• A - Automne. Nous y voilà, sans aucun doute, même si l'été a joué les prolongations ces deux dernières semaines, avec de belles après-midi très chaudes. Les petits cyclamens ont pointé leur nez il y a déjà un mois, tout comme les petites fleurs blanches des éléagnus, et la lumière a déjà pris cette teinte chaude qui caractérise l'automne. Aujourd'hui, c'est la douche froide, au sens propre du terme, une bonne grosse pluie opiniâtre tombe depuis cet après-midi, et il faut que je me résolve à remettre un pantalon et des chaussures fermées, demain matin. 

    C - Cinéma. Va voir Antoinette dans les Cévennes. C'est une jolie comédie, et un beau portrait de femme libre.

    E - Envie. Tu sais de quoi j'ai envie en ce moment ? De deux semaines sur une île déserte, au soleil, bien au chaud, avec une piscine olympique, une chambre d'hôtel avec de grands rideaux blancs se balançant devant de grandes porte-fenêtres ouvertes, surtout pas de clim, et juste un maître d'hôtel pour m'accueillir avec le sourire quand je descendrai au restaurant mettre les pieds sous la table, et puis une masseuse silencieuse quand j'aurais besoin de papouilles. Personne d'autre, pas de télévision, pas de smartphone, rien que moi, le soleil, la mer et le repos. Et surtout pas de masque !!!

    M - Ménage. J'aime que tout soit bien net chez moi, mais il y a des fois où le ménage me pèse. La chasse à la poussière, jamais gagnée, le sol à laver, épuisant. Sylviane et Laurent me disant, vendredi, qu'ils allaient prendre une femme de ménage, j'avoue y avoir pensé. Juste deux heures par mois, pour laver les sols et, de temps en temps, les vitres, ça me soulagerait. Mais ce soir je suis rentrée, pas forcément pleine d'énergie mais motivée, et j'ai fait ma salle de bain à fond, j'ai déclaré la guerre à la poussière et au tartre, sous l'œil encourageant de Loukoum. N'empêche, face à la poussière et à la saleté je me sens Sisyphe, trop souvent.

    O - Ordinateur. Mon pc vient de me faire deux écrans bleus (BSOD, l'écran bleu de la mort qui tue) coup sur coup, c'est pas bon signe ! 

    P - Pandémie. On ne fêtera pas les 50 ans de Sylviane, au vu des circonstances, trop compliqué de se réunion tous ensemble, il ne fait plus assez beau pour fêter ça dehors, ses parents sont âgés donc à risque, et puis il y a ceux qui psychotent, on met le masque, on le met pas, comment on respecte les distances quand on a tous un verre à la main ? De son côté l'Ehpad vient de raccourcir ses horaires de visite, ce qui m'oblige à m'adapter pour aller voir ma mère, genre aller au ciné ou voir ma mère faut choisir. Il nous emmerde sacrément, ce foutu virus. 

    P - Psy. Ne pouvant louper une réunion importante, au boulot, j'ai dû annuler mon rdv chez Monsieur Psy. Je lui ai envoyé un mail pour le prévenir (il préfère être joint par mail) en m'excusant et en lui demandant de me proposer un nouveau rendez-vous. Il m'a répondu laconiquement qu'il avait bien pris note de l'annulation du rendez-vous… et rien de plus. Je suppose que j'ai perdu Monsieur Psy. Voyons le bon côté des choses : il doit penser que je n'ai pas besoin de psy. Heureusement que Madame Psy, elle, est bien là et fidèle à nos rendez-vous, parce que j'ai quand même un peu beaucoup besoin d'évacuer tout ce à quoi je dois faire face, depuis quelques temps.

    R - Règlement de comptes à OK Corral. J'avais prévu de me coucher tôt, mercredi dernier, quand j'ai entendu un grand remue-ménage pendant que je me démaquillais. J'ai passé la tête sur mon balcon, pour découvrir, sous mes fenêtres, trois voitures de police, des flics casqués, des flics avec des chiens, des flics avec des talkie-walkies. Et, dix minutes plus tard, les CRS ont débarqué… Une bande de Kurdes faisait une descente dans le quartier, pour en découdre avec une bande de Turcs non-kurdes. La vue des CRS a calmé tout le monde, les Kurdes ont tournicôté dans le quartier un certain temps, mais le lendemain les flics étaient toujours là, au grand dam des dealers du quartier dérangés dans leurs petites affaires, et le calme est revenu. La banlieue bordelaise, c'est pas la banlieue parisienne, on fait juste semblant. Tant mieux, je voudrais pas que le prix de mon appartement en pâtisse ! 


    votre commentaire
  • Le quotidien : les papiers pour ma mère 6, encore et toujours, la fatigue, encore et toujours. De temps à autre une pointe de chagrin, de remords, en pensant à mon père. Au boulot, le transfert vers l'entité Informatique Groupe de la Big Bank suit son cours, je devrais signer mon nouveau contrat mi-novembre, en effet. 

    Sinon, c'est l'automne, les éleagnus embaument lorsqu'on s'approche des haies, et dans les bas-côtés des côtés encore un peu sauvage, les petits cyclamens ont fait leur apparition, il y a presque un mois déjà. Il faisait gris et frais ce matin pour ma balade dominicale en vélo, et les fougères ont déjà bien roussi, et voilà que les feuilles tombent.

    En attendant un hypothétique changement de lieu de vie - pas avant la retraite, en fait, il faut que je prenne mon mal en patience et supporte le quartier plusieurs années encore - j'ai réaménagé le salon, le réaménagement du coin repas est programmé fin novembre pour autant que l'artisan ne me plante pas encore une fois. Au programme également le changement de la porte de la salle de bain, ouvrant sur l'intérieur, pour une porte coulissante plus pratique, et puis l'aménagement d'un coin bureau dans la deuxième chambre. Je ne sais pas vivre sans projets. 

    Le moral est plat. Je préfèrerai être en haut, mais je ne suis pas en bas c'est déjà ça. 


    votre commentaire
  • Je crains bien moins le virus que l'hystérie collective qui se développe autour du port du masque, crois-moi ! 


    1 commentaire
  • Je suis partie un peu à la bourre ce matin, un réveil difficile puis du linge à étendre, mais l'avantage c'est que j'ai évité l'habituel bouchon. Un quart d'heure pour aller de chez moi à la sortie de la rocade, et puis vingt minutes pour faire les derniers deux cents mètres, le télétravail c'est fini pour la majorité des gens, les vacances sont finies aussi, et puis voilà que le tram va desservir l'aéroport, ce qui signifie quelques années de travaux, de chaussées défoncées, de ralentissements qui se rajoutent aux embouteillages habituels.

    Bref, le boulot, contente de retrouver ceux qui étaient en télétravail la semaine dernière et qui ont repris le boulot ce matin. Côté travail c'est plutôt calme en ce moment, parce que je pense que ça ne va pas durer, lorsque je vais rejoindre la filiale IT du Groupe. Du coup, ça me laisse le temps de discuter, de prendre des nouvelles, d'échanger des infos. C'est ainsi que Fred m'a appris que la prime de compensation versée par l'IT pouvait être versée sur le plan épargne retraite, certes on ne la touche pas immédiatement mais au moins elle ne rentre pas dans le revenu imposable. L'info est bonne, il faut que j'y réfléchisse. Un de mes collègues du syndicat m'a appelée pour prendre des nouvelles du transfert, et j'ai déjeuné avec une copine que je n'avais pas vue depuis longtemps. Dans l'après-midi le syndic ayant envoyé les comptes de la copropriété je les ai épluchés, et j'ai envoyé à ma voisine, présidente du conseil syndical, mes remarques. 

    Je suis rentrée ce soir, dans la boîte à lettres il y avait deux lettres de la caisse de retraite complémentaire de mon père. J'avais renvoyé un dossier, il y a quinze jours, et ils m'en renvoient deux à compléter. Bon. Ca fait partie des bizarreries administratives auxquelles je suis confrontée depuis le mois de juillet. 

    Je venais juste de terminer mon appel à ma cousine, qui fête aujourd'hui ses 60 ans, quand mon portable a sonné. La femme de ménage de mes parents, au sujet de son licenciement, je n'ai pas tout à fait fini les papiers parce que c'est compliqué, et elle voulait surtout me parler de ma mère, qu'elle a trouvé toute seule en train de pleurer quand elle est allée lui rendre visite la semaine dernière à l'ehpad. Oui, je suis bien d'accord, ma mère passe une bonne partie de ses journées seule, dans son fauteuil roulant, dans un coin de la salle à manger ou du salon de l'ehpad. Et alors ? la réalité est là, il faudrait assez de personnel pour s'occuper de tous ces petits vieux qui ne peuvent plus bouger et s'occuper par eux-mêmes. Et ce n'est pas le cas. Alors on fait quoi ? Comme j'ai expliqué à la femme de ménage, ma mère n'ayant plus toute sa tête elle n'est pas aussi triste que si elle se rendait compte de la situation. Et puis que veux-tu que je te dise ? Je n'y peux rien. 

    Après avoir raccroché, je me suis demandée si je ne pouvais pas, finalement, conserver le contrat de la femme de ménage, et lui demander d'aller à l'ehpad deux heures par semaine pour tenir compagnie à ma mère. Si j'ai pensé à ça, c'est que dans la conversation, elle m'a demandé si elle pouvait aller la voir de temps en temps pour la voir et lui faire le tour du parc. Sur le moment, ça m'a un peu agacée, j'ai un peu de mal avec ce genre de dévouement gratuit. D'où mon idée de transformer ça en salariat. Bon, ça m'obligerait à faire toute la paperasserie pour la payer, mais au moins ce serait carré. Et ça me soulagerait un peu d'être la seule à aller voir ma mère.

    La nuit portant conseil, je reverrai ça demain.

    Entre deux, j'ai pris dix minutes pour appeler le fournisseur de ma box, dix minutes qui m'ont permis de conserver mon tarif un peu plus bas que le prix public (mais qui paie vraiment le prix public ?). Je n'ai pas pu m'empêcher de rire quand l'opérateur, ivoirien ou camerounais, m'a proposé de m'offrir le bouquet africain, alors il m'a proposé le bouquet chinois, on s'est finalement mis d'accord sur le bouquet cinéma et je l'ai chaleureusement remercié, il fait pas un boulot facile. 

    A ce stade là la crise d'angoisse qui me prend toujours à la débauche était oubliée depuis longtemps, et j'ai pris le temps de faire le câlin du soir à Loukoum, et puis de plier le linge qui avait séché dehors aujourd'hui. Maudire la moto et le quad qui passent bruyamment en bas de chez moi ne sert à rien, j'ai enfilé mon casque connecté en Bluetooth à la télé, un petit gadget dans lequel j'ai investi après les tribulations sonores du confinement, et qui me rend bien service.

    Il se fait tard, je vais aller au lit avec un bouquin, j'ai découvert un auteur prometteur, Gauz, j'aime quand le livre est littérature et pas seulement lecture.

    Demain sera une nouvelle journée. 


    votre commentaire
  • Alors je t'explique.

    En décembre je touche un peu d'argent, succession de mon père. En février je touche la prime suite à ma mutation vers l'informatique du Groupe. Je craque mon PEL et avec tout ça je rembourse la moitié de mon prêt immobilier. Ca, ça fait de l'oxygène à mon budget mensuel. Du coup, ça me permet de passer à un temps partiel à quatre-cinquièmes et d'avoir de nouveau tous mes vendredis de libre. Ajouté au jour de télétravail mis en place dans la filiale informatique, je ne vais plus bosser sur site que trois jours par semaine, c'est cool. En janvier 2023 je vais voir la DRH en lui expliquant que je veux aller faire du bénévolat payé par ma boîte (ça s'appelle du mécénat de compétences) et qu'il faut qu'elle me trouve une association. Elle me trouve une asso, je commence mon mécénat de compétences en janvier 2024, en janvier 2026 je termine mon mécénat je pars à la retraite, et je liquide le prêt immobilier avec mon plan epargne retraite. La retraite, youpie, la belle vie.

    Ca, c'est de la prévision.

    Bon, ensuite, c'est la vieillesse et je meure. C'est le point faible de ce scénario, j'arrive pas à trouver une fin plus rigolote.

    Non, sans dec', si j'arrive à suivre la trajectoire que j'envisage, c'est pas mal du tout.


    votre commentaire
  • Qui passe dans mon signe en m'apportant contrariétés administratives ? Bon, déjà, j'ai loupé la comète le mois dernier et ça m'a contrarié parce qu'une comète, c'est rare, la faute aux tours qui me cachaient l'angle du ciel dans lequel passait Néowise. Et là, j'enchaîne les tracas administratifs dans les papiers de ma mère. J'ai envoyé je ne sais trop combien de courriers suite au décès de mon père, mutuelle, caisses de retraite, impôts, et tiens-toi bien, quasiment aucune réponse. Et le décès de mon père, c'est une chose, mais la vie de ma mère, c'est encore une autre chose. Il faut faire s'occuper des demandes de pensions de reversion, changer la domiciliation bancaire de sa mutuelle et de l'ehpad, et donner mes coordonnées à tous les organismes, mutuelle, mdph, que sais-je encore. Je passe mon temps à écrire des courriers, faire des photocopies de son livret de famille, de son rib, du jugement de tutelle. Au milieu du chemin avec la canicule l'ehpad m'a appelée en me demandant d'aller acheter un ventilateur pour sa chambre - et heureusement que monsieur mon cadet ne travaille pas parce que c'est lui qui s'y est collé vu que je travaille - et la personne qui s'occupait de l'entretien du linge de mes parents jusqu'à la mort de mon père m'a appelée en me disant qu'il faut que je m'occupe de la licencier à son retour de congés, encore de la paperasserie en vue. 

    Heureusement qu'on est en août, au moins je ne galère pas dans les embouteillages et la charge de travail au boulot est suffisamment légère pour que je puisse gérer - comment faire autrement - les affaires de ma mère en même temps. Je passe également pas mal de temps à réfléchir et à me renseigner sur la réorganisation prévue pour septembre/octobre, puisqu'il faut que je prenne une décision à ce sujet. En bref j'ai le choix entre partir dans la filiale de la Big Bank qui centralise toute l'informatique du Groupe, et mon boulot risque d'être moins intéressant, ou rester dans la filiale actuelle mais devoir me chercher un poste, puisque mon service est supprimé. J'étais pas mal stressée à ce sujet il y a quelques semaines, mais ça va mieux et je commence à penser que, contrairement à ce que j'envisageais jusqu'à présent, je vais peut-être bien accepter la proposition de rejoindre l'IT Groupe. Mon horoscope m'annonce une signature de contrat courant novembre, ça devrait être ça.

    Mon horoscope m'annonce aussi un héritage courant décembre et ma foi, c'est bien parti pour aussi.

    Si cette foutue planète de la paperasserie veut bien se tirer de mon ciel astral pour laisser entrer celle de l'argent, ce sera sympa de sa part ! 


    votre commentaire
  • Chaque été, le Grand Théatre de Bordeaux organise une exposition, sur le thème de l'opéra bien sûr. Je n'ai jamais été à l'opéra mais je vais généralement toujours voir ces expositions, qui sont toujours magnifiques, d'autant plus dans le décor splendide de ce théatre construit par Victor Louis au XVII ou XVIIIème siècle. J'ai passé un très agréable moment, d'autant plus que les fenêtres largement ouvertes laissaient passer un air très agréable, et faisant onduler les plumes et étoffes des costumes, rajoutant encore à la magie de l'expo. Quelques photos, en vrac.

    L'expo de l'été au Grand Théatre de Bordeaux

    L'expo de l'été au Grand Théatre de Bordeaux

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'expo de l'été au Grand Théatre de Bordeaux

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'expo de l'été au Grand Théatre de Bordeaux

    L'expo de l'été au Grand Théatre de Bordeaux


    votre commentaire
  • On parle habituellement des "grandes vacances", et cette année, j'ai l'impression qu'elles sont en mode "mini", riquiqui.

    J'ai finalement repris la piscine. La piscine, c'est sur rendez-vous, pour un créneau d'une heure quarante. Bronzer ou nager, faut choisir. J'ai choisi, j'ai nagé, et je ne l'ai pas regretté, parce que le bon côté de la chose c'est que le nombre d'entrées est limité à 150. Résultat, hier soir nous étions deux dans le bassin de 25 mètres. Si ce n'est pas royal ! 

    Petites vacances, petits bricolages. J'ai resserré les vis de mon lit, ce qui n'avait pas été fait depuis mon dernier déménagement, et qui en avait bien besoin. J'ai changé les piles de la lumière arrière de mon vélo, et ayant constaté que la lumière de devant était HS, j'ai investi dans une torche led à fixer sur le guidon, et la torche a l'air un peu plus puissante. Le prochain petit bricolage en prévision, c'est le nettoyage de mon vélo, dépoussierage lavage et regraissage de la chaîne. Ca fait dix ans que j'ai ce vélo, ce nettoyage ne sera pas de trop ! Je me suis aussi équipée d'un casque sans fil, et avec réduction des bruits extérieurs, pour pouvoir écouter la télé ou la chaîne sans être bouffée par le stress des bruits des voisines, ou des gamins dans l'aire de jeu en face de l'appart. Et j'ai bien apprécié, l'autre soir, en regardant le documentaire d'Arte consacré à Simon and Garfunkel.

    J'avoue, j'ai la flemme de me mettre au rangement de la chambre d'amis, dans laquelle j'entasse trop de choses. Les papiers de mes parents, les albums photos familiaux, entre autres. Je me dis que ça m'occupera quand les jours de froid et de pluie reviendront. Pour l'instant, je profite du beau temps, pour autant que la fatigue me le permette, j'ai en effet beaucoup de mal à me réveiller le matin, je loupe le lever du soleil ce qui me contrarie pas mal. Le petit matin a une énergie particulière, et une fraîcheur qui m'aide à tenir le reste de la journée. D'autant qu'il fait particulièrement beau et chaud, je suis allée à Bordeaux deux fois cette semaine, et j'ai eu l'impression de me balader dans un sauna. Mais la chaleur fait du bien au moral et au corps, tout de même.

    La période est décidément bien bizarre, cet été on peut décider d'aller au ciné au tout dernier moment : il n'y a personne dans les salles ! Du coup, j'en profite, et je regrette d'attaquer la dernière - déjà - semaine de congés. Il faut dire ce qui est, plus ça va, moins j'ai envie, et s'il m'arrive parfois d'être angoissée à l'idée du vide de la retraite, je me rassure en me disant que je n'arrive jamais à faire tout ce que je veux durant mes congés, et cette année ne fait pas exception à la règle ! 


    2 commentaires
  • Sans plage ni piscine cette année, avec crises d'angoisse, incertitudes, chagrin, en trame de fond. On va dire que l'été prochain ne pourra être que meilleur...


    4 commentaires
  • J'étais bien trop optimiste, dans mon article précédent. Les crises d'angoisse ont été croissant, c'est tous les jours et ça dure toute la journée, et je me suis retrouvée dans un bien triste état ce week-end, d'autant que celui-ci a été émotionnellement compliqué, une altercation avec un gamin du quartier, la p'tite Loukoum qui a fait une sorte de gastro sans signes avant coureurs, les voisines du dessus qui ont remis de la musique, bref un samedi très difficile et les nerfs qui ont lâché dimanche. J'ai pris mon vélo, pleurer en faisant du vélo dans les bois c'est mieux que pleurer toute seule dans un appartement devenu brusquement hostile. J'ai aussi augmenté le neuro que je prends habituellement parce que de toute évidence il vaut mieux couper l'herbe sous le pied à la déprime qui pourrait s'installer. J'ai repris le taf' sur site, ça m'a fait du bien de voir un peu de monde, et ce matin j'ai fait un mail à ma chef pour lui demander d'arrêter le télétravail et de reprendre le boulot sur site à mon retour de congés, début août. Le télétravail c'est comme beaucoup de choses, c'est bien, à petites doses. En ce moment, j'ai besoin de sortir de chez moi et de voir du monde.

    Sinon, malgré tout, des choses encourageantes, j'ai déniché une petite jupe dans une friperie, dans un style un peu seventies parfaitement mis en valeur par un tee-shirt noir, et pour la modique somme de deux euros, j'adore faire ce genre de trouvailles. Et puis avant hier soir j'ai eu assez d'énergie pour faire du tri dans les papiers qui s'entassaient sur ma table de salle à manger, en particulier tout ce qui concerne ma mère, l'habilitation familiale, ses relevés de compte bancaire puisque c'est moi qui les gère… j'ai bien tout classé dans des chemises cartonnées, avec des explications précises sur les documents, car je me sens moralement tenue de rendre des comptes à mes frères et sœur, s'il leur vient l'idée de m'en demander. Je me suis donné un grand coup de pied au derrière pour m'inscrire aux cours de yoga qui continuent cet été, la reprise sera difficile mais elle est nécessaire, je vais reprendre le chemin de la salle de sport la semaine prochaine, plus d'excuses puisque je serai en vacances. J'ai fait une liste de tout ce que je veux faire pendant ces trois semaines de vacances, justement, aller chez ma sœur, voir une ou deux expos, peut-être aller passer deux jours à Bazas histoire de découvrir cette petite ville du sud de la Gironde, faire un peu de couture aussi. La plage je ne sais pas, peut-être avec une voisine, la plage toute seule c'est compliqué j'ai toujours peur de me faire faucher mon sac avec mes clés dedans, à moins que je ne me décide à partir deux jours à Arcachon. Et puis aller au cinéma, il y a des films qui sont sortis et que j'ai envie de voir, aller voir une vieille copine, et puis parfois aussi, ne rien faire et me reposer, j'en ai bien besoin. Mais, avant tout, prendre soin de moi.


    votre commentaire
  • En m'autopsyant, ces jours derniers, je me suis dit que je m'en sortais pas trop mal. Début mars, j'avais une vie bien stable, boulot sport ciné, et puis le confinement est arrivé, ma belle routine a volé en éclat, et puis la fin de mon père, qui m'a essoré émotionnellement et physiquement. Je vis mon deuil, je gère les papiers et les démarches administratives, je n'ai toujours pas repris le sport, je ne sais pas de quoi sera fait mon boulot demain et j'ai un sérieux passage à vide de ce côté là, mais, mis à part quelques troubles du sommeil et quelques légères crises d'angoisse le matin, je tiens le coup de façon pas trop mauvaise pour une fille dont l'équilibre psychique est parait-il fragile. Et ça, c'est la bonne nouvelle du moment.


    votre commentaire
  • Si je devais un jour écrire, une nouvelle, un roman (encore que je considère qu'il y en a bien assez à s'entasser sur les rayonnages des librairies) sur ce que je viens de vivre, je l'intitulerais ainsi, La Parenthèse. C'est en effet une parenthèse que j'ai vécu, entre le moment où j'ai découvert mon père gisant sur son lit à l'ehpad, au sortir du confinement et le moment où nous lui avons dit adieu. Six semaines à l'accompagner dans sa fin, à le voir décliner jour après jour. Je sors de cette épreuve en paix avec lui, en paix avec moi-même. Je ne pensais pas vivre ça ainsi, être émue de le voir ainsi, être capable de lui tenir la main. C'est bien. J'ai partagé cela avec le plus jeune de mes frères qui est descendu de Poitiers et s'est installé chez moi quelques jours à deux reprises, à la fois pour aller voir mon père le plus souvent possible et à la fois pour que je ne reste pas seule - et cela aussi m'a touchée. Dans cette parenthèse triste, la découverte de mon frère, à nos âges il y a longtemps qu'on n'a plus vécu ensemble, et quelques discussions et rires bienvenus. Et puis la présence de mon cadet à mes côtés, aussi, bien sûr.

    Quelques tensions familiales à gérer et digérer, autour de la cérémonie d'adieu. Ca aurait pu être pire.

    Maintenant voilà venu le temps du deuil, et de la paperasse. Reprendre les visites à ma mère, à l'ehpad. Reprendre le cours du quotidien, bien malmené par le confinement, et par cette "parenthèse" que je n'avais pas imaginée. Un quotidien encore contrarié, pour de longs mois encore, par une réorganisation importante côté boulot, qui ne laisse pas de m'inquiéter. La vie telle qu'elle peut être, de temps à autre, un long fleuve tranquille parsemé de rapides imprévus, et il faut tenir bon le gouvernail et regarder l'horizon. 

    Quand on me demande comment je vais, je réponds "tranquillement triste" car c'est l'expression qui correspond le mieux, je crois, à la façon dont je me sens actuellement. Et ma foi, c'est pas si mal.


    2 commentaires
  • RIP

    Comme je venais du centre-ville ce matin, je suis passée sous les fenêtres de mon cadet qui était en train d'ouvrir ses volets. Appel de phares, clignotant, je me suis garée et j'ai ouvert ma vitre : 

    "Coucou ! Tu te lèves ? 

    - oui, et toi, tu fais quoi ? 

    - Bah…. je ramène Papi chez moi…

    - Ah. Désolé !"

    Nous avons échangé un sourire navré, je suis repartie.

    J'ai garé ma voiture, j'ai monté l'escalier, j'ai ouvert ma porte et je suis allée dans la chambre d'amis. J'ai posé l'urne à côté de la photo de mes grands parents.

    RIP Papa.


    2 commentaires
  • Il fait un temps estival depuis la semaine dernière, du coup, pour ce week-end à rallonges, j'ai ressorti le skort et le débardeur. Le skort, je suis une inconditionnelle. C'est une jupe (skirt) qui cache un short. Pourquoi un skort plutôt qu'un short ou une jupe ? Parce que c'est aussi pratique qu'un short pour faire du vélo, mais que la jupe est plus féminine. Pas forcément facile à trouver, mais ceux que j'ai sont solides et feront plusieurs étés. Le beau temps, donc, et j'ai pu recommencer à faire du vélo avec plaisir, et en attendant la réouverture de la piscine, de la salle de sport, et du studio de yoga, ça fait du bien. 

    Week-end rythmé par l'état de santé de mon père, bien sûr. Les appels à son généraliste, puis les appels au service des urgences, où le généraliste a décidé de l'envoyer pour décider d'une hospitalisation. Les urgences, quelle galère pour arriver à les avoir, sans parler des médecins qui doivent me rappeler - les infirmiers n'étant pas habilités à délivrer des informations médicales - et ne le font pas. Mon père a finalement été admis, hier soir, en pneumologie, où on lui a détecté des problèmes… intestinaux ! et où on lui a fait passer un IRM… du cerveau. Mais un bilan complet, c'est bien ce dont il a besoin. Pour les résultats de l'IRM, il faudra que j'appelle demain, car si j'ai pu aller le voir cet après-midi, le médecin n'était pas là. Après un début de semaine difficile, la semaine dernière, je me fais à l'idée qu'avec mes parents, de toute façon, ça ira de pire en pire, et que ça sera long, et qu'il faut donc que je prenne un peu de distance si je veux tenir sur la longueur.

    Je me concentre sur le positif, les projets en cours : même si la commande de matériaux a pris du retard, j'ai prévu de faire abattre une partie du mur séparant le séjour de la cuisine. J'ai aussi acheté une machine à coudre, d'occasion, et j'ai en tête de me faire une robe dans un tissu africain. La couture, c'est génial, ça occupe les mains et ça nécessite de penser en 3D, c'est donc excellent pour le cerveau. 

    Je suis allée faire du shopping, samedi matin. A défaut d'aller Rue Sainte-Catherine, parce que je n'en n'avais pas trop envie, en ces temps de déconfinement où l'ambiance est bizarre, je suis allée dans la petite zone commerciale à côté de chez moi. A chaque magasin, il faut se passer les mains au gel hydroalcoolique, tu termines ta séance de shopping avec le mains complètement déshydratées. Le drame : pas possible d'essayer les vêtements, les cabines d'essayage sont fermées, trop compliqué de les désinfecter à chaque essayage. Je dis le drame, parce que j'ai horreur d'acheter sans essayer. Même si sais ma taille, j'ai besoin de vérifier comment la robe tombe, j'ai parfois de mauvaises surprises. Bon, j'ai quand même acheté une robe et une chemise en jean, et fait la séance d'essayage chez moi, ce qui m'a un peu frustrée : j'ai découvert que le passage en cabine fait, pour moi, partie du plaisir du shopping. J'ai donc acheté une robe qui me faisait très envie, et une jolie paire de nus-pieds, aussi, tout en étant circonspecte : je vais être, tout cet été, en télétravail deux semaines sur trois, ce qui va nettement limiter mes envies d'élégance. 

    En partant faire du vélo hier matin, j'ai croisé ma voisine du dessus qui, l'air épuisé, m'a dit "je regrette d'avoir acheté ici". En revenant, deux heures et demie plus tard, j'ai croisé celle du dessous qui m'a dit "je vais vendre et m'acheter un terrain dans les bois". Je ne suis pas la seule à trouver les nuits difficiles, en ce moment. Si, côté run des motos ça s'est calmé (nous avons été nombreux à nous plaindre auprès de l'élu en charge du quartier, et ça semble avoir porté ses fruits), une bande de gamins et de gamines s'installent dans l'aire de jeu pour enfants en face de la résidence, en milieu de nuit, avec force jacassements et rires. Et si les motos se sont calmées, un ou deux scooters puissants et, donc, bruyants, passent régulièrement et, là encore, tard dans la soirée. Pour s'endormir, c'est difficile, et quand on réussit à s'endormir, rien ne dit qu'on ne sera pas réveillé une ou deux heures plus tard… Cette nuit, toutefois a été assez tranquille pour le remarquer, et je compense régulièrement par des siestes réparatrices.

    Ce week-end, donc, fut bon, même s'il aura été limité par cette fichue situation. J'ai aussi vu ma petite-fille, qui est tout à fait adorable, et je n'ai pas résisté à la prendre dans mes bras. Du beau temps, du vélo, une jolie robe, ma petite-fille… que demander de plus ?!


    4 commentaires
  • Médusée, que j'étais cet après-midi à l'Ehpad, quand ma mère a attrapé le petit emballage en papier brillant des crêpes dentelles et s'est mise à le manger… Et elle ne voulait pas en démordre, au sens propre du terme, au point que j'ai cru que je n'arriverais pas à récupérer ledit emballage. Elle n'a plus sa tête, mais a toujours de l'appétit au point, donc, de manger n'importe quoi maintenant. J'imagine que sa démence a encore grimpé d'un cran.

    Mon père a-t-il encore toute sa tête ? La psychologue de l'Ehpad, que j'ai croisée en partant, m'a dit qu'elle l'avait trouvé un peu "flottant" cet après-midi, et de fait, j'ai trouvé mon père un peu étrange, bizarrement détaché.

    Mon père, je ne l'avais pas vu depuis deux mois et demi, en raison du confinement, et les quelques nouvelles que j'avais eu par l'Ehpad ne m'avaient pas préparée au choc que j'ai eu en le voyant, il y a deux semaines. Amaigri à un point que je n'aurais jamais imaginé possible le concernant, décharné en fait, et, désormais, alité puisque trop faible pour qu'il en soit autrement. Les raisons de ce déclin sont complexes, mon père ne parvient plus à s'alimenter depuis plusieurs mois, il souffre de vomissements dont personnellement je pense qu'ils sont dûs au stress de se voir décliner, je pense que mon père est entré dans un mauvais cercle vicieux, il se rend malade à l'idée d'être malade et de mourir. Bien sûr, il faut aussi penser qu'il puisse y avoir une "vraie" raison, médicale, à ses vomissements, mais le confinement est passé par là et une des conséquences est que tous les actes médicaux, tels que les radios, les irm… ont été stoppés pendant deux mois. Dommages collatéraux du Covid, en quelque sorte.

    Lorsque je l'ai vu il y a deux semaines il a tenu à me donner le classeur dans lequel il met toutes les informations importantes - dont ses dernières volontés, comme j'ai pu le découvrir, pas très rigolo de tomber là-dessus - parce qu'il est trop fatigué pour s'occuper de ses papiers, il était inquiet en particulier parce qu'il n'avait pas fait sa déclaration d'impôts.

    J'ai fait la déclaration, j'ai jeté un coup d'œil sur ses mails, et j'ai brisé un tabou (et ça n'a pas été facile) en regardant l'état de son compte en banque - parce que s'il décède avant ma mère, il faut continuer à régler l'Ehpad. C'est moi qui vais devoir gérer tout ça, alors je préfère savoir ce qu'il en est.

    Gros stress émotionnel depuis deux semaines, je vis un peu au rythme des visites et des coups de fil de l'Ehpad, les nouvelles sont tantôt bonnes tantôt mauvaises, je suis épouvantée - je l'avoue - à l'idée que mon père est en fin de vie et que cette fin de vie pourrait durer de longs mois, j'ai vécu ça il y a deux ans avec mon oncle et je sais à quel point c'est éprouvant pour les proches. Les émotions me fatiguent toujours beaucoup, et les nuits rendues difficiles ces dernières semaines par le raffut du quartier n'arrangent rien. Je suis crevée. Accessoirement, j'ai beau ne pas aimer mon père, c'est tout de même difficile émotionnellement de le voir dans cet état là, arrivé à un certain stade le passé est dépassé, si je puis dire, il ne reste plus rien que cette vérité : un être humain est là, mourant, et ce corps usé et décharné est celui de mon père.


    1 commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires