• Je suis allée à l'ehpad voir mes parents cet après-midi, et j'étais accompagnée de ma tante Christiane, celle qui a 88 ans a encore bon pied bon œil. Elle déprime un peu depuis la mort de mon oncle, en novembre dernier, mais ça, c'est normal.

    Comme nous arrivions, je me suis étonnée de trouver mon père seul dans la chambre, et il nous a de suite expliqué que ma mère a été particulièrement agitée, voire agressive, ces derniers jours, avec des comportements erratiques et confus - elle s'est rendu à plusieurs reprises dans les chambres d'autres résidents, et, hier soir, ne voulait plus sortir d'une des chambres. Le personnel médical a été obligé de lui donner un calmant, et de la placer dans l'unité protégée.

    L'unité protégée, c'est l'unité réservée aux résidents qui ont perdu la tête, ceux atteints d'Alzheimer en particulier. Protégée car l'accès en est interdit, sauf à en avoir le code d'accès.

    Nous sommes donc allées, avec mon père, à l'unité protégée voir ma mère, que j'ai trouvée dans un lit, dans une chambre impersonnelle, toujours aussi confuse bien sûre, et légèrement apathique aussi bien sûr. Quand elle est lucide, elle se rend compte de son état, et se met de suite à pleurer, ce qui rend la situation encore plus difficile à supporter.

    Je sais bien que le pire est devant, que ce soit pour ma mère comme pour mon père. Mais je ne m'attendais pas à ce que ma mère se retrouve dans cette unité protégée, ou alors pas si vite et surtout, je ne savais pas à quoi ressemblait l'unité protégée.

    L'unité protégée ? La Nef des Fous, de Bosch, en grandeur nature, avec le bruit en plus. Le vieillard qui déambule en babygros, l'autre qui répète en boucle à tout nouvel arrivant "et que me vaut l'honneur de votre visite", la vieille qui surgit dans la chambre, hagarde, et montre les dents quand on veut l'en sortir, et ceux qu'on ne voit pas mais qu'on entend hurler… Là, j'avoue, j'atteins les limites de ce que je peux supporter.

    Ma mère ne devrait rester dans l'unité protégée que ce week-end, c'est du moins ce que le médecin de l'ehpad a annoncé à mon père, dans l'attente de l'avis de la neurologue qu'il va contacter dès lundi. 

    Je suis sortie de là atterée, heureusement que ma tante était là sinon je me serais effondrée.

    Rentrée chez moi, je me serais volontiers saoûlée pour oublier ce que je venais de voir, ceci dit ce n'est pas mon genre, à défaut la plaque de chocolat en a pris un coup, et demain j'irais à la salle de sport me défouler.

    Comment faire ensuite ? L'unité protégée, je ne veux pas y remettre les pieds. Mais ça, mon père ne l'admettra jamais. Combien d'horreurs vais-je devoir encore affronter, et pendant combien d'années, encore ? 


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  • Ce court séjour parisien m'aura fait beaucoup de bien, je l'ai dit, partir, même un peu, changer d'air, voir autre chose, même avec du travail au milieu, c'est bien, c'était ce qu'il me fallait pour tourner la page après ces derniers mois un peu pesants. Il faut que je profite des ponts à venir pour bouger un peu aussi, je vais en profiter pour aller voir ma sœur et, s'il fait beau, me mettre un coup de pied pour aller passer une journée à Arcachon, où je n'ai pas mis les pieds depuis fort longtemps déjà.

    Et que dire de ce samedi matin ? Je me suis réveillée, après une bonne nuit (j'ai mal dormi, à l'hôtel, de peur de ne pas entendre mon téléphone sonner) dans mon lit retrouvé, avec Loukoum qui n'est jamais bien loin à mon réveil, et le soleil levant illuminait ma chambre. Je ne ferme pas mes volets roulants de façon complète, je les laisse à claire-voie, je ne dors pas dans le noir complet, et lorsque le soleil se lève, il illumine ma chambre d'une très belle lumière chaude, orange ou rose selon les jours. Rien de tel pour me mettre de bonne humeur, et en pleine forme ! Ce samedi matin, mon lit, mes chattes, le soleil… il m'en faut peu - ou est-ce déjà bien plus que certains n'ont, ou que certains ne savent apprécier ? 

    J'ai été bien déçue, du coup, quand je me suis levée dimanche, puis lundi, avec la grisaille, et la fraîcheur revenues (et j'espère bien que ça ne durera pas, et que le temps va vite se mettre au chaud, au chaud et au chaud. Je t'ai pas dit ? j'aimerai vivre dans un pays chaud !). N'importe, cette semaine ne comporte que trois jours de travail et même si je suis un peu déboussolée de cette semaine qui commence un mardi, j'en apprécie la brièveté (du temps passé au travail s'entend). Les deux prochaines semaines seront courtes, les week-ends seront longs, de mini-vacances en quelque sorte, et je m'en réjouis d'avance. 


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  • D - Départ. J'ai horreur des départs, je suis toujours stressé à l'idée de m'éloigner de mon chez-moi, de quitter mes chatounettes, de louper mon train…. Pour moi qui suis anxieuse, c'est toujours un peu pénible et là en pluis il y avait la fatigue, j'appréhendais donc ce déplacement pour Paris, de quatre jours qui plus est ! Arrivée sur place, le stress m'a vite quittée, il faisait beau, le fait d'y être avec une collègue que j'aime bien y a fait beaucoup aussi. 

    D - Déplacement, donc. Ne pas profiter de Paris alors qu'il faisait si beau, aurait été dommage, alors pour une fois, j'ai fait juste mes heures, je n'ai pas joué les prolongations le soir. J'allais à Paris pour travailler avec un gars qui bosse dans un service avec lequel le mien travaille en étroite collaboration. Ce type, que je n'avais vu qu'une fois lors d'une réunion, s'est révélé pénible, le genre de type qui bosse à cent à l'heure, et qui continue à travailler depuis chez lui le soir - pas vraiment mon style. J'y reviendrais toutefois une nouvelle fois cet été, j'ai tout de même des choses à approfondir. C'était également l'occasion de rencontrer "en vrai" des gens avec qui je suis régulièrement en contact pour mon boulot, généralement via le logiciel sur lequel nous bossons. Pouvoir mettre un visage sur un nom, se serrer la main et faire connaissance, c'est une nécessité, et je sais que ça arrange bien les rapports, par la suite, c'est donc quelque chose que je fais aussi souvent que je le peux. Ne travaillant pas le vendredi, j'avais l'accord de ma chef pour rester sur place faire du tourisme, et ne rentrer que vendredi soir, mais mon collègue François s'est retrouvé tout seul, congés, maladie des uns et des autres, et j'ai aussitôt proposer de bosser à distance une partie du vendredi pour l'aider. Même si j'ai des rapports distants avec le boulot, j'ai aussi l'esprit d'équipe, et je sais à quel point cela peut être pénible de se retrouver seul un vendredi, face à la pression des clients internes qui veulent tous faire passer leur demande avant le Week-end. Je suis donc allée bosser sur le plateau de mon ancienne équipe, puisque les locaux parisiens sont en "flex office" c'est à dire que tu te poses où tu veux avec ton pc portable. J'ai trouvé l'expérience intéressante de travailler à distance et seule dans mon coin, j'ai été particulièrement efficace. 

    B - Bien. En fait ce déplacement m'a fait du bien, de façon tout à fait inattendue. Etre ailleurs m'a permis de mettre à distance ces derniers mois un peu difficiles (et j'avais d'ailleurs le moral un peu morose ces dernières semaines), et le beau temps, me permettant de faire du tourisme le soir, a renforcé cette sensation d'être ailleurs et de faire autre chose que mon quotidien. La fatigue s'est effacée devant le plaisir d'être sur place, de surcroit avec Véro nous en avons profité pour très bien manger dans des restaurants "goûteux" et le plaisir de la bonne chère, autant que le confort de mettre les pieds sous la table, a encore rajouté à la détente du moment. C'était inattendu, mais fort bienvenu, et je suis bien contente d'avoir fait cette parenthèse ! 

    R - Retour. J'ai retrouvé avec plaisir mon chez-moi et mes chatounettes. Partir c'est bien, revenir c'est mieux ! 

    P - Poids. Aïe. Des écarts depuis quelques semaines, quelques jours de restaurants et un Week-end familial...

    M - Matin. Je me suis réveillée samedi matin avec le soleil levant illuminant la chambre, et cela m'a fait du bien. J'ai ouvert la porte-fenêtre, j'ai découvert que l'acacia avait déjà quelques grappes de fleurs blanches, et que les petits étourneaux cachés au fond d'un trou dans le tronc étaient nés (je ne les vois pas mais j'entends leurs piaillements)

    L'Abécédaire des cloches, en vrac

    Sur le balcon de la cuisine, les fleurs du mandarinier avaient écloses, parfumant le balcon et la cuisine lorsque j'en ouvre la porte-fenêtre. Ce mandarinier, c'est le dernier cadeau que m'aura fait ma mère, offert lorsque j'ai aménagé dans cet appartement.

    L'Abécédaire des cloches, en vrac

    P - Parents. Je suis allée les voir samedi après-midi. Ma mère est définitivement dans un "ailleurs" qui ne lui laisse plus que quelques éclairs de lucidité. Mon père ne s'intéressant à rien d'autre qu'à lui-même il est difficile de tenir une conversation qui ne tourne pas autour de leur santé et de l'ehpad, sujets ô combien déprimants. 

    F - Frère. Mon frère et ma belle-soeur sont passés hier soir, à la faveur de ce long week-end, et nous avons passé une exxcellente soirée ensemble. Ma belle-soeur vit elle-même des moments difficiles en ce moment, ses parents viennent eux aussi de rentrer en ehpad à quelques semaines de distance. Le pire c'est que je me dis, justement, que le pire est encore à venir, car l'état de mes parents ne peut qu'empirer.

    F - Fils. Un week-end décidemment placé sous le signe de la famille, qui s'est terminé chez mon fils aîné pour un apéritif dînatoire, l'occasion de profiter de ma petite-fille, désormais tout sourire à chaque fois qu'elle me voit, c'est un vrai bonheur. 

    M - Money Money Money… Eh mec, ne compte pas sur moi pour verser mon obole pour la reconstruction de Notre-Dame. J'y avais bien pensé, pourtant, mais ça, c'était avant. Avant que la Big Bank ne décide de lâcher quelques millions pour l'occasion, la même Big Bank qui refuse de lâcher le moindre kopek lors des négos salariales. Alors que nenni non point, bosser pour la Big Bank c'est déjà bien assez, puisque mon boulot sert à engraisser des actionnaires qui décident qu'il vaut mieux payer pour des pierres que pour faire vivre des humains.

      


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  • Paris sera toujours Paris

     

    Il faisait un temps magnifique, mais vraiment magnifique, ce n'est pas si fréquent, et puis il y avait Véro avec moi, Véro ne connait pas trop Paris, elle n'avait jamais mis les pieds à Orsay, alors pour une fois on n'a pas traîné le soir au bureau, et on a joué les touristes :-)

     

    Paris sera toujours Paris

    On a vu la Belle Angèle

    Paris sera toujours Paris

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Et puis les raboteurs de Gustave - un de mes tableaux préférés 

    Paris sera toujours Paris

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et pas possible de ne pas s'extasier devant l'église d'Auvers sur Oise, ah les bleus de Vincent…

    Paris sera toujours Paris

     Pas possible de les mettre tous, bien sûr, et en choisir trois c'est même un peu stupide, et il y en a pleins de bien moins connus mais tout aussi beaux….

    Et puis les quais de la Seine, même sans Notre-Dame, dans la douceur du soir, c'était magique aussi...

    Paris sera toujours Paris

     

     

     


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  • F - Fatigue. Comme je disais à quelqu'un que j'étais très fatiguée en ce moment, il a ouvert de grands yeux en disant "mais c'est incroyable, ça ne se voit pas du tout, tu as l'air très dynamique !" Ca, c'était bien gentil et ça m'a fait plaisir. Il est vrai que j'ai tellement l'habitude de vivre avec ma fatigue, que j'ai appris à passer outre. Et le lendemain, comme j'arrivais au boulot, j'ai trouvé deux de mes collègues avec l'air dépité, me disant qu'ils étaient crevés. Du coup, je leur ai répondu que ça me rassurait, de voir ces jeunes aussi fatigués que moi ! Donc, bref, la fatigue, elle est là, je fais avec, mais j'ai tout de même été contrariée de devoir faire la sieste, même courte, trois jours d'affilée ce week-end.

    I - Incendie. Ah, merdouille, Notre-Dame de Paris qui brûle. Les images de l'incendie, de nuit, sont terriblement magnifiques malgré tout. Les vitraux auront-ils résistés ? Que la charpente, ces arbres qui avaient germés il y a mille ans pour certains, laisse la place à une nouvelle, c'est l'Histoire. Mais les vitraux, ce serait pour moi une grande tristesse. Et puis une certaine tristesse aussi, de me dire que si ont peut en relever les ruines, il faudra certainement quelques décennies avant que Notre-Dame ne renaisse de ses cendres : aurais-je l'occasion, l'âge venant, d'en refouler les pavés centenaires ? Je suis contente d'y avoir suivi une messe, il y a une bonne dizaine d'années. 

    M - Moral. Pas bon, hier soir et aujourd'hui. Et à bien y réfléchir, ça fait peut-être même quelques semaines que la légereté que j'apprécie tant n'est plus là. A surveiller.

    P - Paris. Je pars justement à Paris, demain après-midi, pour un déplacement professionnel. Dieu sait si je n'aime plus ça, quitter mon chez-moi. Mais difficile de passer outre, dans mon nouveau boulot. Il faut que je sois dynamique, que je m'intéresse, que je me tienne au courant… Que je laisse mes chattes, que je laisse mon appartement. J'ai développé, ces dernières années, un terrain anxieux qui n'aime pas les changements, qui n'aime pas les départs. J'ai quartier libre, vendredi, je vais essayer d'aller voir une expo et me balader un peu dans Paris, mais même cette idée là ne me réjouit pas.

    T - Travail. Prémices d'une nouvelle dépression ? Perte d'intérêt dû à l'âge ? J'ai de plus en plus de mal à m'y intéresser, à me motiver. Et pourtant, j'apprécie tout ce qui sollicite mon cerveau, et je suis sûre que je m'ennuierais dans un autre travail. Mais voilà, en ce moment, travailler, ça m'emmerde ! 


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  • Il y a eu l'audience devant le juge des tutelles, hier matin, dans le cadre de la procédure de mise sous tutelle de ma mère, et ça ne s'est pas passé comme prévu, le juge découvrant la vente de l'appartement de mes parents, ce qui n'est pas possible étant donné la procédure en cours… Il y a eu la visite du futur appartement de mon fils cadet, dans l'après-midi, avec mon cadet, l'artisan qui devrait faire les travaux, et mon ex-mari, au milieu du chemin, avec son caractère épouvantable. Il y a eu le coup de téléphone de l'artisan, juste après, pour me prévenir qu'il ne ferait pas les travaux si mon ex-mari était au milieu du chemin… Coup de téléphone alors que mon fils et moi étions à Leroy-Merlin, où j'essayais de faire comprendre à mon cadet qu'il faut trouver un compromis entre rêves de rénovation d'un côté, et réalité du budget de l'autre...

    Aujourd'hui, il y a eu la panne informatique, encore une, le logiciel sur lequel on bosse qui plante toutes les cinq minutes, pas possible de traiter un dossier, et les clients qui débarquent dans le bureau pour demander comment faire pour passer leurs demandes - qui sont forcément urgentes.

    Et puis il y a eu l'appel de ma belle-fille, dans l'après-midi, pour me demander de garder ma petite-fille, demain matin, car il s'avère que le couple de mon fils aîné et en crise en ce moment, et que ma belle-fille a besoin d'aller faire une pause de quelques jours chez sa mère. Pour aller au tribunal hier matin, j'avais échangé mon vendredi non travaillé contre mon mercredi, du coup j'ai posé un jour de congé en catastrophe, et j'ai passé le restant de l'après-midi bien ennuyée de cette mauvaise nouvelle, même si un message de mon fils ce soir m'a un peu rassurée.

    Je suis crevée. Et demain matin ma belle-fille m'emmène ma petite fille à six heures parce qu'elle embauche tôt. 

    En partant du boulot, ce soir, j'ai dit à ma copine Chloé, à qui je racontais tout ça "dans ma prochaine vie je n'aurais ni enfants, ni parents, juste des chats". Ce à quoi elle m'a répondu : "Mieux que ça : dans ta prochaine vie tu seras un chat !". Voilà une bonne idée ! Et en attendant ma prochaine réincarnation, je file me coucher.

     


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  • B - Baby-sitter. J'ai joué la baby-sitter, hier soir, pour garder la petite Julia, mon fils et ma belle-fille sortant au restaurant avec des amis. Ca m'a rappelé mes années d'étudiante, quand je gardais des enfants pour me faire de l'argent de poche. C'était toujours un peu décontenançant, des bébés, des enfants, que je ne connaissais pas, et j'ai un peu retrouvé cette sensation. Mais, même si elle n'a pas voulu dormir, ça c'est bien passé et j'ai été contente de la voir me sourire.

    C - Carême - A l'occasion du Carême, j'ai participé à une lecture commentée d'un passage de l'Evangile, organisée par l'Action Catholique Ouvrière, et j'ai trouvé l'expérience très intéressante. Nous étions peu nombreux, des femmes essentiellement, et des femmes noires majoritairement. Je les aime bien ces femmes noires, elles sont naturelles et chaleureuses. 

    C - Chattes. La Chatte est d'un caractère peu commode, et ça ne s'arrange pas en vieillissant. J'ai récolté un coup de griffes tout à l'heure, j'ai eu bien mal, et il faut désormais que je me méfie de ses réactions, car avant-hier c'est d'un coup de dent dont j'ai été victime, et elle a la dent dure, c'est le cas de le dire ! La petite Loukoum est quand à elle toujours un amour. Quand je me réveille la nuit, elle vient me retrouver en ronronnant et sa présence douce est réconfortante. Elle était bien perplexe, hier soir, devant la petite Julia. Elle s'est perchée sur le meuble le plus proche du petit lit et a passé une bonne partie de la soirée à surveiller attentivement cette chose remuante, à l'odeur inconnue.

    M - Ménage. Je me suis lancée dans un grand ménage ce matin, et grand bien m'en a pris : mes voisines du dessus sont descendues dans l'après-midi car elles souhaitaient visiter mon appartement et voir comment j'avais aménagé la salle de bain. Je suis très contente, elles m'ont dit que mon appartement dégage une sensation de "zen", cela m'a fait plaisir ! Et plus tard, c'est une autre de mes voisines qui est venue faire un point sur les travaux de la copropriété. Ouf, l'appartement était nickel ! Il n'est jamais très sale, mais il arrive qu'entre deux passages de l'aspirateur, les boules de poils s'accumulent un peu partout. Deux chattes à poils mi-longs, c'est une vraie galère, asthmatique s'abstenir !

     P - Parents. Je suis allée les voir hier après-midi, je les ai trouvés en train de se livrer à leur activité favorite, jouer au scrabble. L'état de ma mère se dégradant de plus en plus, elle en est au stade où elle pose n'importe quelle lettre n'importe où… Mon père, quand à lui, m'a annoncé qu'il avait une nouvelle tâche aux poumons, annonce faite entre deux cigarettes… 

    P - Poids. Rien de grave, juste un bon kilo et demi de repris, et je sais pourquoi. Le beurre salé sur le pain frais, le chocolat au lait ET aux noisettes… le problème c'est que c'est devenu trop souvent. Il faut que je me reprenne en main, et que je maîtrise mes pulsions alimentaires, et garder en tête que souvent c'est la rareté qui fait qu'on apprécie les choses.

    V - Voiture. J'ai récupéré ma voiture, elle roule bien mieux, je n'ai plus qu'à faire un virement sur mon compte courant pour approvisionner celui-ci. Début du mois : j'enlève mon crédit immobilier, ce mois-ci je dois payer mes charges de copropriété trimestrielles. Si j'y ajoute la facture de Renault… bah les trois quarts de mon salaire sont déjà partis…

    V - Volonté. Je n'en n'ai jamais eu beaucoup. Total, je me laisse aller à mes pulsions alimentaires, je ne vais pas aussi souvent à la salle de sport qu'il le faudrait, et au boulot, je commence à glander un peu. Rhaaa, pas bien ! 

    Y - Yoga. Je passe la séance à me demander pourquoi j'y suis, mais j'en repars toujours convaincue des bienfaits de cette pratique. Si j'en avais les moyens je ferais deux séances par semaine. Quoiqu'il faudrait que je regarde du côté de YouTube, il doit y avoir des séances gratuites. Par contre, il faut que je me mette un coup de pied aux fesses et que je me remette, sérieusement, à aller à la salle de sport régulièrement.


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  • Je passe (presque) sous silence le fait que ma voiture m'ait lâchée, que j'ai galéré pour rentrer chez moi en transports en commun, que j'ai eu un problème pour recharger ma carte de tram et que j'ai cru que j'allais être prélevée deux fois du montant de mon rechargement, que mon père se soit plaint à mon frère du fait que j'avais oublié de faire enlever deux bibliothèques et une pendule de leur appartement. Les bibliothèques, je croyais qu'elles devaient rester, la pendule, ça me faisait mal au cœur de la voir partir à la déchetterie. J'irai, ou pas, la récupérer avant de rendre les clés à mon père, et je la stockerai dans ma cave. Mon frère avait mal au cœur pour moi de l'ingratitude de mon père à mon égard, je l'ai rassuré, personnellement ce énième reproche, fait comme toujours dans mon dos, ne m'a pas atteinte, mon père est un vieux con, point barre.

    J'ai bien lus mal vécu le énième réveil, cette nuit, pour cause de musique dans un appartement de l'entrée voisine. Ce n'est pas un appartement mitoyen pourtant, mais le bruit des basses traverse bien les murs de bêton. Je pensais avoir réglé le problème en fin d'année dernière, en allant frapper à la porte de l'appartement concerné où une jeune femme m'avait ouvert, qui avait l'air d'avoir pris conscience du problème - son frère ayant installé un mini-studio dans une des chambres de l'appartement. Si une ou deux fois depuis il y avait eu un peu de musique tardivement, cette nuit par contre j'ai été réveillée à minuit et demie et même si le boum boum-boum boum n'a duré que quelques minutes, j'ai eu du mal à me rendormir et je me suis levée crevée. Je suis donc allée frapper à l'appartement en question, ce matin juste avant de partir au boulot, et je me suis trouvée nez à nez avec un type vite agressif qui a très mal pris… que je le réveille… Je me suis sentie mal toute la journée. Je vis mal le fait de me sentir menacée dans la tranquillité de mon chez-moi, j'angoisse au moment de me coucher à l'idée que je vais peut-être être de nouveau réveillée inopinément…

    J'ai téléphoné au syndic pour signaler le problème, dans l'après-midi, et la personne que j'ai eu devait téléphoner à la locataire concernée pour régler le problème. Je ne sais si cela suffira. 

    Je vis seule depuis presque dix ans, j'assume tout toute seule, comme une grande - je suis une grande - mais il y a des jours, je l'avoue, j'aimerais avoir près de moi une épaule sur laquelle m'appuyer, une épaule solide qui me rassurerait, une épaule massive et intimidante derrière laquelle me protéger. Bah je devrais peut-être reprendre contact avec l'ex vieil amoureux, il avait la carrure requise ;-)


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  • mais sans poisson, parce que je manque d'inspiration ! 

    F - Fatigue. Elle m'est tombée dessus ce week-end, et même si je m'y attendais ça m'a bien fait râler, puisque je n'ai pas pu aller au stage de yoga auquel je m'étais inscrite, dimanche matin. Outre que j'ai perdu le prix du stage, j'ai aussi regretté de ne pas pouvoir assister au stage dont le thème était "les chakras", ce qui m'intéressait bien. Décidemment, cette liquidation m'aura coûté cher, sur tous les plans, et ce, dans l'indifférence générale.

    H - Heure d'été. Je n'aime pas l'heure d'été, se lever brutalement une heure plus tôt, pour moi dont le réveil sonne à six heures tous les matins, c'est difficile, et cette année avec la fatigue de ces derniers mois, c'est d'autant plus dur. Même les chattes se sont demandées ce qui se passait, hier matin, lorsque le réveil a sonné. Si La Chatte, toujours affamée le matin, s'est levée, elle n'a miaulé que fort modérément. Loukoum, quand à elle, couchée à côté de moi, a à peine levé la tête et m'a regardée, l'air interrogateur : "hein, quoi ? se lever maintenant, mais tu es folle ?". 

    L - Lectures. Il me reste quelques bons d'achats offerts par le CE pour Noël, j'en ai profité pour acheter quelques bouquins samedi dernier, tous trouvés au rayon "Développement personnel", oui je sais c'est un peu nul, je me laisse entraîner par le mouvement ambiant. Le fameux bouquin consacré au "Morning Miracle", deux à "l'instant présent" et un dernier avec un titre du genre "se changer soi pour changer le monde", tout un programme… A côté de mon lit la Pile A Lire ne cesse de monter, j'ai également un polar en cours de lecture, et aussi un récit de voyage trouvé dans une boîte à livres : Marcher à Kerguelen : comment résister à un tel titre ? j'ai aussitôt récupéré le bouquin. Je trouve d'ailleurs désormais nombre de mes lectures dans les Boîtes à Livres, belle invention.

    M - Motivation. Un peu en berne, en ce moment au boulot. 

    P - Panne. Ma voiture a gentiment attendu que la liquidation soit terminée, pour tomber en panne. Je crois qu'elle était aussi crevée que moi, après ces derniers mois à faire des allers-retours incessants entre chez moi et l'appartement de mes parents. Et elle a même bien voulu aller jusqu'au garage, lundi matin à la première heure. Cette panne, l'occasion de réfléchir sur le besoin d'avoir une voiture, avantages et inconvénients, alternatives, comment faire sans… Une vraie réflexion, pour moi, qui ne date pas d'hier du reste : comment m'en passer, comment recentrer mes activités de façon à tout faire à pied ou en transports en commun, comment faire mes courses sans voiture,... Mais bon, presque une heure et demie pour rentrer chez moi, hier soir, en transports en commun, ça calme. Toutefois la réflexion est bel et bien là, et j'aimerais ne pas racheter de voiture, le jour où la mienne rendra l'âme.

    P - Projet immobilier. Celui de mon cadet, et je vais jouer les maîtres d'œuvre pour coordonner l'artisan, mon fils, mon ex-mari qui veut absolument faire une partie des travaux, organiser le planning des travaux, en gérer le budget… Ca va être intéressant :-) 

     


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  • … du moins, en principe.

    Grosse journée, hier. J'avais rendez-vous chez mes parents à 8 h 45 avec mon pote artisan qui devait nettoyer la terrasse de mes parents, et à 9 h 00 avec l'entreprise devant débarrasser l'appartement.

    J'étais en petite tenue, en train de me maquiller quand le téléphone a sonné "C'est Fabien, je suis en bas" "Ah mais moi je n'y suis pas ! On avait dit moins le quart !" "oui mais tu sais, moi j'aime être en avance.". Allez, on jette le mascara, on saute dans le pantalon, on attrape le sac à main au passage et zou ! en voiture. La bise à Fabien qui sort son Karcher, à 9 h piles les "débarrasseurs" débarquent avec grands sacs et énergie, voilà une matinée qui commence bien.

    Coup de mou, en voyant disparaitre les dernières affaires de mes parents dans ces grands sacs, destinés à la déchetterie. D'ailleurs je rattrape un grand vase…. "non, celui là laissez le". Le grand vase, ça fait des semaines que je lui tourne autour, je ne l'ai jamais trouvé joli mais je l'ai toujours vu à la même place, quelque soit la maison ou l'appartement… 

    C'est une matinée "portes ouvertes". La porte de l'appartement est grande ouverte, de même que la porte d'entrée de l'immeuble, pour faciliter les va-et-vient des déménageurs, les baies vitrées donnant sur la terrasse aussi, parce que je vais de temps en temps voir aider Fabien à enlever les feuilles mortes éparpillées sur la terrasse. Heureusement, il fait un temps splendide pour la saison ! 

    Comme je termine de trier les derniers vêtements de ma mère qui trainaient encore dans sa penderie, voici qu'un type rentre, un papier et un crayon à la main. Je lui dis bonjour, pensant qu'il s'agit du chef des déménageurs, venus contrôler qu'ils sont bien en train de bosser. Mais très vite je comprends qu'il n'en n'est rien, et me trouve décontenancée, et vaguement inquiète. Finalement, il faut le croire, c'est un type qui, cherchant un appartement à acheter pour mon fils - dit-il - est monté voyant le déménagement. Gonflé, et bavard avec ça, j'ai eu du mal à m'en débarrasser. Je n'ai pas apprécié cette intrusion. Et ne voilà-t-il pas qu'une demie heure plus tard, me voilà face à un autre type, suivi d'un couple de personnes âgées, qui s'avance vers moi pour me serrer la main ??? Je finis par le reconnaitre : c'est l'agent immobilier qui était chargé de la vente de l'appartement, et qui accompagnait les futurs propriétaire venus prendre des mesures de certaines pièces. Décidemment, la matinée était riche en émotions, et ce n'était pas terminé. En effet, les déménageurs m'ont annoncé, en fin de matinée, qu'ils partaient vider le camion à la déchetterie et n'en sont revenus…. que trois heures plus tard ! 

    Je suis finalement rentrée chez moi à quinze heures, après avoir fait un détour par une boulangerie - j'avais en effet un repas prévu chez des amis le soir, et devais y porter le dessert.

    Je suis rentrée, me suis déshabillée, j'ai mis tous mes vêtements à la machine à laver, y compris le manteau qui m'a accompagnée tout cet hiver dans chacun de mes déplacements chez mes parents, et j'ai pris une douche, une façon de laisser ça derrière moi.

     

    Finalement le grand vase est parti à la déchetterie. Je n'ai pas envie de faire vivre à mes fils ce même fardeau.

     

    La journée n'était pas toutefois pas finie, j'avais rendez-vous avec mon banquier en fin d'après-midi, j'ai décidé de faire un petit prêt pour aider mes fils dans leurs travaux respectifs - il faut aller de l'avant. Comme je sortais de la banque, une amie m'a téléphonée, je me suis assise à un arrêt de tram et nous avons bavardé une heure, nous racontant nos malheurs avec nos parents respectifs. Je suis de nouveau rentrée chez moi en coup de vent, en suis repartie pour me rendre chez le couple de collègues/amis qui m'avaient invitée. Autour de la table, d'autres collègues. Tous cadres, gros salaires, grosses voitures, grands maisons…. D'ailleurs la maison de mes amis, que je voyais pour la première fois car ils viennent juste d'y aménager, est splendide, une belle contemporaine, grande pièce à vivre avec sol en bêton ciré, vastes baies vitrées, couloir de nage dans le jardin…. vraiment une belle maison, ça m'a fait plaisir de voir une maison comme ça "en vrai" et pas dans les pages d'un magazine pour une fois ! La soirée m'a fait du bien, même si je ne l'ai pas autant apprécié que je l'aurais voulu, la fatigue de ces derniers mois est en train de me tomber dessus ! 

     

    Ces derniers mois n'auront pas usé que moi : ma voiture, fatiguée par ces trop fréquents allers-retours, est en train de me lâcher. Je vais commencer ma semaine, lundi, chez Renault, en espérant qu'ils puissent me la prendre rapidement, ce dont je doute : il faut tomber en panne sur rendez-vous de nos jours :-/

     


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  • J'en ai entendu parler il y a quelques années, sans chercher à me renseigner plus que ça, en me disant "me lever plus tôt ? mais c'est juste impossible". 

    Finalement, j'y suis venue peu à peu, parce que j'en avais marre de louper ce que j'ai toujours considéré comme le plus beau moment de la journée, celui du lever du soleil, des oiseaux qui chantent dans le silence du petit matin, de la fraîcheur qui petille...

    Ca doit bien faire trois ans maintenant que le réveil sonne tôt, six heures en semaine et sept heures le Week-end, j'avoue que c'est parfois difficile, quand je suis fatiguée je n'entends pas toujours le réveil, mais je ne regrette pas ce nouveau rythme, réveil matinal et sieste le dimanche après-midi, parce que je ne suis pas et ne serai jamais une petite dormeuse.

    En tombant aujourd'hui, par hasard, sur cet article, et puis sur celui-là, j'ai compris qu'en fait derrière cette histoire de réveil matinal, de "miracle du matin", c'est un truc d'américain, de libéral, un truc pour être encore plus performant, encore plus gagnant. And the winner is...

    Bah moi c'est pas mon truc. Mon truc c'est de profiter. De profiter du lever du soleil - ce matin une magnifique boule rouge - du chant des oiseaux dans le quartier enfin calme, du câlin du matin avec Loukoum. J'en profite aussi parfois pour faire un peu de ménage, pour avoir le plaisir de rentrer le soir dans un appartement tout propre, parfois aussi pour faire des mots croisés, regarder facebook, prendre des photos des tours embrumées, ou illuminées par le soleil, selon la saison, bref, je vis. Oui, idéalement j'aimerai chausser mes baskets et filer faire trois tours du quartier, c'est mon american dream à moi. Et, de fait, l'an dernier je me suis levée tous les mercredis, durant six mois ! pour filer à la salle de sport. J'ai laissé tomber parce que c'était tout de même contraignant, me lever dès la sonnerie du réveil, me presser pour aller à la salle de sport, me presser en faisant mon sport, me presser en prenant douche et petit-déjeuner ensuite puisqu'il fallait que j'aille travailler…  Et puis la séance de sport au lever, à jeun, c'est un peu plus difficile. Mais il n'est pas dit que je ne retenterais pas l'expérience un jour….

    Bref, le matin, je vis, et j'apprécie de vivre avant d'aller au boulot, parce que métro boulot dodo, je connais et c'est déprimant. 

    Alors oui, le miracle du matin, c'est le soleil qui se lève, les oiseaux qui chantent, et Loukoum qui ronronne...

     


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  • B - Beau. Beau temps. Il fait un temps magnifique depuis maintenant plusieurs semaines, nous n'avons pas eu de giboulée en mars - ceci dit il est fréquent à Bordeaux qu'elles n'arrivent pas en mars, mais en avril. J'espère égoïstement que ce temps superbe va perdurer, je n'aime rien tant que le beau temps et la chaleur. Je le dis souvent : si je n'avais pas eu mes fils pour me retenir dans la région, je serais partie m'installer dans le Sud. Le Sud de la France, ou même à l'étranger. Je garde un souvenir extraordinaire de mon voyage au Sultanat d'Oman, l'an dernier, de ce ciel uniformément bleu, de ces murs de terre ocre, et de la chaleur… Je viens de voir la météo à la télé : la semaine prochaine sera encore belle, chic ! 

    D - Déco. J'ai un peu revu la décoration de mon salon, trois petits miroirs bordés de rotin sur un mur, une lampe en bambou, un fauteuil également en rotin, et cela fait tout de suite un peu plus chaleureux. Bon, il va falloir que je renfloue mon compte bancaire :-/ Une qui est contente, c'est La Chatte, qui a illico adopté le nouveau fauteuil.

    I - Ikéa. Opération "reprise de vos vieux ustensiles de cuisine". Bah les vieilles poêles de ma mère ont trouvé leur utilité, finalement ! A 10 heures hier matin, j'étais devant l'entrée avec un sac plein de vieilles poêles, et deux heures plus tard j'étais ressortie, avec une nouvelle housse de couette dans le sac, payée en partie avec le bon d'achat échangé contre les poêles :-) 

    F - Fantasme. J'étais arrêtée à un feu rouge hier après-midi, je jette un œil dans le rétro, un mec au volant de la voiture derrière moi. Tiens, c'est mon genre. Poivre et sel, légère barbe, l'air sympa… Et s'il était célibataire ?... Je déplace légèrement mon regard sur la droite… ah ben zut, il a une blonde à côté.

    P - Parents. Passage à la maison de retraite hier après-midi. Mon père reprend du poil de la bête, ma mère quand à elle s'enfonce dans la sénilité. 

    P - Parisiens. C'est une réalité, les parisiens s'installent à Bordeaux. Dans mon ancienne équipe, c'était un titi parisien qui était venu respirer l'air girondin, et dans mon équipe actuelle, c'est un trentenaire venu rejoindre sa copine. Ils sont contents, même s'ils découvrent, l'un qu'il est allergique au pollen de pin, l'autre qu'il ne peut pas venir travailler en transports en commun. Je trouve ça intéressant, cette confrontation avec une autre façon de voir, tant pour eux que pour nous.

    P - Problème. Big problème pour la Big Bank, ces dernières semaines. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, disons que la Big Bank vient de réaliser que le système informatique n'est peut-être pas autant sous contrôle qu'il devrait l'être. Serrage de vis dans tous les sens et, pour mon service, l'obligation de devoir nous montrer plus stricts dans la conformité des demandes que nous validons, et l'obligation de les faire valider par notre hiérarchie. Les délais de traitement vont s'en trouver rallongé, il va nous falloir faire face à un certain mécontentement des nos clients internes ! 

    P - Projet immobilier. De mon fils. Ouh là, mais ça va être compliqué. Si on a l'accord de la banque, ça c'est la bonne nouvelle de la semaine, mon fils n'est pas très pressé de se pencher dans tous les papiers qu'il doit fournir. Et côté travaux et financement des travaux, il manque un peu de réalisme. Et a les idées bien arrêtées sur ce qu'il veut. Ajouté à cela que je ne suis pas sûre de pouvoir compter sur l'artisan qui était sensé faire les travaux… :-/

    R - Ridicule. Je me suis couverte de ridicule, jeudi soir, en essayant de répondre, au téléphone, à une roumaine essayant de me persuader de valider sa demande. En anglais. Je ne m'y attendais pas, la communication avec la Roumanie était mauvaise, j'étais paralysée par le trac :-/ Le pire, c'est que je n'ai pas eu le réflex de me servir de Google traduction, pourtant ouvert en permanence sur mon bureau - puisque un tiers des demandes qui nous arrivent est en anglais ! 


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  • Jeudi dernier, j'ai eu une mauvaise surprise en me voyant dans une vitre, au boulot. Jeans-baskets, pull, cheveux ternes et tristes, pas très top tout ça, pas très glamour, et le pire, c'est que ça faisait plusieurs semaines que ça durait. La fatigue, certes. Quand je suis fatiguée, je pare au plus pressé devant ma penderie le matin. Moi qui adore être en robe, et joliment pomponnée, j'étais tombée bien bas :-/

    Alors hier matin, j'ai fait ma fille, j'ai ouvert la penderie côté robes et j'ai reposé la paire de baskets pour attraper une paire de chaussures vernies. Je ne porte plus de talons aiguilles depuis bien longtemps, mais on peut porter des talons sans pour autant être perchée sur dix centimètres. Et le talon, comme disait Coco Chanel, "ça affine la silhouette et ça remonte la fesse". Si ce n'est pas un argument, ça ! J'ai également pris cinq minutes pour mettre du vernis, parce que le vernis, même transparent, ça fait un joli effet :-)

    Si la robe n'était pas rose, elle avait tout de même quelques paillettes, et j'étais bien contente de retrouver celle que je suis habituellement.

    J'ai remis ça ce matin, ce sera une semaine robes. Mes cheveux n'étant décidemment pas en forme - et j'attends la fin du mois pour aller chez la coiffeuse raccourcir mon carré - je les ai remontés en un semblant de chignon plus seyant que l'espèce de queue de cheval, ou plutôt de poney au vu du peu de longueur de mes cheveux, que je trainais depuis plusieurs semaines. Décidemment j'ai passé un hiver bien peu glamour !

    Non, ce n'est pas de la superficialité. Outre que dans le milieu professionnel, l'apparence est aussi importante que les capacités, j'aime également être jolie. Je n'ai jamais été belle, j'ai largement entamé la cinquantaine, je marque vite la fatigue, et il est important pour moi d'avoir une image qui me plaise quand je me regarde dans un miroir. 

    "Tu es bien chic aujourd'hui !" m'a dit une collègue que j'ai croisée en arrivant au boulot ce matin. Eh bien voilà ! 

     


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  • J'avais oublié de remettre mon réveil à l'heure de lever de la semaine, hier soir. Je me lève en effet à six heures dans la semaine, et à sept heures le week-end. Résultat je me suis réveillée toute seule, ce matin, à sept heures moins cinq, parfaitement reposée, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps, et m'a fait un bien immense, autant sur le physique que sur le moral. Du coup j'ai passé une très bonne journée, reposée, apaisée. Cerise sur le gâteau, le plus jeune de mes frères m'a appelée ce soir, et ça aussi, ça m'a fait plaisir ! 


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  • Le tableau n'est pas bien reluisant : je n'entends plus le réveil, je suis crevée, j'ai de temps en temps des vertiges, des petits maux de tête, mon boulot me gonfle d'autant que je manque de concentration et, ces derniers jours, j'ai le moral en berne, je ne parle même pas de ma tête de déterrée, cheveux plats et mous et, pire, ma tenue réduite au stric minimum pratico-pratique, jeans-baskets même au boulot car je suis trop épuisée pour essayer d'avoir l'air d'une fille… La liquidation, décidemment, c'est difficile.

    Je vois pourtant le bout du tunnel : dans quinze jours je rends les clés à mon père. L'entreprise qui va débarrasser tout ce qui reste sera passé pour vider l'appartement, et je n'aurais plus aucune raison d'y aller. D'ici là, il faut encore que j'appelle, une énième fois, l'artisan qui doit nettoyer la terrasse. Je dois aussi appeler mon père pour lui demander de s'occuper d'aller ramener la box chez Orange - il a plus de temps que moi pour le faire, et n'est plus aussi mal qu'à un certain moment. Je dois aussi faire du tri dans les vêtements de ma mère qui restent encore dans son armoire, et avant ça il faudra que j'aille à la maison de retraite pour regarder s'il y a encore un peu de place dans son placard.

    Mais ce n'est pas si facile, cette liquidation. D'ailleurs, je dis liquidation, mais y a-t-il un mot pour expliquer ce que je fais en ce moment ? Je ne crois pas. Et ce n'est pas si facile. Il faut vider l'appartement de mes parents, et, quoi ? Ouvrir les tiroirs, les armoires, rentrer dans l'inimité de ses parents, décider du sort de leurs affaires, regarder sous un nouvel angle les objets familiers : cette carafe, qui la veut, ce tire-bouchon : poubelle ? Ces faïences, qu'on a toujours trouvé très laides, qu'en faire ? Le brocanteur n'en veut pas - découvrir que les objets qu'il ne fallait pas toucher de peur de les casser ne valent rien, finalement, pour autant, peut-on se résoudre à les envoyer à la déchetterie ? Pas de trésor dans cette bibliothèque, dans ce buffet en merisier massif qui, comme le reste, vaut moins que les soucis qu'il procure pour trouver comment s'en débarrasser.

    Comment exprimer mon malaise face à cette dispersion, cette disparition de ce qui était le cadre dans lequel évoluaient mes parents ? Cet ensemble de soie verte, que ma mère avait elle-même cousu pour mon mariage, qu'en faire ? 

    Quels que puissent être mes rapports avec mes parents, je ne vis pas bien cette liquidation, qui dure depuis trop longtemps maintenant. J'ai charrié je ne sais combien de kilos de livres à la boîte à livres à côté de chez moi, j'ai passé des heures de mon temps libre - et même de mon temps de travail - à chercher des solutions pour être le plus efficace possible - et j'ai le sentiment de ne pas l'avoir été. Je suis crevée, d'autant que les djeuns de mon quartier mettent la musique à fond à deux heures du matin depuis quelques nuits, et que mon nouveau boulot me perturbe énormément….

    Bref, fatigue et moral en berne ce matin, alors que je me speedais une énième fois pour être à l'appartement de mes parents, cette fois-ci car ma sœur venait chercher des affaires qu'elle n'avait pas pu prendre lorsque nous nous étions tous réunis, il y a trois semaines. Par contre, malgré plusieurs relances, j'attends toujours qu'une de mes nièces se manifeste pour venir récupérer le salon de jardin…. 

    Et puis ma sœur est arrivée avec sa fille et mon beau-frère, la belle assurance de ces trois là m'a bien aidée, mon fils cadet que j'avais appelé à la rescousse m'a lui aussi donné un bon coup  de main, et j'ai réussi à faire les derniers cartons de vaisselle dont personne ne veut, mais que, comme il s'agit du service en porcelaine du mariage de mes parents, je vais entreposer dans ma cave - si un des petits enfants veut bien se décider à convoler en juste noce, il héritera du service ! 

    Comme nous terminions, ma sœur a proposé de nous inviter tous au restaurant, je ne m'y attendais pas et j'ai accepté en dépit de ma fatigue - j'avais pourtant besoin de cette sieste du dimanche après-midi, mais ma sœur, c'est plus important ! Nous avons passé un moment agréable, et cela m'a fait beaucoup, beaucoup de bien ! 

    Cela m'a donné le courage de parcourir les quelques mètres qui me séparent encore de la ligne d'arrivée, merci ma sœur ! 


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