• B - Blues. Petit coup de blues, ce matin. La fatigue, les journées particulièrement bien remplies de ces derniers jours, les permanences de 19 h 00 qui s'enchaînent, et puis le boulot qui me pèse... Coup de blues ce matin en me levant, qui dure encore ce soir...

    B - Boulot. Je l'ai déjà dit, j'ai du mal à accrocher à mon nouveau boulot, depuis le rachat de la Big Bank. Le travail n'est pas intéressant, les outils lourds et souvent lents, je ne vis pas bien le fait de devoir faire de l'assistance téléphonique aux utilisateurs internes, c'est pour moi une régression, le négativisme de mes collègues eux aussi désenchantés, et ma chef dont je supporte de moins en moins l'immobilisme... J'aurais besoin d'être soutenue, accompagnée, encouragée et ce n'est pas le cas. Enchainement fatal, je vis tout aussi mal le fait de ne pas arriver à me motiver moi-même, et je suis dans un sentiment d'échec et de culpabilisation qui s'auto-alimente.

    D - Démarches. Après l'ouverture du contrat EdF pour le studio de mon fils, je me suis également occupée des ouvertures de ses contrats d'eau et de gaz. Certes je pourrais le laisser se débrouiller, pour qu'il apprenne. Mais il travaille, et c'est plus facile pour moi car j'ai plus de latitude, au boulot, pour trouver le temps de faire ce genre de choses. EdF, eau, gaz, les centres d'appels sont en France, et je suis désolée de le dire : c'est très bien. Le centre d'appel de ma box est au Cameroun, c'est une vraie galère à chaque fois que je les ai en ligne.

    E - Enervement. Je me suis méchamment énervée hier, en réunion d'équipe. La sécurisation des applications par mot de passe, ça me gonfle. Surtout quand un service décide, sans nous prévenir, de changer les règles de complexité des mots de passe utilisés sur une application, et que nous nous retrouvons bloqués, avec les utilisateurs en ligne qui ne comprennent pas ce qui se passe. Et quand j'exprime le fait qu'on pourrait réfléchir à d'autres moyens de sécurisation, un de mes chefs me répond "nous ne sommes pas là pour changer le monde." "Et bien vois-tu, c'est là que je ne suis pas d'accord avec toi, lui ais-je répondu. En tant que citoyens, que salariés, nous avons le devoir de changer le monde !". Et je le maintiens : le devoir de chacun d'entre nous est de changer le monde. Ca m'agace trop, cet argument trop facilement utilisé "on n'y peut rien, c'est comme ça". C'est comme ça aussi que dans les années 30 en Allemagne, ou dans les années 40 en France, on a laissé le nazisme s'installer au pouvoir, et les juifs se faire déporter. Heureusement, qu'alors, certains ont refusé de se dire "c'est comme ça, on n'y peut rien". Bon, voilà que je m'énerve encore...

    H - Hirondelles. Je ne les entends pas, hélas, mais je les vois, généralement très haut, voler dans le ciel du quartier, et ça me réjouit. Ces joyeuses boucles virevoltantes, ça ravit mon coeur dès que je les vois, je ne connais rien de plus gracieux comme le vol des hirondelles. L'an passé, elles n'étaient que trois. Cette année, j'en ai vu cinq ou six, ce que je trouve encourageant.

    R - Ramadan. Il s'est terminé ce matin, et j'ai vécu ce mois au rythme des allées et venues sur la placette en face de mes fenêtres, devant la salle municipale qui sert de mosquée le vendredi, et est annexée durant tout le mois du Ramadan par la communauté musulmane de la commune. Et n'en déplaise aux âmes bien-pensantes, le bruit et l'odeur, c'est une réalité. Les allées et venues des voitures des fidèles, les conversations des hommes rassemblés sur la placette chaque soir en attendant la rupture du jeûne, l'appel à la prière du soir, les cris des enfants jouant dans l'aire de jeu juste à côté, pendant que les parents sont au repas nocturne... et les restes du repas, jonchant les abords du container-poubelle installé sur le trottoir de la copropriété... Heureusement qu'il a beaucoup plu, ce mois-ci, ça a lavé le sol. Mais le Ramadan terminé, les djeuns ont repris possession des lieux, et voilà que ce soir les mobylettes remplacent de nouveau les fidèles sur la place...

    S - Solstice d'été. Alors que nous arrivons sur les jours les plus longs de l'année, le mauvais temps, grisaille, pluie et fraîcheur, nous prive des longues soirées chaudes qui sont habituellement l'apanage de juin. C'est très frustrant. Cela joue certainement aussi sur le moral.

    S - Sophrologie. La Big Bank en a quand bien pris conscience : ses salariés ne sont pas au mieux de leur forme, et elle a mis en place des séances de découverte de la sophrologie. Ca ne dure qu'une heure, on s'inscrit si on veut, mais c'est super bien. Je me suis inscrite à une session, hier matin, et j'aurais volontiers pris un abonnement. Je suis bien persuadée que la sophrologie me ferait beaucoup de bien, et je me suis déjà renseignée. Mais à 40 euros l'heure, c'est totalement hors de question. J'ai donc sauté sur l'occasion qui m'était offerte hier d'en faire au moins une heure afin de découvrir de plus près de quoi il s'agit. J'ai été intéressée de découvrir que c'est proche et différent à la fois de la méditation, que je pratique de temps en temps. La méditation est orientée vers la pleine conscience, alors que la sophrologie vise au lâcher-prise, et ce n'est pas la même chose. Hier matin, j'ai tellement bien adhéré à la chose, que j'ai piqué deux fois du nez ! Chaque séance de yoga, le samedi, se termine par une petite relaxation, mais ce n'est pas suffisant au regard de l'état de nervosité dans lequel je suis depuis quelques semaines. Il faut que je m'autorise plus de temps de détente et de lâcher-prise !

    Z - Zénitude. J'y travaille, j'y travaille... mais j'ai encore bien du chemin à faire !


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  • Je vais toujours à la salle de sport le mercredi matin, directement en me levant. J'y suis à 6 h 25. Alors que les autres jours, j'ai du mal à entendre le réveil, ce jour là je l'entends sans problème. Comme quoi, c'est bien une histoire de motivation. Ce matin, tout de même, ça a été un peu plus difficile que d'habitude. N'empêche, je me suis levée et j'y suis allée.

    De retour de la salle, j'ai défait mon lit et mis les draps à tourner, et les ai étendus après mon petit déjeuner. J'aime bien mes mercredis matins, le fait d'embaucher plus tard - 10 heures - me donne l'impression d'avoir plus de temps devant moi, alors que paradoxalement je me lève aussi tôt que les autres jours et que j'utilise une partie du temps pour aller au sport.

    Au travail, depuis le début de la semaine, c'est plus difficile, les clients sont pénibles, et j'ai moins de patience aussi, je l'admets. Réinitialiser des mots de passe parce que les gens ont les doigts carrés, ou n'ont toujours pas compris qu'il faut fermer correctement une application et non pas fermer la fenêtre internet sur laquelle elle est hébergée, c'est pénible. Et puis il y a des choses qui m'énervent, des décisions d'entreprise qui nous compliquent la vie, pour rien, juste pour répondre  des directives du Contrôle Interne, des mecs en costard-cravate qui pondent des normes ubuesques... la banque d'un monde qui change, oui mais qui change pas en bien, ça je peux vous le dire.

    Bref, le boulot, des pannes sur des applications dont je ne comprends pas l'origine, aussi, et puis certains comportements qui m'agacent, notamment la désinvolture de Corentin sur certains points, j'ai croisé ce midi une manager d'un autre service qui m'a dit avoir eu un bien mauvais ressenti lors d'une de ses appels, qu'il a traité. Ajouté à ça que j'ai l'impression que Chloé et moi sommes trop souvent les seules à répondre au téléphone... J'ai fait un mail à ma chef, lui demandant de rappeler quelques règles à l'ensemble de l'équipe...

    Sortir du boulot à 19 h 00, ça a un avantage : les bouchons de 18 h 00 sont terminés, et je mets peu de temps à rentrer chez moi. Heureusement, car la journée n'est pas finie !

    Donner à manger aux chattes, me changer, changer les litières des chattes, attraper l'aspirateur, le passer dans les chambres, arrivée dans le salon et constater que j'ai trois vomitos sur le tapis, nettoyer les vomitos, nettoyer le tapis, passer l'aspirateur dans le salon, passer l'aspirateur dans la cuisine. Retourner dans les toilettes re-nettoyer les litières des chattes car quand leurs caisses sont toutes propres, ça inspire ces dames, appeler le plus jeune de mes frères qui veut avoir des nouvelles de ma mère. Appeler mon fils aîné pour prendre de ses nouvelles.

    Me poser, à 21 h 00. Constater qu'un gamin du quartier a recommencé à faire ses allées et venues en mobylette sur l'esplanade en face de l'appartement :-(  Le critère prioritaire de mon prochain chez-moi sera le calme, le calme, le calme, quoique le calme, dans une métropole qui ambitionne de passer de 700 000 à 1 000 000 d'habitants, en est témoin le projet de construction de 300 logements dans un espace encore vide, ou plutôt encore plein d'arbres et d'oiseaux, de l'autre côté de l'avenue qui borde le quartier où je vis. Et qu'importe si les mille nouveaux habitants emprunteront, pour sortir et rentrer dans leur nouveau quartier, une toute petite rue qui ne desservait depuis 60 ans que quelques maisons tranquilles. Les citoyens, les élus, qu'ils soient maires de quartier ou président de la république, n'en n'ont rien à faire. Ca, c'est le coup de gueule du jour, ça se règlera aux prochaines élections.

    Bon, bref, j'ai encore mes draps à rentrer, mon lit à faire, le seul problème du mercredi c'est qu'il précède le jeudi, je n'aime pas le jeudi je dois embaucher à 8 h, c'est trop tôt pour moi qui ne suis pas du matin, comme on dit.

    Allez, je file !


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  • Ma mère est hospitalisée, en ce moment, pour un bilan relatif à la maladie de Parkinson et son état de confusion mentale. C'est donc un peu plus compliqué pour aller la voir, car si l'ehpad n'est pas loin de chez moi, le CHU est en plein Bordeaux, et le stationnement rare et cher. Pas possible d'y aller ce week-end, je n'avais pas le temps, j'ai donc décidé d'y aller ce soir, j'ai quitté le boulot un peu plus tôt, j'ai laissé la voiture à proximité d'une station de tram sur la ligne qui dessert l'hôpital, et j'ai pris le tram pour quelques stations, c'est bien pratique. 

    Contre toute attente, et surtout contrairement à ce que m'en avait dit mon père, qui était allé la voir samedi, j'ai trouvé ma mère en pleine forme, pour autant que sa maladie le lui permette bien sûr, mais en tout cas sur ses deux jambes, et avec un moral tout à fait correct, et dans un état mental relativement clair. Il faut dire que le CHU vient de lui mettre en place un traitement destiné à améliorer l'état confusionnel dans lequel elle est trop souvent depuis sa chute de décembre. J'ai donc passé un bon moment avec elle, nous avons regardé la magnifique vue qu'elle a depuis sa chambre située au 10ème étage vue imprenable sur une partie de Bordeaux, je lui ai mis du vernis à ongle pour lui faire plaisir. Quand je l'ai quittée elle n'a pas montré de tristesse, ce qui m'a fait plaisir aussi, elle s'accommode donc plutôt bien de cette hospitalisation.

    De retour de l'hôpital, je suis passée chez mon fils cadet, puisqu'il a maintenant son propre appartement (un studio, mais c'est déjà un début) pour lui prêter ma carte bleue - il a encore un gros achat à faire chez Ikéa et je n'ai pas le temps d'aller avec lui. Il était en plein montage de meubles, et était très content de me montrer ses achats de samedi, des meubles, un tapis, deux lampes, un grand miroir, une grande plante verte et un petit bonsaï. Il est en effet parti dans l'idée de se faire une décoration assez minimaliste, un peu zen. Ca me plait bien de voir qu'il s'intéresse à la déco, et j'espère qu'avec un tel parti pris il sera d'autant plus attentif à ce que son intérieur reste propre et rangé ! Son studio est situé dans une rue calme - depuis combien de temps n'avais-je pas "entendu" un tel calme !!! et depuis sa très grande fenêtre il a une vue splendide sur des maisons anciennes.

    Je suis rentrée tard chez moi, une fois de plus, et je n'en peux plus d'un tel rythme. Je n'ai pas allumé la télé, j'ai mis la radio - FIP - et me suis installée sur mon canapé pour souffler un peu, avec une tisane. Il fait gris, il fait frais, j'espère donc que le quartier sera un peu plus calme ce soir, et que je pourrais m'endormir sans les cris et braillements des gosses dans l'aire de jeux de l'autre côté de la rue.


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  • De retour de balade, le panier de mon vélo était plein de fleurs, glanées en chemin...

     

    Le bouquet

    Dans le panier, ça faisait un bouquet original, mais ça manquait un peu d'eau ;-)

    Le bouquet

    Comme je nettoyais la table de toutes les brindilles tombées des différentes fleurs et herbes, j'ai trouvé une araignée qui avait échappé à mon attention. Beurk, dire que j'ai dû la toucher en ramassant les fleurs ! Mais ça n'a pas entamé mon plaisir d'avoir un si joli bouquet pour orner ma table :-)

     


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  • La semaine a été plus que chargée. Après avoir récupéré mon fils aîné à l'hôpital mercredi, avoir été à Ikéa avec mon cadet jeudi, j'ai emmené hier soir ma vieille tante à la jardinerie, car elle avait besoin de plants de tomates pour son jardin, et de fleurs pour son jardin.

    "On prends combien de plants de tomates Tatie ?" "20" "20 ???" "20 !" "Bon, je vais aller chercher un chariot...". 20 plants de tomates, 8 géraniums, 4 bégonias et un lobélia plus tard - et il faut lui rendre hommage ma tante savait ce qu'elle voulait et elle n'a pas traîné, ce qui a été appréciable vu la chaleur tropicale qu'il faisait hier sur Bordeaux - nous étions de retour chez elle, et j'ai fait une razzia de framboises et de petites fraises des bois acidulées, les mêmes que je mangeais déjà quand j'étais toute petite. C'est un mystère pour moi, ces petites fraises sauvages qui reviennent chaque année chez mon oncle et ma tante, mais il faut savoir qu'autrefois Pessac était renommé pour ses fraises, la terre doit donc leur être favorable.

    Bref, la semaine n'était pas finie pour autant. Le samedi matin, c'est yoga, et hors de question de me reposer ensuite, puisque cette après-midi c'était la signature du bail du studio de mon cadet. Le bail a peine signé, il a filé chez Ikéa avec un copain, de mon côté j'ai filé à l'hypermarché lui faire ses premières courses d'indispensables : liquide vaisselle, éponges, sopalin, papier toilette, nettoyant ménager,.... Nous nous sommes retrouvés en bas de son immeuble, ils ouvraient juste le coffre, j'ai donc porté quelques cartons de meubles en plus de mes poches de courses... Et comme je suis une mère extraordinaire, j'y avais mis quelques bières et un peu de charcuterie, histoire que mon fils marque le coup avec son copain :-) en attendant une "vraie" pendaison de crémaillère ! Entre temps, j'avais passé une demie-heure au téléphone avec EdF pour l'ouverture du contrat.

    Je suis rentrée chez moi juste à temps pour me changer et repartir aussitôt chez une amie dont c'était l'anniversaire. Apéro dinatoire debout, mais mes jambes ne me portent plus, ce soir, et j'en suis repartie assez vite. Je suis crevée, et le fait que le quartier soit particulièrement bruyant tardivement le soir n'arrange rien. Je fais mes nuits en deux parties en ce moment, je me couche dans la chambre côté ouest, plus calme, ou j'arrive à m'endormir relativement facilement, puis dans la nuit, le calme étant revenu côté rue, j'émigre dans mon lit. Mais je pense que cette nuit coupée en deux ne doit pas me reposer autant que j'en aurais besoin.

    Donc, demain après-midi, j'espère que mes voisines du dessus s'abstiendront de jouer de la perceuse - elles refont leur cuisine depuis plusieurs semaines - pour que je puisse dormir, dormir, dormir....


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  • En une semaine, l'érable du Japon s'est bien requinqué, prouvant que mon coup de coeur pour lui était justifié ! Il me tarde de le voir s'épanouir encore davantage !

    Made in Japan


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  • Parce que j'oublie toujours la moitié de ce que je veux écrire, et que ça me revient plus tard !

    J'ai profité des deux jours de repos du début de semaine pour aller au cinéma. Je n'y vais plus que rarement, ce que je regrette un peu. Mais je n'ai plus le temps de tout faire, et le fait que j'aille voir ma mère à l'ehpad chaque semaine me prend du temps, de ce temps que justement je consacrais avant au cinéma. Mais je ne pouvais pas ne pas aller voir le dernier film d'Asgar Faradhi, ce réalisateur iranien dont je suis l'oeuvre depuis déjà pas mal d'années, Everybody knows. J'avais déjà été intriguée par le fait qu'il ait filmé un de ses précédents films en France (Le Passé), j'étais donc encore plus intriguée qu'il situe l'intrigue de son nouveau film en Espagne, et qui plus est avec des acteurs de renommée mondiale : Penelope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darin. Ce nouveau film est une belle réussite. Farhadi est un réalisateur comme je les aime, qui tient sa caméra sur pied, prend soin de sa photographie, de sa lumière, et opte pour une réalisation classique. Et tous les acteurs, y compris les seconds rôles, sont à la hauteur d'une aussi belle réalisation. J'ai donc pris beaucoup de plaisir à suivre l'intrigue, par ailleurs bien menée, développée sur un peu plus de deux heures.

    Mardi soir, comme je me couchais, Loukoum est venue s'enfouir entre drap et couette, comme elle le fait souvent, en poussant de tout petits miaulements lorsque je la caressais. Elle est coutumière de ce genre de cachette, et j'en suis arrivée à penser qu'elle a dû naître de façon clandestine, cachée par sa mère durant ses premières semaines, et jetée à la rue lorsque le propriétaire de sa mère aura découvert la portée. Je suis devenue la maman de Loukoum avec qui j'ai décidément noué une relation très forte. Quoiqu'il arrive, je ne déroge jamais au rituel câlin du matin, après le petit déjeuner, quand je reviens dans ma chambre pour faire mon lit, et que Loukoum saute sur celui-ci pour une longue séance de calins blottie au plus près de moi.

    J'étais bien fatiguée mercredi matin, mais je me suis tout de même levée dès que le réveil a sonné, et j'ai enfilé mes baskets, direction la salle de sport pour la séance de musculation hebdomadaire. J'ai eu un peu plus de mal que d'habitude, mais je ne veux pas me laisser aller à ne pas y aller sous prétexte de fatigue - puisque je suis toujours fatiguée.

    Ma mère est hospitalisée, cette semaine, pour des examens relatifs à la maladie de Parkinson. Cette hospitalisation m'inquiétait un peu, au vu de l'état de confusion et d'agitation elle peut être parfois. Et comme le CHU est en centre ville de Bordeaux et que ce n'est pas pratique pour y aller, mon père a décidé de ne pas aller la voir de la semaine. Pas possible pour moi d'y aller non plus puisque je travaille, mais le moins que je pouvais faire était au moins de téléphoner pour prendre de ses nouvelles, qui ont été rassurantes d'ailleurs. J'ai donc appelé mon père en fin d'après-midi pour le lui dire, et comme je le craignais, lui n'avait même pas envisagé d'appeler :-/  Ca m'agace, ce genre de choses. Bon, bref, on a quand même passé presque une demie heure au téléphone car il en a profité pour me parler de sa situation, il vit mal le fait de se retrouver seul dans leur appartement, et c'est un homme qui a toujours été pris en charge, par sa mère puis par sa femme, et c'est à peine s'il est capable de se faire cuire un steak - et surtout il n'aime pas ça. Je comprends aisément que ce n'est pas à 76 ans qu'on peut changer de façon de vivre, et que faire face à une vie solitaire à laquelle on n'est pas préparé peut être très difficile. Comme je le lui ai dit, avançons dans l'ordre, il faut mettre ma mère sous tutelle pour qu'il puisse vendre l'appartement, et ensuite il prendra la décision la meilleure pour lui, en fonction de sa situation à ce moment là.

    Bien plus sympa, la visite à Ikéa, ce soir, avec mon cadet, pour un repérage de meubles pour son futur studio, dont nous devons signer le bail samedi. Ikéa, on y va souvent tous les deux, mais c'est toujours pour moi, et il n'a d'habitude qu'un intérêt tout relatif pour la chose. C'était donc très drôle de le voir aujourd'hui, portant un tout autre regard sur les meubles, avec des idées bien précises de ce qu'il voulait !


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  • Ou d'avril, ou de mai, ou de novembre... on finit par ne plus savoir sarcastic Quoi d'étonnant à ce que je manque de vitamine D ?

    Si mon quartier a des inconvénients très nets - la saleté, le bruit - il a aussi des avantages, et la proximité d'un hôpital privé  à cinquante mètres n'est pas le moindre. C'est ainsi que j'ai pu aller à pied passer ma coloscopie lundi matin, et rentrer chez moi, toujours à pied, et toute seule comme une grande sans devoir enquiquiner qui que ce soit à venir me chercher après l'anesthésie.

    Et, ce soir, j'ai pu y récupérer mon fils aîné qui s'est blessé cet après-midi en bricolant, et y est venu s'y faire soigner Comme je le disais, c'est vraiment pratique. L'hôpital, la salle de sport à côté... n'empêche que quand les gamins qui jouent dans l'aire de jeu, de l'autre côté de la rue, braillent encore à une heure du matin, je donnerai cher pour aller m'installer à la campagne... Mais pourquoi pas, un jour peut-être.

    Comme nous partions à la pharmacie de garde, mon fils en a profité pour m'annoncer qu'il venait de se pacser, j'aurai préféré un mariage et une fête, on fera avec un pacs, et je reviendrai à la charge pour qu'on fête ça autour d'un bon repas, tout de même.

    La surprise du jour, ça aura été de découvrir, sur la page facebook de ma belle-soeur qui s'en faisait le relais, les petites annonces de mon père pour vendre quelques meubles et objets, dont la ménagère en argent de ma mère. Heureusement que j'étais déjà assise. Même si je savais que mon père avait en projet de se débarrasser d'un certain nombre de choses, j'ai trouvé ça raide de l'apprendre ainsi. Un petit pincement au coeur, aussi. La ménagère en argent - dont je ne voudrais certes pas - je me souviens encore de son achat, et c'est quarante ans de repas de famille,  "grandes occasions" et moins grandes, baptêmes et communions entre autres choses. Que mon père choisisse de s'en débarrasser, je peux comprendre, mais il aurait pu attendre la mort de ma mère.

    Bon, bref. Je n'aurais pas pensé, il y a un an, que nous en serions là aujourd'hui. Décidément, on ne sait jamais ce qui nous attend.

    J'avais posé deux jours, lundi et mardi, pour passer la coloscopie et me reposer. J'ai repris ce matin, fatiguée mais ça, c'est la constante du moment, et ça m'a fait du bien de penser que la semaine ne ferait que trois jours. En ce moment, j'ai des envies de vacances, de soleil lointain, de farniente, de yoga, de vélo dans la nature...

     


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  • Analyses de sang, ostéodensitométrie, mammographie, échographie abdominale, coloscopie, fibroscopie... je viens de faire chauffer la carte vitale, bénie soit la Sécurité Sociale, et ceux (les syndicats, pas les patrons) qui l'ont inventée.

    Quelques moment plus ou moins agréables, mais les résultats sont bons, ou presque (carence en vitamine D - mais après tant de mois de grisaille, quoi d'étonnant ? et ostéoporose avérée). Ca n'explique pas pourquoi j'ai les intestins en vrac depuis plusieurs mois, on va dire que c'est le stress, et je vais tester les probiotiques, on verra bien.

    Mis à part l'ostéoporose qui me contrarie un peu, mais à laquelle je m'attendais un peu compte tenu de l'hérédité familiale, ça va donc plutôt bien mis à part mes problèmes intestinaux, et comme je suis rassurée de ce côté là, ça va peut-être s'améliorer tout seul, va savoir.


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  • Il a tellement plu, hier, et la nuit a été si douce, qu'une brume recouvrait les tours ce matin, offrant un bien beau spectacle, au lever du soleil.

    Après l'orage


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  • Mon cadet quitte le nid. Pas le mien, puisqu'il vit chez son père depuis notre divorce, mais tout de même, cette émancipation ça me fait quelque chose. Oui, bien sûr, il a 26 ans et c'est plus que normal, à son âge. Mais je ne me souviens pas d'avoir été autant secouée quand mon fils aîné a pris son premier appartement. Il est vrai que celui-ci partait de la maison familiale pour s'installer avec sa copine.

    Il faut dire que pour mon cadet, ça s'est fait soudainement. Bien sûr, il avait dit qu'à 25 ans, il quitterait son père, mais il n'était pas si mal, depuis qu'il avait annexé la chambre de son frère à la sienne, et la colocation avec son père ne se passait pas trop mal. Et, surtout, en intérim, difficile de trouver une location.

    Mais ces derniers temps les rapports avec son père se sont tendus, il faut dire que mon ex-mari a un caractère épouvantable, du coup quand mon fils m'a dit, il y a quelques jours "il faut que je parte", j'ai commencé à regarder les annonces, et finalement, après une première visite vendredi soir, nous avons visité ce soir un studio qui a beaucoup plu à mon fils et nous avons de suite conclu l'affaire avec les propriétaires.

    Car il se trouve encore des personnes qui font confiance, et acceptent de louer à un jeune travailleur sans CDI. C'est à ma copine Chloé que je dois le filon, son fils aîné ayant lui aussi trouvé une location, malgré son contrat en CDD, directement auprès d'un propriétaire. Du coup, sur Le Bon Coin (bien sûr !) j'avais sélectionné "particuliers" et ça a marché en effet.

    Le studio se situe dans le centre de Pessac, et donc pas si loin de chez moi, ni de chez son père, ce qui me rassure, et je me réjouis déjà de cette proximité qui nous permettra d'envisager des soirées pizza ou ciné en tête à tête - tant qu'il n'y aura pas de copine à l'horizon, bien sûr !


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  • Il est confortable, juste à la bonne taille pour moi qui ne suis pas bien grande, il est bien placé sur le balcon du séjour... Hélas, La Chatte l'a déclaré sien et y passe de longues heures... Et comme tout propriétaire de chat le sait, ce que Chat veux...

    Même la P'tite Loukoum , qui elle aussi a bien compris à quel point Le Fauteuil est confortable, ne parvient pas à s'y installer.

    Le fauteuil

    Il faut bien faire avec, ou plutôt, sans.


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  • J'ai eu un vrai coup de coeur cet après-midi, dans la jardinerie du centre commercial d'à côté, pour un petit bonsaï, mis de côté par une vendeuse, car en piètre état. Un petit acer palmatum pourpre, ne payant pas de mine, certes, mais, à bien y regarder, porteur de bourgeons prometteurs, et dans un joli petit pot rond. Je suis repartie avec le bonsaï sous le bras, lui ai remis du terreau car il en avait bien besoin, et l'ai posé sur mon balcon, où il a rejoint le petit bouddha trouvé il y a deux semaines.

    Voici ce que donne le balcon maintenant :

    Le balcon japonais, la suite

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le balcon japonais, la suite

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'ilex a bien poussé, et je vais devoir réfléchir à la forme que je souhaite lui donner. Quand à l'helexine, je suis très contente car elle a bien pris, et forme un petit coussin bien vert du plus bel effet.

    Je suis en train de réfléchir à la façon de rehausser l'ensemble formé par l'acer, le bouddha et le pot avec la lanterne. En effet la porte fenêtre a une structure assez haute, de fait, quand je suis dans ma chambre je vois peu ces éléments, posés à terre. Il me faudrait une sorte de petite table à thé. A défaut, je vais essayer de bricoler quelque chose avec du carton ou du polystyrène.


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  • Gros orage en début d'après-midi, une demi-heure à peine après que je sois rentrée du yoga, où j'étais allée à vélo. Coup de bol, et j'ai été bien contente d'échapper à la pluie, car celle-ci a été très forte. Rien à voir avec les images de grêle que j'ai pu voir à la télé, mais tout de même, j'aurais été bien ennuyée d'être sous cet orage, assez fort et qui a duré plus d'une heure. La p'tite Loukoum, pétocharde comme jamais, s'est réfugiée sous mon lit aux premiers coups de tonnerre !

    Du coup, aucun scrupule à faire une bonne sieste cet après-midi, qui m'a fait beaucoup de bien.

    Ce soir toutefois je ne suis pas très rassurée. Le ciel s'est extrèmement assombri, et je me demande si ce n'est pas un nouvel orage qui s'annonce. Pour le coup, je suis bien contente d'être dans un immeuble, au second étage, c'est moins effrayant que dans une maison individuelle.

    Spectacle étonnant, néanmoins, il y a une petite demie-heure, alors que le soleil se couchait : un arc-en-ciel, qui a donné au ciel une lumière violette très surprenante durant quelques minutes.

    Orage !

    Il fait maintenant très noir. Orage ou pas orage ???


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  • A - Anniversaire. C'était mon anniversaire, la semaine dernière et, pour la première fois de ma vie, ma mère ne me l'a pas souhaité. Si elle a encore quelques moments de lucidité, elle est maintenant dans un ailleurs au temps indéfini.  J'ai éprouvé un petit serrement au coeur, de ce que ma mère ne soit plus capable de se souvenir de la date de l'anniversaire de sa fille aînée. Cela me peine pour elle. Ce qui m'a agacé, par contre, c'est que mon père ne lui en parle pas. Il pourrait tenter de la raccrocher à la réalité et aurait pu le lui rappeler puisqu'il va la voir tous les jours, il me semble que ça aurait pu lui faire du bien, d'autant que preuve qu'elle se souvenait vaguement de quelque chose, c'est à mon frère passé la voir dimanche, qu'elle a souhaité un bon anniversaire ! 

    A - Anniversaire. Longtemps, l'âge, vieillir, ne sont que des abstractions. Et puis vient un jour où on y est, où on touche du doigt cette nouvelle réalité. C'est assez vertigineux comme sensation.

    A - Appartement. "Devinez ? ce soir, je vais visiter un appartement" ais-je dit à mes collègues hier. "Quoi ? tu vas encore déménager ???" "Mais non, cette fois-ci c'est pour mon fils !". Mon cadet, toujours en colocation avec son papa, commence à envisager sérieusement de prendre son envol. C'est moi qui me charge des recherches et des premiers contacts :-) Oui, bien sûr, c'est un grand garçon. Mais c'est mon côté mère juive. Et puis l'immobilier, je commence à m'y connaître ;-)

    D - Distance. J'ai finalement pris un peu de distance, émotionnellement, par rapport à l'état de ma mère. D'abord parce quelle n'est pas malheureuse. Certes, elle est en ehpad, mais après tout c'est le mieux pour elle, elle y est en sécurité - cela faisait déjà un certain temps qu'une de mes craintes était qu'elle mette le feu à son appartement, capable d'allumer la cuisinière et d'oublier de l'éteindre, du reste cela fait un certain temps que mon père était systématiquement derrière elle, ce qui était épuisant pour lui. De plus, si elle souffre de démence et de la maladie de Parkinson, elle est toutefois encore alerte, d'ailleurs elle va même mieux (physiquement) depuis qu'elle est entrée à l'ehpad ! J'ai également pris conscience que si j'étais malade de la voir dans un tel état, et si je trouvais la situation lourde à porter d'autant que mon père me sollicite également, mes frères, eux, vivent tranquillement leur vie - les kilomètres ont du bon. Une vieille amie de lycée, vue il y a quelques semaines, doit également faire face à la dépendance de ses parents, mais comme elle m'a dit "nous au moins, on est quatre pour faire face, toi tu es toute seule". Nous aussi, en principe on est quatre. Sauf que ma soeur a coupé les ponts avec la famille et que mes frères sont loin. Il me faut donc me préserver, et penser davantage à mes fils et ma petite-fille à venir - l'ais-je dit ? ce sera une petite Julia.

    F - Fatigue. Vieille compagne familière :-) Je fais avec, comme d'habitude. Ce serait mieux si le quartier était un peu moins bruyant qu'il ne l'est en ce moment, le soir au moment où je me couche.

    P - Poids. Argh. Alors que j'avais perdu 8 kilos depuis l'été dernier, voilà que la courbe frémit de nouveau à la hausse, la faute au retour des grignotages compulsifs en soirée. Fatigue, reprise du neuroleptique... Il faut absolument que j'arrive à maîtriser le phénomène, mais je ne sais pas comment, et je suis d'autant plus agacée de constater que ma volonté ne suffit pas, sur ce coup.

    S - Sourire. J'ai repéré un type, dans mon quartier, qui est plutôt pas mal. Ca m'est déjà arrivé de le croiser et, à force, de lui dire bonjour. Comme je descendais de ma voiture, hier soir, il passait juste à côté. Lequel des deux a dit bonjour à l'autre en premier, je ne sais pas, mais avec son bonjour il y avait un grand sourire éclatant qui m'a séduite... le quartier a donc également quelques points positifs ;-)

    T - Temps partiel. En juillet, je passe à temps partiel. S'il me tarde de pouvoir profiter de mes week-ends de trois jours, j'apréhende tout de même le changement de rythme, puisqu'il va falloir que je travaille quatre journées de huit heures et donc débaucher plus tard, ce qui sera un peu dommage quand il fait beau. J'espère que je trouverai un rythme qui me conviendra, et que je pourrais profiter de ces trois jours en parvenant à équilibrer activités et repos. Je vise en particulier le fait de pouvoir faire une séance de sport hebdomadaire supplémentaire, mais il faudrait aussi que je travaille à accroitre ma vie sociale. Tant que je ne me sens que solitaire ça va, mais il m'arrive trop souvent de me sentir seule.

    Y - Yoga. Ca m'agace toujours d'entendre dire que le yoga est une activité douce. Que nenni non point, le yoga est un vrai sport, physiquement exigeant. En est témoin le garçon qui suit les cours du samedi matin avec moi, et qui en bave tout autant que les filles qui l'entourent. Et il suffit de voir la musculature de la prof pour comprendre que le yoga est un sport complet. Après quelques mois dubitatifs, j'ai fini par voir arriver les progrès, en terme de souplesse et en matière de gainage abdominal en particulier, et prendre plaisir à attaquer mes week-ends par la séance du samedi matin. Je suis particulièrement fière de parvenir à faire certaines positions dont je ne pensais pas être capable, comme celle du tripode - en appui sur la tête et les avant-bras, jambes en l'air, avec la délicieuse sensation de sentir jouer la force des différents muscles qui permettent de monter la position et de la tenir, et l'intense satisfaction d'y arriver !

     


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