais prévu une blanquette de dinde, facile et rapide à réchauffer, mais c'est en pleine réunion, casque sur les oreilles, micro coupé, que je me suis occupée de faire cuire le riz, parce que la pause repas, si tu dois tout faire le jour même, c'est trop court. Bon, c'est un détail, et, comme pour beaucoup de choses, c'est une question d'organisation et d'habitude.

    Le Télétravail c'est, pour la Big Bank, l'occasion d'accélérer la mise en place du Flex-Office. Le Flex-Office ? Un nouveau concept d'espace de travail qui permet de faire de belles économies sur l'immobilier. Tu as 100 salariés, tu sais qu'entre les congés, les RTT, les maladies, ils ne sont jamais tous sur place, mais en moyenne 80. Tu prévois donc un espace de 80 bureaux anonymes, avec 100 casiers dans un coin, où chaque salarié mettra les quelques affaires dont il a besoin pour travailler. Tu équipes les 100 salariés de pc portables et de smartphone, et tu leur dis qu'ils peuvent s'installer où ils veulent mais qu'ils doivent bien comprendre que désormais ils n'ont plus de bureau "à eux", donc tu ne veux plus voir de photos des gosses, du chien, ou des dernières vacances à Punta Cana, ni de mugs I Love NYC, et encore moins de cafetières et de paquets de café à disposition des collègues. Les dosettes, c'est dans le casier, la cafetière c'est une cafetière industrielle dans un "corner" prévu pour cela, avec deux ou trois tabourets pour la pause café - qui seront bienvenus lorsque par extraordinaire 90 salariés seront sur site, et que les dix en excédent devront se résoudre à travailler à cheval sur un tabouret, le pc sur les genoux. Et crois-moi, ça arrive, j'ai pu voir la formule Flex-Office en fonctionnement au siège parisien de la Big Bank. Et n'oublie pas de remercier ton employeur qui met des lingettes désinfectantes à ta disposition pour te permettre de désinfecter ta place en partant… Le monde merveilleux du bureau 2.0 !

    Ah, bien sûr, le Flex-Office ça veut dire aussi, plus de plantes vertes. J'ai donc récupéré le ficus que j'avais acheté il y a huit ans, à une époque merveilleuse où j'avais encore un bureau à moi avec des collègues que je voyais tous les jours. Le ficus a bien profité de la clim, du soleil derrière les vitres, il est devenu magnifique et je me suis dit que finalement, il fera très bien dans mon nouvel appartement. Oui mais comment transporter un ficus devenu plus haut que moi, d'une envergure de 2 mètres et pesant son poids d'arbre ? J'ai pris deux sacs poubelles de 100 litres, l'un pour éviter que la terre du pot se répande dans ma voiture, l'autre que j'ai enfilé autour du feuillage façon préservatif. Chloé m'a prêté un petit diable pliant et Bernard m'a gentiment aidé à transporter le ficus jusqu'à ma voiture. 

    Comme j'étais en train d'emballer l'arbre une collègue est venue me demander ce que je faisais. "Je récupère mon ficus" "Et tu vas le transporter comment ?" "Ben, dans ma Twingo !" "Dans ta Twingo ? mais il ne va jamais rentrer !!!" "Bah moi j'ai foi en Dieu, et en ma Twingo".

    J'ai ouvert le coffre, rabattu la banquette arrière, rabattu le siège avant, et Bernard a soulevé le ficus, un peu trop lourd pour moi, qui suis restée à la manœuvre. Le pot collé contre le pare-choc arrière, les feuilles dans le pare-brise à l'avant, et… j'ai fermé le coffre. Certes, je n'y voyais plus grand chose pour conduire, mais je te le dis, Dieu est grand et ma Twingo aussi ! 


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  • L'automne, et ses couleurs

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'automne, et ses couleurs

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'automne, et ses couleurs


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  • "Et alors, tu travailles où ?"

    C'est devenu la nouvelle question, lorsqu'on arrive les uns chez les autres. Il y a ceux qui travaillent dans les chambres desertées par les enfants devenus grands, entre affiches de groupes de rock et skates board, il y a ceux qui travaillent dans leur cuisine, vue imprenable sur les stickers du frigo lorsqu'ils sont en visio, il y a les couples qui se partagent l'espace, Monsieur dans le salon Madame dans le bureau, ou l'inverse… 

    Le coin bureau, mais pas que, le télétravail repense aussi le rapport au temps passé au travail, quand il n'y a plus de porte d'entrée à fermer derrière soi, de sas de décompression dans la voiture, de pointage au sas d'entrée de l'entreprise… Et puis il y a ceux qui en profitent pour se lever plus tard, quitte à rester en pyjama une partie de la journée et prendre la douche entre deux réunions, comme Gabrielle, il y a Cléante qui en profite pour troquer les chemises bien repassées pour le tee-shirt plus facile à entretenir, il y a Cyrille qui enfile de gros sweats, parce qu'immobile chez soi, on a vite froid. 

    Je travaille dans mon salon, sur ma table de salle à manger qui est assez grande pour que je puisse étaler mes affaires et, prochainement, y installer le grand écran dont la Big Bank va équiper les télétravailleurs, je me lève à la même heure que d'habitude, j'ai fait l'acquisition d'une grosse veste en laine bien chaude, je me chausse de mocassins vernis plus élégants que des chaussons et je me maquille toujours, l'élégance toujours, l'élégance que diable ! J'apprécie de ne plus perdre de temps ni d'énergie dans les bouchons, j'en profite pour me connecter un peu plus tôt, ce qui me permet d'être moins stressée le lundi matin, et s'il m'arrive de jouer les prolongations le soir, je compense en partant plus tôt les jours où je suis au bureau, afin d'éviter les embouteillages, tout en prévenant mes collègues parisiens que je reste disponible sur Signal si besoin. Je vis mieux le fait de ne voir personne de la journée, par contre c'est plus compliqué les jours où je suis sur site, on en profite tous pour prendre des nouvelles les uns des autres, pour papoter un peu, bref, pour sociabiliser, du coup il est difficile de trouver un équilibre entre vie sociale et travail. Là encore, on compense les jours de télétravail où on est finalement bien plus productifs.

    C'est une révolution, silencieuse, mais révolution néanmoins, et je trouve passionnant de la vivre.  


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  • "Bonjour Maman !"

    "Bonjour Madame"

    Bon, ben voilà, on y est. La semaine précédente, déjà, j'avais vu un grand vide dans son regard lorsque j'étais arrivée à l'ehpad, et cette semaine j'en ai eu la confirmation, le dixième de millième de seconde de lucidité qu'elle avait encore lorsqu'elle me voyait appartient désormais au passé, une nouvelle étape dans la dégénérescence est franchie.

    Je m'y étais préparée, et puis j'ai pris pas mal de recul, depuis dix-huit mois que je vais la voir chaque semaine. N'empêche, c'est moche, cette fin de vie.


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  • A - Actions. L' action de la Big Bank remonte, mais je m'en fiche un peu vu que j'en ai plus - j'ai liquidé mon plan d'epargne entreprise lorsque j'ai acheté mon nouvel appartement - par contre celle de ma petite banque remonte aussi, et j'en suis bien aise vu que j'en avais acheté lorsque la Bourse s'est cassée la gueule, au début du premier confinement. Mon Picsou intérieur en est très content.

    A - Appartement. Ce n'est pas l'appartement idéal, mais j'y prends mes marques tranquillement et j'en apprécie certains côtés, la cuisine notamment, où j'écris en ce moment même sur la table "mange-debout" qui est bien plus pratique que je ne le pensais. 

    B - Blog. Mon pc rame tellement que ça me donne de moins en moins envie d'écrire. En fait j'écris des articles dans ma tête, et puis la flemme me prend et je n'attrape pas le pc, dont je sais qu'il va mettre du temps à s'allumer...

    C - Clés. J'avoue que je procrastine un peu, parfois. Mais j'ai fini par m'y mettre, attraper les petits bouts de trousseau que m'avait remis l'ancien propriétaire, faire du tri dans les doubles, les triples, et rassembler tout ça dans un trousseau unique. J'ai toujours eu des trousseaux conséquents, mais là ça atteint des sommets, la clé de l'appartement, celle de l'entrée de l'immeuble, celle de la boîte à lettres, celle du local à vélo, celle de la cave, celle du local des caves (!), celle du local poubelle…. de quoi déformer les poches ou encombrer le sac à main… Mais bon, c'est le genre de détail qui fait se sentir enfin chez soi...

    C - Copropriété. Le monde étant petit, le gestionnaire du syndic de la résidence est quelqu'un que j'avais croisé, lorsque j'habitais à Caudéran, lors d'une assemblée générale de la résidence de cette époque là. Il travaillait alors pour un autre syndic, et nous avions eu un échange fructueux. Comme quoi, il faut toujours avoir de bonnes relations avec les gens. 

    F - Froid. Pas de doute, l'appartement est froid. J'ai découvert que c'est accentué par la VMC, qui aspire l'air extérieur. J'ai fait faire un devis pour changer les menuiseries. Non seulement les prix ont bien augmentés, mais les délais se sont sérieusement rallongés. Travaux prévus fin janvier, en principe. En attendant, je me suis achetée une veste bien chaude, notamment pour les jours de télétravail, parce qu'il fait vite froid, quand on est immobile devant le pc toute la journée.

    M - Mémoire. L'autre jour j'ai vu une plante étonnante, grimpant sur une clôture, avec de grosses fleurs violacées assez grosses et d'une forme évoquant de façon surprenante les sexes féminin et masculin. Comme je continuai ma promenade un mot est remonté à mon cerveau "Aristoloche". Un coup d'œil sur Google m'a permis de constater qu'en effet, c'était bien le nom de la plante, que je pense bien ne jamais avoir vu auparavant. Mais, gamine, j'avais toujours le nez fourré dans tous les livres et encyclopédies qui me tombaient sous la main. J'aimerai avoir que ma mémoire fonctionne aussi bien quand il s'agit du boulot… Je suis douée pour retenir ce qui ne me sert pas à grand'chose :-/

    M - Moral. Le moral est bon. J'ai un rythme de vie qui me convient, j'ai repris le chemin de la salle de sport et je fais du yoga deux fois par semaine en moyenne, ce qui m'apporte une stabilité que j'apprécie bien. Mes relations avec ma mère sont désormais apaisées, et j'ai eu une conversation positive avec un de mes frères récemment. J'apprécie d'autant ce bien-être après cet épisode de pandémie qui m'a tellement perturbée.

    P - Plantes. Une vraie frénésie en ce moment, ma cuisine prend des faux airs de jardin d'hiver. La semaine prochaine, je dois ramener du bureau un ficus que j'avais acheté il y a sept ou huit ans, et que je préfère remettre chez moi puisque désormais je travaille plus souvent depuis chez moi qu'au bureau. C'était un petit ficus maigrichon acheté huit euros dans le supermarché à côté de chez moi, c'est désormais un magnifique arbre plus haut que moi, à tel point que je vais avoir besoin d'aider pour le mettre dans ma voiture - en espérant qu'il y rentre. 

    R - Rythme. Nouvelle année scolaire, nouveau rythme. J'ai repris le télétravail de façon régulière, à raison de trois jours par semaine, je ne vais donc plus sur site que deux fois. Economie de carburant et de voiture, économie d'énervement dans les embouteillages, au lieu d'avoir le pied bloqué sur l'embrayage je vais plutôt faire un tour de quartier, l'occasion d'entendre les oiseaux chanter dans le lever du jour et même parfois - O bonheur - apercevoir des écureuils gambader dans dans les pins du petit bois du quartier. Un nouveau rythme qui me convient bien, je m'y retrouve en terme de fatigue et de stress. C'est une autre façon de se situer par rapport au travail, aux lieux, aux horaires, aux collègues, c'est une vraie révolution. De toute façon mon équipe étant basée à Paris, que je bosse sur site ou pas, ça ne change pas grand'chose sur ce plan là. Se voir "en vrai" c'est quand même bien, et j'ai apprécié que ma chef et mes collègues descendent sur Bordeaux la semaine dernière, pour une journée bien remplie mais bien très profitable. Un de mes collègues en ayant profité pour arriver sur Bordeaux dès le week-end, avec son ami, pour découvrir la ville, nous nous sommes retrouvés le soir pour faire connaissance, et le courant est si bien passé que nous avons prolongé autour d'un repas dans un restau thaï excellent. Une jolie rencontre et un moment très agréable.

    S - Soirée. La pandémie s'éloignant, on retrouve des moments festifs. L'autre soir, chez Sylviane et Laurent, où j'ai dansé avec d'autant plus d'entrain que les occasions de danser sont rares, et ce vendredi, chez Pascal, un collègue, qui m'a invité pour soirée jeux avec Sylviane et Laurent.  Là encore j'ai passé un bon moment.

    T - Télé. Je ne la regardais déjà pas beaucoup, mais là, maintenant, il m'arrive de ne plus l'allumer durant plusieurs jours d'affilée, et je n'ai pas l'impression de louper grand'chose. J'écoute la radio : France Info quand je suis dans la cuisine, Radio Campus quand je télétravaille. Et je lis. Après mon - involontaire mais apprécié - marathon des Nobel il y a quelques mois, je suis dans la SF depuis cet été, pour l'œuvre double autour du métro version post-apocalyptique, Pierre Bordage pour la version française, Dimitry Glughovsky pour le roman initial, russe, deux œuvres fleuves dont j'interromps de temps en temps la lecture pour des œuvres plus courtes - je viens de passer quatre soirées à savourer un court roman de François Mauriac que je n'avais jamais lu - merci Julie. Et puis un recueil de poèmes de François Cheng - là encore, à savourer, et puis l'encyclique du Pape François, Laudato Si, trouvée dans une boîte à livres et depuis le temps que j'en entendais parler, il fallait bien que je la lise. Je lis aussi des revues, j'ai découvert récemment Sciences Humaines, dont je lis chaque article avec beaucoup d'intérêt, et puis l'hebdo catho de gauche (!) Golias, pas mal du tout. Il m'a fallu du temps pour en venir à bout, mais j'ai fini par terminer L'Histoire de la Fatigue de Georges Vigarello, qui m'a passionnée. J'ai toutefois fait une exception, hier soir, en allumant le petit écran pour revoir Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, de Jean Yanne. Jean Yanne, c'est le père que j'aurais rêvé d'avoir, j'ai toujours été admirative de son humour irrévérencieux et de son intelligence. Et puis, après plusieurs mois d'abstinence, j'ai retrouvé le chemin du grand écran, et je suis allée voir La Fracture, de Catherine Corsini, un film nerveux et captivant du début à la fin.

    T - Thé. J'ai enfin trouvé le thé parfait pour les matins de la semaine, un "strong breakfast" qui porte bien son nom, un thé bien noir et fort sans être amer quand bien même je le laisse infuser longuement. C'est un détail qui n'en n'est pas un pour moi, le petit déjeuner étant un moment clé, la fin de la nuit et le début de la journée. Un thé bien fort dans une théière ancienne en porcelaine - et tout va bien. Le week-end j'opte pour des thés noirs mais parfumés, et l'hiver arrivant il faut que j'aille me réapprovisionner en Lapsang Souchong, ce thé fumé parfait pour la saison froide;

    Y - Yoga. En me promenant l'autre soir, j'ai découvert qu'il y a un cours de yoga dans la salle de l'école à côté de chez moi. Plus près, c'est pas possible. Je suis déjà engagée par ailleurs, mais je vais me renseigner, parce que ce serait bien pratique, tout de même, de faire du yoga à côté de chez moi. Le yoga, ça m'apprend à dépasser mes limites. Il y a une position que je pensais ne jamais pouvoir faire, celle du pont, d'une part parce que je manque de force dans les bras, et d'autre part et surtout parce que j'ai peur de me casser la colonne vertébrale. L'autre jour, tout de même, j'ai essayé. La prof me voyant essayer est venue m'aider, et j'ai réussi à la faire, certes avec son aide, mais je l'ai faite. J'ai dépassé ma limite psychologique, et ça m'a apporté une grande joie. Et hier, de nouveau, j'ai presque réussi une position d'équilibre sur la tête, et j'en ai été contente. 


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  • Les vacances, hélas, ça a une fin. Comme de plus en plus souvent, j'ai eu beaucoup de mal à reprendre. Je ne suis jamais aussi bien que lorsque je suis en vacances, payée à rester chez moi à faire ce que je veux. Mais il a fallu retourner au bureau, plus désabusée que jamais. J'ai passé les deux premiers jours à me demander ce que je foutais là, à faire un boulot auquel je ne comprends rien, dans une boîte que je n'aime pas. Heureusement qu'il y a les collègues !

    Tant qu'à rentrer, autant faire les choses différemment. Cette année, je reprends le télétravail, à raison de deux, voire trois, jours par semaine. En fait je ne suis plus sur site que les mardi et mercredi. Le but : éviter de perdre du temps, de l'énergie, de l'argent, dans les embouteillages du matin et du soir. Je me lève toujours aussi tôt mais plutôt que de trépigner, pied sur l'embrayage, je vais prendre l'air et marcher dans mon quartier. Lundi, je suis allée dans le petit bois pas très loin, et j'ai pu profiter de la course des écureuils dans les pins. Et le jeudi, je profite des moments de calme entre deux réunions pour m'occuper de ma lessive et passer l'aspirateur. Résultat, j'ai l'impression d'être en week-end de plus en plus tôt, et ça c'est plutôt pas mal.

    Sinon, en vrac, mon quartier n'est pas aussi calme que j'aurai aimé, mais je fais avec et puis surtout, je vois une psychologue pour résoudre ce problème de surréaction au bruit, je me suis fait mal aux lombaires en faisant du sport, mais je continue à faire du sport et du yoga, parce que ça me soulage, et que je suis contente de retrouver le rythme d'avant covid. Mon nouvel appartement se révèle être une vraie passoire thermique, à peine je m'approche des fenêtres que je sens déjà l'air frais - voire froid - y passer. Ca promet pour cet hiver ! Ce matin, j'ai rajouté une couverture à ma couette. Les choses s'arrangeant rarement toutes seules, j'ai dû aller chez Renault changer un des feux de stop qui avait rendu l'âme - une ampoule en 10 ans ça peut aller - j'en ai eu pour la somme astronomique de 2 euros 39, et le type m'a fait les niveaux en même temps. Du coup, je lui ai laissé la pièce, ça me paraissait la moindre des choses. Côté réjouissances, ma petite fille a eu trois ans le mois dernier et on a fêté ça, elle a fait sa première rentrée scolaire, et ce samedi on fête les anniversaires de ses parents, tous deux nés en septembre. Il y a quinze jours, mon frère est descendu pour le week-end et ça m'a fait bien plaisir ! A peine le temps de savourer quelques semaines d'été, et nous voilà déjà en automne, et ça c'est moins bien, j'appréhende toujours l'arrivée des mois froids et sombres. Mais pour l'instant, le moral est bon, profitons-en. J'ai arrêté de regarder la télé, que je ne regardais déjà pas beaucoup, pour me tourner définitivement vers la radio, France Info aux heures des infos, Radio Campus comme bande son de mes journées de télétravail. Et je lis, bien sûr, en ce moment j'ai l'essai de Vigarello, Histoire de la Fatigue, sur ma table de chevet, c'est long à lire mais c'est passionnant, j'alterne avec Metro 2033 un roman de SF d'un roman russe. Le hasard : c'est mon frère qui m'en a parlé cet été, il en avait entendu parler sur France Inter. Et sur ce, je le vois sur le bureau d'un de mes collègues ! Du coup, celui-ci me l'a passé - c'est un des avantages du boulot, on y échange régulièrement bouquins, bd ou revues, et je trouve ça génial. Sur ma table de chevet il y a aussi la Petite histoire des religions de Frédéric Lenoir, et les Yoga Sutras de Patanjali, texte fondateur du yoga côté philosophie, parce que le yoga, ce n'est pas qu'une question de tenir debout sur la tête !

     


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  • Commencées avec une copine qui n’allait pas bien, terminées par le coup de fil d’une autre copine qui n’allait pas bien… Heureusement moi, j’avais le moral, en dépit d’une fatigue persistante. Entre temps il y a eu des vieilles pierres, et même de très vieilles pierres, des costumes d’opéras, des tracas administratifs, la vente de mon précédent appartement, une panne de chaudière, un spectacle, du sport, du farniente aussi, heureusement, et puis du beau temps et ça c’était bien ! …

     

    Retour sur ces vacances, en photos, en vrac…

    Les vacances, quand même....

    Les vacances, quand même....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les vacances, quand même....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les vacances, quand même....

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    Les vacances, quand même....

     


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  • Plus que trois jours à bosser, je suis en congés jeudi soir, et je ne serai pas fâchée de l'être. Même s'il y a moins de travail en ce moment, j'étais toute seule la semaine dernière et le rythme a été soutenu. Et puis la météo me fatigue aussi, un coup très chaud un coup tout gris, l'organisme doit s'adapter sans cesse et c'est pénible. 

    Sinon, quoi de neuf ? j'ai bien pris mes marques dans mon nouvel appartement, j'en suis même presque surprise, mais c'est tant mieux. L'agence immobilière qui vend mon appartement m'a appelée la semaine dernière pour me dire qu'on devrait signer la vente début septembre, et c'est une bonne nouvelle. Je suis quand même de nouveau dans les papiers, parce qu'il faut que je fasse mes changements d'adresse un peu partout, et pas seulement pour moi mais pour ma mère puisque je suis sa représentante légale. Impôts, caisses de retraite, banque, et je ne me souviens plus si je l'ai fait auprès de sa caisse de sécu, j'y passe pas mal de temps, et tout se fait en ligne, autant d'identifiants et de mots de passe à retenir en plus des miens… Au milieu de tout ça je me suis retrouvée à prendre le temps de faire un point avec une collègue pour un projet… immobilier, je devrais peut-être me reconvertir ! La fatigue est là mais le moral est bon, j'ai prévu de profiter de mes congés pour me remettre au sport, j'ai déjà repris le yoga en juillet avec beaucoup de plaisir, et quelques courbatures aussi mais si ça fait pas mal, c'est pas drôle. La semaine dernière j'ai du mettre les mains dans le cambouis pour faire réparer une roue de mon vélo, j'avais crevée, j'ai dû y aller au marteau pour débloquer un écrou, et j'ai pesté une fois encore en pensant qu'on vit dans un monde fait par des hommes pour des hommes, c'est souvent pénible d'être une femme d'un mètre cinquante, crois-moi. J'ai retrouvé mon vélo le temps d'une balade dans la douceur d'une belle soirée d'été, et voilà que le lendemain c'était de nouveau la canicule, et qu'aujourd'hui il pleuvait de nouveau, décidément cet été est capricieux, qu'importe le temps samedi prochain ma petite fille fête ses trois ans, nous serons tous autour d'elle pour fêter ça ! 


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  • J'aime bien les framboises, j'en achète de temps en temps, mais il est très rare que j'achète de la brioche. Alors les deux en même temps, c'était un grand hasard, mais qui tombait bien puisque je venais de trouver une recette de pain perdu aux fruits rouges. La recette disait d'utiliser du pain au lait, et des fruits rouges, j'ai adapté avec la brioche et les framboises, et le résultat fut aussi beau que bon !

    La notule du quotidien

     

    Recette facile à faire, agréable à déguster, goûteuse sans être lourde, idéale pour terminer le repas fait de légumes farcis - c'est de saison et la météo actuelle* permet d'utiliser le four ! Le repas était initialement prévu pour mon cadet et moi, mais quand il y en a pour deux il y en a pour trois et c'était bien le cas alors j'ai invité une ancienne collègue et voisine (le hasard de la vie, j'avais bossé dans le même service qu'elle il y a quelques années, et son appartement était mitoyen du mien dans la Cité), façon sympathique de terminer un week-end par ailleurs très tranquille.

    Monsieur Mon Fils étant reparti hier soir avec ce qui restait des légumes et du dessert, j'ai ouvert mon frigo ce soir à la recherche d'inspiration pour mon dîner. Il y avait une tomate esseulée, une courgette qui commençait à s'abîmer… Je les aie découpées en petits morceaux, j'ai fait gonfler une grosse cuillère de semoule, j'ai faire cuire des saucisses de Strasbourg que j'ai vite refroidies et découpées en rondelles… j'ai rajouté des graines de cumin pour le goût, des graines de tournesol pour le croquant, j'ai mélangé un yaourt Fjord et du Viandox pour une sauce légère et voilà. J'adore ça, me faire une salade composée d'un peu de tout, ça m'occupe agréablement et c'est léger à manger, goûteux et équilibré… Ces derniers mois, fatigue et stress, j'ai un peu laissé tomber la cuisine, voilà que j'ai envie de m'y remettre !

    L'autre petit plaisir du moment, ce sont mes orchidées en pleine floraison. Deux sont encore en boutons, mais le spectacle est déjà très beau !

    La notule du quotidien

     

    *A propos de météo : hier matin je me réveille, ah ! oh ! du soleil pointe à travers le volet roulant. Du soleil !!! Le croiras-tu ? le temps d'arriver dans ma cuisine… il s'était mis à pleuvoir...

     


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  • J'adore mes collègues, j'ai beau les côtoyer depuis un certain temps, une bonne quizaine d'années pour la plupart, parfois plus, et je les découvre encore tous les jours. Il faut dire qu'on est assez nombreux, et qu'on ne passe pas non plus notre temps à parler, alors j'ai très souvent de belles surprises. Ainsi, tout à l'heure, on parlait bouquins avec le motard de l'équipe d'à côté. Le biker comme tu l'imagines, les cheveux longs, les tatouages, la Harley. Ca fait déjà quelques années qu'il me passe des bouquins, généralement toujours de la SF. Et là, voilà qu'on parle des bouquins qui s'entassent à côté du lit, et qu'il me donne le nom du bouquin qui est sur sa table de chevet depuis des années, qu'il a lu et relu. Le titre, un peu bizarre, ne me dit rien. De retour à ma place, je le cherche sur Google. Diantre, fichtre, voilà que mon biker est fan d'André Gide. 

    Il y a les collègues de longue date, et puis les nouveaux, parce qu'il y a régulièrement de nouvelles têtes, prestataires, alternants… Ce midi je déjeune avec Manu, un "vieux" collègue, et puis Seb, son alternant. Ce gars là se révèle passionnant. En plus d'être alternant en informatique, il est projectionniste amateur au sein d'une association cinéphile qui tourne dans le Sud-Ouest pour organiser des séances de ciné en plein air. Inutile de te dire que la discussion a beaucoup tourné autour du cinéma, mais pas que, parce que du ciné, on est vite passé à la musique, Manu n'étant pas en reste de ce côté là, et voilà que la pause déjeuner a filé trop vite, alors qu'on avait certainement encore plein d'autres choses à se dire… Bref, on remettra ça bientôt.

    J'aime mes collègues - c'est d'ailleurs bien pour eux que j'aime aller au boulot.

    Et pour le coup, c'était une bonne façon de commencer la semaine ! 


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  • J'étais en vacances la semaine dernière, juste une semaine, parce les "vraies" vacances sont encore loin, fin août, et que j'avais bien besoin de repos. En fait, de repos, point du tout, parce que je me suis occupée de mon nouvel appartement, et que j'ai fait pas moins de 5 allers-retours à Ikéa durant la semaine ! 

    J'aime bien Ikea, il y avait longtemps que je n'y avais pas été mais j'avoue qu'à la troisième visite, j'allais droit au but. Je n'y suis pas allée pour rien, bien sûr, et j'ai même eu la bonne surprise de trouver quatre chaises au rayon "bonnes affaires", de même qu'une suspension en solde, résultat, 200 euros d'économisés, ce qui aura été fort bienvenu vu qu'entre travaux et nouveaux meubles, j'ai bien entamé mon livret A ! 

    J'ai tout de même pris une après-midi pour aller me promener du côté du château de Roquetaillade, dans le sud de la Gironde, et j'ai passé un bon moment, pour une visite guidée… en anglais.

    Quelques photos de ce très beau château, aux airs anglais parce que la Guyenne fut anglaise…

    Les mini-vacances

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Les mini-vacances

    Les mini-vacances

     

    Et puis j'ai aussi pris le temps de m'occuper de fleurir le balcon, et puis de me livrer à un peu de "jardinage" d'intérieur…

    Les mini-vacances

    et j'y ai pris beaucoup de plaisir.

    Je l'avoue, j'avais signé l'achat de cet appartement un peu à contre-coeur, persuadée de laisser un très bel appartement, mais mal situé, pour un appartement qui allait me coûter bien plus cher sans forcément me plaire. Finalement j'ai très vite trouvé mes marques dans cet appartement, et je prends beaucoup de plaisir à l'aménager et à y vivre. Cette semaine le jeune artisan qui m'avait fait les peintures est revenu, plus tôt que prévu, pour faire l'aménagement du dressing (un dressing ! quelle fille n'en rêve pas !?) et poser le luminaire du séjour (la touche finale), et peindre le mur du cellier qui est dans le prolongement de la cuisine en rose, comme celle-ci, afin d'avoir une continuité visuelle. Je suis attachée à ce genre de détails. Alors que mon appartement était tout blanc, celui là a de la couleur, et ce n'est pas plus mal. Un appartement différent, une page qui se tourne, et ce n'est pas plus mal. Je commence à peine à déstresser en matière de bruits environnants, il y a encore du travail à faire de ce côté là, mais le fait que je me trouve bien dans ce nouvel appartement est déjà une excellente chose ! 


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  • A – Artisan. L’ai-je raconté ? l’artisan qui me faisait tous mes travaux  et devait intervenir dans le nouvel appartement m’a laissée tomber, à quinze jours de mon déménagement. C’était pas faute de l’avoir prévenu, trois mois auparavant, dès que j’avais signé le sous-seing, et de l’avoir rappelé, quelques semaines auparavant… mais voilà, il change de vie et de département. Certes, mais il aurait pu me prévenir plus tôt. Mon cadet est venu à mon secours en me donnant les coordonnées d’un copain à lui, jeune artisan peintre qui se met à son compte. Plus cher que mon pote artisan qui bossait au black (pas bien !)(oui mais pratique quand on a des moyens limités !) mais plus minutieux et plus soigneux. Et comme il fait aussi du petit bricolage, il m’a posé les tringles à rideaux, ce qui m’a bien aidée. Je compte sur lui lorsqu’il aura de la disponibilité, pour venir m’aménager le dressing où s’entassent pour l’instant mes vêtements, sur des portants, et mes chaussures, toujours dans des cartons.

     B – Balcon. 14 mètres carrés, c’est plutôt pas mal. Un peu de vis-à-vis, en partie résolu par mes pots de bambous. Gros coup de stress quand j’ai vu Loukoum se faufiler sur la rambarde, et disparaître chez la voisine, dès le premier jour. Je la voyais déjà tomber du 3ème étage, j’ai eu très peur. Elle est revenue cinq minutes plus tard la mine déconfite, et j’ai aussitôt condamné le passage avec un carton, en attendant de trouver mieux.

      B – Bruit. Je n’y échappe pas. Les voisins du dessus qui ont applaudi à chaque but de la France à l’Euro de foot (pour le coup j’ai été contente qu’elle soit eliminée), la voisine du rez-de-chaussée qui fait la fête sur sa terrasse, les djeunes de l’immeuble en face qui parlent fort sur leur balcon en pleine nuit…  Il faut que je fasse avec. Au moins je n’ai plus le bruit des motos qui passaient et repassaient sous mes fenêtres, ni les braillements des gamins de l’aire de jeu en face. Un regret, celui de ne pas entendre d’avantage d’oiseaux, alors que de grands tilleuls prennent leurs aises le long du parking, devant l’immeuble.

      C – Cuisine. L’endroit qui me plait le plus, surtout après le coup de rose que je lui fait donner.

      

     

    Du rose, des plantes, pas de vaisselle ni d’ustensile qui traînent, un coin repas pratique et convivial, je m’y sens bien. L’avantage de cet appartement, loin d’être négligeable, est que pour une fois cuisine et salle de bain n’avaient pas besoin d’être refaites, à part le coup de peinture dans la cuisine. La déco de la salle de bain ne me plait pas non plus, mais je n’ai pour l’instant pas l’intention – pas le budget, surtout – de m’en occuper, elle n’est pas à mon goût mais elle est propre, récente, fonctionnelle et c’est le principal.

     D – Déménagement. J’avais posé une semaine de congés pour faire les cartons, ça n’a pas été de trop, ajouté aux deux jours consacrés au déménagement/aménagement. Depuis, je suis crevée, je suis de nouveau en congés la semaine prochaine et j’espère arriver à me reposer, j’en ai bien besoin. Les déménagements, je n’aime pas ça, les chattes non plus. Si La Chatte a vite trouvé ses marques, et notamment sur le fauteuil du balcon, Loukoum a un peu plus de mal avec ce nouvel environnement, elle est encore un peu perturbée.

      D – Dressing. Pas de placard dans ma chambre, mais une petite pièce à côté, qui doit faire trois/quatre mètres carrés, c’est LE dressing, à aménager. Ca fait chic, quand même, de pouvoir parler de son dressing !

     E - Environnement. J'ai changé de quartier, pas de secteur. Par la fenêtre de la cuisine, je vois toujours les tours qui m'ont dominées ces quatre dernières années. La rue sur laquelle je donne est plus calme, il y a des arbres, et d'autres un peu plus loin, mais qui devraient faire les frais d'un prochain projet immobilier. Il y a d'autres bâtiments, notamment une résidence HLM, mais rien à voir avec la Cité. Pas de motos, pas de dealers, pas de voitures brûlées - mais des bris de verre témoignent que de temps à autre, les djeunes de la Cité viennent se défouler sur les voitures en bas de chez moi :-(

      F – Finances. Il faut que je fasse des petits travaux d’électricité, pour la mise aux normes du compteur. Il faudrait que je change les huisseries de l’appartement, qui se sont très jolies, en bois, mais d’origine et donc très fatiguées et, surtout, en simple vitrage et mal isolées. Mais, surtout, il a des travaux à venir dans la copropriété, et ce sont de gros travaux, de réfection des toits terrasses, des vmc, et je ne sais pas trop si l’isolation par l’extérieur fait, ou non, partie du projet. De l’argent qu’il va falloir que je trouve, et que j’aurais préféré mettre ailleurs.

      P – Projets. J’ai besoin d’avoir toujours un projet en tête. Dans l’immédiat, l’aménagement du dressing. Plus tard, celui du cellier jouxtant la cuisine. Le balcon, ça attendra que j’ai des idées. De toute façon, les finances vont être limitées.

      R – Regrets. Les regrets, ça ne sert à rien. Je regrette quand même la convivialité de mon ancienne résidence, je croisais toujours un voisin ou une voisine, c’était très réconfortant sur le plan relationnel. Dans cette nouvelle résidence, je ne croise personne, les gens n’ouvrent pas quand on sonne à leur porte, c’est beaucoup moins sympa. Mais je regarde toujours les annonces immobilières et je constate qu’aucun autre appartement pouvant répondre à mes critères – et à mon budget ! n’a été mis en vente depuis celui là, et ça me rassure sur mon choix.

      R – Rêve. Bien sûr j’ai le rêve d’une petite maison à la campagne, avec un jardin, des poules, une grande chambre avec du plancher en vrai bois et des poutres en ciel de lit. A revoir d’ici quelques années, quand je serai à la retraite.


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    ... parce qu'il y a longtemps que je n'ai pas publié de photo, et que j'aime beaucoup les ciels nuageux.


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  • L'ancienne est toujours valable, puisque officiellement c'est toujours ma résidence principale - si je ne veux pas payer d'impôts sur la plus-value à venir. Mais j'ai pris mes quartiers dans mon nouvel appartement, où j'ai déballé quasiment tous mes cartons.

    Ce mois de juin aura été intense, cartons à faire, déménagement, cartons à défaire. Au milieu du chemin, le plus jeune de mes frères a voulu descendre me voir et voir ma mère et si je lui ai d'abord dit non - c'était pile le week-end du déménagement - je l'ai rappelé pour lui dire de venir, et je ne l'ai pas regretté car nous avons passé un bon moment, même - ou surtout - si nous commémorions ce week-end là le premier anniversaire de la mort de mon père, ça m'a vraiment fait plaisir de le voir, et, accessoirement, il m'a bien aidé lorsqu'il s'est agit de mettre les chattes dans leurs boîtes de transport pour les amener au nouvel appartement. 

    Le nouvel appartement, une nouvelle aventure, une nouvelle façon d'envisager mon espace de vie, puisqu'il est très différent de l'ancien. J'aime en particulier beaucoup la cuisine. Je quitte une cuisine tout en longueur, toute blanche, avec une grande baie vitrée, pour une cuisine carrée, aux meubles noirs et avec une petite fenêtre. N'empêche, elle est lumineuse, élégante maintenant que j'ai fait repeindre l'horrible mur marron en rose, et que j'ai installé plein de plantes vertes. Je mettrai une photo dès que j'aurai un peu plus de temps.

    Ca n'a pas été simple pour autant, faire les cartons toute seule, faire du tri, en même temps, c'était le moment de jeter enfin la lettre souvenir d'un amour ancien, ma carte d'étudiant, tout un tas de "c'est un bon souvenir" ou de "ça peut toujours servir", de donner tout ce qui pouvait l'être, aussi, vêtements que je ne porte plus, pots de fleurs qui ne servaient plus, vaisselle dépareillée… J'ai déployé, cette semaine là, l'énergie d'une bombe atomique. La fatigue n'a pas tardé à se faire sentir, de fait je me couche très tôt en ce moment, pour essayer de récupérer petit à petit. Je ne vois pas grand chose des soirées estivales, en ce moment, mais le beau temps n'est pas vraiment au rendez-vous, de toute façon. De fait, ce soir encore, je bois ma tisane et je file au lit.


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