• Je me suis réveillée en pleine nuit, vers 4 heures, je voulais voir le quartier de nuit, sans l'éclairage public, puisque désormais l'éclairage public est éteint la nuit, entre une heure et cinq heures.

    Donc, en effet, pas d'éclairage public. Etonnement : même à cette heure (tardive ? précoce ?) des appartements étaient allumés, dans les tours. Il doit y avoir des insomniaques.

    Bonne surprise : j'ai pu voir les étoiles ! il y avait bien longtemps, des années en fait, qu'on ne pouvait plus voir, la nuit, que les étoiles les plus brillantes, celle du Berger, et la grande Ourse. Cette nuit, j'en ai vu un peu plus, et ça m'a fait bien plaisir.

    Et quel calme ! la nuit, comme lorsque je me lève au petit matin, le quartier est d'un calme formidable. Ca change du soir !

    Je me suis recouchée, et rendormie aussitôt. C'était agréable, ces cinq petites minutes de frais, de nuit et de calme !


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  • La canicule a commencé, ici, dès la fin de la semaine dernière. Plein soleil, appartement qui se réchauffe trop vite dès le petit matin, et voilà qu'on se retrouve à plus de trente dehors, et presque trente dedans. Etouffant, et le ventilateur n'est qu'un piètre pis-aller à une clim décriée mais finalement fantasmatique...

    Après les trois jours d'arrêt maladie, dû au mélange fatigue+chaleur, et les deux jours du week-end, j'ai repris le travail lundi matin. Pas en grande forme, mais l'avantage du bureau, c'est qu'il est climatisé. Le problème de s'arrêter, c'est qu'il faut revenir, et affronter la centaine de mails qui se sont empilés dans la boîte mail, et devoir faire face aux dossiers qui sont toujours là, et ont pris quelques jours de retard supplémentaires.

    Grosse pression, et lundi en fin d'après-midi, le niveau de stress est bien remonté...

    Je me lève mardi matin, et comme La Chatte est dans sa litière en même temps que je fais pipi, je m'aperçois que ses urines sont rosies de sang. Il est vrai que ces derniers jours je la trouvais assez amorphe, mais compte tenu de la chaleur, ça ne m'avait pas inquiétée. Pour le coup, voilà que je m'inquiète beaucoup, et mon premier geste en arrivant au boulot, c'est d'appeler le vétérinaire qui me demande de lui emmener La Chatte le lendemain matin. A jeun.

    Chaleur, inquiétude - j'avoue avoir tendance à craindre toujours un peu le pire - stress du travail, je termine la journée - et je suis de permanence jusqu'à 19 h 00 - à cran. Je quitte le travail dans une chaleur de plomb, pour retrouver un appartement dans lequel il fait 28°. A 22 h 00, il fera encore 30°, la douche ne me rafraichit que cinq minutes, et je décide de me coucher sur le lit. Il ne faut pas espérer dormir fenêtres ouvertes pour profiter de l'air frais de la nuit : cette semaine, il n'y aura pas d'air frais la nuit ! De surcroit le quartier s'avère fort bruyant en soirée, les gamins jouent en braillant, les djeuns passent et repassent en mobylette, et les plus âgés jouent du klaxon quand ils se croisent en voiture.

    Mardi matin, comme le réveil me ramène à la conscience, ma première sensation est celle de la chaleur étouffante qui règne dans l'appartement. Fournaise.

    Alors qu'habituellement j'ai du mal à me lever, cette semaine je me lève dès que le réveil sonne, à six heures. Si je veux éviter de me trouver sous les rayons brûlants du soleil, et profiter de la température plus clémente du petit matin, je n'ai pas d'autre solution. Au moins, le temps du petit déjeuner, je suis à une température acceptable, 22°.

    Mercredi le soleil se lève, boule rouge magnifique autant que cruelle.

    Je me lève donc, me prépare rapidement et enfourne La Chatte rapidement dans sa boîte de transport. Je suis malade à l'idée de devoir lui faire subir un transport en voiture par une telle température, mais je suis trop inquiète.

    Au boulot je continue tant bien que mal à rattraper mon retard, tout en gardant un oeil sur le téléphone dans l'attente du coup de fil du vétérinaire. Celui-ci m'appelle dans l'après-midi pour me dire qu'il s'agit d'une infection urinaire, et que je peux récupérer La Chatte le soir même.

    Pas de place sur le parking du vétérinaire, je dois garer ma voiture assez loin pour trouver une place relativement à l'ombre. Je me tords la cheville sur le trottoir, et une jeune femme se précipite gentiment pensant que je fais un malaise dû à la chaleur. Je la rassure et repars, et Dieu merci, la cheville tient le coup. Car il faut encore ramener La Chatte dans la voiture, et c'est qu'elle pèse son poids - le vétérinaire m'aura dit deux fois qu'elle en surpoids. Oui, je sais, mais elle ne mange pas plus que ça, c'est juste une chatte de grand et gros gabarit, voilà ce que j'en dis.

    Bref, retour dans un appartement brûlant, re-douche et re-douche avant de me coucher. C'est la fête de la musique j'aurais aimé me rendre à Pessac centre, mais je suis bien trop crevée pour ça, je m'écroule sur le lit et m'endors de suite, pour une nuit un peu plus longue que ces derniers jours, et voilà qui me fait du bien.

    La nuit, de fait, en en dépit de cette chaleur, aura été réparatrice, et le fait d'être rassurée pour La Chatte a également fait retomber la pression, et je passe une journée de jeudi plus calme, et presque en pleine forme, je dis presque parce qu'avec une telle chaleur, je suis quand même sur les rotules. De plus, je dois me battre avec La Chatte pour lui faire avaler ses médicaments - c'est incroyable et très énervant de constater que de nos jours, les labos pharmaceutiques n'ont toujours pas envisagé de faire des médicaments sous d'autres formes que des cachets, dont chacun sait que les chats ne veulent jamais les avaler.

    Etonnant, cette fin de journée de jeudi. Voilà que les nuages arrivent, et qu'en deux heures nous perdons dix degrés. Du moins, à l'extérieur. A l'intérieur, je continue de me mouvoir dans une chaleur étouffante.

    Je me réveille dans la nuit, pour constater que la mairie a mis à exécution son projet : désormais l'éclairage public sera éteint, entre une heure et cinq heures du matin. De fait, moi qui dors avec les volets roulants entre-ouverts, j'apprécie de ne plus être dérangée par la lumière orange moche des réverbères de la rue et de la placette en bas de l'appartement.

    Surprise, le ciel est bien couvert, quand je me lève vendredi. Est-ce une légère bruine qui tombe ? je n'ose l'espérer, mais l'odeur de bitume mouillé me le confirme, une fine bruine vient rafraichir l'air, ou, plutôt, donner une impression de fraîcheur : en effet le thermomètre affiche toujours 21°.

    Je suis contente d'être en week-end, car je termine la semaine sur les rotules. Il faudra encore quelques jours pour que la chaleur de l'appartement retombe à un niveau plus supportable.

    Lundi dernier, avait lieu l'assemblée générale de la copropriété, il a été décidé de faire des ateliers de travail sur la possibilité d'équiper les balcons de stores extérieurs, et d'installer des climatiseurs pour ceux qui le souhaiteraient. Je ne suis pas sûre que ce soit techniquement possible, par contre j'espère qu'on avancera rapidement sur la question des stores extérieurs. En effet la cuisine ne possède pas de volets, et les stores intérieurs que j'ai fait poser ne servent pas à grand'chose. Quand le soleil se lève, la température grimpe à 30° (!) en quelques minutes, et c'est là la principale arrivée de chaleur de l'appartement. Très appréciable en hiver, plus du tout en été.

    Tout pareillement, je touche du doigt l'inconvénient de vivre dans un quartier jeune et populaire : les gamins vivent dehors (et j'ai une aire de jeu juste en face de mes fenêtres !) les djeuns sont bruyants, et je ne parle même pas des incivilités : mardi soir une bande de gamins commençait à s'attaquer à une bouche d'incendie en contrebas de l'appartement. C'est en effet le grand jeu dans le quartier, faire sauter les bouches à incendie, et profiter du geyser qui s'en échappe pour se rafraichir. Pour le coup, les vieux qui passent leur fin d'après-midi devant la salle de prière en attendant la tombée de la nuit (c'est toujours le Ramadan) sont intervenus, et c'est probablement la seule bouche à incendie du quartier encore intacte.

    Je suis pour autant toujours aussi contente de mon appartement. Je suis également bien contente, ce soir, d'être en week-end, d'autant que j'ai rattrapé mon retard. Demain, je m'accorde une grasse matinée, bien méritée, d'autant plus que la semaine prochaine risque d'être difficile : beaucoup de travail en perspective car nous devons préparer les habilitations informatiques de tous les jeunes auxiliaires de vacances qui arrivent début juillet, et jeudi et vendredi nous devons monter à Paris pour deux jour de réunion. Je vais devoir me lever à quatre heures du matin jeudi prochain, et je préfère ne pas y penser. Comme disent les espagnols : demain sera un autre jour. Et, en l'occurrence demain sera un jour de repos :-)


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  • J'en parlais en début de semaine et voilà, mercredi je me suis levée dans un état tel que je n'ai pas pu aller bosser. Je viens de passer trois jours à essayer de récupérer, repos dans le vent du ventilateur - il fait très chaud par chez moi en ce moment - et siestes, mais je ne me sens pas au meilleur de ma forme. Tant pis, je reprends lundi. J'ai compris que l'an prochain, il faudra que je gère mes congés différemment, et que je me prévois une semaine de congés en juin, quand mon organisme se fatigue en raison de l'heure d'été. En effet, je me lève très tôt pour profiter de la fraîcheur, et je me couche plus tard qu'en hiver car il fait jour plus longtemps, résutat, je manque de sommeil. Donc, l'an prochain, petite semaine de repos en juin pour une cure de sommeil réparateur !


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  • Les balcons des chambres sont petits, environ 3m², mais ils ont le mérite d'être là, et je les apprécie, tout autant que j'aprécie les grandes baies vitrées qui ouvrent dessus. Je ne vais pas aménager le balcon de la deuxième chambre de suite, car j'ai un projet d'aménagement... des murs ! dudit balcon, par contre j'étais pressée de finaliser celui de ma chambre.

    Chose faite aujourd'hui.

    Le balcon, avant, béton brut au sol :

    Le balcon de la chambre

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et le balcon, après :

    Le balcon de la chambre

     

    J'ai juste posé un revêtement sur le sol, et ça change tout. Deux heures et demie de travail, le plus long aura été l'aller-retour chez mon ex-mari pour faire recouper les dalles de côté à la juste taille. Il s'agit de dalles de caillebotis, en plastique, achetées chez Ikéa (modèle RUNNEN). Elles se clipsent entre elles, et la pose est très facile. Bémol : le plastique est extrèmement glissant, pour moi qui marche pieds nus, pas de problème, mais quand j'ai mis une paire de chaussures, j'ai trouvé ça désagréable. Ca passe pour une petite surface où, de plus, je vais rarement, mais sur une terrasse je trouverais ça dangereux.

    Comme me l'a fait remarquer mon ex-mari, c'est quand même cher pour ce que c'est : 30 euros le mètre carré, à ce prix là on trouve des carrelages bien plus beaux et résistants ! Ceci dit, voilà, une heure de pose à peine et j'ai presque pu faire tout toute seule et ça, j'aime bien.

    Vu depuis la chambre, j'aime bien le côté un peu japonisant de ce revêtement, ce qui tombe bien puisque c'est le thème que j'ai choisi pour ce balcon là.

    Le balcon de la chambre


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  • Je ne sais pas si je l'avais déjà photographiée, celle-là, dans le doute, j'ai refait la photo ce soir.

    Bon gré, mal gré


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  • C - Cochenille. Rhaaa, j'en ai trouvé une sur le pot du mandarinier, sur mon balcon. J'ai aussitôt inspecté mes autres plantes sur le balcon,  et aussi le dracaena, à l'intérieur, et n'en n'ai pas trouvé d'autres. Il faut que dire que les cochenilles, quand elles s'installent, sont très difficiles à éradiquer de plus je ne veux pas devoir traiter mes plantes ni mes fleurs, ou alors de façon naturelle, mais je ne suis pas bien sûre que contre les cochenilles il existe des solutions naturelles efficaces. Affaire à suivre.

    F - Fatigue. Je suis toujours fatiguée, à des degrés divers, c'est devenu une seconde nature et je fais avec. En ce moment, c'est grosse fatigue. Et la nouvelle organisation, au boulot, pour laquelle je me mets une pression pas possible, n'arrange rien. J'augure mal du déplacement à Paris, prévu fin juin, qui risque de m'achever. Je n'ose pas aller voir mon médecin pour qu'il m'arrête, toutefois je sais que je ne tiendrais pas jusqu'à mes congés, en août.

    H - Hommes. Une visite impromptue d'un très vieil amoureux, ce week-end, et le (trop) jeune stagiaire que je regarde avec un peu de concupiscence, prouvent que du côté du désir, l'encéphalogramme n'est pas aussi plat que je le pensais. Et, diantre fichtre, ça fait du bien.

    L - Lecture. Je lis pas mal en ce moment, et la pile de bouquins à côté de mon lit ne cesse de grandir, conséquence de mes passages réguliers à la boîte à livres installée dans le parc voisin. Ce soir encore, j'y ai trouvé deux recueils de poèmes (Alcools, d'Appolinaire, et un recueil de poèmes d'un auteur indien que je ne connaissais pas). Je n'aurais jamais assez d'une vie pour lire tout ce que je voudrais lire - et je ne parle même pas de ce que je voudrais relire !

    P - Pantalon. Le test du pantalon... celui qu'on avait rangé à la fin de l'été dernier, et qu'on ressort quand les beaux jours reviennent... et dans lequel on rentre toujours ! Hip hip hip hourra !

    P - Projet. J'ai un projet de réaménagement des placards des chambres, et un projet d'aménagement des balcons. Mais seule, c'est compliqué. Et l'artisan qui m'a fait les travaux de l'appartement est surbooké :-/  Je râle de ne pas être totalement autonome :-(

    R - Ramadan. On est en plein dedans, et je suis aux premières loges : la salle de prière est en face de mon appartement, et, depuis mon balcon, je peux entendre l'appel à la prière et assister à la rupture du jeûne. Bon, culturellement, c'est intéressant, mais arrivé à onze heures du soir, les allers et venus, les bavardages et les moteurs des voitures, c'est un peu pénible. Ajouté aux cris des gamins du quartier qui profitent des beaux jours pour jouer dehors le plus tard possible, ben j'ai un peu de mal à trouver le sommeil.

    R - Reflets. Comme les saisons passent, je découvre que le soleil se déplace différemment dans le ciel, et que les tours du quartier en réfléchissent les rayons. Mon appartement est ainsi étonnamment éclairé le soir venu, par de très beaux reflets qui découpent plantes et objets en ombres chinoises sur mes murs...


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  • Bouquin - Fille de joie / Kiyoko Murata

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Japon, 1902. Ichi a quinze ans. Vendue par son père, un pêcheur pauvre d'une île de l'archipel japonais, à un bordel d'un quartier de plaisir, elle va brutalement découvrir ce qui se cache derrière les chatoyants kimonos des geishas. Mais Ichi est une forte tête, et porte un regard acéré sur le monde qui l'entoure.

    J'ai bien aimé ce roman, assez bref, mais riche et bien documenté sur différents sujets. Il évoque tour à tour la vie misérable des pêcheurs japonais, la vie des geishas, la place de celles-ci dans la société japonaise. On est loin du cliché doré de la geisha qui récite des poèmes en minaudant dans un kimono de soie, l'auteure nous apprend qu'au début du XXème siècle, la prostituée est au même rang que le bétail dans le droit civil nippon. Toutefois, même dans une société aussi fermée, des femmes luttent pour leur émancipation et la jeune Ichi est l'emblème de cette révolte. Car les tenanciers des maisons closes envoient leurs filles à l'école, et si elles doivent y apprendre à y écrire des poèmes pour plaire aux clients, elles y apprennent également à compter et à réfléchir...


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  • Il y a moi et le pc

    Cernée !

    A ma gauche, il y a un chat

     

    Cernée !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (oui, je sais, noir sur noir...)

    Et à ma droite, il y a encore un chat...

    Cernée !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La petite Loukoum, qui, planquée sous le plaid, n'en n'a pas moins l'oeil - ou plutôt la patte - sur moi et le pc....

     

     

     

     


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  • Je me suis bien cassée la tête pour savoir comment aménager le grand balcon de mon appartement, balcon très long (6 mètres) mais pas très large (1.10 environ). Ma table de jardin avait beau être petite (2 personnes), elle prenait beaucoup de place et, surtout, Loukoum avait une fâcheuse tendance à s'y installer pour surplomber la rue, ce qui me stressait beaucoup, j'avais toujours peur qu'elle saute sur la rambarde.

    Quelques semaines de cogitation, et deux visites chez Ikéa plus tard - sans parler de plusieurs allers-retours chez Jardiland, le balcon commence à prendre forme, et j'en suis relativement satisfaite.

    Vu depuis la cuisine :

    Le balcon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et depuis le côté salon : 

    Le balcon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mes fils y sont beaucoup, par le biais de cartes cadeaux offertes à mon anniversaire.

    Loukoum a vite adopté le nouveau fauteuil, et je suis ravie de ce petit coin salon, où je passe beaucoup de temps, le fauteuil est très confortable.

    Le balcon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Loukoum qui aime beaucoup le balcon, en particulier le "potager"

    (mais si, il y a un chat dans cette photo)

    Le balcon

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et Hop ! là voilà !

    Le balcon

     

    Et elle croit que le tapis est une cachette...

    Le balcon


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  • Au vu de la chaleur annoncée ce week-end, j'ai laissé le réveil à la même heure qu'en semaine - 6 heures - et je me suis levée tôt pour ouvrir les fenêtres et profiter de l'air doux (à défaut d'être frais) avant que le soleil se lève. Tant qu'à me lever tôt j'en ai profité ce matin pour aller à la salle de sport. J'y suis allée en vélo, et après ma séance de muscu, j'en ai profité pour faire une grande balade.

    Je me suis perdue - au sens propre du mot, ce qui m'a beaucoup vexée car je suis fière de mon sens de l'orientation habituel - dans le bois de Cotor, pas très loin de chez moi, puis suis revenue par le campus universitaire, qui est un endroit agréable pour faire du vélo.

    J'aurais bien terminé le week-end par une bonne séance de piscine après la sieste, qui fut bonne, mais mon cadet vient dîner ce soir, alors je n'en n'avais pas le temps. Pour la piscine, je verrai ça dans la semaine !

    Après le début de matinée sportif, j'ai enchaîné avec de la cuisine, préparation d'un taboulé libanais, c'est un plat délicieux, et dont la fraîcheur est parfaite pour la saison, mais dont la préparation prend environ une heure. Avec cette chaleur, j'ai mis le ventilateur en route, posé par terre, le petit vent dans les jambes était bienvenu, il faisait déjà 25° dans la cuisine... Tant que j'y étais, j'ai préparé un dessert, et dégivré la partie congélateur du frigo.

    Et ce soir après dîner, j'irais bien faire de nouveau un tour de vélo. La ville de Pessac a aménagé de nouvelles pistes cyclables ces dernières années, qui passent sur des terrains boisés, jusque là laissés en friche car placés le long de la rocade, et ces nouvelles voies vertes sont très agréables pour y rouler, sous les futaies et avec les chants d'oiseaux :-)


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  • B - Bruits. Du quartier. Il y a bien sûr toujours le grondement de la rocade, plus ou moins fort selon l'orientation des vents. C'est un bruit régulier dont j'arrive à faire abstraction, soulagée que je suis d'avoir quitté un appartement surplombant une avenue à la circulation bruyante et incessante, même fenêtres fermées. Le matin, quand j'ouvre mes fenêtres (car maintenant je peux !!! ouvrir mes fenêtres et les laisser ouvertes !), j'entends les oiseaux et ça, c'est pour moi quelque chose qui n'a pas de prix. Ceci dit, les oiseaux, depuis que les étourneaux sont partis de l'acacia juste devant la chambre, je les entends un peu moins. Il y a les craquettements des pies, de temps en temps un roucoulement de tourterelles, et tout de même pas mal de cuicuis en tout genre dont je profite avec bonheur. Le quartier, fort tranquille le matin, et nettement plus bruyant lorsqu'arrive la fin de la journée. Les "djeuns" se réveillent, se réunissent, bruits de mobylettes, puis ce sont les enfants qui jouent, coups de pieds dans les ballons et piaillements, et quand arrive le soir, c'est barbecue improvisé derrière la maison de quartier. De temps en temps aussi une voiture qui passe et repasse histoire de faire admirer sa cylindrée, et les djeuns qui passent en écoutant du rap... ce sont des bruits vivants, plus ou moins agréables, mais j'aime bien ce fond sonore. Au pire, quand j'en ai marre, je ferme les fenêtres donnant sur l'esplanade de la maison de quartier, et je pars m'installer dans le salon de lecture, dont la porte fenêtre donne sur un petit espace vert plus calme, où j'entends d'autres oiseaux...

    C - Chaleur. Ca, c'est compliqué. J'ai la cuisine, le salon et ma chambre qui donnent à l'Est, et le matin quand le soleil se lève la chaleur atteint vite des sommets. Il me faut donc me lever avant le soleil, pour pouvoir aérer et essayer de maintenir l'appartement à un degré de chaleur supportable. Ce matin, le thermomètre est grimpé à 26 ° dans la cuisine dès que le soleil s'est levé, et ce malgré les stores intérieurs que j'ai fait installer (la cuisine n'a pas de volets). Et dans l'après-midi, il faut que je calfeutre rapidement la deuxième chambre, plein Ouest, dont le balcon devient vite une fournaise. En ce moment même, toutefois, il règne une température agréable, d'autant plus agréable qu'un léger courant d'air circule dans l'appartement.

    J - Jardin. Du côté du "jardin" (le bonheur c'est parfois une question de point de vue), ça pousse. Le pied de persil est suffisamment touffu pour que je puisse envisager de préparer un taboulé libanais demain. Si on met son nez sur le mandarinier, on sent avant de les voir les petites fleurs blanches promesses de fruits, et les jardinières que j'ai composées la semaine dernière sont splendides. Seul l'anthémis fait la gueule, mais je n'ai jamais réussi à tenir un anthémis. Le plumbago part dans tous les sens, et j'espère qu'il fleurira cette année. A son pied, les graines d'impomée ont germé et partiront bientôt à l'assaut de l'échelle qui doit leur servir de support. Sur la table de jardin, un impatiens de Guinée s'épanouit, dans un magnifique rose soutenu. Les jardinières du printemps - pensées primevères et renoncules - terminent leur floraison et je pense remplacer les renoncules par des impatiens dans les semaines à venir.

    M - Machine à laver. Je me suis trouvée bien ennuyée, jeudi soir, quand ma machine a bipé plaintivement, pour me dire qu'elle était en rade (c'est quand même pratique, une machine qui dit qu'elle est en panne). Je me suis bien doutée qu'il s'agissait d'un truc coincé qui devait l'empêcher de vidanger, et comme je ne suis pas plus bête qu'une autre, je m'en suis occupée et j'ai remis la machine en marche. Le plus compliqué aura été de vider l'eau de la machine sans inonder la salle de bain, et j'ai dû passer une demi-heure inconfortablement agenouillée par terre devant la machine pour la vidanger manuellement, la trappe de vidange étant située au ras du sol. M'est avis qu'on pourrait peut-être améliorer certaines choses...

    O - Odeurs. L'odeur de l'acacia le mois dernier, celle des tilleuls qui commence à poindre, celle de la boulangerie le matin, le quartier est riche en odeurs, ce qui me change agréablement. A Caudéran, l'odeur des gaz d'échappement prenait le pas sur toutes les autres. Ici, quand je sors sur mon balcon en me levant, l'air sent bon la fraîcheur du petit matin. Et là, comme une ondée orageuse est passée, l'air sent la terre chaude tout juste mouillée...

    O - Oiseaux. Les étourneaux qui nichaient dans l'acacia devant la chambre ont quitté le nid, dans un grand bruit d'ailes et de piaillements. Mais les oiseaux sont nombreux dans le quartier, à ma grande surprise j'ai même aperçu un geai et, ce main, un éclair vert devant ma fenêtre était certainement une huppe. Et puis les hirondelles sont revenues, et je me régale, le soir, à regarder leurs gracieuses arabesques dans le ciel. Hier soir, comme je prenais l'air sur le balcon de la deuxième chambre, deux petites chauve-souris sont venues frôler le balcon, dans un grand vol silencieux et nerveux. J'aime beaucoup voir voleter les chauve-souris.

    P - Pieds. Dans cet appartement, je vis pieds nus toute l'année, pour mon plus grand plaisir. Le béton chaud des balcons est en particulier très agréable en ce moment.

    P - Pont. Je ne faisais pas le pont, j'ai travaillé hier et j'étais de permanence jusqu'à 19 h 00, ce qui n'étais pas agréable. Je n'aime pas travailler le vendredi jusqu'à 19 h 00, et hier c'était encore pire - les couloirs étaient déserts et il faisait tellement beau dehors !

    S - Saisons. J'aime l'hiver, le lit confortable et lourd de la double épaisseur de la couette gonflée et de la couverture polaire, ses lumières tamisées, son froid qui mord la peau quand on sort et donne une excuse pour rester blottie sur le canapé. J'aime l'été, la pénombre des volets entrebaillés, les draps légers et blancs, la fraîcheur des petits matins, le vent chaud qui caresse ma peau nue, la sieste fenêtre grande ouverte sur les chants d'oiseaux et les rumeurs du quartier, les rideaux qui gonflent doucement sous la brise....

    S - Salon de lecture. C'est comme ça que j'appelle la deuxième chambre. J'y ai installé une banquette, qui sert à la fois de canapé et de lit d'appoint, mes petites bibliothèques et une malle qui sert de table basse, posée sur un tapis persan que j'avais acheté sur un marché il y a quelques années. J'y passe finalement beaucoup de temps - j'y suis en ce moment même - car elle est très agréable, que ce soit pour lire ou pour y faire la sieste. C'est le "plus" de cet appartement, cette deuxième chambre. C'est aussi le quartier général de Loukoum, puisque j'y ai installé l'arbre à chat, et elle passe beaucoup de temps elle aussi dans cette chambre, tout en haut de son arbre, dominant son territoire et son vassal - moi.

    S - Sauna. Comme je rentrais dans ma voiture mercredi soir après le travail, j'ai eu la sensation - siège et air brûlants - d'être dans un sauna. Mais j'ai beaucoup aimé cette sensation, et je me suis laissée allée au délassement que me procurait une telle chaleur plusieurs minutes avant de mettre le contact. C'était juste la bonne chaleur, très chaude mais pas étouffante, et ces quelques minutes m'ont fait du bien.

    T - Travaux. J'ai envoyé un sms à l'artisan qui s'est occupé des travaux de l'appartement, pour lui confier un nouveau projet : le rafraichissement et le réaménagement des placards des chambres. Il ne m'a pas encore répondu - contente de son travail j'ai donné ses coordonnées à des collègues, du coup il est débordé - mais je ne suis pas pressée (quoique). Je lui avais également parlé des balcons, dont je voudrais qu'il recouvre le sol en béton de bois, mais ça, ça peut attendre, du reste je suis en train de réfléchir à l'aménagement du balcon de la deuxième chambre (j'aimerai faire installer des treillis métalliques sur les murs pour y faire pousser des plantes grimpantes, je songe à la renouée toujours verte...). L'aménagement des placards serait, par contre, plus urgent, car j'aime quand les choses sont bien rangées.

    V - Vélo, le retour de la belle saison, c'est la reprise du vélo le soir, quand l'air est plus frais et les rues plus calmes. Ou le matin, pour profiter de la fraîcheur et de odeurs de la nature. La mésaventure du moment : pour protéger mon séant, je me suis équipée d'un cycliste "rembourré". Je l'ai testé jeudi, mais depuis hier j'ai des courbatures aux fesses et aux cuisses comme je n'en n'ai jamais eues ! je présume que le rembourrage du cycliste a modifié ma position sur la selle et tiré sur d'autres muscles que les muscles habituels. C'est fichtrement douloureux, et si pour ne plus avoir mal aux fesses je me retrouve à avoir mal ailleurs, WTF ???


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  • En ce moment, c'est certainement l'odeur des lys de mon bouquet d'anniversaire, le matin quand je prend mon petit déjeuner, et le soir quand je rentre dans mon appartement...


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  • Les poulettes


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  • Le printemps dans le parc, encore et toujours....


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  • Préparer de la semoule au chocolat, et la verser dans le plat à crème de ma grand'mère, délicieusement vieillot, avec ses dorures et ses petits oiseaux.

    Dans le parc voisin, sentir, avant de le voir, le pied de chèvrefeuille. Découvrir les poussins poules d'eau, fragiles flocons face à l'apesanteur, fermer les yeux, écouter les chant des oiseaux, respirer l'odeur de l'eau toute proche, de la terre sableuse réchauffée par une journée ensoleillée.

    Aller acheter des fleurs pour mes jardinières. Mettre mes mains dans la terre soyeuse, planter avec soin et attention les fleurs qui accompagneront mon été. M'apercevoir que le rosier que m'a offert mon ex-mari l'an dernier et qui refleurit cette année, est odorant.

    Au ciné, voir Django (Depuis que les américains ont quitté Paris, c'est moi le King of Swing), me régaler en écoutant les nombreux morceaux de jazz manouche.

    En sortant du cinéma, croiser mon oncle et ma tante, qui traversent la place à petits pas. M'asseoir avec eux sur un banc, et passer un moment. Faire des projets avec ma tante.

    Après ma douche, mettre une robe en lin.

    Aller en vélo chez le fleuriste me faire un bouquet d'anniversaire, pivoines gerberas et rose. Sourire aux gens que je croise. Faire un grand tour à vélo pour profiter de l'air du matin.

    Reprendre le vélo pour une longue balade dans les bois. En short, apprécier l'air tiède sur mes jambes.

    Regarder la buse tournoyer devant mes fenêtres...

     

     


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