• ... aujourd'hui ; la pluie revenant demain j'ai profité de la "fenêtre" météo pour faire ma lessive hebdomadaire parce que le linge séché au soleil sent toujours meilleur, et aller faire un grand tour dans le quartier. Je suis passée par la Cité, les dealers ne sont pas encore revenus c'est surprenant, j'ai croisé l'ancien boulanger marocain qui ne reviendra pas car son local n'était pas assuré... je lui ai dit que j'étais désolée pour lui (chômage technique) et pour moi car je n'avais pas retrouvé un pain aussi bon ! Son pain aux céréales (qui avait pris 60 centimes au plus fort de l'inflation) était délicieux et je le regrette bien.

    Comme il faisait beau j'en ai profité pour faire un grand tour dans le quartier. Entre la Cité et ma résidence, je l'ai déjà dit, il y a plusieurs hectares avec deux-trois maisons avec de grands terrains, une station service désaffectée, un stade, un ruisseau, et beaucoup d'espace libre... trop libres pour la mairie qui a besoin de faire de nouveaux logements sociaux et les promoteurs qui ont les dents longues. Les quelques maisons ont été achetées par des promoteurs, détruites et les grues ont commencé à monter les murs de nouvelles résidences. La Métropole a bien avancé sur les voiries, une des nouvelles rues déjà faite en partie. Elle a aussi presque terminé les aménagements paysagers. Le ruisseau a été nettoyé, son lit redessiné par une coulée de morceaux de granit symbolisant (comme me l'a expliqué l'architecte paysagiste que j'avais rencontré il y a quelques mois) son cours lorsqu'il est à sec et comme en ce moment il pleut, il bondi allègrement sur ce lit de granit, c'est assez joli et surtout bien plus propre qu'auparavant. Les espaces paysagés et les nouveaux cheminements piétons sont tout neufs... et voilà que tout autour d'un banc flambant neuf sont éparpillées des canettes de bière... :-/

    J'ai poussé un peu plus loin, sortant des espaces paysagés déjà réalisés pour rentrer chez moi par les espaces non encore aménagés. Sur le terrain le plus proche de ma résidence, j'ai vu quelques piquets bleus qui symbolisent peut-être le prolongement de la nouvelle rue ? Sur deux grands pins j'ai surtout vu des croix oranges, et je ne doute pas que celles-ci annoncent l'abattage de ces grands arbres, que je vois par mes fenêtres pour quelques mois encore... J'ai toujours mal au coeur quand j'entends une tronçonneuse... A pieds des grands pins j'ai vu des pignes mangées par des écureuils... Ceux là aussi sont condamnés... Il faut limiter l'étalement urbain alors on construit, on construit, on construit... Et ça se réchauffe, ça se réchauffe, ça se réchauffe.... Perso, je suis partisane de la politique de l'enfant unique à l'échelle planétaire, on est définitivement trop nombreux.

     


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  • Je donnerais tout ce que j'ai pour être normale, ne pas être en permanence stressée et angoissée comme je le suis. Et en plus, ça va en empirant :-/

    La psy m'a engueulée parce que je prenais du CBD pour soulager mon stress et mes angoisses quand ceux-ci sont en mode paroxysme. Bon ok, je vais prendre des petites plantes à la place. Ca m'agace toujours un peu, du moment que ce sont des plantes c'est considéré comme peu actif voire inefficace, les ayatollahs de l'allopathie te diront encore que c'est juste un placebo, alors que les plantes c'est pas du tout inoffensif. Et accessoirement le CBD, c'est une plante. 

    Le stress, c'est en particulier à cause du bruit du voisinage, quand je reconnais qu'objectivement la résidence et ses abords sont très calmes. Mais subjectivement je stresse au moindre bruit de conversation, de télé, je te raconte même pas quand j'entends - ou parfois même que j'ai juste l'impression d'entendre - un peu de musique... Le fait de vivre seule et donc de ne pas faire de bruit n'arrange rien. Ce qui me rassure c'est que je ne suis pas la seule à avoir le problème, figure toi que Gabrielle vit chez elle avec la télé à fond dans une pièce, la radio dans une autre, et... les boules Quies dans les oreilles pour couvrir le bruit venant des autres appartements. Je n'en suis pas là (pour l'instant !), mais depuis quelques mois je dors régulièrement avec des boules Quies "pour le cazou" il y aurait du bruit venant de chez mes voisins du dessous. Et tiens toi bien, j'ai croisé ma voisine du dessus qui m'a dit "ah, je vous préviens, le 23 mars je fête mon anniversaire avec des copines, on va faire du bruit..." Argh. Bon, elle fête ses 60 ans alors ce ne sera pas du rap, c'est déjà ça. Et pour peu qu'elle soit fan des années 80, je pourrai en profiter pour danser en même temps  dans mon salon... ça serait rigolo mais je prévois que la réalité va être un peu plus compliquée...

    Le psy de la clinique de jour à qui j'ai parlé de mon problème m'a proposé un protocole "d'exposition" tout nouveau venu des USA qui parait-il marche à tous les coups... ou presque. Il s'agit de prendre un médoc particulier et une heure plus tard, de se confronter à la source du stress, en l'occurrence pour moi, le bruit, bruit de la télé, de conversation, de musique... et ben figure-toi que je suis dans les quelques cas "ou presque" c'est à dire que je n'ai pas vraiment vu d'amélioration.

    En fait je me dis que mon prochain appartement sera dans une résidence pour séniors, là où on est sûr que les voisins ne sont pas bruyants... quoique les petits vieux écoutent souvent la télé à fond... Je me dis aussi qu'un jour je ferai comme Gabrielle, boules Quies jour et nuit...

    Quand je suis stressée, faut que j'avance. J'ai appelé le carrossier pour avoir la confirmation que la twingo sera bien prête vendredi prochain, et elle devrait l'être. Tant qu'à la remettre en état, j'en profite pour faire repeindre le capot, défraichi par 13 ans passés dehors, et changer un de mes phares usé pour la même raison. A mes frais, mais comme je vais la garder le plus longtemps possible, autant lui redonner un petit coup de jeune. Ne pas oublier qu'en avril je dois changer disques et plaquettes de frein.

    Et puis j'ai rappelé le service médico-social ce matin. Le médecin n'était pas là mais j'ai expliqué la situation à l'infirmière : "alors le médecin du travail m'a proposé de reprendre le travail avec un temps partiel thérapeutique qui pourrait déboucher sur une invalidité qui me permettrait de travailler moins en limitant la perte de salaire, j'ai dit non mais en fait compte tenu de mon état de santé et de fatigue c'est pourtant bien ce dont j'ai besoin". Elle doit en parler au médecin demain, et me tiendra au courant de la suite. Eh oui, j'ai passé le week-end à tourner tout ça dans ma tête, et puis ce matin je me suis levée fatiguée, comme souvent comme toujours en fait, et je me suis dit que oui, travailler moins ce serait bien. A suivre...

    En attendant, je me suis connectée au boulot aujourd'hui, Théo avait besoin d'aide sur un sujet qu'il ne maîtrise pas et là encore, je me suis dit que travailler moins, ce serait une bonne chose. Je suis contente de reprendre mais j'ai perdu la flamme sacrée...

    Stress d'autant plus haut qu'en ce moment le temps est particulièrement moche, grosses averses et vent qui retourne le parapluie, et que je ne peux pas bouger comme je le voudrais. A 1500 euros la franchise je n'ose pas me servir de la voiture de prêt, je ne vais pas à la salle de sport et les sinus sont encore trop douloureux pour que je reprenne le yoga. Le manque d'activité physique renforce donc ma sensibilité au stress et m'empêche de l'évacuer, c'est parfois à la limite du supportable.

    Pour tout arranger, la chaudière a déconné ce matin quand j'ai mis le chauffage... et les problèmes mécaniques s'arrangent rarement tous seuls...


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  • J'ai vu le médecin du travail ce matin, pour une pré-visite de reprise. Je lui ai indiqué que je souhaitais reprendre à temps complet, en particulier parce que la Big Bank ne pratiquant pas la subrogation c'est très compliqué de suivre les versements de la sécu d'une part et les retenues sur le salaire de l'autre. Je dois d'ailleurs appeler l'assistante sociale à ce sujet car je n'ai toujours pas réussi à comprendre mon bulletin de salaire correspondant au temps partiel thérapeutique de novembre dernier.

    Le médecin m'a alors répondu que si j'avais accepté de reprendre à temps partiel thérapeutique, il demanderait à la sécu de me passer en invalidité au bout d'un an, une invalidité qui me permettrait de ne travailler qu'à 60 % tout en percevant une alloc d'invalidité complétant mon salaire. Ah, diantre fichtre, travailler moins sans perdre d'argent... S'il m'avait proposé ça en octobre dernier, j'aurais dit oui direct, tant j'étais alors mal dans mon boulot.

    Maintenant... Tout d'abord, ça voudrait dire continuer à galérer à trouver l'adéquation entre les versements de la sécu et les retenues sur mon salaire - et le médecin m'a en effet confirmé qu'il y avait un décalage qui pouvait prendre plusieurs mois et qu'il fallait donc avoir un peu d'argent de côté pour faire face au décalage. Ensuite, la situation au travail a changé, avec l'arrivée de Théo dans le service, et le fait que je me sois remise au travail de façon informelle ce qui me va me permet d'envisager ma reprise officielle de façon plus sereine. Enfin, je sais que la Big Bank propose deux dispositifs de fin de carrière permettant de réduire le temps de travail. Je n'ai pas compris la différence entre les deux dispositifs, le service qui gère la paie et à qui j'ai posé la question m'a renvoyé sur ma RH, que je contacterai lorsque je reprendrai le travail. Et en attendant, je réfléchis à passer à temps partiel l'an prochain, et peut-être même avant. Le problème ce n'est pas de travailler cinq jours... c'est de n'avoir que deux jours pour se reposer et faire tout ce qu'on ne peut pas faire dans la semaine. Pour l'avoir testé il y a quelques années, je sais à quel point ne pas travailler le vendredi est un réel bonheur même si dans ce cas, travailler moins c'est gagner moins...

    J'ai dit non au médecin du travail, sans être trop sûre d'avoir pris la bonne décision...


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  • Il y avait longtemps que le temps n'avait pas été si mauvais. Vent, pluie, grêle, et les températures qui baissent, bien sûr. Alors c'est vrai que la voiture, c'est pratique.

    La voiture... de prêt. J'avais demandé une toute petite voiture, j'ai une C3 presque neuve avec plein d'accessoires modernes, à commencer par un écran pour l'ordinateur de bord, dont je ne sais pas me servir. La société de location m'a gentiment désactivé le "stop and start" qui me posait problème et j'ai petit à petit trouvé comment mettre les phares, comment mettre les essuie-glaces... indispensables en ce moment. La voiture est jolie, elle sent le propre, ce serait très agréable de la conduire... si la société de location ne m'avait pas prévenu qu'en cas d'accident ou d'accrochage la franchise est de... 1500 euros.... De quoi conduire très très prudemment, voire même de ne pas conduire du tout - sauf que je suis bien placée maintenant pour savoir que même garée, une voiture peut être accidentée ! 

    Ca fait un peu plus de vingt ans que je n'ai pas conduit autre chose que des twingo, je t'assure que ça fait bizarre de passer à autre chose. En même temps j'avoue, la C3 a une conduite douce, une direction assistée dernier cri qui est très agréable et super pratique pour les manoeuvres, le bip bip qui retentit quand je recule, les phares qui s'allument automatiquement quand je passe dans le tunnel souterrain du centre-ville... Je pense que si elle était à moi, j'apprécierais certainement le volume du coffre, sans parler d'un autoradio en état de marche, et j'ai cru comprendre qu'il y a des petits trucs sympas, le bluetooth, les commandes au volant pour l'autoradio et le téléphone en bluetooth... 

    Oui mais je n'ai jamais considéré la voiture comme autre chose qu'un volant et quatre roues destinés à m'emmener d'un point A à un point B. Je n'ai eu qu'une seule voiture neuve, ma twingo actuelle (auparavant j'avais eu deux petites twingo 1 d'occasion, que je regrette bien tant elles étaient mignonnes), neuve parce qu'à ce moment là j'avais la possibilité d'acheter une twingo neuve, c'est tout, et elle fait le taf depuis 14 ans et c'est très bien. Pour le coup, je vais la bichonner car je n'ai pas envie de devoir en changer et si cela devait être le cas, je chercherais une petite voiture d'occasion. Acheter une voiture neuve c'est pas pour moi, trop Picsou pour ça, trop speedée à l'idée du moindre accrochage. Ceci dit, j'avoue quand même : le confort d'une voiture neuve et moderne, c'est quand même quelque chose d'appréciable et s'il n'y avait pas l'épée de Damoclès de la franchise, je crois que je kifferais un max !

    Et en attendant, vu le mauvais temps du moment, j'apprécie d'être en voiture plutôt qu'à pied ! 


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  • A - Argent. Clairement cet appartement je l'ai payé 10 000 euros de trop, parce qu'il y a beaucoup de choses qui n'allaient pas ou ne vont pas, je m'en aperçois petit à petit. Pour autant, à l'époque, pas possible de négocier, il n'y avait que ce T3 en vente et bien moins cher quand même que les autres T3 - et pour cause il y avait déjà le projet de rénovation énergétique en discussion - ce dont le vendeur s'est bien gardé de me parler... Après, un bien immobilier, il y a toujours des choses qu'on n'a pas vu en le visitant, et même les biens neufs réservent parfois de mauvaises surprises.

    B - Bruit. Il y a un appartement qui en vente dans la résidence et ça fait trois jours que les propriétaires y font faire des travaux, notamment changer les menuiseries extérieures, et que les ouvriers font du bruit, du bruit et encore du bruit. Je finis par me demander sur quoi ils tapent comme ça à longueur de journée. Hier matin ils ont même commencé à 8 h moins le quart ! Et ne s'arrêtent pas pour la pause déjeuner... Bon, lundi et mardi comme ça tombait en même temps que les bruits de mes travaux, j'ai au moins pensé que ça tombait bien que tous les travaux aient lieu en même temps, ça limitait le bruit subi par les autres propriétaires. Et j'ai aussi pensé à mes voisines habituellement en télétravail et qui, heureusement pour elles, ne l'étaient pas cette semaine ! Et pas de chance, l'entreprise qui entretient les espaces verts est venue aujourd'hui pour le nettoyage des feuilles mortes, et ces crétins se servent encore de souffleurs thermiques horriblement bruyants - tout en étant bien moins efficaces qu'un bon vieux râteau !  Heureusement que le rhume me bouche en partie les oreilles...

    E - Electricien. Misère ! ce matin la goulotte posée le long du plafond était décollée ! En même temps, le mur étant en crépi, c'est un peu normal. J'ai remis le truc en place, appuyé un peu, ça tiendra ce que ça tiendra et au pire, j'y mettrais de la colle, l'électricien est sympa je vais pas le rappeler pour si peu et je suis assez grande pour me débrouiller sur ce genre de détails. Le crépi, je n'aime pas du tout, peint en blanc ça passe un peu mieux, mais faire refaire les murs est absolument inenvisageable, donc je ferai avec le crépi.

    S - Surprise. La mauvaise surprise, le peintre l'avait eue il y a quinze jours, lorsqu'il a enlevé l'immense miroir de la salle de bain et qu'on a découvert que le luminaire situé au dessus du miroir était branché à la "one again", fil et dominos à l'air libre, sans protection. Et hier l'électricien m'a expliqué que c'était encore pire que ce que je pensais. En effet l'"installation" est située à moins de 60 cm de la douche... dont la paroi n'a pas la hauteur requise... c'est à dire que l'installation n'est absolument pas conforme en terme de sécurité. Gros frisson à l'idée que depuis presque trois ans que je prends ma douche, j'ai eu mille fois le risque de jouer les Claude François... En attendant que je fasse changer la paroi de douche - l'électricien doit me donner les coordonnées d'un Michel Morin - l'électricien a sécurisé l'installation électrique et je fais bien attention à ne pas l'éclabousser.

    V - Volets roulants. Mauvaise surprise aussi, quand les ouvriers ont enlevé les vieux volets ils se sont aperçus que les ouvriers qui avaient changé les portes-fenêtres des chambres il y a deux ans avaient fait un boulot pas très joli tout en haut des baies, sous prétexte que les volets en cachaient le haut. Je ne vais pas laisser passer ça, je vais appeler le SAV de l'entreprise des menuiseries, photos à l'appui. Comme je le disais hier à ma voisine, c'est quand même galère de ne pas s'y connaître et en plus d'être une femme face aux entreprises du bâtiment ou des garagistes. Rien de grave mais un certain énervement.

    M - Ménage. Du coup, comme prévu ce matin c'était grand ménage, tout y est passé du sol au plafond parce que les ouvriers sont bien gentils mais ils se salissent les mains et ont tendance à les poser partout sans faire trop attention. Deux heures et demie à fond la forme, sans pause, avec un temps suffisamment doux pour que j'ouvre toutes les portes fenêtres. Vu le temps, j'en ai profité pour laver mes draps qui sècheront dehors et auront une bonne odeur ce soir quand je les remettrais sur le lit. J'ai lavé les sols à genoux pour les décaper le mieux possible et j'ai terminé en lavant aussi le réservoir de l'aspirateur, plein de poussière. J'ai apprécié la douche qui a suivi ! C'était sans compter Loukoum qui a profité du beau temps pour faire sa sieste du matin dans une des jardinières, et qui est ensuite rentrée dans l'appartement couverte de terre sèche, merci Loukoum ! 

    T - Travaux. J'ai prévu de faire refaire les sols en 2025, pas le courage de le faire faire avant, surtout avec les nuisances que les travaux de la rénovation de la résidence vont entraîner dans les mois à venir. D'ailleurs, de ce côté là, ça "counille" comme l'a reconnu un des entrepreneur : les travaux ont commencé et... ils ont commencé. C'est tout, parce que pour un certain nombre de raisons conjuguées les travaux sont au point mort depuis deux mois ! En attendant en ce qui concerne mon appartement j'ai juste demandé au peintre de me faire un devis pour l'aménagement du placard de la deuxième chambre, dont les étagères intérieures ne sont absolument pas pratiques ni rationnelles, et je veux aussi remplacer les vieilles portes métalliques d'origine par des portes coulissantes plus jolies.  Lorsque je ferai refaire les sols je ferai aussi refaire le dressing dont la moquette (!) est d'origine, tout comme la tapisserie. J'avais paré au plus pressé lorsque j'ai aménagé et n'avais fait faire que l'aménagement des penderies, mais le dressing est un peu le parent pauvre de l'appartement et c'est dommage parce que ça pourrait une des pièces les plus chics.


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  • Contre toute attente, la médiathèque a Le Vicomte de Bragelonne dans ses rayons. Bon, il est déjà sorti mais j'ai a moins pu le réserver, ça c'est chouette.

    Comme j'enregistrais les bouquins que j'ai emprunté cette après-midi, la bibliothécaire m'a dit "ah, je vais en profiter pour changer votre carte, parce que nous avons changé de système informatique".

    Parce que vois-tu quand un système marche bien, il faut toujours le changer. J'ai vécu ça je ne sais combien de fois dans ma vie professionnelle.

    J'ai donc dit Adieu à mon ancienne carte et j'ai récupéré la nouvelle.

    Ma vieille carte, elle devait bien avoir... ouh... une vingtaine d'années ? Certainement plus. C'était ma première carte en plastique, format carte bancaire. Parce que jusque là j'avais eu je ne sais combien de cartes en carton. Ah, ces bonnes vieilles cartes en carton, qui allaient - te souviens-tu - de pair avec les fiches papier collées à la fin des livres, que les bibliothécaires tamponnaient - tampon encreur en caoutchouc - de la date de retour. Et il y avait aussi la petite fiche carton du bouquin, sur laquelle on notait le numéro de carte de l'emprunteur et qu'on rangeait dans une boîte, par date de retour.

    Ouh là ! Je me fais souvent l'effet d'être un dinosaure. Et de fait, j'en suis une, j'ai appris à écrire sur une Olivetti mécanique, et j'ai connu les telex à bandes perforées - croix de malte pour terminer le message.

    Bref. J'ai le regret de n'avoir pu garder aucune de mes cartes de bibliothèque, devant toujours redonner l'ancienne pour avoir la nouvelle. Ma première carte ? En CP, déjà, et je n'ai jamais cessé de fréquenter les bibliothèques depuis. A chacun des déménagements de ma vie et il y en a eu ! j'ai toujours repéré de suite les deux choses essentielles à ma vie : un, la boulangerie, deux la bibliothèque. 

     

    Bon, la médiathèque cette après-midi. J'y ai récupéré les Chroniques Birmanes de Guy Delisle, déjà lu mais envie de le relire, et puis au rayon nouveautés je suis tombée sur la fameuse biographie de JJ Goldman parue récemment, alors je l'ai empruntée parce que justement j'y pensais hier soir.

    Hier soir, grosse fatigue après le départ - tard - de l'électricien, besoin de calme et de repos. J'ai été chercher l'album En Passant, de Goldman au fond de mon tiroir à CD. 

    Goldman, je n'étais pas plus fan que ça au départ, je trouvais ça gentillet, voire un peu cucul mais avec un bon son, de bonnes guitares et ça me plaisait bien, je connaissait les paroles des chansons qui passaient à la radio, mais je n'avais pas éprouvé l'envie d'acheter ses albums.

    Et puis, fin des années 90... Ais-je acheté l'album En Passant pour en avoir entendu une chanson à la radio, et celui-ci m'a-t-il donné envie d'aller le voir en concert, ou est-ce le contraire ? Ce concert j'y suis allée avec Gabrielle - est-ce elle qui m'en avait parlé ? Je n'en n'ai aucune idée.

     

    La carte de bibliothèque

     

    1998, novembre, la patinoire Mériadeck et 170 francs la place de concert. Eh oui je l'ai gardée.

     

    Mais je me souviens bien que le concert avait été génial, et que lorsqu'il est repassé peu de temps après nous y sommes retournées, album Chansons pour les pieds. Et même deux fois et j'ai le souvenir d'un beau fou rire dans ma petite twingo dans laquelle j'avais emmené Gabrielle mais aussi trois de ses amis, tous serrés comme des sardines !  L'album En Passant est très beau, de longues chansons très douces et un peu tristes et je l'ai ré-écouté hier soir avec beaucoup de nostalgie et la gorge un peu serrée. J'ai horreur de ça. Je regarde rarement en arrière, sauf pour comprendre où j'ai merdé et en tirer les conséquences. Radio Nostalgie, le culte des années 80 très peu pour moi. Les années 80 c'était il y a... quarante ans, quarante ans b****l il faut savoir tourner la page. C'est chouette pour danser, et c'est tout. J'écoute peu de musique, quand je suis en télétravail la bande son c'est Radio Campus Bordeaux qui a une programmation sympa. Dans la voiture quand mon autoradio marchait encore c'était plutôt FIP et l'autre soir je suis montée dans la voiture de mon fils, c'était Radio Nova et c'est pas mal non plus.

    Bref, je suis allée voir Le Procès Goldman il y a quelques mois et j'ai beaucoup aimé, et je me suis posée beaucoup de questions sur l'influence de Pierre, ce grand frère flambeur et gangster, sur le jeune Jean-Jacques, c'est pour ça que j'ai pensé à la biographie écrite par Jablonka et tu vois, ça tombe bien, elle m'attendait à la médiathèque. 


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  • J'ai fini par le finir, et entre Les Trois mousquetaires et Vingt ans après, j'ai passé plusieurs semaines en compagnie de D'Artagnan et ses copains, et je regrette de ne pas me souvenir quand j'en ai commencé la lecture précisément pour savoir combien de temps j'ai mis à venir à bout de ces presque 1500 pages. 

    D'Artagnan et une bonne plongée dans l'Histoire aussi, Richelieu, Mazarin, Anne d'Autriche et pas seulement, mais le siège de La Rochelle aussi et l'arrivée de Cromwell en Angleterre...  C'était bien, il faut que j'aille compléter tout ça par un petit tour sur Wikipédia... et dans le Larousse ;-)

    Et pour le coup j'ai du mal à me mettre à la lecture d'un nouveau bouquin... et j'ai une bonne envie de continuer chez Dumas, et j'ai de quoi faire, Le Vicomte de Bragelonne par exemple. Problème on ne trouve plus ces bouquins à la médiathèque, j'ai trouvé Les Trois mousquetaires dans une BAL, j'ai dû acheter Vingt ans après chez Momox, il faudra donc que je cherche Le Vicomte en occasion.

    Oui, décidemment j'ai bien envie de continuer chez Dumas ! 

     

    Petite anecdote pas littéraire du tout : j'ai failli m'appeler Dumas, un garçon qui m'a longtemps couru après et avait fini par me rattraper. Mais ce fâcheux a choisi d'en épouser une autre, et pire, il m'a refait le coup trente ans plus tard... La dernière fois que je l'ai vu je lui ai dit "pas la peine de revenir encore dans trente ans, ça sera trop tard". Et voilà pourquoi je ne m'appelle pas Dumas.


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  • On a des a priori un peu bêtes, comme quoi les travaux de peinture, c'est tout propre, les travaux d'électricité, silencieux.

    Que nenni ! Pour peindre, il faut préparer les murs, donc : poussière, beaucoup de poussière. Et les électriciens, ils font des trous dans les murs. Résultat : de la poussière, beaucoup de poussière, et du bruit, beaucoup de bruit.

    Et aujourd'hui, la société qui change les volets roulants de l'appartement fait de la poussière et du bruit, beaucoup de poussière, beaucoup de bruit (et encore, chance, avec le rhume j'ai les oreilles un peu bouchées). Sans parler d'un autre appartement à l'étage en dessous dont une société change les menuiseries extérieures - du bruit, du bruit, encore du bruit...

    Sans parler des va et vient entre l'appartement, les camions garés en bas sur les trottoirs boueux, et le balcon un peu humide aussi. Donc : un sol sale, très sale.

    Demain je ferais donc du ménage, beaucoup de ménage, beaucoup beaucoup de ménage. Et j'apprécierai certainement la bonne douche qui suivra. Et le silence revenu !

    Et en attendant, porte-fenêtres grandes ouvertes par les allers et venues des ouvriers entre l'appartement et le balcon, j'ai froid, très froid.


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  • Finalement, je ne suis pas plus avancée.

    Le dico, le vélo

     

    (mais j'ai appris à transférer mes photos depuis mon smartphone vers mon pc via le Bluetooth !)

    Dans le Larousse en trois volumes édition 1974, aucune entrée au nom de Manouchian.

     

    Et puis malgré tout deux heures de balade en vélo cet après-midi, parce que le temps le permettait, et mon niveau d'énergie aussi. Je n'ai pas senti l'odeur des mimosas, ni celui des jonquilles, ni celui des violettes... :-/ mais la sortie m'a fait du bien.


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  • La grippe a laissé place à un gros rhume celui qui fait que tu ne déplaces plus sans deux ou trois paquets de mouchoirs en papier et qui fait du rouleau de sopalin ton meilleur ami, et encore je m'estime chanceuse car malgré tout je parviens à dormir. J'étais déjà fatiguée avant la grippe mais là, je suis HS. Pas possible d'aller récupérer de l'énergie en faisant du sport, je n'en suis pas capable. J'ai tenté une séance de yoga chez moi mardi matin et j'ai découvert que le chien tête en bas - adho mukha svanasana pour les initiés - avec les sinus pleins et congestionnés est très douloureux. Au milieu de tout ça il faut que je gère les suites de l'accrochage de la twingo, et l'absence de voiture. Heureusement que je peux tout faire à pied ou presque, mais ce serait bien plus facile si j'étais en pleine forme. Lundi je rappelle l'assurance, et je rappelle le carrossier pour qu'il me prête une voiture. Bien qu'en arrêt maladie j'ai un agenda chargé, un électricien doit venir refaire l'alimentation du moteur du volet roulant du salon, il a déjà repoussé deux fois, et heureusement que de son côté l'entreprise qui vient changer le volet roulant a également décalé le chantier. Mais bon, si tout le monde repousse ou se décommande, ça va être compliqué. En attendant je m'efforce de garder l'appartement propre et bien rangé, mais je n'échapperai pas au grand ménage après le passage de l'électricien et des ouvriers venus changer les volets roulants. Je fais changer les volets roulants qui en avaient bien besoin - ils ne descendaient plus entièrement et certaines lattes commençaient à être trop usées -  et j'en profite pour faire isoler les caissons intérieurs, de quoi gagner encore en confort thermique, tant qu'à financer les travaux de rénovation énergétique de la résidence autant casser la tirelire et faire des travaux complémentaires - j'avoue que l'héritage de mes parents m'aide bien. Le réchauffement climatique aussi, je ne mets presque plus le chauffage, reste à savoir si l'isolation par l'extérieure sera aussi efficace lors des canicules estivales.

    Pour tout arranger Chen a été hospitalisé en urgence vendredi pour des calculs rénaux, Théo s'est retrouvé tout seul au bureau et il était bien content que je me sois connectée aussi d'autant qu'il n'a pas encore tous les accès à tous nos fichiers. On a un rapport important à faire le vendredi matin à destination de l'encadrement et le même rapport doit être refait le lundi matin, pareillement pour les grands chefs. Faut pas se louper, et lundi matin je vais donc me lever tôt pour faire le rapport et montrer à Théo comment le faire, je vais enchaîner avec l'arrivée de l'électricien et j'espère qu'il n'a pas perdu la liste de tout ce qu'il y a à faire (il n'y a pas que l'alimentation du volet roulant à revoir) (j'ai des doutes sur le fait qu'un jour soit suffisant pour tout faire) et il faut donc que j'appelle carrossier et assurance. Je pense que je ne vais pas pouvoir aller au rdv chez la psy en plein milieu de matinée, je ne suis pas assez en forme pour y aller à pied. Mardi l'entreprise qui doit me changer les volets doit venir, et en fin de matinée j'ai rendez-vous avec la médecine du travail pour la visite de pré-reprise. J'ai donc un agenda de ministre, mais pas la cocaïne qui va avec. A défaut, je mange des petites gummies de vitamine C c'est très bon, et des petites clémentines. Et ce soir je me suis préparée une salade composée pour les jours à venir, vermicelle chinois, avocats, pomelos, haricots mungo, coeurs de palmiers... et la sauce est une sauce faite maison, du yaourt brassé allongé d'un peu d'huile végétale et assaisonné de cumin et de viandox. Je n'en peux plus des soupes en sachets que je me fais trop souvent, pas facile de manger et encore moins de cuisiner quand on est malade. Au plus fort de la grippe j'ai perdu deux kilos. Je vais te la faire un peu "biobo" comme dit mon petit frère, mais j'ai acheté le yaourt brassé au Biocoop du centre et il est délicieux. Si le bio ce n'était pas si cher j'en achèterai plus souvent parce qu'il faut reconnaitre que le goût est bien meilleur, et je ne doute pas de la qualité. J'ai d'ailleurs également acheté chez Biocoop une semoule à la farine de châtaigne absolument délicieuse mais tout à fait hors de prix, ou est-ce le contraire ? 

    Sinon, c'est le printemps, et si ce n'est pas une bonne nouvelle - c'est trop tôt et nous n'avons pas eu d'hiver -  c'est tout de même agréable. Le chêne en arrière plan n'as pas encore de feuilles, même pas de bourgeons loin s'en faut, mais le mimosa est en fleur et c'est magnifique - mais pas de chance cette année j'ai le nez trop bouché pour profiter de cette odeur trop fugace, à peine une semaine de floraison. Je me contente de sa couleur ! J'ai découvert qu'en plus de n'avoir plus d'odorat j'ai également les oreilles bouchées, joie du rhume...

    Je suis balade, complètement balade

    Dans les motifs de satisfaction il y a la lecture de Vingt ans après, la suite des Trois Mousquetaires. Autant le premier volet des aventures de D'Artagnan et ses amis ne faisait "que" trois cents ou quatre cents pages, la suite en fait presque mille et finalement j'en arrive au bout. Cinquante ans plus tard je n'avais pas oublié certains détails et ça me fait plaisir. Comment ai-je pu m'embarquer dans une telle lecture à l'époque - j'avais dix ans - je n'en reviens pas, mais l'enfance ne doute de rien. Je ne sais toujours pas combien d'argent représente une pistole mais je ne manquerai pas de chercher sur le net - à l'époque je trouvais la réponse à mes questions dans le Larousse en trois volumes de mes parents, je leur suis reconnaissante d'avoir mis à notre disposition dictionnaires et encyclopédies dans lesquels, petite fille solitaire, j'ai passé des heures. 

    Finalement, comme je traîne un peu ce matin je suis allée me plonger dans le Larousse (celui de mes parents était tellement usé à force d'avoir servi qu'ils avaient fini par le jeter, mais je l'ai retrouvé dans une BAL, même édition mais en bien meilleur état), et voilà, je sais maintenant qu'une pistole valait à peu près dix livres... mais j'ai eu la flemme d'aller chercher l'entrée "livre"... ce sera pour plus tard... Quand j'étais enfant on ne connaissait pas le mot "sérendipité" mais le principe était le même...

    Je suis balade, complètement balade

     


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  • Il y a quelques semaines une nana a mis une annonce sur la page de ma commune sur Facebook, pour annoncer qu'elle faisait un vide maison, et en mettant quelques photos des objets à vendre.

    - Petite parenthèse, les photos des vide maison ou des intérieurs des maisons en vente en ce moment témoignent du départ des gens de la génération de mes parents... cela m'émeut à chaque fois - Fin de la parenthèse.

    Bref, parmi les photos l'une d'elles a attiré mon regard, j'ai rapidement échangé avec la nana pour qu'elle me réserve l'objet, que je suis aller chercher il y a dix jours malgré la grippe.

    Ta Ta Tan....

     

    Le Mosquito

     

    Un appareil photo ancien de la marque Bauchet (que je ne connaissais pas), modèle "Mosquito 2", qui m'a de suite plu, et que j'ai immédiatement souhaité offrir à Monsieur Mon Cadet qui partage avec moi la passion de la photo.

    L'occasion d'aller farfouiller un peu sur internet pour en savoir plus sur cet appareil, j'ai donc appris qu'il a été fabriqué entre 1955 et 1962, qu'il est assez rare, et j'ai même trouvé la notice d'utilisation... car qui sait encore se servir de ce genre de modèle ??? Je voulais tout d'abord aller voir le vieux photographe de Pessac centre... mais il vient de prendre sa retraite. Heureusement que sur internet, on trouve bien des choses. J'ai aussi cherché à savoir si le format de pellicule existe toujours, bien sûr que non mais on arrive à en trouver de vieux rouleaux sur des sites... chinois semble-t-il. Mais trouverais-je encore un labo pour développer la péloche si j'en trouvais une (et pour autant qu'elle soit encore en état de faire des photos) ? 

    En tout cas, l'appareil est magnifique, bien conservé, tout comme son étui, j'ai juste fait un petit nettoyage de la bakélite et du cuir. C'est son gros oeil bleu qui m'a attiré le regard sur la photo du vide maison, presque un coup de foudre, et je serai très contente de le voir mis en valeur sur une étagère chez mon fils.


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  • En nettoyant le balcon il y a quelques semaines, j'ai jeté mon très vieux thermomètre extérieur et maintenant il me fait défaut. Il faut que je m'en trouve un nouveau. Ceci dit, en ai-je vraiment besoin pour savoir quand il fait froid ou quand il  fait chaud ? Et en ce moment, il fait bon, beau temps et fenêtres ouvertes, d'ailleurs j'en ai profité ce matin pour faire ce que j'ai horreur de faire, à savoir laver les fenêtres justement. J'ai des baies vitrées dans le salon et les chambres, ça veut dire grandes surfaces et donc d'autant plus de risques de traces en tout genre. Je ne suis pas douée pour laver les vitres, ça prend du temps et le résultat parfois approximatif... Mais là je ne pouvais pas retarder d'avantage l'opération, je ne le fais qu'environ une fois par an (j'avoue) et il restait des traces du pollen du printemps dernier... Bref, j'ai de belles fenêtres toutes propres et sans trop de traces, pour une fois. Et le temps étant décidemment au beau, j'ai bien mérité le petit café au soleil du balcon en suivant.

    La grippe est passée j'ai encore une grosse fatigue, mais je me suis remise au yoga hier matin, et je considère que le nettoyage des vitres (un peu plus d'une heure) fut ma séance de sport de la journée. Mais peut-être vais-je aller me balader dans Bordeaux dans l'après-midi, histoire de prendre l'air de la grande ville.

    Histoire de fêter l'arrivée du printemps (au 14 février !) je me suis achetée un joli bouquet coloré...

    Comme un air de printemps...

    et j'ai pris ce matin une photo du lever de soleil vu depuis mon salon.

    Comme un air de printemps...

    Le retour du printemps, c'est le retour des chants d'oiseaux un peu avant le lever du soleil, celui de la petite araignée qui tisse une nouvelle toile sur la rambarde du balcon chaque nuit, et les pies qui consolident leur nid, un peu abîmé par l'hiver,  dans l'arbre en face de chez moi. 


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  • Je suis partie faire ma balade du dimanche matin à pied, histoire d'en finir avec les miasmes de cette grippe qui n'en finit pas de durer (mais ça va mieux depuis hier). Et puis voilà qu'une de mes voisines m'a appelée "euh vous pouvez revenir ? votre voiture vient d'être accidentée !"

    Diantre, ma voiture a sa propre vie sans moi ? Je l'avais pourtant laissée en bas de chez moi, bien garée sur le parking... C'était sans compter une voiture qui grille la priorité à une autre, l'emboutissant, et voilà que la deuxième voiture part en vrille et vient finir sa course contre la mienne.... Elle est trop amochée pour que je puisse envisager de l'emmener moi-même au garage, alors il faudra que j'appelle l'assurance dès demain matin... Et vu la tête du pare-choc, du capot avant et des phares... il y a eu de la casse... "Ce n'est que du matériel" m'avait dit mon père lors d'un petit accrochage il y a une bonne dizaine d'années, RIP mon père et il me reste sa sagesse.

    Allez, demain sera un autre jour. En attendant, c'est ballot comme on se trouve bête, sans voiture, on se sent tout nu. Pourtant je suis bien située, je peux tout faire à pied ou en tram, ou presque, et la voisine qui m'avait appelée ce matin m'a rappelée tout à l'heure pour me proposer de m'emmener faire des courses quand j'en aurai besoin. Décidemment les voisines sont sympas. Et pour la voiture... eh bien ce n'est que du matériel... Et après deux semaines de grippe assez forte pour que je sois obligée de rappeler le médecin vendredi, j'ai le cerveau encore trop embrumé pour trouver la situation dramatique. On est bien d'accord qu'il y a des choses nettement pires qu'une voiture abîmée.


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  • La grippe est sévère, c'est décidé l'an prochain je me fais vacciner. 

    En dépit de la grippe j'ai bossé, ça m'a changé les idées, je suis allée faire mes courses, mais je suis HS et cet après-midi j'ai dormi presque trois heures, une bonne grosse sieste qui m'a fait du bien. Hier matin le peintre est venu faire les finitions de la salle de bain, une étagère et des patères à installer, les anciennes étagères de la salle de bain à poser dans le cellier au-dessus de la machine à laver, une chatière à poser pour pouvoir fermer la porte du cellier, de petits ajustements qui étaient nécessaires, et je suis contente que ça soit fini. Je ne suis pas bien sûre du rose de la salle de bain, je le trouve un peu trop malabar finalement mais je me dis que pourquoi ne pas y exposer, là aussi, quelques photos. A voir.

    Ce matin c'était mon dernier passage à la clinique de jour, j'ai dit salut et j'espère bien ne pas vous revoir. Olivier m'a tout de même dit "tu es dispo lundi prochain pour venir prendre un café chez moi avec Jean-Matthieu" ? Oui, bien sûr, Olivier est un gars sympa, il a besoin de développer sa vie sociale,  moi aussi, et il habite à quelques kilomètres seulement de chez moi. Je ne suis jamais aussi misanthrope que je le crois - ou que je l'espère. Et puis si il y a Jean-Matthieu aussi... ;-)

    La clinique de jour j'y suis arrivée le 17 mai, j'étais à la limite du suicide. En me raccompagnant à la porte un des infirmiers m'a dit "j'espère qu'on vous a aidé ?" "Ben vous m'avez sauvé la vie". La découverte de l'art-thérapie a été un truc important pour moi, et puis la rencontre d'autres souffrances, aussi.  Neuf mois, presque dix, je n'aurais pas pensé que la dépression durerait aussi longtemps, qu'elle serait aussi dure et violente. Je ne suis pas bien sûre d'en être tout à fait sortie, mais ça va bien mieux. Je reprends le boulot le mois prochain officiellement, officieusement ça fait déjà deux semaines que je donne un coup de main à mes collègues, c'est sympa de faire du "tourisme" au bureau, je reprends sans pression et ça le fait bien. 

    Je suis allée prendre l'air à l'océan dimanche, besoin de grand air, de bruit des vagues, de solitude. Il faisait presque beau, il n'y avait pas trop de monde, ni trop de vent, j'ai passé un bon long moment à me balader sur la place en regardant les vagues, les grosses du fond et les petites toutes mousseuses qui viennent lécher les pieds imprudents, et j'ai ramassé ces petits coquillages laissés par les marées. Une plage trop lisse, trop propre, j'aurais apprécié un peu plus de varech, un peu plus de bois flotté. Sans varech, il n'y a plus cette odeur d'iode qui saisissait les narines quand j'étais enfant, et puis j'aimais bien ces paquets d'herbes marines noires et froissées rejetés par la mer, ça avait son charme.

    Levée d'écrou


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  • Mes voisines lui avaient trouvé un faux air de Gérard Lanvin sous les lumières stroboscopiques de la soirée dansante alors appelons-le Gérard. 

    Ben Gérard, bien moins Lanvin le lendemain à la lumière du jour, il devait en plus couver la grippe, qui m'est tombée dessus lundi soir, et je suis HS depuis plusieurs jours. Une bonne grosse grippe, grosse fièvre, maux d'estomac et maux d'intestins, y a-t-il un endroit qui me laisse tranquille depuis lundi ? Hélas non. J'ai même mal aux os ce qui est toujours un mystère pour moi, pourquoi avons-nous mal aux os lorsqu'on a de la fièvre ? Et je ne parle pas de la toux qui s'est rajoutée à tout le reste, et qui est douloureuse. J'ai loupé un spectacle de danse contemporaine prévu mardi soir, j'ai dû annuler le cours de yoga hebdomadaire, j'ai dû reporter le passage du peintre pour les finitions de la salle de bain - je n'ai toujours pas d'étagères et de patères ce qui n'est pas pratique mais heureusement il avait au moins posé le miroir vendredi dernier -   j'ai surtout passé je ne sais trop combien d'heures dans mon lit. Je me suis quand même traînée au supermarché hier pour faire quelques courses et pour tout arranger je dois faire face à une sollicitude accrue de ma voisine qui en est rendue à m'appeler tous les jours quand ce n'est pas deux fois par jour, ce qui m'inquiète un peu car je sens bien qu'elle investit un peu trop affectivement sur moi parce que nous avons le même âge, vivons seules et sommes dépressives, mais je sens bien que ça pourrait devenir compliqué à gérer... C'est Loukoum qui a été un peu déboussolée, parce que si le premier jour elle a trouvé ça sympa que je passe ma journée au lit et de rester collée contre moi qui devait être à une température agréable pour elle - elle a dû penser "ah elle a enfin compris qu'il ne sert à rien de s'agiter et que la vraie vie c'est de dormir vingt heures par jour" - je n'ai pas pu m'occuper d'elle comme d'habitude et elle a senti qu'il y avait quelque chose qui clochait. Un gros câlin hier soir l'a rassurée. En ce qui concerne l'appartement j'ai aussi réussi à le maintenir rangé, vive le lave-vaisselle quand on est malade. Vive le Doliprane aussi, toujours, toujours ! avoir du Doliprane en réserve, et c'est bien la seule chose qui traîne sur la table de la cuisine. J'ai aussi découvert que mon nouveau canapé n'est pas aussi confortable pour faire la sieste ou simplement s'y allonger - prévoir le prochain dix centimètres plus long.

    Je me suis quand même connectée plusieurs fois au boulot, entre deux accès de fièvre et de toux, parce que Théo a officiellement rejoint notre équipe le 1er février mais n'a pas encore tous les accès (bien sûr ! ce serait trop beau) et surtout qu'il est en plein apprentissage - alors même qu'une grosse réorganisation au niveau de notre direction complexifie encore la situation (réorganisation des équipes, réattribution des tâches avec tout ce que cela signifie en terme de "petits" changements concrets, les listes de diffusion mail par exemple qui doivent être mises à jour partout où nous les utilisions) - et que Chen ne peut pas tout faire tout seul (ceci dit le fait de me connecter m'a permis de constater que Chen se plaint beaucoup mais qu'il ne fait pas des journées plus longues que d'habitude. Certes je crois avoir compris qu'il a laissé de côté tous ses sujets habituels) . J'ai donc donné un coup de main, ça m'a changé les idées et puis ça m'a permis aussi de me remettre dans le bain et de comprendre un peu plus de quoi il retourne avec cette réorg. D'ailleurs c'est drôle, il y a plusieurs mois quand je me posais des questions sur ma fin de carrière je me disais "bah d'ici que j'y arrive je n'échapperai probablement à une énième réorganisation..." et tu vois on y est, c'est dire si le monde de l'entreprise est prévisible... et pénible... toujours devoir se remettre en question, laisser ce qui marchait bien pour s''adapter à de nouvelles façons de faire, à de nouveaux outils, à une nouvelle organisation parfois si peu pertinente qu'elle sera remise en question trois ans plus tard... Trois ans c'est en moyenne le rythme des réorganisations (et c'est encore le cas cette fois-ci puisqu'il y a trois ans que je suis arrivée dans mon service actuel, mon service précédent ayant été... supprimé), et j'ai connu des services où c'était même plus fréquent... On épuise le salarié mais on s'en fout, là haut on ne se préoccupe pas du salarié mais de la prime qu'on va toucher lorsqu'on a une nouvelle idée de réorganisation. On devrait pourtant nous aussi toucher une prime, pour nous remercier de notre "adaptabilité" ! 

    Bref, la grippe, une semaine de perdue et une énième réorg à laquelle il va me falloir faire face... en espérant que ce soit bien la der des der :-/


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