• F - Fatigue. Comme je disais à quelqu'un que j'étais très fatiguée en ce moment, il a ouvert de grands yeux en disant "mais c'est incroyable, ça ne se voit pas du tout, tu as l'air très dynamique !" Ca, c'était bien gentil et ça m'a fait plaisir. Il est vrai que j'ai tellement l'habitude de vivre avec ma fatigue, que j'ai appris à passer outre. Et le lendemain, comme j'arrivais au boulot, j'ai trouvé deux de mes collègues avec l'air dépité, me disant qu'ils étaient crevés. Du coup, je leur ai répondu que ça me rassurait, de voir ces jeunes aussi fatigués que moi ! Donc, bref, la fatigue, elle est là, je fais avec, mais j'ai tout de même été contrariée de devoir faire la sieste, même courte, trois jours d'affilée ce week-end.

    I - Incendie. Ah, merdouille, Notre-Dame de Paris qui brûle. Les images de l'incendie, de nuit, sont terriblement magnifiques malgré tout. Les vitraux auront-ils résistés ? Que la charpente, ces arbres qui avaient germés il y a mille ans pour certains, laisse la place à une nouvelle, c'est l'Histoire. Mais les vitraux, ce serait pour moi une grande tristesse. Et puis une certaine tristesse aussi, de me dire que si ont peut en relever les ruines, il faudra certainement quelques décennies avant que Notre-Dame ne renaisse de ses cendres : aurais-je l'occasion, l'âge venant, d'en refouler les pavés centenaires ? Je suis contente d'y avoir suivi une messe, il y a une bonne dizaine d'années. 

    M - Moral. Pas bon, hier soir et aujourd'hui. Et à bien y réfléchir, ça fait peut-être même quelques semaines que la légereté que j'apprécie tant n'est plus là. A surveiller.

    P - Paris. Je pars justement à Paris, demain après-midi, pour un déplacement professionnel. Dieu sait si je n'aime plus ça, quitter mon chez-moi. Mais difficile de passer outre, dans mon nouveau boulot. Il faut que je sois dynamique, que je m'intéresse, que je me tienne au courant… Que je laisse mes chattes, que je laisse mon appartement. J'ai développé, ces dernières années, un terrain anxieux qui n'aime pas les changements, qui n'aime pas les départs. J'ai quartier libre, vendredi, je vais essayer d'aller voir une expo et me balader un peu dans Paris, mais même cette idée là ne me réjouit pas.

    T - Travail. Prémices d'une nouvelle dépression ? Perte d'intérêt dû à l'âge ? J'ai de plus en plus de mal à m'y intéresser, à me motiver. Et pourtant, j'apprécie tout ce qui sollicite mon cerveau, et je suis sûre que je m'ennuierais dans un autre travail. Mais voilà, en ce moment, travailler, ça m'emmerde ! 


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  • Il y a eu l'audience devant le juge des tutelles, hier matin, dans le cadre de la procédure de mise sous tutelle de ma mère, et ça ne s'est pas passé comme prévu, le juge découvrant la vente de l'appartement de mes parents, ce qui n'est pas possible étant donné la procédure en cours… Il y a eu la visite du futur appartement de mon fils cadet, dans l'après-midi, avec mon cadet, l'artisan qui devrait faire les travaux, et mon ex-mari, au milieu du chemin, avec son caractère épouvantable. Il y a eu le coup de téléphone de l'artisan, juste après, pour me prévenir qu'il ne ferait pas les travaux si mon ex-mari était au milieu du chemin… Coup de téléphone alors que mon fils et moi étions à Leroy-Merlin, où j'essayais de faire comprendre à mon cadet qu'il faut trouver un compromis entre rêves de rénovation d'un côté, et réalité du budget de l'autre...

    Aujourd'hui, il y a eu la panne informatique, encore une, le logiciel sur lequel on bosse qui plante toutes les cinq minutes, pas possible de traiter un dossier, et les clients qui débarquent dans le bureau pour demander comment faire pour passer leurs demandes - qui sont forcément urgentes.

    Et puis il y a eu l'appel de ma belle-fille, dans l'après-midi, pour me demander de garder ma petite-fille, demain matin, car il s'avère que le couple de mon fils aîné et en crise en ce moment, et que ma belle-fille a besoin d'aller faire une pause de quelques jours chez sa mère. Pour aller au tribunal hier matin, j'avais échangé mon vendredi non travaillé contre mon mercredi, du coup j'ai posé un jour de congé en catastrophe, et j'ai passé le restant de l'après-midi bien ennuyée de cette mauvaise nouvelle, même si un message de mon fils ce soir m'a un peu rassurée.

    Je suis crevée. Et demain matin ma belle-fille m'emmène ma petite fille à six heures parce qu'elle embauche tôt. 

    En partant du boulot, ce soir, j'ai dit à ma copine Chloé, à qui je racontais tout ça "dans ma prochaine vie je n'aurais ni enfants, ni parents, juste des chats". Ce à quoi elle m'a répondu : "Mieux que ça : dans ta prochaine vie tu seras un chat !". Voilà une bonne idée ! Et en attendant ma prochaine réincarnation, je file me coucher.

     


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  • B - Baby-sitter. J'ai joué la baby-sitter, hier soir, pour garder la petite Julia, mon fils et ma belle-fille sortant au restaurant avec des amis. Ca m'a rappelé mes années d'étudiante, quand je gardais des enfants pour me faire de l'argent de poche. C'était toujours un peu décontenançant, des bébés, des enfants, que je ne connaissais pas, et j'ai un peu retrouvé cette sensation. Mais, même si elle n'a pas voulu dormir, ça c'est bien passé et j'ai été contente de la voir me sourire.

    C - Carême - A l'occasion du Carême, j'ai participé à une lecture commentée d'un passage de l'Evangile, organisée par l'Action Catholique Ouvrière, et j'ai trouvé l'expérience très intéressante. Nous étions peu nombreux, des femmes essentiellement, et des femmes noires majoritairement. Je les aime bien ces femmes noires, elles sont naturelles et chaleureuses. 

    C - Chattes. La Chatte est d'un caractère peu commode, et ça ne s'arrange pas en vieillissant. J'ai récolté un coup de griffes tout à l'heure, j'ai eu bien mal, et il faut désormais que je me méfie de ses réactions, car avant-hier c'est d'un coup de dent dont j'ai été victime, et elle a la dent dure, c'est le cas de le dire ! La petite Loukoum est quand à elle toujours un amour. Quand je me réveille la nuit, elle vient me retrouver en ronronnant et sa présence douce est réconfortante. Elle était bien perplexe, hier soir, devant la petite Julia. Elle s'est perchée sur le meuble le plus proche du petit lit et a passé une bonne partie de la soirée à surveiller attentivement cette chose remuante, à l'odeur inconnue.

    M - Ménage. Je me suis lancée dans un grand ménage ce matin, et grand bien m'en a pris : mes voisines du dessus sont descendues dans l'après-midi car elles souhaitaient visiter mon appartement et voir comment j'avais aménagé la salle de bain. Je suis très contente, elles m'ont dit que mon appartement dégage une sensation de "zen", cela m'a fait plaisir ! Et plus tard, c'est une autre de mes voisines qui est venue faire un point sur les travaux de la copropriété. Ouf, l'appartement était nickel ! Il n'est jamais très sale, mais il arrive qu'entre deux passages de l'aspirateur, les boules de poils s'accumulent un peu partout. Deux chattes à poils mi-longs, c'est une vraie galère, asthmatique s'abstenir !

     P - Parents. Je suis allée les voir hier après-midi, je les ai trouvés en train de se livrer à leur activité favorite, jouer au scrabble. L'état de ma mère se dégradant de plus en plus, elle en est au stade où elle pose n'importe quelle lettre n'importe où… Mon père, quand à lui, m'a annoncé qu'il avait une nouvelle tâche aux poumons, annonce faite entre deux cigarettes… 

    P - Poids. Rien de grave, juste un bon kilo et demi de repris, et je sais pourquoi. Le beurre salé sur le pain frais, le chocolat au lait ET aux noisettes… le problème c'est que c'est devenu trop souvent. Il faut que je me reprenne en main, et que je maîtrise mes pulsions alimentaires, et garder en tête que souvent c'est la rareté qui fait qu'on apprécie les choses.

    V - Voiture. J'ai récupéré ma voiture, elle roule bien mieux, je n'ai plus qu'à faire un virement sur mon compte courant pour approvisionner celui-ci. Début du mois : j'enlève mon crédit immobilier, ce mois-ci je dois payer mes charges de copropriété trimestrielles. Si j'y ajoute la facture de Renault… bah les trois quarts de mon salaire sont déjà partis…

    V - Volonté. Je n'en n'ai jamais eu beaucoup. Total, je me laisse aller à mes pulsions alimentaires, je ne vais pas aussi souvent à la salle de sport qu'il le faudrait, et au boulot, je commence à glander un peu. Rhaaa, pas bien ! 

    Y - Yoga. Je passe la séance à me demander pourquoi j'y suis, mais j'en repars toujours convaincue des bienfaits de cette pratique. Si j'en avais les moyens je ferais deux séances par semaine. Quoiqu'il faudrait que je regarde du côté de YouTube, il doit y avoir des séances gratuites. Par contre, il faut que je me mette un coup de pied aux fesses et que je me remette, sérieusement, à aller à la salle de sport régulièrement.


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  • Je passe (presque) sous silence le fait que ma voiture m'ait lâchée, que j'ai galéré pour rentrer chez moi en transports en commun, que j'ai eu un problème pour recharger ma carte de tram et que j'ai cru que j'allais être prélevée deux fois du montant de mon rechargement, que mon père se soit plaint à mon frère du fait que j'avais oublié de faire enlever deux bibliothèques et une pendule de leur appartement. Les bibliothèques, je croyais qu'elles devaient rester, la pendule, ça me faisait mal au cœur de la voir partir à la déchetterie. J'irai, ou pas, la récupérer avant de rendre les clés à mon père, et je la stockerai dans ma cave. Mon frère avait mal au cœur pour moi de l'ingratitude de mon père à mon égard, je l'ai rassuré, personnellement ce énième reproche, fait comme toujours dans mon dos, ne m'a pas atteinte, mon père est un vieux con, point barre.

    J'ai bien lus mal vécu le énième réveil, cette nuit, pour cause de musique dans un appartement de l'entrée voisine. Ce n'est pas un appartement mitoyen pourtant, mais le bruit des basses traverse bien les murs de bêton. Je pensais avoir réglé le problème en fin d'année dernière, en allant frapper à la porte de l'appartement concerné où une jeune femme m'avait ouvert, qui avait l'air d'avoir pris conscience du problème - son frère ayant installé un mini-studio dans une des chambres de l'appartement. Si une ou deux fois depuis il y avait eu un peu de musique tardivement, cette nuit par contre j'ai été réveillée à minuit et demie et même si le boum boum-boum boum n'a duré que quelques minutes, j'ai eu du mal à me rendormir et je me suis levée crevée. Je suis donc allée frapper à l'appartement en question, ce matin juste avant de partir au boulot, et je me suis trouvée nez à nez avec un type vite agressif qui a très mal pris… que je le réveille… Je me suis sentie mal toute la journée. Je vis mal le fait de me sentir menacée dans la tranquillité de mon chez-moi, j'angoisse au moment de me coucher à l'idée que je vais peut-être être de nouveau réveillée inopinément…

    J'ai téléphoné au syndic pour signaler le problème, dans l'après-midi, et la personne que j'ai eu devait téléphoner à la locataire concernée pour régler le problème. Je ne sais si cela suffira. 

    Je vis seule depuis presque dix ans, j'assume tout toute seule, comme une grande - je suis une grande - mais il y a des jours, je l'avoue, j'aimerais avoir près de moi une épaule sur laquelle m'appuyer, une épaule solide qui me rassurerait, une épaule massive et intimidante derrière laquelle me protéger. Bah je devrais peut-être reprendre contact avec l'ex vieil amoureux, il avait la carrure requise ;-)


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  • mais sans poisson, parce que je manque d'inspiration ! 

    F - Fatigue. Elle m'est tombée dessus ce week-end, et même si je m'y attendais ça m'a bien fait râler, puisque je n'ai pas pu aller au stage de yoga auquel je m'étais inscrite, dimanche matin. Outre que j'ai perdu le prix du stage, j'ai aussi regretté de ne pas pouvoir assister au stage dont le thème était "les chakras", ce qui m'intéressait bien. Décidemment, cette liquidation m'aura coûté cher, sur tous les plans, et ce, dans l'indifférence générale.

    H - Heure d'été. Je n'aime pas l'heure d'été, se lever brutalement une heure plus tôt, pour moi dont le réveil sonne à six heures tous les matins, c'est difficile, et cette année avec la fatigue de ces derniers mois, c'est d'autant plus dur. Même les chattes se sont demandées ce qui se passait, hier matin, lorsque le réveil a sonné. Si La Chatte, toujours affamée le matin, s'est levée, elle n'a miaulé que fort modérément. Loukoum, quand à elle, couchée à côté de moi, a à peine levé la tête et m'a regardée, l'air interrogateur : "hein, quoi ? se lever maintenant, mais tu es folle ?". 

    L - Lectures. Il me reste quelques bons d'achats offerts par le CE pour Noël, j'en ai profité pour acheter quelques bouquins samedi dernier, tous trouvés au rayon "Développement personnel", oui je sais c'est un peu nul, je me laisse entraîner par le mouvement ambiant. Le fameux bouquin consacré au "Morning Miracle", deux à "l'instant présent" et un dernier avec un titre du genre "se changer soi pour changer le monde", tout un programme… A côté de mon lit la Pile A Lire ne cesse de monter, j'ai également un polar en cours de lecture, et aussi un récit de voyage trouvé dans une boîte à livres : Marcher à Kerguelen : comment résister à un tel titre ? j'ai aussitôt récupéré le bouquin. Je trouve d'ailleurs désormais nombre de mes lectures dans les Boîtes à Livres, belle invention.

    M - Motivation. Un peu en berne, en ce moment au boulot. 

    P - Panne. Ma voiture a gentiment attendu que la liquidation soit terminée, pour tomber en panne. Je crois qu'elle était aussi crevée que moi, après ces derniers mois à faire des allers-retours incessants entre chez moi et l'appartement de mes parents. Et elle a même bien voulu aller jusqu'au garage, lundi matin à la première heure. Cette panne, l'occasion de réfléchir sur le besoin d'avoir une voiture, avantages et inconvénients, alternatives, comment faire sans… Une vraie réflexion, pour moi, qui ne date pas d'hier du reste : comment m'en passer, comment recentrer mes activités de façon à tout faire à pied ou en transports en commun, comment faire mes courses sans voiture,... Mais bon, presque une heure et demie pour rentrer chez moi, hier soir, en transports en commun, ça calme. Toutefois la réflexion est bel et bien là, et j'aimerais ne pas racheter de voiture, le jour où la mienne rendra l'âme.

    P - Projet immobilier. Celui de mon cadet, et je vais jouer les maîtres d'œuvre pour coordonner l'artisan, mon fils, mon ex-mari qui veut absolument faire une partie des travaux, organiser le planning des travaux, en gérer le budget… Ca va être intéressant :-) 

     


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  • … du moins, en principe.

    Grosse journée, hier. J'avais rendez-vous chez mes parents à 8 h 45 avec mon pote artisan qui devait nettoyer la terrasse de mes parents, et à 9 h 00 avec l'entreprise devant débarrasser l'appartement.

    J'étais en petite tenue, en train de me maquiller quand le téléphone a sonné "C'est Fabien, je suis en bas" "Ah mais moi je n'y suis pas ! On avait dit moins le quart !" "oui mais tu sais, moi j'aime être en avance.". Allez, on jette le mascara, on saute dans le pantalon, on attrape le sac à main au passage et zou ! en voiture. La bise à Fabien qui sort son Karcher, à 9 h piles les "débarrasseurs" débarquent avec grands sacs et énergie, voilà une matinée qui commence bien.

    Coup de mou, en voyant disparaitre les dernières affaires de mes parents dans ces grands sacs, destinés à la déchetterie. D'ailleurs je rattrape un grand vase…. "non, celui là laissez le". Le grand vase, ça fait des semaines que je lui tourne autour, je ne l'ai jamais trouvé joli mais je l'ai toujours vu à la même place, quelque soit la maison ou l'appartement… 

    C'est une matinée "portes ouvertes". La porte de l'appartement est grande ouverte, de même que la porte d'entrée de l'immeuble, pour faciliter les va-et-vient des déménageurs, les baies vitrées donnant sur la terrasse aussi, parce que je vais de temps en temps voir aider Fabien à enlever les feuilles mortes éparpillées sur la terrasse. Heureusement, il fait un temps splendide pour la saison ! 

    Comme je termine de trier les derniers vêtements de ma mère qui trainaient encore dans sa penderie, voici qu'un type rentre, un papier et un crayon à la main. Je lui dis bonjour, pensant qu'il s'agit du chef des déménageurs, venus contrôler qu'ils sont bien en train de bosser. Mais très vite je comprends qu'il n'en n'est rien, et me trouve décontenancée, et vaguement inquiète. Finalement, il faut le croire, c'est un type qui, cherchant un appartement à acheter pour mon fils - dit-il - est monté voyant le déménagement. Gonflé, et bavard avec ça, j'ai eu du mal à m'en débarrasser. Je n'ai pas apprécié cette intrusion. Et ne voilà-t-il pas qu'une demie heure plus tard, me voilà face à un autre type, suivi d'un couple de personnes âgées, qui s'avance vers moi pour me serrer la main ??? Je finis par le reconnaitre : c'est l'agent immobilier qui était chargé de la vente de l'appartement, et qui accompagnait les futurs propriétaire venus prendre des mesures de certaines pièces. Décidemment, la matinée était riche en émotions, et ce n'était pas terminé. En effet, les déménageurs m'ont annoncé, en fin de matinée, qu'ils partaient vider le camion à la déchetterie et n'en sont revenus…. que trois heures plus tard ! 

    Je suis finalement rentrée chez moi à quinze heures, après avoir fait un détour par une boulangerie - j'avais en effet un repas prévu chez des amis le soir, et devais y porter le dessert.

    Je suis rentrée, me suis déshabillée, j'ai mis tous mes vêtements à la machine à laver, y compris le manteau qui m'a accompagnée tout cet hiver dans chacun de mes déplacements chez mes parents, et j'ai pris une douche, une façon de laisser ça derrière moi.

     

    Finalement le grand vase est parti à la déchetterie. Je n'ai pas envie de faire vivre à mes fils ce même fardeau.

     

    La journée n'était pas toutefois pas finie, j'avais rendez-vous avec mon banquier en fin d'après-midi, j'ai décidé de faire un petit prêt pour aider mes fils dans leurs travaux respectifs - il faut aller de l'avant. Comme je sortais de la banque, une amie m'a téléphonée, je me suis assise à un arrêt de tram et nous avons bavardé une heure, nous racontant nos malheurs avec nos parents respectifs. Je suis de nouveau rentrée chez moi en coup de vent, en suis repartie pour me rendre chez le couple de collègues/amis qui m'avaient invitée. Autour de la table, d'autres collègues. Tous cadres, gros salaires, grosses voitures, grands maisons…. D'ailleurs la maison de mes amis, que je voyais pour la première fois car ils viennent juste d'y aménager, est splendide, une belle contemporaine, grande pièce à vivre avec sol en bêton ciré, vastes baies vitrées, couloir de nage dans le jardin…. vraiment une belle maison, ça m'a fait plaisir de voir une maison comme ça "en vrai" et pas dans les pages d'un magazine pour une fois ! La soirée m'a fait du bien, même si je ne l'ai pas autant apprécié que je l'aurais voulu, la fatigue de ces derniers mois est en train de me tomber dessus ! 

     

    Ces derniers mois n'auront pas usé que moi : ma voiture, fatiguée par ces trop fréquents allers-retours, est en train de me lâcher. Je vais commencer ma semaine, lundi, chez Renault, en espérant qu'ils puissent me la prendre rapidement, ce dont je doute : il faut tomber en panne sur rendez-vous de nos jours :-/

     


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  • J'en ai entendu parler il y a quelques années, sans chercher à me renseigner plus que ça, en me disant "me lever plus tôt ? mais c'est juste impossible". 

    Finalement, j'y suis venue peu à peu, parce que j'en avais marre de louper ce que j'ai toujours considéré comme le plus beau moment de la journée, celui du lever du soleil, des oiseaux qui chantent dans le silence du petit matin, de la fraîcheur qui petille...

    Ca doit bien faire trois ans maintenant que le réveil sonne tôt, six heures en semaine et sept heures le Week-end, j'avoue que c'est parfois difficile, quand je suis fatiguée je n'entends pas toujours le réveil, mais je ne regrette pas ce nouveau rythme, réveil matinal et sieste le dimanche après-midi, parce que je ne suis pas et ne serai jamais une petite dormeuse.

    En tombant aujourd'hui, par hasard, sur cet article, et puis sur celui-là, j'ai compris qu'en fait derrière cette histoire de réveil matinal, de "miracle du matin", c'est un truc d'américain, de libéral, un truc pour être encore plus performant, encore plus gagnant. And the winner is...

    Bah moi c'est pas mon truc. Mon truc c'est de profiter. De profiter du lever du soleil - ce matin une magnifique boule rouge - du chant des oiseaux dans le quartier enfin calme, du câlin du matin avec Loukoum. J'en profite aussi parfois pour faire un peu de ménage, pour avoir le plaisir de rentrer le soir dans un appartement tout propre, parfois aussi pour faire des mots croisés, regarder facebook, prendre des photos des tours embrumées, ou illuminées par le soleil, selon la saison, bref, je vis. Oui, idéalement j'aimerai chausser mes baskets et filer faire trois tours du quartier, c'est mon american dream à moi. Et, de fait, l'an dernier je me suis levée tous les mercredis, durant six mois ! pour filer à la salle de sport. J'ai laissé tomber parce que c'était tout de même contraignant, me lever dès la sonnerie du réveil, me presser pour aller à la salle de sport, me presser en faisant mon sport, me presser en prenant douche et petit-déjeuner ensuite puisqu'il fallait que j'aille travailler…  Et puis la séance de sport au lever, à jeun, c'est un peu plus difficile. Mais il n'est pas dit que je ne retenterais pas l'expérience un jour….

    Bref, le matin, je vis, et j'apprécie de vivre avant d'aller au boulot, parce que métro boulot dodo, je connais et c'est déprimant. 

    Alors oui, le miracle du matin, c'est le soleil qui se lève, les oiseaux qui chantent, et Loukoum qui ronronne...

     


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  • B - Beau. Beau temps. Il fait un temps magnifique depuis maintenant plusieurs semaines, nous n'avons pas eu de giboulée en mars - ceci dit il est fréquent à Bordeaux qu'elles n'arrivent pas en mars, mais en avril. J'espère égoïstement que ce temps superbe va perdurer, je n'aime rien tant que le beau temps et la chaleur. Je le dis souvent : si je n'avais pas eu mes fils pour me retenir dans la région, je serais partie m'installer dans le Sud. Le Sud de la France, ou même à l'étranger. Je garde un souvenir extraordinaire de mon voyage au Sultanat d'Oman, l'an dernier, de ce ciel uniformément bleu, de ces murs de terre ocre, et de la chaleur… Je viens de voir la météo à la télé : la semaine prochaine sera encore belle, chic ! 

    D - Déco. J'ai un peu revu la décoration de mon salon, trois petits miroirs bordés de rotin sur un mur, une lampe en bambou, un fauteuil également en rotin, et cela fait tout de suite un peu plus chaleureux. Bon, il va falloir que je renfloue mon compte bancaire :-/ Une qui est contente, c'est La Chatte, qui a illico adopté le nouveau fauteuil.

    I - Ikéa. Opération "reprise de vos vieux ustensiles de cuisine". Bah les vieilles poêles de ma mère ont trouvé leur utilité, finalement ! A 10 heures hier matin, j'étais devant l'entrée avec un sac plein de vieilles poêles, et deux heures plus tard j'étais ressortie, avec une nouvelle housse de couette dans le sac, payée en partie avec le bon d'achat échangé contre les poêles :-) 

    F - Fantasme. J'étais arrêtée à un feu rouge hier après-midi, je jette un œil dans le rétro, un mec au volant de la voiture derrière moi. Tiens, c'est mon genre. Poivre et sel, légère barbe, l'air sympa… Et s'il était célibataire ?... Je déplace légèrement mon regard sur la droite… ah ben zut, il a une blonde à côté.

    P - Parents. Passage à la maison de retraite hier après-midi. Mon père reprend du poil de la bête, ma mère quand à elle s'enfonce dans la sénilité. 

    P - Parisiens. C'est une réalité, les parisiens s'installent à Bordeaux. Dans mon ancienne équipe, c'était un titi parisien qui était venu respirer l'air girondin, et dans mon équipe actuelle, c'est un trentenaire venu rejoindre sa copine. Ils sont contents, même s'ils découvrent, l'un qu'il est allergique au pollen de pin, l'autre qu'il ne peut pas venir travailler en transports en commun. Je trouve ça intéressant, cette confrontation avec une autre façon de voir, tant pour eux que pour nous.

    P - Problème. Big problème pour la Big Bank, ces dernières semaines. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, disons que la Big Bank vient de réaliser que le système informatique n'est peut-être pas autant sous contrôle qu'il devrait l'être. Serrage de vis dans tous les sens et, pour mon service, l'obligation de devoir nous montrer plus stricts dans la conformité des demandes que nous validons, et l'obligation de les faire valider par notre hiérarchie. Les délais de traitement vont s'en trouver rallongé, il va nous falloir faire face à un certain mécontentement des nos clients internes ! 

    P - Projet immobilier. De mon fils. Ouh là, mais ça va être compliqué. Si on a l'accord de la banque, ça c'est la bonne nouvelle de la semaine, mon fils n'est pas très pressé de se pencher dans tous les papiers qu'il doit fournir. Et côté travaux et financement des travaux, il manque un peu de réalisme. Et a les idées bien arrêtées sur ce qu'il veut. Ajouté à cela que je ne suis pas sûre de pouvoir compter sur l'artisan qui était sensé faire les travaux… :-/

    R - Ridicule. Je me suis couverte de ridicule, jeudi soir, en essayant de répondre, au téléphone, à une roumaine essayant de me persuader de valider sa demande. En anglais. Je ne m'y attendais pas, la communication avec la Roumanie était mauvaise, j'étais paralysée par le trac :-/ Le pire, c'est que je n'ai pas eu le réflex de me servir de Google traduction, pourtant ouvert en permanence sur mon bureau - puisque un tiers des demandes qui nous arrivent est en anglais ! 


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  • Jeudi dernier, j'ai eu une mauvaise surprise en me voyant dans une vitre, au boulot. Jeans-baskets, pull, cheveux ternes et tristes, pas très top tout ça, pas très glamour, et le pire, c'est que ça faisait plusieurs semaines que ça durait. La fatigue, certes. Quand je suis fatiguée, je pare au plus pressé devant ma penderie le matin. Moi qui adore être en robe, et joliment pomponnée, j'étais tombée bien bas :-/

    Alors hier matin, j'ai fait ma fille, j'ai ouvert la penderie côté robes et j'ai reposé la paire de baskets pour attraper une paire de chaussures vernies. Je ne porte plus de talons aiguilles depuis bien longtemps, mais on peut porter des talons sans pour autant être perchée sur dix centimètres. Et le talon, comme disait Coco Chanel, "ça affine la silhouette et ça remonte la fesse". Si ce n'est pas un argument, ça ! J'ai également pris cinq minutes pour mettre du vernis, parce que le vernis, même transparent, ça fait un joli effet :-)

    Si la robe n'était pas rose, elle avait tout de même quelques paillettes, et j'étais bien contente de retrouver celle que je suis habituellement.

    J'ai remis ça ce matin, ce sera une semaine robes. Mes cheveux n'étant décidemment pas en forme - et j'attends la fin du mois pour aller chez la coiffeuse raccourcir mon carré - je les ai remontés en un semblant de chignon plus seyant que l'espèce de queue de cheval, ou plutôt de poney au vu du peu de longueur de mes cheveux, que je trainais depuis plusieurs semaines. Décidemment j'ai passé un hiver bien peu glamour !

    Non, ce n'est pas de la superficialité. Outre que dans le milieu professionnel, l'apparence est aussi importante que les capacités, j'aime également être jolie. Je n'ai jamais été belle, j'ai largement entamé la cinquantaine, je marque vite la fatigue, et il est important pour moi d'avoir une image qui me plaise quand je me regarde dans un miroir. 

    "Tu es bien chic aujourd'hui !" m'a dit une collègue que j'ai croisée en arrivant au boulot ce matin. Eh bien voilà ! 

     


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  • J'avais oublié de remettre mon réveil à l'heure de lever de la semaine, hier soir. Je me lève en effet à six heures dans la semaine, et à sept heures le week-end. Résultat je me suis réveillée toute seule, ce matin, à sept heures moins cinq, parfaitement reposée, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps, et m'a fait un bien immense, autant sur le physique que sur le moral. Du coup j'ai passé une très bonne journée, reposée, apaisée. Cerise sur le gâteau, le plus jeune de mes frères m'a appelée ce soir, et ça aussi, ça m'a fait plaisir ! 


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  • Le tableau n'est pas bien reluisant : je n'entends plus le réveil, je suis crevée, j'ai de temps en temps des vertiges, des petits maux de tête, mon boulot me gonfle d'autant que je manque de concentration et, ces derniers jours, j'ai le moral en berne, je ne parle même pas de ma tête de déterrée, cheveux plats et mous et, pire, ma tenue réduite au stric minimum pratico-pratique, jeans-baskets même au boulot car je suis trop épuisée pour essayer d'avoir l'air d'une fille… La liquidation, décidemment, c'est difficile.

    Je vois pourtant le bout du tunnel : dans quinze jours je rends les clés à mon père. L'entreprise qui va débarrasser tout ce qui reste sera passé pour vider l'appartement, et je n'aurais plus aucune raison d'y aller. D'ici là, il faut encore que j'appelle, une énième fois, l'artisan qui doit nettoyer la terrasse. Je dois aussi appeler mon père pour lui demander de s'occuper d'aller ramener la box chez Orange - il a plus de temps que moi pour le faire, et n'est plus aussi mal qu'à un certain moment. Je dois aussi faire du tri dans les vêtements de ma mère qui restent encore dans son armoire, et avant ça il faudra que j'aille à la maison de retraite pour regarder s'il y a encore un peu de place dans son placard.

    Mais ce n'est pas si facile, cette liquidation. D'ailleurs, je dis liquidation, mais y a-t-il un mot pour expliquer ce que je fais en ce moment ? Je ne crois pas. Et ce n'est pas si facile. Il faut vider l'appartement de mes parents, et, quoi ? Ouvrir les tiroirs, les armoires, rentrer dans l'inimité de ses parents, décider du sort de leurs affaires, regarder sous un nouvel angle les objets familiers : cette carafe, qui la veut, ce tire-bouchon : poubelle ? Ces faïences, qu'on a toujours trouvé très laides, qu'en faire ? Le brocanteur n'en veut pas - découvrir que les objets qu'il ne fallait pas toucher de peur de les casser ne valent rien, finalement, pour autant, peut-on se résoudre à les envoyer à la déchetterie ? Pas de trésor dans cette bibliothèque, dans ce buffet en merisier massif qui, comme le reste, vaut moins que les soucis qu'il procure pour trouver comment s'en débarrasser.

    Comment exprimer mon malaise face à cette dispersion, cette disparition de ce qui était le cadre dans lequel évoluaient mes parents ? Cet ensemble de soie verte, que ma mère avait elle-même cousu pour mon mariage, qu'en faire ? 

    Quels que puissent être mes rapports avec mes parents, je ne vis pas bien cette liquidation, qui dure depuis trop longtemps maintenant. J'ai charrié je ne sais combien de kilos de livres à la boîte à livres à côté de chez moi, j'ai passé des heures de mon temps libre - et même de mon temps de travail - à chercher des solutions pour être le plus efficace possible - et j'ai le sentiment de ne pas l'avoir été. Je suis crevée, d'autant que les djeuns de mon quartier mettent la musique à fond à deux heures du matin depuis quelques nuits, et que mon nouveau boulot me perturbe énormément….

    Bref, fatigue et moral en berne ce matin, alors que je me speedais une énième fois pour être à l'appartement de mes parents, cette fois-ci car ma sœur venait chercher des affaires qu'elle n'avait pas pu prendre lorsque nous nous étions tous réunis, il y a trois semaines. Par contre, malgré plusieurs relances, j'attends toujours qu'une de mes nièces se manifeste pour venir récupérer le salon de jardin…. 

    Et puis ma sœur est arrivée avec sa fille et mon beau-frère, la belle assurance de ces trois là m'a bien aidée, mon fils cadet que j'avais appelé à la rescousse m'a lui aussi donné un bon coup  de main, et j'ai réussi à faire les derniers cartons de vaisselle dont personne ne veut, mais que, comme il s'agit du service en porcelaine du mariage de mes parents, je vais entreposer dans ma cave - si un des petits enfants veut bien se décider à convoler en juste noce, il héritera du service ! 

    Comme nous terminions, ma sœur a proposé de nous inviter tous au restaurant, je ne m'y attendais pas et j'ai accepté en dépit de ma fatigue - j'avais pourtant besoin de cette sieste du dimanche après-midi, mais ma sœur, c'est plus important ! Nous avons passé un moment agréable, et cela m'a fait beaucoup, beaucoup de bien ! 

    Cela m'a donné le courage de parcourir les quelques mètres qui me séparent encore de la ligne d'arrivée, merci ma sœur ! 


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  • En dépit de la fatigue -  j'ai conscience de toucher mes limites en ce moment, trop de choses à faire, à penser, et trop peu de sommeil,  cela fait plusieurs jours que je n'entends plus le radio-réveil lorsqu'il s'allume - et un moral un peu en berne ce matin, la journée s'était un peu éclaircie en constatant que mon compte bancaire n'était pas déjà dans le rouge, avec même, merci la prime Gilets Jaunes, une petite avance qui fait du bien. Autre bonne nouvelle : un rendez-vous qui devait me prendre toute mon après-midi, vendredi, a été annulé : cela me parait tout à fait extraordinaire d'avoir un vendredi sans rien de prévu, et sans qu'il me soit nécessaire d'aller à l'appartement de mes parents. Une journée entièrement libre, mazette, c'est inespéré ! 

    Je vois en effet le bout du tunnel, dans cette histoire de liquidation de l'appartement de mes parents. Ma sœur et une de mes nièces vont venir récupérer quelques affaires qu'elles m'avaient demandé de mettre de coté, et même si une autre de mes  nièces se fait sérieusement tirer l'oreille pour venir récupérer le salon de jardin, j'ai programmé le débarras de tout ce qui restera encore et qui est destiné à aller à la déchetterie, avec une société spécialisée pour le dernier vendredi de mars. Donc, en principe, je rends les clés à mon père le lendemain, et ce sera fini, je pourrai souffler. 


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  • Il y a tous ceux à qui tu dis bonjour tous les matins, une bise sur chaque joue, et parmi eux il y a celui que tu as vu partir pour un arrêt maladie un peu long, que tu as vu revenir, puis repartir, puis revenir une nouvelle fois, et qui t'avait expliqué qu'il ne faisait plus la bise le matin parce que sa chimiothérapie détruisait son système immunitaire et qu'il valait mieux pas qu'il attrape un mauvais microbe, et puis qui était reparti une énième fois… Et puis la semaine dernière tu as appris qu'il était en soins palliatifs, et qu'il ne reviendrait pas, et tout le service en a été bouleversé.

    Tu as appris sa mort ce soir, il était plus jeune que toi, un grand gaillard qui respirait la santé jusqu'à ce qu'il tombe malade, tu garderas le souvenir d'une soirée d'hiver chez une collègue-amie autour d'un bon verre et d'un jacuzzi, il avait enfilé son maillot de bain, enjambé le rebord et fait déborder le jacuzzi en s'asseyant dedans, il faisait bien son quintal encore à l'époque, ce beau et grand garçon bien brun, et nous avons tous bien ri avec lui.

    J'ai beaucoup, beaucoup de peine ce soir.


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  • A - Addiction. Comme chaque année depuis trois ans, j'ai essayé de me passer de chocolat durant Carême. C'est difficile, très difficile, et ce soir, pour le repas dominical avec mon cadet, j'ai replongé dans le chocolat ! Allez va, il y a des choses plus graves dans la vie. Mais je suis toujours contrariée quand je manque de volonté.

    C - Cadeau. En passant devant la bijouterie de l'hypermarché, vendredi dernier, j'ai jeté un coup d'œil et, en voyant une petite bague, simple mais jolie, je me suis dit, tiens, pourquoi pas me faire un petit cadeau, avec tout ce que j'endure en ce moment, je le mérite bien. Mais j'ai fait mes courses et l'idée m'est un peu sortie de la tête et j'ai oublié de retourner au rayon bijouterie. Et puis dans l'après-midi même, voilà que mon aspirateur a rendu l'âme. Bon, je vais l'avoir, mon cadeau, mais il sera pratique et bruyant :-(

    C - Copropriété. Le quartier fait l'objet d'un projet de requalification. Pour l'occasion le bailleur social convie les conseils syndicaux des trois copropriétés privées du quartier pour un "grand conseil syndical" vendredi prochain. Je suis impatiente de savoir ce qui va nous être annoncé. Nous comptons en effet beaucoup sur ce projet de réhabilitation du quartier, j'espère en particulier que, bien que nous soyons une copropriété privée, notre immeuble va pouvoir être inclus dans le plan de réhabilitation des immeubles. Si nous pouvions arriver à nous faire financer, au moins en partie, la réfection des façades, ce serait une excellente chose ! 

    D - Douleurs. Comme je disais à Monsieur l'Homme des Cavernes dernièrement "passé 50 ans, tu te lèves chaque jour avec une nouvelle douleur. Quand tu n'as plus mal… ben c'est que tu es mort !". Ce n'est pas de moi, j'avais lu ça quelque part il y a un certain temps mais ça m'avait fait rire et marqué, parce que oui, c'est assez vrai. De fait, j'ai moi aussi en ce moment quelques douleurs articulaires aux genoux, et je ne trouve pas ça très rigolo, mais j'ai été élevée à la dure, un doliprane et on repart, sauf que maintenant que je suis adulte j'évite de prendre le moindre médicament, donc je fais comme si tout allait bien, avec une pointe d'inquiétude tout de même, mon genou droit me paraissant un peu flageolant de temps en temps. Je pense qu'il faut que je me muscle davantage, et dès que j'en aurai fini avec l'appartement de mes parents, je vais essayer d'aller à la salle de sport plus souvent.

    J - Jeûne. La dernière tendance, et Carême serait la période idéale pour tenter l'expérience qui me fait bien envie. Mais non, outre que je suis crevée en ce moment, j'ai de surcroit envie de manger tout le temps. Si j'arrive à contrôler mon poids, ce sera déjà bien, alors jeûner… dans une autre vie peut-être. 

    M - Moral. Plutôt juste, en ce moment. Pas mauvais, mais la fatigue, le stress, le fait de manquer de temps, de courir sans arrêt entre mon boulot et l'appartement de mes parents, ça ne me convient pas. J'espère leur rentre les clés dans un mois - encore un mois, j'espère tenir le coup.

    P - Panne. Non je ne suis pour rien dans la Big Panne de la Big Bank. Car c'est un fait, à chaque fois qu'il y a une merde informatique, mes collègues et moi nous demandons quelle est l'opération que nous avons validée qui aurait pu planter le système informatique, et nos collègues des services d'à côté nous le demandent aussi en rigolant ! Et non je ne partage pas l'opinion du commun des mortels disant que ce genre de panne est inadmissible. Quand on connait la complexité d'un système informatique d'une grosse entreprise, on devrait au contraire trouver formidable que ça fonctionne ! 

    P - Petite-fille. Incroyable ! Tout arrive, même le fait que mon fils me propose de garder ma petite-fille tout un après-midi :-) J'étais très contente. 

    P - Projet. Je suis crevée, je râle, je n'en peux plus de la liquidation de l'appartement de mes parents, j'aspire au repos et à la tranquillité…. mais je me projette déjà dans les travaux du futur appartement de mon cadet ! On attend, impatiemment, la réponse de la banque, et je croise les doigts pour que ce soit bon. Mais l'appartement est tout simplement à refaire, du sol au plafond, cuisine et salle de bain comprises. L'occasion pour moi de faire ce que j'adore, des projets, réfléchir au planning des travaux à prévoir, imaginer l'aménagement de la cuisine…. Mais non, je ne décide pas à la place de mon fils, c'est lui qui choisira tout, matériaux et couleurs, bien sûr. Mais j'ai un peu plus d'expérience que lui en la matière, et j'ai dû louper ma vocation : j'aurais dû être architecte d'intérieur. Et puis je suis incorrigible : je ne peux pas m'empêcher d'avoir un projet en perspective ! 

    V - Vacances. Je donnerais cher pour une petite semaine de vacances, loin d'ici - surtout loin de l'appartement de mes parents - au soleil de préférence ! Quoiqu'il fasse plutôt beau et doux depuis plusieurs semaines, le printemps arrive de bien bonne heure cette année ! 

     


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  • A l'intérieur aussi ! A ma grande surprise une de mes plantes vertes vient de mettre une grande hampe florale, faite de bouquets d'innombrables petites fleurs blanches. Les fleurs s'épanouissent chaque soir, et se referment le matin venu, et embaument fort, une odeur entêtante qui ressemble un peu à celle du gardénia, à un point tel que je suis obligée d'ouvrir la fenêtre du salon. C'est très, très surprenant, je n'avais jamais rien vu de tel.

    C'est le printemps


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