• En ce moment, c'est certainement l'odeur des lys de mon bouquet d'anniversaire, le matin quand je prend mon petit déjeuner, et le soir quand je rentre dans mon appartement...


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  • Les poulettes


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  • Le printemps dans le parc, encore et toujours....


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  • Préparer de la semoule au chocolat, et la verser dans le plat à crème de ma grand'mère, délicieusement vieillot, avec ses dorures et ses petits oiseaux.

    Dans le parc voisin, sentir, avant de le voir, le pied de chèvrefeuille. Découvrir les poussins poules d'eau, fragiles flocons face à l'apesanteur, fermer les yeux, écouter les chant des oiseaux, respirer l'odeur de l'eau toute proche, de la terre sableuse réchauffée par une journée ensoleillée.

    Aller acheter des fleurs pour mes jardinières. Mettre mes mains dans la terre soyeuse, planter avec soin et attention les fleurs qui accompagneront mon été. M'apercevoir que le rosier que m'a offert mon ex-mari l'an dernier et qui refleurit cette année, est odorant.

    Au ciné, voir Django (Depuis que les américains ont quitté Paris, c'est moi le King of Swing), me régaler en écoutant les nombreux morceaux de jazz manouche.

    En sortant du cinéma, croiser mon oncle et ma tante, qui traversent la place à petits pas. M'asseoir avec eux sur un banc, et passer un moment. Faire des projets avec ma tante.

    Après ma douche, mettre une robe en lin.

    Aller en vélo chez le fleuriste me faire un bouquet d'anniversaire, pivoines gerberas et rose. Sourire aux gens que je croise. Faire un grand tour à vélo pour profiter de l'air du matin.

    Reprendre le vélo pour une longue balade dans les bois. En short, apprécier l'air tiède sur mes jambes.

    Regarder la buse tournoyer devant mes fenêtres...

     

     


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  • C - Connectés. Certains de mes collègues sont très connectés. Ce midi, à table, comme nous discutions finances et que nous nous interrogions sur le cours de l'action de la Big Bank, un de mes collègues a cliqué sur sa montre et nous a aussitôt donné le cours de l'action. On n'arrête pas le progrès. Ca fait partie de ce que j'aime chez mes collègues, ils ne cessent de me surprendre - et de me maintenir à peu près au niveau en terme de nouvelles technologies.

    F - Fatigue. Je suis un peu fatiguée en ce moment, ce qui se traduit par de longues siestes, un peu trop longues à mon goût du reste. Mais je dors bien pendant ces siestes, et j'apprécie de me lever tôt durant le week-end, pour profiter de mes matinées et admirer le lever du jour.

    M - Moustiques. Ca c'est un des problèmes du quartier. Sur les toits plats des immeubles de nombreuses flaques d'eau permettent aux moustiques de se développer. Je passe mon temps à me battre contre ces insectes, et j'ai malgré tout pas mal de piqûres, sans parler des bzzzz bzzzz fort pénibles au moment de m'endormir. Il faut que je m'occupe de trouver une solution (écologique bien sûr).

    O - Orage. En ce moment même, un orage, le premier depuis que je vis dans ce nouvel appartement. Et je découvre que les éclairs sont très impressionnants, vus par ces grandes baies vitrées !

    W - Week-ends de trois jours. Ces deux week-ends de trois jours sont bienvenus. Celui de la semaine dernière, en dépit du mauvais temps, m'a fait beaucoup de bien. Ces jours fériés du mois de Mai, quoiqu'en dise le Medef, sont une pause appréciable, avant les vacances estivales, encore lointaines.


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  • E - Elections. Le meilleur programme, et tourné vers l'avenir, c'était celui de Benoït Hamon, et il n'aura fait qu'un score minuscule. Quelle désillusion ! Que voter au second tour ? je me pose la question. Le Pen, c'est Le Pen, pas besoin de faire un dessin, c'est l'assurance de graves troubles si elle était élue, mais le programme de Macron n'est pas moins inquiétant. Que faire ?

    F - Froid. S'il n'y avait que moi, je serais partie m'installer dans un pays chaud. J'ai horreur des retours de froid en plein printemps, et ce n'est pas fini :-(   L'été toute l'année, ça m'irait tout à fait.

    H - Haut potentiel. Autre mot pour parler des surdoués, des adultes en particulier. Je ne m'étais jamais posée la question, trop persuadée d'avoir une intelligence plus que moyenne. Mais Julie m'a interpelée sur le sujet, et m'a amenée à me documenter sur le sujet. J'ai appris que la douance, ce n'est pas seulement une question de QI, mais aussi de sensibilité, de mode de fonctionnement du cerveau. Dans les "symptômes" du haut potentiel, j'ai eu la surprise de me retrouver sur plusieurs points. Je ne sais pas si je suis, ou non, à "haut potentiel", et ce n'est pas si important, ce qui l'est c'est que cela m'a fait du bien d'apprendre que certaines de mes étrangetés ne le sont pas tant que ça, finalement, et que je ne suis pas la seule extraterrestre perdue sur Terre !

    M - Ménopause. Ca fait deux nuits que je dors mal, et que je me réveille en ayant chaud... Euh, quoi, je ne serais pas un pur esprit ? J'aurais un corps, et celui-ci me trahirait ? Désillusion cruelle et amère.

    M - Mots de passe. Si les informaticiens qui conçoivent les applications protégées par des mots de passe faisaient aussi la hotline utilisateurs (allo, j'ai oublié mon mot de passe, allo mon mot de passe il marche pas pourtant j'ai bien mis une majuscule une minuscule un chiffre et un caractère spécial....), il y a belle lurette qu'ils auraient compris et trouvé d'autres solutions, plus rationnelles, plus simples et moins coûteuses pour les entreprises. Je n'en peux plus de réinitialiser des mots de passe, mon boulot est de moins en moins intéressant et ma patience de plus en plus limitée.

    P - Parents. Mon père doit être hospitalisé la semaine prochaine, ma tante va aller s'installer chez eux pour s'occuper de ma mère puisque celle-ci ne peut plus rester seule. Comment ferait-on si ma tante n'était pas disponible, ce serait compliqué, je bosse, j'ai mes propres impératifs, je ne peux pas aller m'installer une semaine chez mes parents. Ma tante m'a un peu mis la pression ce midi, au téléphone, pour que je prenne les choses en main et que je trouve une solution, en me disant que mes parents sont désormais dépassés par la situation. Elle est bien gentille, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Si ma mère devient sénile, ce n'est pas le cas de mon père, et si je leur ai dit il y a deux mois qu'ils devaient faire face au problème, je ne peux aller contre leur volonté. Mon père, que j'ai eu au téléphone ce soir, est de plus persuadé que l'intervention qu'il doit subir, la pose d'un stunt sur une artère, va améliorer son état de santé... Gérer mes parents, c'est compliqué, s'il faut aussi que je gère la pression de ma tante maintenant, ça va être compliqué...

    S - Sport. L'avantage de la salle de sport le dimanche, c'est que j'y suis seule, ou presque, c'est un vrai avantage. Du coup, j'ai encore plus de mal à y aller dans la semaine. A vivre seule, je me suis aussi habituée à être seule, et je deviens un peu sauvage...

    T - Temps partiel. Pour l'instant, c'est raté, si l'accord ATT de mon ancienne entreprise permettait de faire la semaine de quatre jours, l'accord ATT de la Big Bank ne le permet pas :-(  Il n'y a plus qu'à espérer qu'un futur accord mettrait en place la semaine de quatre jours, ou qu'un accord sur le temps de travail des séniors soit mis en place un de ces jours...

     


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  • Je suis une inconditionnelle des bleus et verts printaniers, et j'adore le parc voisin...

    Grand beau temps


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  • Après quelques jours passés en compagnie de Julie et Thomas, qui m'ont fait la gentillesse de faire la route depuis la région parisienne pour venir me voir - parce que le téléphone et internet c'est bien, mais se voir, c'est mieux - j'ai terminé ces vacances de façon active, au cinéma (Je danserai si je veux, film israélien), à la piscine (même si gagner le bassin extérieur en sortant de la douche est encore un peu... saisissant), à la salle de sport, sur mon vélo. Il fait un grand beau temps, ça me donne la pêche J'ai trouvé le temps de faire une sieste réparatrice, et, surtout, d'aller chez une de mes tantes paternelles, âgée de 90 ans, et qui n'est pas en grande forme, mais a tout de même toute sa tête, et qui m'a fait le plaisir de me raconter quelques anecdotes familiales. J'ai appris incidemment l'endroit où est enterrée mon arrière grand'mère et quelques autres ancètres aussi, il va falloir que j'aille voir ça un de ces jours. Pour moi, le passé familial, ça compte. J'ai appris que ma petite petite cousine porte, en second prénom, celui de cette arrière grand'mère, Georgina, Georgina dont on dit qu'elle conçu mon grand'père de façon bien légère, hors des liens du mariage, sous un grand chène... Georgina, c'est bien joli...

    J'ai aussi fait des photos, emmené ma voiture à la révision, j'ai regardé le soleil se lever, me suis préparée une tarte aux courgettes et aux pignons de pin, et je n'ai pas oublié d'aller voter, et pour l'anecdote, j'ai voté dans la salle de classe où j'ai fait mon CE2... 45 ans plus tard, je vis à 100 mètres de l'endroit où je vivais alors...

    J'ai aussi pris le temps de savourer un café au soleil sur mon balcon, à ne rien faire d'autre que de regarder les avions tracer haut dans le ciel bleu bleu bleu de belles lignes blanches, en humant le délicat parfum des fleurs de l'acacia qui se trouve devant l'immeuble. Dans l'acacia, justement, les petits étourneaux ont éclos, j'entends leurs piaillements à chaque fois que leurs parents leur ramènent à manger. J'ai aussi pris le temps de jouer avec La Chatte, et de câliner ma Loukoumette, et de commencer un roman de Stephen King...

    Demain, reprise du travail. Euh bon d'accord. Vivement le mois de mai, les week-ends de trois jours, les robes légères et les grandes vacances... Aujourd'hui, tout de même la journée était splendide, je me suis promenée jambes nues ce matin, Dieu que cela fait du bien !

     


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  • Autoportrait au reflet


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  • Photographiées par Thomas, photographe autrement plus talentueux que moi !

    Les chattes, en mode "star"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les chattes, en mode "star"


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  • La grande dune, plus haut sommet des Landes, et dont l'ascension nécessite mollets et volonté ;-)

    Elle est toujours là !


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  • C - Carême. Mon "jeûne chocolat" a donc pris fin, je suis contente d'avoir réussi à décrocher du divin petit carré avec moins de difficulté que l'an passé. Bon, Carême ne se réduit pas qu'à ça bien sûr, et internet me permet de vivre ma foi comme le reste de ma vie désormais, c'est à dire seule - il parait que quand j'étais enfant je voulais être ermite, ceci doit expliquer cela ;-)

    E - Elections. Hamon ou Mélenchon ? Mélenchon ou Hamon ? Pour moi qui suis perpétuellement indécise, voter est encore plus compliqué que d'habitude cette fois-ci.

    H - Hammam. Je suis une inconditionnelle. La chaleur avant tout, mais aussi la pénombre, le silence, la quasi-nudité... le petit moment que j'y ai passé vendredi, à la piscine, a été très agréable. Je me demande toujours s'il faut y voir un souvenir inconscient de la vie utérine ?

    L - Lotissement. En passant en voiture, je n'avais jamais vu qu'une rangée de quelques modestes maisons à étage. En m'installant dans le quartier j'ai découvert qu'il s'agit d'un grand lotissement de petites maisonnettes très mignonnes, avec de petits jardins coquets. Je passe par là pour me rendre à la salle de sport, et je prends beaucoup de plaisir à voir tous ces petits jardins. C'est le genre d'endroit où j'aimerai bien vivre si ma situation financière me le permettait un jour.

    O - Oiseaux. Il y a des pies, les rouge-gorges, les corbeaux, la buse, les tourterelles, les étourneaux. Il y en a, des oiseaux, dans mon quartier. Et maintenant, il y a de petits oiseaux tout bruns, qui ont la fâcheuse tendance à se poser sur la rambarde du balcon. Et là, ça le fait pas du tout, du tout. Je suis terrorisée à l'idée que Loukoum, qui adore aller se poser sur la table de jardin, ne veuille sauter sur l'un d'eux, et passe par dessus la rambarde :-(

    P - Parents. Emotionnellement, je gère, ce n'est pas de ce côté là que ça pêche. Il n'y a pas d'affection, donc pas de douleur. Je ne sais tout simplement pas comment me comporter avec eux désormais. Ils n'ont plus d'autre motif de conversation que leurs santés respectives. Ca me gonfle, ça m'insupporte. Et, bien sûr, ils sont sinistres. Je les ai invités à déjeuner le mois dernier, ma mère a passé deux heures, je dis bien deux heures complètes, à parler de sa maladie. Comme je les raccompagnais à la voiture elle s'est soudain retournée vers moi "et toi au fait, ça va ?". Aujourd'hui, chez ma tante, ils ne m'ont pas demandé comment j'allais, et ont passé un heure à se remémorer les dates des enterrements de leurs frères et soeur, mais oui, c'est vrai. Comment me comporter avec eux ? je n'ai plus besoin d'un psy, mais d'un comportementaliste... :-/ Heureusement que j'ai encore des oncles et tantes ouverts, positifs, heureux, car mes parents me donnent une image de la vieillesse - de l'à-venir - atroce.

    S - Sport. J'ai pris conscience, en voyant mes parents, qu'il n'y a pas que le moral, mais qu'il y a le corps. La grande leçon : on vieilli comme on a vécu, au sens propre comme au sens figuré. De fait, garder un esprit ouvert et positif, c'est bien, mais ça ne suffit pas. Si je me remets au sport, c'est que j'ai pris conscience que la bonne vieille machine dans laquelle est posé notre cerveau, nous devons l'entretenir si nous voulons qu'elle nous emmène loin mais en pleine forme.

    T - Temps partiel. J'avance dans mon projet, puisque j'en ai parlé à ma chef et que j'ai rendez-vous avec la drh à la fin du mois. Ceci étant en relation avec le paragraphe précédent : travailler moins c'est me ménager, et me donner un jour de plus pour pratiquer une activité physique.

    T - Travail. Valeur travail. Vu la tête que fait ma chef à chaque fois que je lui parle de mon passage à temps partiel, je vois bien à quel point la majorité des gens - surtout la hiérarchie - croit qu'il faut forcément travailler beaucoup. Je suis quand à moi persuadée qu'on peut travailler moins pour vivre mieux. J'ai toujours beaucoup aimé travailler, je ne mets pas le travail au centre de ma vie. Pour moi le travail est un moyen de gagner ma vie et même s'il est essentiel que mon travail soit également l'occasion de m'enrichir cérébralement et humainement, il n'en reste pas moins que c'est un moyen, et non un but. Pour paraphraser Molière, je travaille pour vivre, je ne vis pas pour travailler.

     


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