• Alors je t'explique : j'ai vu Gabrielle dimanche passé. Elle allait bien. Le lendemain, j'ai déjeuné avec quatre copines. Le mercredi j'ai été chercher Véro à la clinique à côté de chez moi, parce qu'elle avait passé un petit examen avec une anesthésie générale et qu'elle ne pouvait rentrer seule en voiture chez elle. Le soir, j'ai dîné avec Monsieur mon cadet. Jeudi, j'ai été au boulot et jeudi soir Gabrielle m'a dit qu'elle avait le covid et, donc, qu'elle m'avait déclarée cas contact à la sécu...

    J'ai bien reçu le sms de la sécu m'informant que j'étais cas contact et qu'il fallait que j'aille me faire tester, vendredi soir.

    Aujourd'hui, prise d'un doute, j'ai envoyé un message à mes copines, à Véro, à mon fils, pour les prevenir que j'étais cas contact quand je les ai tous vus.

    Bon, mon fils a mal à la gorge mais il pense avoir pris froid ce week-end en faisant du foot en extérieur. Véro est malade depuis vendredi et elle s'est fait tester ce midi, c'est le Covid. Françoise et Anne avec qui j'ai déjeuné lundi midi, ont le covid aussi... mais pas Sylviane ni Sabine, qui étaient à côté de moi à table... Véro se dit que le covid, elle l'a peut-être attrapé à la clinique mercredi ou que c'est son compagnon, covidé lui aussi, qui l'a attrapé en allant se faire vacciner contre la grippe le lundi et lui a refilé...

    Bon, je ne sais pas. Ce que je remarque par contre, c'est quand j'ai reçu le sms de la sécu m'informant que j'étais officiellement cas contact, vendredi soir, j'avais déjà potentiellement contaminé tout mon entourage depuis le début de la semaine... le dispositif anti-covid est donc très très très efficace...

    Vendredi j'ai envoyé un sms un peu vénère à Gabrielle lui reprochant de m'avoir balancée à la sécu. Dont je me suis excusée le lendemain. Elle m'a répondu que j'étais très égoïste d'avoir réagi ainsi face à la lutte anti-covid, contre un virus qui tue, et elle ne me parle plus.

    Est-ce que je l'ai choppé, au moins, ce grand méchant virus ? Bah je ne sais pas, j'ai eu quelques maux de tête, et quand bien même j'aurais été malade, qu'est-ce que ça aurait changé, que je sache si c'était le covid ? ou la grippe ? ou un rhume ? ou la connerie ? Ah non, ça je sais que je suis déjà bien atteinte. Bref, agacement de m'être accrochée avec Gabrielle, bêtement, pour rien, puisque cas contact ou pas, c'était déjà trop tard.


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  • S - Sobriété énergétique. "19° c'est assez" qu'on nous dit. Encore faudrait-il y arriver, aux 19° ! Je ne chauffe pas, il fait 16° dans l'appartement, la nuit la couette est bien épaisse et tout va bien. En journée c'est plus compliqué, je chauffe un peu le matin, et un peu le soir, au mieux j'atteins 18°. Lorsque je suis en télétravail, j'ai des collants doublés en polaire, investissement du mois dernier, et des robes en laine bien chaudes, achetées lors des soldes de l'hiver dernier, très bon investissement également, et en plus elles sont jolies. Je travaille avec un plaid sur les genoux, pour le plus grand plaisir de Loukoum qui vient s'y blottir, et pour le mien car Loukoum est un excellent chauffage d'appoint. Je suis passée chez Gabrielle l'autre dimanche, il faisait 16° aussi, le chauffage c'est un luxe. Le pire c'est qu'elle et moi sommes cadres, avec des salaires qui, il y a quelques années, seraient passés pour confortables. Oui mais on est seules, donc on paie les impôts plein pot, on n'a droit à aucune aide, et les charges sont bien là. On nous fait toujours pleurer en parlant des familles monoparentales, je t'assure qu'autour de moi les femmes seules avec des gamins à charge s'en sortent bien mieux que nous, entre pension alimentaire, alloc, exonération des impôts... Bref.

    I - Impôts. Justement. Je vais bosser plus l'an prochain, donc gagner plus. Pour éviter le douloureux rattrapage de fin d'année, j'ai écrit aux impôts cette semaine pour demander comment faire pour... payer plus, tous les mois. J'ai eu la réponse en moins d'une heure, quand tu veux payer il n'y a pas de problèmes ;-) Réponse claire, grâce à laquelle j'ai pu déclarer la somme que j'estime gagner l'an prochain, moyennant quoi j'ai immédiatement vu mon taux de prélèvement à la source augmenter, mais je m'y attendais. A partir de janvier je vais donc gagner plus, et donc payer plus.

    O - Occupations. J'ai des journées bien remplies en ce moment. Outre un surcroit de travail lié à la fin de l'année qui arrive, période toujours plus chargée dans mon service, je dois gérer la succession de ma mère en même temps. Appeler le notaire, relancer le notaire, re-relancer le notaire... Faire le point avec le service succession de la banque de ma mère, tenir mes frères et soeur au courant, leur demander s'ils ont bien reçu le mail du notaire, leur demander de m'envoyer certains papiers,... Je croyais que le notaire allait tout faire, que nenni. Sauf que le notaire il facture son temps, et pas moi :-/

    T - Travaux/Tram. Deux ans plus tard, un nouveau pont, de nouvelles routes, de nouveaux rond-points... et sous mes yeux, l'autre jour depuis la fenêtre du bureau, la jonction des rails venant de Bordeaux avec ceux arrivant de l'aéroport. Il s'en faut encore de quelques mois avant les premiers essais du tram, mais ça aura passé vite, ces deux ans et le résultat sera joli, car on voit déjà se dessiner les aménagements paysagers prévus aux abords du tram. Côté circulation, c'est tendu mais ça va, et je n'hésite pas à quitter le bureau plus tôt l'après-midi pour éviter les embouteillages du soir, quitte à me reconnecter depuis chez moi pour finir mon travail.

    T - Travaux/copropriété. Comme si le projet - pharaonique - de rénovation énergétique de la résidence ne suffisait pas, voilà que le conseil syndical s'est mis en tête de rénover également la voie d'accès pompiers qui dessert quelques appartements, et surtout, les ascenseurs. De quoi faire monter en flèche mon niveau de stress, déjà plutôt élevé ces temps ci... Le pire, c'est qu'ils sont bloqués sur leurs idées, et totalement imperméables à tout raisonnement différent du leur. Je me suis fait à l'idée de perdre de l'argent lorsque je revendrai mon appartement, mais voilà que je deviens extrèmement inquiète à l'idée que je pourrais ne pas arriver à le revendre, faute d'acheteur assez courageux pour acheter un appartement dans une résidence en travaux durant plusieurs années.

    C - Covid. Gabrielle a le covid. Mais voila-t-y pas qu'elle m'a signalée comme cas contact auprès de la sécu ? Ca me rend un peu chafouin ça. Il y a encore un an, ça m'aurait valu une semaine de confinement :-/ Et inutile de te dire qu'à une semaine de la signature de l'acte de notoriété chez le notaire, ça ne m'aurait pas fait rire du tout. Hors de question que j'aille me faire mettre un truc dans le nez, j'ai réussi à y échapper depuis deux ans, tout comme à échapper au covid, je me suis faite vacciner pour pas être emmerdée, et voilà que je me retrouve fichée par la sécurité sociale :-(  Tu t'imagines un peu à quoi on en est arrivé, pour un virus moins méchant qu'une grippe, à être fliqués et, pire, à dénoncer les autres ? Et volontairement, en plus ! Re bref, comme j'ai dit à mon frère tout à l'heure "même si j'ai le covid, même si je dois y aller en rampant, il est hors de question que je n'aille pas à ce rendez-vous chez le notaire !".

    L - Lectures. Je ne sais pas comment on en est arrivé à parler de ça, mais j'ai découvert que Philippe, l'informaticien pro du Python qui bosse à côté de moi, a lu Les Royaumes du Nord, de Pullman. Et, encore mieux, il m'a appris que Pullman en avait écrit une trilogie préquelle ! Excellente nouvelle, d'autant que j'ai pu constater qu'elle est disponible à la médiathèque. Du plaisir en perspective ! J'espère que cette trilogie sera aussi bonne que la première. On a aussi parlé du Seigneur des Anneaux, je savais qu'il lisait de la SF je ne le savais pas également amateur de fantasy. J'adore bosser avec des mecs, on découvre toujours des choses formidables !

    F - Film. Lectures, et films : j'ai revu, pour la énième fois, l'adaptation d'Orgueil et Préjugés, la version avec Kneira Knightley. Je ne m'en lasse pas. J'adore également la version avec Colin Firth, les deux versions sont excellentes. Comment résumer l'intrigue à Gabrielle, qui ne connait ni le livre ni le film "c'est l'histoire d'une nana et d'un mec... bah en fait il ne se passe rien, mais c'est génial !" ! 

    C - Cité. Décembre revenant j'entends les feux d'artifices de la Cité, dont je ne suis pas éloignée que ça. Même si je pense ne pas avoir fait une bonne affaire en achetant mon nouvel appartement - le projet travaux risque de dépasser le budget annoncé - je ne regrette pas d'avoir quitté la Cité. J'ai croisé une de mes anciennes voisines il y a peu, qui m'a raconté que les djeuns squattent désormais les abords de mon ancien bâtiment, la nuit, avec forces cris et musique. Le projet de travaux me cause quelques insomnies, mais lorsque je dors mes nuits sont enfin plus reposantes.

    M - Médecin. J'avais des papiers à faire signer au médecin traitant de mes parents, cette semaine. L'occasion de le remercier pous ces trente ans passés à les suivre, en particulier durant leurs fins de vie respectives. Et, en sortant du cabinet, pour la toute dernière fois, un serrement de coeur en me disant "eh bien oui, c'est bien ça, ils ne sont plus là."

     


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  • Deep blue


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  • J'ai fini par me décider à répondre au conseil syndical, en leur rappelant que la démocratie, c'est accepter qu'on ne soit pas tous d'accord, et qu'il fallait qu'on en soit content, d'être en démocratie. J'ai quand même aussi écrit que vouloir imposer une pensée unique, c'est de l'abus de pouvoir et que c'est pénalement condamnable. Ca, je pense que ça va faire grincer des dents, mais il faut savoir montrer les dents.

    J'ai commencé la semaine par trois jours de formation sur "les fondamentaux réseaux", formation que je réclamais depuis déjà plusieurs années, et que je suis contente d'avoir enfin eue. Trois jours intéressants, et très intenses. Ca m'a fait du bien, ces trois jours au boulot mais en dehors du boulot. Retour en télétravail ce matin, cet imbécile de David m'a destabilisée plus que je ne le voudrais, du coup j'ai l'impression de faire des erreurs en permanence et finalement, je vais être soulagée quand il terminera sa mission. Petit passage chez la psy, en fin d'après-midi, et puis reconnexion vite fait, pour vérifier qu'il n'y avait rien d'urgent. Demain, je ne bosse pas, ça aussi ça va faire du bien. J'ai encore quelques vendredis non travaillés, et puis l'an prochain, c'est le grand retour à temps complet. Je vais travailler plus pour gagner plus, pour payer plus d'impôts et être plus fatiguée... Comme je l'ai écrit l'autre soir, 2023 pourrait être une année déterminante, en matière de choix de vie, d'endroit, de travail...

    Sinon, j'ai le moral, bien que j'appréhende la réaction du conseil syndical à mon mail, que j'ai essayé de faire court, factuel, sans agressivité. Mais ne pas réagir, j'aurais eu l'impression d'une certaine lâcheté, d'avoir été vaincue par ma peur.

    Et puis cet après-midi un point avec le clerc de notaire pour la succession de ma mère, ça avance enfin et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.


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  • Je crois qu'aujourd'hui, j'ai touché le fond.

    Déjà, j'ai pas bien dormi, cette nuit, à cause du courrier des pompes funèbres. Je me suis fait un méchant trip à l'idée que le gestionnaire du compte bancaire de ma mèrese soit barré en vidant son compte... Oui, je sais, c'est nul, mais la nuit a été courte et compliquée, et la nuit tout parait pire. Je peux t'assurer qu'à 9 h 01 j'étais en ligne avec les pompes funèbres, avec un type sympa qui m'a tout de suite rassurée, les banques sont justes plus lentes que d'habitude à accepter les prélèvements, et les lettres de relance partent un peu trop tôt... J'étais tellement soulagée que j'ai failli m'effondrer en remerciant le monsieur.

    Mais la journée n'était pas finie, c'était sans compter les mails du conseil syndical très hostiles à mon encontre - j'ai commis l'erreur d'aller, en début de semaine, prendre des renseignements dans la copropriété d'à côté qui a fait des travaux de rénovation, pas de bol le syndic est le même que notre syndic, qui m'a balancée auprès du conseil syndical, à qui ma démarche n'a pas plu. David étant encore à cran aujourd'hui, et moi toujours sous l'influence négative de ce qu'il m'a dit hier, j'avoue avoir hésité à appeler ma psy, dans la matinée, pour lui demander de m'arrêter, et pas pour quelques jours mais pour plusieurs semaines minimum... Je ne l'ai pas fait, j'aurais l'impression de baisser les bras, et puis la semaine prochaine, je suis en formation les trois premiers jours, et je ne bosse que jeudi, en fait, puisque j'ai posé le vendredi. Jeudi soir, ça tombe bien, j'ai rendez-vous avec la psy, je verrais dans quel état je suis. En attendant, je bouffe du cbd et je me terre au fond de mon lit. Ma cousine m'avait invitée, ce soir, pour fêter les 92 ans de ma tante Christiane, et surtout parce qu'il fallait que je passe prendre celle-ci pour l'emmener chez ma cousine parce que ça arrangeait celle-ci. Je suis allée chercher ma tante, suis allée chez ma cousine, et je suis repartie au bout de cinq minutes, pas en état du tout de faire face à une soirée avec des gens. J'avais invité Gabrielle à m'accompagner au cinéma demain après-midi, et puis à partager mon repas du soir, j'espère pouvoir maintenir, mais ça me fera du bien de voir Gabrielle, qui traverse elle-même pas mal de galères en ce moment. Dimanche midi, nous fêtons l'anniversaire de mon ex-mari, j'espère que d'ici là j'irais mieux.

    Le pire c'est que je me sens tellement vulnérable que je n'arrive pas à me projeter continuant à vivre seule, alors même que, pour autant, je n'envisage pas de changer de mode de vie. Mais vivre seule, c'est être vulnérable, fragile, c'est avoir peur. J'ai sérieusement envisager une colocation avec Gabrielle, elle y a pensé aussi, mais nous nous savons trop différentes pour que cela soit vivable. Me rapprocher d'un de mes fils, pourquoi pas, mais financièrement je ne suis pas sûre que ça soit faisable, au vu de la flambée des prix de l'immobilier du côté de chez eux. Bon, je l'ai dit hier, il faut attendre de voir comment 2023 va se passer. Un an ça parait très long, et en fait c'est très court.


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  • Parce que les vendredis non travaillés, c'est presque fini. Encore quelques vendredis pour moi, en décembre, et puis en janvier, retour au boulot à temps complet. Il faut d'ailleurs que je pense à contacter les impôts pour faire revoir à la hausse mon taux de prélèvement à la source, sous peine d'avoir un rattrapage très douloureux en fin d'année prochaine.

    La semaine qui n'est pas finie, et qui a mal commencé, et mal continué. Lundi j'ai découvert que le type qui est le syndic de notre copropriété est certes brillant et efficace, mais également manipulateur. J'avais déjà de mauvais rapports avec le conseil syndical, si en plus j'ai le syndic contre moi, ça ne va pas le faire. J'ai donc pris la décision de ne pas me représenter au conseil syndical, à la prochaine AG et je me dis que peut-être même que je n'irais pas, à cette prochaine AG. En attendant, la situation est inconfortable. Je dois avoir une planète contrariante dans mon signe, en ce moment, puisque je me suis également pris la tête avec David. David il est sympa mais il est assez négatif et m'a dressé un portrait assez horrible de ce qui allait m'arriver, puisqu'il s'en va. Ben oui, je ne suis pas une pro de l'informatique, je n'ai jamais prétendu le contraire, et son expertise va me manquer je le sais parfaitement, mais de l'entendre me descendre comme ça ça ne m'a pas fait du bien, je n'ai déjà pas beaucoup de confiance en moi, je galère déjà tellement dans ce boulot... Tout ça pour qu'il me dise, au final, que son remplaçant (qu'il a déjà rencontré) avait un bon bagage technique et que je pourrais m'appuyer sur lui... David, comme je l'ai dit, il est sympa mais un peu négatif. Et un peu con, aussi. Après, je me rassure aussi en me disant que mes interlocuteurs quotidiens, dans le suivi des opérations informatiques, ont pour la plupart le même niveau que moi. N'empêche, je ne me sens pas au meilleur de mon moral, en ce moment. Me poser, regarder la situation avec un peu de distance, essayer de la regarder avec un peu plus d'objectivité, discerner ce qui relève de mon hypersensibilité, me demander ce que je peux faire face aux adversités que je rencontre. Le conseil syndical, je m'en libère à la prochaine AG, en décembre ou janvier, le boulot je sais que 2023 va être décisif. Mais fin 2023 il ne me restera plus que trois ans à bosser, et si la succession de ma mère me permet de me libérer de mon prêt immobilier, je pourrais envisager les choses autrement. En attendant, cette semaine, je me suis sentie vulnérable.

    Ma mère, justement, et la semaine est décidément merdique, puisque j'ai reçu ce soir un courrier des pompes funèbres m'annonçant que la facture des obsèques n'avait pas été payée... un courrier auquel je ne m'attendais certes pas, puisque j'avais fourni le rib du compte bancaire de ma mère, et que celui-ci était suffisamment provisionné. Quel est encore ce tracas qu'il va falloir que je règle demain ?

    Au milieu de tout ça, j'avais complètement oublié la biopsie d'il y a trois semaines, c'est Gabrielle quii m'en a reparlé et oui, ça aussi il va falloir que je m'en occupe, que je passe un coup de fil à la clinique pour savoir s'ils en ont reçu les résultats. Je m'en occuperai demain, je suis en télétravail et ça sera plus pratique pour téléphoner. Plus tranquille aussi, parce que les travaux du tram avancent, devant les locaux de la Big Bank, mais sont loin d'être terminés et génèrent bien des embouteillages matin et soir. A propos du tram, j'ai pu assister en direct, depuis la fenêtre du bureau, à la jonction des rails venant du tronçon en provenance de Bordeaux, avec ceux du tronçon venant de l'aéroport, parce que ces travaux m'ont permis de constater qu'on ne fait pas une nouvelle ligne de façon linéaire, d'un bout vers l'autre, mais qu'on fait de petits tronçons qu'on relie les uns aux autres au fur et à mesure de l'aménagement des voiries tout autour, parce que nouvelle ligne de tram ça veut dire réajustement complet des voies de circulation tout autour. Ca, c'était intéressant à voir, ce qui compense un peu les désagréments des bouchons.

    La semaine n'a pas été totalement négative tout de même, une visite chez l'ostéo m'a libérée de mes douleurs au dos (je m'étais fait mal au sport il y a une dizaine de jours) et, de façon surprenant, à la hanche. J'ai une poussée d'arthrose depuis quelques semaines qui me faisait souffrir à la hanche, et je pensais qu'on n'y pouvait pas grand'chose, et c'est un pur hasard que j'en ai parlé à l'ostéo puisque j'y allais pour le dos, mais il m'a manipulée et m'a réellement apporté un mieux, et je peux désormais de nouveau marcher normalement. Déjeuner avec un collègue parisien m'a également fait plaisir, hier midi, et ce matin j'avais, malgré mon moral tracassé, mis une jolie robe, résultat de ma séance shopping il y a quinze jours. Une jolie robe satinée, bleue et blanche, que j'ai agrémentée d'une belle ceinture noire assortie aux collants, une paire d'escarpins et voilà le petit plaisir du jour.

    Ce soir, j'ai fait la bise à un collègue qui part à la retraite demain soir, ça fait quelques semaines qu'il vient bosser en affichant un sourire radieux et comme je le comprends.


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  • R - Rythme. Il faut que je retrouve mon rythme d'"avant". Ces dernières mois, j'ai trop souvent laissé tomber le sport, et ces dernières semaines j'ai provisoirement arrêté de mettre le réveil le week-end ou durant mes congés. J'avais besoin de me reposer, de me remettre de ces deux dernière années fatigantes. Il faut que je me remette à manger correctement, aussi.

    D - Déguisement. Samedi dernier, je sortais au restaurant avec Sylviane et Laurent, et la petite bande habituée de leurs soirées. Un restaurant en plein Bordeaux, pour l'occasion je me suis faite belle, j'ai ressorti les talons et le tailleur-pantalon. Il y avait longtemps que je n'avais pas mis de talons, ça m'a fait du bien, j'avais oublié comme on marche et on se tient différemment, on se sent belle et assurée. J'ai toujours aimé me déguiser, je prends plaisir à le faire quand j'ai l'occasion, ne serait-ce que certains jours pour aller travailler en mode "working girl".

    G - Genre. Au restaurant une créature homme-femme nous a servi, un peu trop minaudante pour ne pas être agaçante, mais très belle et séduisante tout de même. Ces histoires de genre, de fluidité de genre, ça m'intéresse, j'ai toujours été fascinée par l'androgynie en particulier. Mais qu'est-ce qu'être un homme, qu'est-ce qu'être une femme ? Une femme, ce serait des seins et des cheveux longs, le goût du rose et des paillettes ? Féministes, qu'en dites-vous ? Un homme, c'est forcément une barbe ? Je reste perplexe sur les clichés incarnés par les transgenres. Mais probablement n'est-ce là qu'une transition qui s'appuie sur des clichés pour pouvoir se revendiquer et se légitimer, et probablement que d'ici quelques décennies le genre se vivra et se portera différément.

    B - Bobos. Ca se calme du côté du genou, mais je souffre d'une poussée d'arthrose depuis plusieurs semaines, en particulier dans la hanche droite, et c'est pénible. Et pas de chance, je me suis fait mal à la salle de sport la semaine dernière, j'en ai déduit que je souffre d'un problème de disques et de vertèbres du côté des lombaires. Petit passage prévu chez l'ostéo demain soir, il va me secouer dans tous les sens et je vais encore la trouille qu'il me casse quelque chose, mais comme à chaque fois j'en sortirai plus légère et soulagée.

    L - Landes. Un aller-retour chez mon frère, hier. La lumière était splendide, la forêt magnifique avec ses couleurs d'automne. J'ai découvert qu'en plus des pins et des chênes verts, il y a aussi beaucoup de chênes rouges dans les forêts landaises, et hier, en plein soleil, c'était un beau spectacle. Et puis comme je prenais la route du retour, j'ai eu droit à un phénomène rare et drôle : le soleil, déjà bas sur l'horizon, projetait l'ombre des pins de façon parfaite sur la route, de longues rayures perpendiculaires, provocant avec la vitesse un effet stroboscopique assez rigolo. Les landes, l'odeur des pins et du sable humide... et des incendies, aussi. J'ai pu voir les traces des grands incendies de cet été, vision bizarre des pins noircis, toujours debout, alors même que le sol est déjà de nouveau recouvert par les fougères bien vertes... car j'ai pu constater également qu'avec les pluies récentes, et surtout le sous-sol humide la végétation - du moins celle qui a échappé aux feux - est encore bien verte. J'ai même vu des chênes verts encore en feuilles, et bien verts, alors que nous sommes mi-novembre ! Et puis les Landes, et cette envie toujours forte de m'y installer...

    T - Températures. Il fait encore très doux, et je n'ai rallumé le chauffage que deux fois, cette semaine. Certes la température a bien baissé dans l'appartement - il fait 17/18 degrés - mais je me couvre, et lorsque je suis en télétravail je peu compter sur Loukoum pour venir s'installer sur mes genoux et me servir de chauffage d'appoint ! J'ai fait une bonne balade à vélo cet après-midi, en plein soleil il faisait... chaud, et j'ai croisé pas mal de monde en short et tee-shirt !


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  • Je suis rentrée d'une visite à mon fils aîné, en fin d'après-midi, avec une lumière splendide sur la route, qui a magnifié le passage d'un vol de grues, au-dessus de l'autoroute... quelques secondes trop fugaces mais dont j'ai apprécié la beauté.

    Je suis bien occupée en ce moment, en particulier avec la copropriété, le projet de rénovation énergétique étant source de réunions et de débats. Je me suis pris une remontée de bretelles de la part du président du conseil syndical, car d'après lui étant membre du conseil syndical je devrais forcément être favorable au projet. J'ai passé un sale moment mais je suis restée droite dans mes bottes "j'ai le droit d'avoir mes idées et j'ai le droit de les défendre". Fuck les vieux cons.

    Psychodrame familial, cette semaine, autour des cendres de ma mère. Voilà qu'une de mes cousines nous en demande un peu, histoire d'aller les disperser dans les montagnes, parce que ma mère aimait beaucoup les montagnes. Bon, et pourquoi pas aller en semer un peu aussi sur le chemin de Compostelle, qu'elle a arpenté à plusieurs reprises, ou en Provence où nous avons vécu quelques années... dispersons, dispersons... Perso je me disais pourquoi pas, mais mon frère cadet a très mal pris la demande. Comme je l'ai dit aux deux autres : l'un de nous a le droit de ne pas être d'accord avec la demande, et nous avons le devoir de le soutenir. Bon, bref, pour le moment l'urne est chez moi, et va y rester, entière, un certain moment... Après coup je trouve moi aussi la demande un peu gonflée, décidément la famille de ma mère n'en finit pas de nous emmerder.

    Sinon, je vais bien, je n'ai pas encore reçu les résultats de la biopsie de la semaine dernière mais je n'y pense plus trop, prise comme je le suis dans le quotidien, et puis je dors bien, mieux,  depuis la mort de ma mère, je suis plus sereine et plus reposée. Depuis un mois je suis plongée dans la lecture du bouquin de Frédéric Lenoir sur Jung, je trouve ça très intéressant. Et puis samedi dernier j'ai fait quelque chose que je n'avais pas fait depuis très longtemps, une séance de shopping Rue Sainte-Catherine, et ça aussi ça m'a fait du bien !


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  • Bon, je suis passée par la case "biopsie" hier après-midi, un des pires moments de ma vie - sais-tu qu'en 2022 on pratique les biopsies de la muqueuse utérine à vif, sans anesthésie ? Bon, c'est passé, ça va mieux. Et le gynéco s'est montré rassurant, au pire il faudra me faire une petite intervention de 10 minutes, et il y a très peu de risque pour que les cellules anormales soient cancéreuses. Gros soulagement pour moi qui vivais persuadée que j'avais un cancer, depuis trois semaines. Il n'en reste pas moins que j'ai un vrai problème avec l'idée de la maladie, avec celle de la mort. Il va falloir que je travaille là dessus, que je lise quelques philosophes !

    Sinon, à part ça, je suis crevée, ce qui ne m'a pas empêchée d'aller à la salle de sport ce matin pour une séance qui m'a fait du bien. Il faut que je retrouve de l'énergie, de la force, de la souplesse, de l'endurance....

    Côté moral, ça va, à un certain point de fatigue j'atteins, de façon étonnante, une espèce de stabilité émotionnelle, une sorte de calme ou de zénitude, un encéphalogramme plat, assez agréable, c'est assez reposant pour moi qui suis trop souvent dans un certain speed. Dans la chambre d'amie, j'ai installé un petit autel, avec l'urne de ma mère entourée d'un petit ange et d'une petite icône. C'est provisoire, pas question que ça dure, j'attends que mon frère poitevin descende et nous nous retrouverons tous les quatre pour disperser les cendres dans l'océan.  Par politesse j'en ai informé Tante Micheline qui m'a fait un caca nerveux et m'a rappelé d'un ton acerbe que ma mère avait souhaité reposer sur la tombe de sa mère. Oui mais non, nous on n'a pas cette vision là de notre mère, pour nous elle est indissociable de l'océan où elle a passé tant d'étés, et un psy te dira - et n'aura pas tort - qu'on a enfin notre mère pour nous et qu'on n'a pas envie de la rendre à sa famille.

    L'océan, justement, je pourrais peut-être y aller me promener demain, j'ai besoin d'air et de grands espaces, et de solitude, aussi.


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  • J'aurais dû être à Paris hier et aujourd'hui, et puis finalement non, parce que j'ai attrapé un gros rhume en début de semaine (écoute, c'est ballot, mais il fait très chaud en ce moment sur Bordeaux et lundi... ben il faisait très froid dans le funérarium, donc voilà) et j'étais particulièrement mal mercredi, au point de devoir annuler mon déplacement. J'ai passé ma fin d'après-midi au lit, pareil jeudi, mais aujourd'hui j'étais un peu mieux et je me suis connectée au boulot pour envoyer mon arrêt de travail à la RH et filer un coup de main à Chen, tout seul parce que David avait posé sa journée. Il faut dire ce qui est, dans ce poste je ne cesse de transgresser mes propres interdits quand aux limites qu'il faut mettre par rapport au travail. Je suis partagée entre consternation et satisfaction, parce que quand même je suis contente de mon taf', parce que ça me fait plaisir d'évoluer et d'être reconnue dans mon poste. Je me dis qu'à quatre ans de la retraite, après tout, je peux bien me faire plaisir et jouer les jeunes cadres dynamiques, je ne risque plus grand chose !


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  • Ceux de mes collègues qui l'ont appris - avec le télétravail on se voit moins, et je ne suis pas du genre à étaler ce genre de choses - m'ont dit ou écrit de petits mots gentils. J'ai eu la surprise de recevoir les condoléances d'un couple que je ne vois qu'à l'occasion de soirées chez Sylviane et Laurent. Ma chef, elle, n'a pas l'air de savoir que j'ai perdu ma mère - quand bien même je l'avais prévenue que celle-ci était en fin de vie - mais je n'ai pas beaucoup d'illusions sur l'humanité de ma chef, et  je m'en fiche un peu.

    Que penser du "calinou calinou, bisous bisous" de Sylviane... ? Et reçu par sms. Ben je vais te dire : ça m'a agacée. Mais bon, tu sais, il faut la comprendre Sylviane, elle est en arrêt maladie depuis neuf mois parce que son chef lui a fait une réflexion déplacée sur son décolleté, du coup elle culpabilise parce qu'elle ne contribue pas aux revenus du ménage au même niveau que Laurent, t'imagines même pas comme elle est au fond de la dépression... Oui, je sais, parfois je manque d'empathie... Bref, j'imagine que "calinou calinou, bisous bisous" c'était sa façon à elle de dire qu'elle partageait ma peine et que je pouvais compter sur elle... Oui, mais non, j'imagine rien du tout, je te le dis, son calinou bisous, il m'agace bien comme il faut.

    Gabrielle ne m'a pas présentée ses condoléances, elle a été là tout du long, discrète mais présente, elle est passée cet après-midi alors même qu'elle est en arrêt maladie, grosse opération de l'épaule le mois dernier, Gabrielle vit seule elle en connait les limites et les libertés, elle sait que parfois on est désespéremment seul et qu'on n'y peut rien, c'est la vie, tout comme la maladie et la mort.

    La voir m'a fait du bien, j'ai pu lui confier la trouille qui m'habite à l'idée d'avoir un cancer, il ne se passe guère de minutes dans la journée où  je n'y pense pas. Ca fait un drôle de mélange, l'angoisse de la maladie, de la mort, avec la tristesse de la mort de ma mère, que je  ne réalise pas encore tout à fait - cet après-midi en pensant à ma journée de demain j'ai d'abord pensé à la visite à l'ehpad avant de me reprendre - ah mais non, c'est vrai, l'ehpad c'est fini. Bref, c'est pas folichon côté moral, mais j'ai prévu d'aller à la salle de sport demain matin, peut-être ciné demain après-midi, et puis restaurant ce soir avec... Sylviane et Laurent, mais surtout avec la petite bande qui les accompagne, pour les remercier tous de leurs petits mots, et puis parler d'autre chose...


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  • Nous avons dit adieu à ma mère, au terme d'une journée stressante et riche en émotions.

    Nous avons retrouvé des cousins perdus de vue, la cérémonie, menée par soeur Jeannine, un petit bout de religieuse peut-être plus âgée que ma mère, a été très belle, je me suis réconciliée avec tante Micheline - mais pas avec tante Nicolette - et nous nous sommes retrouvés, frères soeur et quelques neveux et nièces, chez moi pour un dernier jus de fruit avant que chacun reprenne la route vers son chez lui.

    L'appartement a besoin d'un grand ménage, et j'ai quelques lessives à faire, je ne travaille pas demain et m'activer me fera du bien.

    De la vie terrestre de ma mère il ne reste rien, que quelques photos, quelques bibelots et une broderie.

    Ces dernières années j'ai dû faire face à mes responsabilités d'adulte, mais ce soir je me sens un peu comme une petite fille un peu effrayée d'avoir perdu son papa et sa maman.


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  • ... tu ne te plains pas" m'a dit Loïc hier soir.

    C'est vrai, et s'il m'arrive de le faire, par ici par exemple, sache que j'en dis bien moins que je n'en tais. Je m'auto-censure quasiment en permanence, et quand je dis que je n'en peux plus, c'est que j'ai déjà dépassé les limites du supportable.


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  • Je me suis réveillée tôt, j'ai pris mon petit-déjeuner dans la cuisine juste éclairée par la lumière de la hotte. Mon bol de thé dans la main, je me suis installée dans le fauteuil du balcon, vite rejointe par le chat qui s'est installé sur mes genoux. Ensemble nous avons regardé le ciel s'éclaircir, les dernières étoiles s'éteindre, l'araignée tisser sa toile dans le buisson devant nous, écouté les oiseaux saluer le lever du jour. Le premier tram est passé au bout de la rue, et voilà que les premières lueurs rose apparaissent au dessus du bâtiment d'en face.

    Point du jour


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