• A - Anniversaire. Un de plus ! Allez, ça me rapproche de la retraite ! L'occasion de nous retrouver autour d'un barbecue, chez mon fils aîné, malgré la pluie. Ma petite-fille commence à parler. Si j'éternue "Covid Mamie ! Covid". C'est très drôle. 

    B - Boulot. Je progresse. Nous sommes désormais 3, deux prestataires et moi. Le plus expérimenté a un an d'expérience dans le poste, et l'autre est arrivé en même temps que moi. Matt, le plus ancien - et le plus jeune en âge, il pourrait être mon fils - étant en congés cette semaine, David et moi devons faire assurer. Comme je dis toujours, c'est en plongeant dans le grand bain qu'on apprend à nager. Etrangement, moi qui stresse si facilement habituellement, je prends ça plutôt bien.

    D - Déménagement. Dans un mois, à quelques jours près. Je vais commencer à faire du tri, et les premiers cartons. Toujours pas vendu mon appartement, mais je signe l'achat du prochain début juin. Ce projet, je ne suis pas sûre que ce soit le bon, ça va me coûter très cher. Je me demande si j'ai bien fait, et j'ai l'impression que non. Difficile, parfois, de devoir prendre des décisions toute seule. Je déménage le week-end anniversaire de la mort de mon père. J'ai hésité à monter chez mon frère, me recueillir au pied de l'arbre où il a enterré l'urne. Mais c'est encore trop tôt pour moi. Ce Week-end là, je serais en plein carton, tournée vers l'avenir.

    I - Impôts. Je n'ai toujours pas fait ma déclaration, mais j'ai passé plusieurs heures à faire celle de ma mère. C'était un peu compliqué cette année, il faut faire deux déclarations, celle de mon père+ma mère jusqu'au décès de mon père, puis celle de ma mère ensuite. Pas toujours très évident, mais je m'en suis finalement sortie.

    I - Insomnie. C'est rare, et je le regretterais presque : Loukoum me sent réveillée, elle vient se blottir contre moi et ronronne, inlassablement, avec constance. L'autre nuit il pleuvait, une de ces pluie régulière qui berce et apaise. Une insomnie comme ça, c'est un petit bonheur impromptu et délicieux.

    L - Lecture. Comme quand tu reprends le vélo après quelques années, et que tu retrouves, au bout de quelques coups de pédales, le bonheur de glisser sans effort. Après plusieurs jours à savourer la luxuriance de l'écriture de Garcia Marquez, voilà que je découvre Vargas Llosa. Trente ans après ma licence d'espagnol, il serait bien temps ! Des écritures riches, des histoires foisonnantes, de la Littérature. Entre temps, j'ai fait un détour par le Japon, avec un court roman d'une écrivaine nippone, et j'ai lu un petit illustré sur le conflit israélo-palestinien. En attente, un polar historique français, pour changer.

    M - Marche. A défaut de sport, salles toujours fermées, et de vélo, temps trop pluvieux, je marche. J'ai toujours marché mais, depuis un an, je bats des records ! J'ai une appli sur mon smartphone qui compte le nombre de pas que je fais, je trouve ça rigolo et motivant. Ca ne me fais pas maigrir - mon poids est stable mais j'ai presque pris une taille depuis le premier confinement - mais ça me fait quand même beaucoup de bien. J'en profite pour me faire de grands bouquets de fleurs des champs - et de quelques roses qui dépassent des haies - j'adore ça.

    P - Pivoines. C'est la saison, et mon cadet m'en a offert un bouquet, qui embaume en ce moment même. Un bonheur jamais épuisé.

    V - Vaccin. J'y suis passée, pour la première dose. Résultat, je me suis retrouvée bien malade, le lendemain, comme une grippe expresse qui aura duré 24 h, et je ne m'attendais pas à une telle réaction. Bon, c'est passé, reste à voir comment je réagirai à la seconde dose, fin juin. Ce n'est pas que je tienne à me faire vacciner - rendez-vous dans cinq ou dix ans pour en connaître les risques éventuels - mais je crois qu'il faut en passer par là pour retrouver une vie normale, et j'ai hâte de retrouver cinéma et salle de sport.


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  • Avec la fatigue habituelle :-( 

    Je suis allée revoir mon banquier samedi, les taux d'usure ayant changé au 1er avril, le dossier n'était plus raccord avec les nouveaux taux. Bonne nouvelle, du coup le taux du crédit baisse, mauvaise nouvelle il a fallu refaire le dossier et on a donc encore perdu du temps. De fait, inquiet de ne pas avoir de mes nouvelles, le vendeur de mon (j'espère) futur appartement m'a appelée ce soir pour prendre de mes nouvelles. Je l'ai rassuré, et puis il sait de quoi il retourne, il travaille lui-même dans une banque ! 

    Avant d'aller voir mon banquier, j'ai déjeuné avec Gabrielle. C'est Sylviane qui m'a soufflé l'idée, puisqu'on ne peut plus se voir le soir, voyons nous le midi. De fait j'avais donc convié Gabrielle samedi midi, et d'une part j'ai eu du plaisir à cuisiner - lasagnes et compotée de pommes, faites maison - d'autre part j'ai eu grand plaisir à voir Gabrielle, nous étions restées en contact par téléphone, mais nous ne nous étions pas vues depuis plusieurs mois. L'occasion aussi de parler Bruit ! et je ne suis pas la seule à souffrir d'un voisinage bruyant. 

    Malgré la fatigue j'ai profité du temps, beau bien que frais, pour aller faire deux belles balades à vélo ce week-end. Vert extravagant des arbres, chant des oiseaux, douceur du soleil, et plaisir de me retrouver en selle, ces deux balades m'ont fait du bien, tout comme le fait d'avoir un week-end de trois jours - j'évite de trop penser à l'heure que j'ai passée à l'ehpad, la vision de ma mère, diminuée, sénile, est difficile à supporter. J'essaie de prendre de la distance et de me raccrocher aux petits plaisirs, l'odeur de la fraîcheur du petit matin, l'odeur des arbres quand je roule en forêt, l'arrosage des plantes sur mon balcon…. Je suis toujours aussi stressée par mon projet immobilier, mais le CBD m'aide bien, au point que Gabrielle m'a trouvée bonne mine. Le pire c'est que vendredi matin j'avais rendez-vous chez mon généraliste pour un renouvellement d'ordonnance, c'était un remplaçant, comme d'habitude, il m'a pris la tension. 10/8, ça l'a fait rire, pas moi. Et ça l'a fait rire… et c'est tout et en plus ce crétin s'est trompé dans l'ordonnance et j'ai dû l'appeler ensuite, mais ça ne m'a même pas contrariée, ce n'est qu'une péripétie. Et les arbres sont verts, les oiseaux chantent et bientôt, ce sera l'été. 

    J'ai repris le chemin du travail ce matin - sur le parking, il faut le croire, les gens garent leur voiture… en respectant une distance prudente, c'est très drôle. La bonne nouvelle du jour c'était la simplification d'une tâche récurrente qui était un peu pénible (la concaténation de deux fichiers excel, nous obligeant à de répétitifs et ennuyeux copier-coller) qui fait que la préparation d'un comité quotidien devrait prendre moins de temps. On est au vingt et unième siècle et je n'en reviens pas de tous les progrès qui restent encore à faire dans bien des domaines. 

    Sinon, à part ça, je traverse les rapides comme d'habitude, droite dans mes bottes, la main ferme sur le gouvernail, l'œil fixé sur l'horizon lointain d'une période plus sereine, déménagement terminé et, surtout, appartement vendu. Je croise les doigts et adresse de ferventes prières au vieux barbu là haut. 

     


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  • Avec la lumière du matin, il est très beau, j'en suis très contente.

    Le (mini) jardin japonais

    L'érable, rescapé d'une jardinerie, et à qui j'ai réussi à redonner une forme correcte, est magnifique, le groupe de petits conifères, cadeau de mon fils aîné, a survécu à l'hiver et je suis plutôt contente. Ce n'est pas une question de température, c'est une question d'arrosage. Sur le balcon les plantes sont à l'abri du gel mais malheureusement aussi à l'abri des pluies, il faut donc que j'arrose et c'est toujours délicat, déterminer la bonne dose et la bonne fréquence. Et surtout, ne pas oublier l'arrosage ! la sècheresse étant vite fatale aux bonsaïs.

    Le (mini) jardin japonais

    Et puis le petit dernier, qui n'est pas un bonsaï, mais un marron qui a germé, et que j'ai ramassé au hasard d'une promenade dans le quartier. Il y avait le marron, une tige et deux bourgeons qui commençaient à se déployer, j'ai tiré et le tout est venu. Je l'ai replanté dans un pot à bonsaï car à terme, c'est bien ce que j'aimerais en faire, mais je ne sais pas trop ce que ça donnera. Les feuilles se sont déployées, c'est plutôt bon signe, mais l'art du bonsaï est un art complexe, taille des racines, renforcement du tronc par des scarifications régulières, et puis la fameuse question de l'arrosage. Le bébé marronnier est joli, mais deviendra-t-il un mini marronnier ? 

    Le (mini) jardin japonais


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  • C - Confinement. Je continue à aller travailler sur site, je ne veux plus télétravailler, le télétravail seule chez moi, j'ai suffisamment donné, je n'en suis plus capable. Peu de monde autour de moi, lundi nous étions six sur l'open space, aujourd'hui il y avait foule : nous étions huit ! De fait je ressens peu le confinement, le quartier fonctionnant comme d'habitude, commerces ouverts - ce n'est pas le genre de quartier où tu as beaucoup de "non-essentiels" - gamins dans l'aire de jeu, et djeunes en moto :-(  Je le ressens surtout au travail, puisqu'il n'y a pas grand'monde, et sur la route également.

    T - Travaux. Et d'ailleurs, vive le confinement et le télétravail ! Routes défoncées, trottoirs éventrés, voies de circulation réduites, c'est Beyrouth tout le long des travaux de l'extension du tram vers l'aéroport. La circulation est devenue particulièrement compliquée, avec les mises en sens unique, les alternats provisoires. A tel point qu'on se demande comment cela aurait pu fonctionner en temps normal. En un sens, heureusement que beaucoup de salariés télétravaillent. J'ai malgré tout modifié mes horaires de travail, j'essaie d'arriver plus tôt pour partir plus tôt, mais ce n'est encore pas suffisant, je dois affronter des bouchons impressionnants. Et pas possible de garer la voiture plus loin pour finir la route à pied, l'état des trottoirs ne le permettant plus. Je me demande comment cela va se passer, lorsque les gens vont reprendre le boulot - et les travaux doivent durer encore deux ans…

    L - Lecture. Je pars au lit de très bonne heure, depuis un certain temps, parce que j'ai retrouvé un rythme de lecture soutenu, et je m'attaque à des bouquins plutôt conséquents. En ce moment Le Nom de la Rose, d'Umberto Eco, qui avait fait mes délices lorsque j'étais plus jeune (et, à la relecture, je le trouve bien pédant avec ses mots savants et ses citations en latin) et ensuite L'Amour au temps du Choléra, de Garcia Marquez, parce que j'ai trouvé le titre de circonstance, et qu'il s'agit d'un classique qui manquait à ma culture littéraire.

    H - Homme. L'Homme qui me tournait autour a disparu. Je ne le vois plus au travail, et je n'ai plus de SMS. Remarque, je n'en n'envoie plus non plus. Je suppose que je n'ai pas dû transformer l'essai. Ce n'est pas grave, et cela ne me travaille pas plus que ça. Mon projet immobilier est bien mon souci numéro 1, en ce moment. Pour autant quand mon frère est reparti, dimanche dernier, après avoir passé deux jours avec moi, je me suis dit que ce n'était pourtant pas désagréable, de vivre avec quelqu'un.

    C - CBD. C'est impressionnant comment nous sommes conditionnés par notre éducation. J'ai mis un temps certain à tester la chose, et à en acheter, et je l'ai fait avec l'impression de transgresser un tabou énorme, et la sensation que les foudres divines allaient s'abattre sur moi. Un peu comme quand j'ai acheté des actions, lorsque la Bourse s'est cassée la gueule au moment du premier confinement. Mais le CBD, c'est un réel mieux-être, très efficace sur le stress et, relativement, sur les angoisses. Et vu le niveau de stress que j'ai atteint, ces derniers mois, c'était devenu indispensable. Comme j'osais aborder le sujet avec Chloé, au bureau hier, elle m'a répondu qu'elle même en fume régulièrement. Je pense que le produit est plus utilisé qu'on ne le pense - et l'Académie de Médecine a un sacré train de retard. 

    P - Projet immobilier. Une des causes de mon stress. J'y vais à reculons, sur ce projet. Certes, je n'ai aucun doute sur le fait qu'il faille que je change de quartier - je ne supporte plus le moindre bruit, alors entre les voisines et les motos ce n'est pas vivable pour moi, autre cause de stress - mais l'appartement dans lequel je vis est tellement bien que je dois accepter de faire le deuil de certaines choses - le soleil de l'après-midi, les grandes chambres - en avaler certaines autres - les travaux à venir dans la résidence où est situé le futur appartement. Sans compter que, pour changer, je stresse, encore et toujours, à l'idée que le futur appartement sera peut-être entouré de voisins bruyants. Niveau de stress sans CBD : 9,5 sur 10.

    R - Regrets. Mon frère est descendu le week-end dernier, il a posé sa voiture et nous avons pris la mienne pour descendre chez mon autre frère, dans les Landes. Mais bon sang, que fais-je à acheter encore une fois un appartement, en ville, alors que je rêve de maison, de campagne, de pins, de tranquillité ? Ah mais oui c'est bien sûr, il faut que je travaille encore quelques années… Mais c'est pas facile, de continuer à bosser, quand tant de personnes autour de toi ne travaillent plus, ne travaillent pas… Honnêtement, parfois ça m'agace, je le reconnais, ça me pose question, surtout quand le réveil me trouve déjà épuisée. Mais j'ai également l'honnêteté de reconnaitre que continuer à travailler, c'est aussi un choix de ma part. 

    P - Petite-fille. Comme j'étais chez mon fils aîné, vendredi dernier, j'ai profité de ma petite-fille, qui commence à bien parler. Elle a vu un papillon, s'est approché, le papillon s'est envolé, bien sûr, et elle lui a couru après "Reviens Papillon, reviens !" Il y a des choses qui n'ont pas de prix.

    A - Amis. Comme je trainais dans un fauteuil, en fin d'après-midi, un sms "Une pétanque, ça te dit ?". C'était Sylviane et Laurent. "J'ai la flemme" "Bouge ton cul et ramène toi". J'ai pris ma voiture et un quart d'heure plus tard, j'étais chez eux, boules en main, pour un moment bien agréable. Après la partie, petit apéritif en bord de piscine - trop froide - et je suis rentrée chez moi en respectant le couvre-feu - et l'alcootest négatif malgré un excellent punch dans lequel je n'ai fait que tremper les lèvres, je sais être raisonnable. Sylviane s'y entend comme personne pour improviser des moments conviviaux en dépit de la situation.

    C - Covid. Un peu ras-le-bol de la paranoïa de certains. On va tous mourir un jour, d'accord ? Et je vais te dire, si je devais mourir maintenant et bien ça ne serait pas grave. J'ai bien vécu, mes enfants seraient tristes, et ce serait très bien. Quand je vois la fin de vie de ma mère… Mourir, cela n'est rien, mais vieillir, ah, vieillir… Chanson de Jacques Brel. Une très vieille amie vient de perdre - de vieillesse eh oui on meurt aussi de vieillesse faut-il le répéter -  son père qui fut, aussi, un de mes profs à la fac. Je garde le souvenir d'un bel homme, au profil andino, cultivé et ardemment communiste. Y a-t-il un paradis pour les communistes ?

    I - Intéressement. J'ai déjeuné ce midi avec Bernard et Chloé. Nous avons évoqué l'intéressement que vient de nous verser la Big Bank, Bernard en prônant le blocage sur le plan d'epargne entreprise, qui peut rapporter beaucoup lorsque la Bourse est à la hausse, quand je défendais mon choix de le bloquer sur le plan epargne retraite, moins rentable mais moins risqué, pour sécuriser mon épargne. Nous sommes tombés d'accord pour dire que nous avions des problèmes de riches. Travailler a malgré tout de bons côtés. 


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  • C'est vert, ce vert frais et intense du printemps, magnifié par une lumière crue et pure. Je sors aussi souvent que je peux, j'en prends plein les yeux, je ne m'en lasse pas et, heureusement, le quartier est riche en endroits où me balader, même si la ville est toujours là.

    Ici, le croirait-on ? la rocade est juste dans mon dos et si j'entends les oiseaux, j'entends bien aussi le trafic ! N'empêche, je profite tant que je peux.

    Vert !


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  • Comme dit Stéphane Plaza. L'emplacement de mon appartement actuel, ajouté au nouveau confinement, ça ne va pas très fort côté vente. Ajoute à ça que je suis dans l'attente de la réponse de ma banque pour le prêt pour mon peut-être futur appartement, c'est un peu le marasme côté moral. Ok j'ai connu pire. Mais la période actuelle est vraiment pesante, et j'aimerais bien qu'elle passe un peu plus vite, et que j'en sorte, de ce fichu moment de déprime, de doutes, d'angoisses.


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  • J'ai vu le moment où j'allais devoir renoncer à mon projet immobilier, du reste ce n'est pas encore exclu. J'ai dû avoir trois ou quatre fois mon banquier en ligne ces derniers jours, et la solution qu'il a trouvé pour faire passer mon dossier, c'est d'augmenter la durée du prêt. Compte-tenu de mon âge, pas glop. Et pas glop du tout pour l'assureur que j'ai contacté, et qui a refusé de m'assurer. Bon, retour chez mon banquier, finalement je fais le dossier d'assurance chez lui, et avec une assez bonne surprise : en regardant bien la situation objectivement, je peux déclarer aujourd'hui en toute bonne fois que je ne souffre que d'un trouble anxieux. 

    S'il n'y avait que ça, ça m'occuperait bien mes journées, mais il y a aussi les sollicitations des voisines - je fais partie du conseil syndical de la résidence - les échanges de mails avec le syndic avec qui les relations sont compliquées, et les affaires de ma mère à gérer, aussi. Je ne parle même pas du boulot, puisque ça va mieux, et la bonne surprise de la semaine ça a été un échange avec un de mes collègues parisiens qui m'a avoué être agréablement surpris, et soulagé, de voir que je m'en sors mieux qu'il ne l'avait craint. Ce qui est drôle, c'est que, mon autre collègue parisienne terminant son contrat ce mois-ci, mon manager a recruté un autre collaborateur. Le type arrive d'un service qui gérait des incidents, il est censé avoir une bonne connaissance en informatique, et dans le système informatique de la boîte. Et surtout, il est plus jeune que moi, et surtout aussi, motivé. J'ai bien compris que mon collègue ne misait pas un kopek sur moi, et qu'il était soulagé que le type arrive en renfort, pensant qu'il serait rapide à monter en compétence. Sauf que c'est le contraire qui se passe, et je ne te cache pas que je suis un peu contente de ça. Le type il s'y connait peut-être un peu, mais pour bidouiller un fichier excel, et présenter les opérations, entre autres choses, il est trop rapide, trop brouillon, trop approximatif. Un peu le lièvre et la tortue tu vois, et moi je fais bien la tortue. Du coup, c'est la satisfaction du moment, qui vient à point mettre un peu de soleil dans un quotidien rendu encore plus difficile par le couvre-feu et le temps qui reste gris et frais. 

    J'ai eu un doute sur mon projet immobilier, je me suis demandée s'il ne valait pas mieux que je laisse tomber, après tout mon appartement est très bien, il ne me revient pas cher et me permet de maîtriser mon budget. Laisser tomber le projet, ce serait pouvoir partir en voyage plus souvent par exemple. Et puis je suis rentrée ce soir et, comme hier soir, une moto avait repris son rodéo sous mes fenêtres - fermées car il fait encore frais. Il faut savoir analyser et définir ses priorités et accepter d'en payer le prix, voire se féliciter d'en pouvoir faire le choix. 


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  • … On a pas dit qu'elle était facile...

    C'est marqué sur une petite carte que j'ai scotchée sur le miroir de ma salle de bain, de façon à la lire tous les matins en me levant, parce que je trouve que c'est une excellente définition de la vie.

    Côté boulot, ça va de mieux en mieux, je perce les arcanes du fichier excel qui constitue l'essentiel de mon nouveau travail : la supervision des opérations informatiques de la filiale de la Big Bank pour laquelle je bosse. Les opérations sont référencées dans un logiciel, chaque jour on fait une extraction des nouvelles opérations, on les mouline dans un fichier excel qu'on présente aux différents services qui pourraient être concernés par lesdites opérations, pour vérifier si les opérations sont bien sous contrôle et les risques maîtrisés. C'est ça, mon job. Et ça n'est pas si mal, si on met de côté la pression de devoir préparer le fichier excel à temps pour la présentation de l'après-midi. Donc, comme je le disais, ça va mieux, je commence à maîtriser l'excel à défaut de maîtriser encore les détails techniques des opérations concernées, mais ça, ça viendra aussi. 

    Coté projet immobilier, là par contre, ça coince un peu. Aujourd'hui n'était pas un bon jour, puisque les deux visites de mon appartement ont été annulées par les acheteurs potentiels, lorsqu'ils ont eu l'adresse de mon appartement - mon quartier fait peur. Et mon rendez-vous avec mon banquier adoré, également prévu aujourd'hui, ne s'est pas non plus déroulé exactement comme prévu. Le montage du projet ne passe pas, mon gestionnaire va devoir contacter le Siège régional pour savoir comment le monter pour qu'il soit accepté. Mais depuis le début, je sais que cette opération, ou plutôt, cette double opération achat/vente, ça va être compliqué. Si ça marche, ça tiendra d'un accouchement aux forceps. Mais comme je te disais, la vie est belle, on n'a pas dit qu'elle était facile. Je reste zen, parce que de toute façon, je ne peux pas faire grand'chose et que si je commence déjà à stresser maintenant, je ne tiendrai pas sur la durée. Donc, voilà, garder la main sur le gouvernail, la main sur le front et regarder l'horizon. 


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  • Je me prends pour une artiste ;-)

    Parfois...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Parfois...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Parfois...

     

    Non, je ne peins pas. Mes ambitions sont moins encombrantes. Mon smartphone, Facebook, et voilà. Et puis mon œil, et, surtout, ma façon de regarder les choses. Là, tu vois, c'est une série de photos… d'un angle de mur peint en bleu et, je t'assure, sans retouches. Le même bleu, et pourtant pas le même, selon comment il est exposé à la lumière du jour. J'ai passé vingt minutes passionnantes, dans la salle d'attente de ma psy, pour le coup j'étais bien contente qu'elle soit un peu en retard. Le mur ? Celui de son coin toilette. Comme quoi, tu vois, la beauté est partout. 


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  • B - Bruit. Comme à chaque retour des beaux jours, le bruit explose dans le quartier. Le quad n'est revenu qu'une fois pour l'instant, mais le volume sonore des gamins dans l'aire de jeu en face de mes fenêtres est déjà bien suffisant. Que dire de la nuit de samedi, marquée par la nouba d'une voisine du premier étage ? Tout l'immeuble en a profité, et je pense que ses voisins directs ont dû passer quelques heures difficiles. Pour autant, personne n'a été la voir pour lui demander de baisser… je ne suis pas plus royaliste que le roi, je me suis couchée avec des boules Quiès. 

    C - Chattes. Visite express chez le véto, vendredi soir, pour La Chatte. Cystite ou calcul urinaire, l'avenir le dira, mais pour l'instant ça va mieux, ouf. Le plus dur aura été pour la mettre dans la boîte de transport. J'appréhende mon prochain déménagement ! 

    C - Compromis de vente. Puisque j'ai signé le compromis pour l'achat de mon futur appartement vendredi dernier.

    D - Déménagement. Si tout va bien, ce sera courant juin. 

    H - Homme. Ca paraissait intéressant… jusqu'à ce qu'il me parle, plusieurs heures durant, d'un grand complot mondial à visée messianique… Du coup, j'hésite sur la suite à donner...

    M - Moral. Sans plus, mais sans moins, c'est déjà ça. La fatigue, mais, surtout, le manque de sport, et voilà que les endorphines manquent cruellement.

    P - Printemps. On y est presque. Les jonquilles, les prunus parés de fleurs de mariées, et un quelque chose dans l'air… ah oui, c'est du pollen ;-)

    P - Projet. Je réfléchis déjà à l'aménagement du balcon, du séjour, des chambres. Et si c'était l'occasion de me défaire de certains meubles, qui m'accompagnent depuis le Studio, pour en acheter d'autres ? Projet qui est celui de la raison et pas celui du cœur : j'adore mon appartement actuel. Mais je n'en peux plus de l'environnement, trop de bruit, trop de saleté, d'incivilités, la mixité sociale j'ai donné. Je pars dans une résidence moins conviviale, plus froide, mais que j'espère plus calme. Le projet n'était pas, cette fois, trouver un appartement plus grand ou plus beau. C'était sortir du quartier. Ca voulait dire devoir faire des concessions : les chambres seront plus petites, la cuisine bien moins agréable. Mais j'ai déjà bien de la chance d'avoir réussi à trouver un appartement à acheter, dans le budget restreint qui est le mien. De plus cet appartement est en bon état, cuisine et salle de bain récente, ce qui me permet de ne pas trop puiser dans mes économies, déjà bien écornées par les frais de notaire. C'est donc un bon projet. 

    V - Vente. Acheter, et donc vendre. Il faut que je recontacte les agences immobilières qui ont fait l'estimation de mon appartement pour le mettre en vente, et rapidement. Parce que le prêt relais, ouille ouille. 


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  • Et si je te disais que, O miracle, l'Homme qui me tourne autour fait du vélo ? 


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  • Je suis rentrée ce soir après une journée bien remplie, la montée en compétence sur mon nouveau boulot, via téléphone et partage d'écran, c'est crevant, pour rentrer du boulot c'est la même galère que pour y aller, les travaux du tram au pied de l'immeuble où je travaille perturbent grandement la circulation, et encore heureux que bien des gens soient encore en télétravail, car sinon il ne serait tout simplement plus possible de circuler aux alentours de l'aéroport. Comme j'ouvrais ma boîte à lettres j'ai croisé celle de mes voisines qui est présidente du conseil syndical, nous avons forcément fait un long point sur une situation bien compliquée, le syndic ayant été aux abonnés absents ces derniers dix-huit mois. Comme je venais de rentrer, enfin, et de donner à manger aux chattes, au son des braillements des gamins du quartier, j'ai constaté que le quad qui tourne régulièrement dans le quartier dès les premiers beaux jours était revenu, et oui c'est le printemps. Dans la cité ne te fies pas aux premiers bourgeons, le bruit du quad est un signe bien plus fiable du retour de la belle saison. Pour le coup je me suis félicitée de pouvoir penser que dans six mois, je ne serais plus là. Reste, bien sûr, l'inquiétude que le quartier dans lequel je vais habiter ne soit pas aussi calme qu'il semble l'être, mais ça, c'est difficile à savoir, même si j'y passe régulièrement, à pied ou à vélo, pour essayer de me réconforter. Bref, te disais-je, je venais de donner à manger aux chattes et mon téléphone a sonné, et j'étais bien contente d'avoir des nouvelles de mon petit frère. Quand au bruit du quartier, il vient juste de se calmer, ne crois pas qu'ici on respecte le couvre-feu, ou si peu, et si ça continue je vais moi aussi l'envoyer au diable, j'en ai marre de ne plus pouvoir aller marcher dans la douceur de la fin de l'après-midi. Surtout que je commence à en avoir marre de cette pandémie, du gouvernement qui en profite pour nous enfermer, bien pratique à un an de la prochaine présidentielle, comment avoir un pays qui se tient sage, avec des médias qui en rajoutent dans la surenchère des messages anxiogènes, or je vais te dire quelque chose, le taux de mortalité de ce fichu virus c'est moins de 1%, et dans ce 1% de personnes qui, oui d'accord hélas pour elles, ce sont majoritairement des gens âgés.

    Moi je suis bien plus triste pour cette jeune femme que je connaissais pour l'avoir croisée chez des amis, qui vient de mourir d'un cancer contre lequel elle se battait depuis plusieurs années, et puis pour cet auteur talentueux dont j'avais découvert le roman il y a quelques mois, grande claque littéraire, et voilà que le cancer a eu raison de lui aussi. Certains de mes collègues d'autres services te raconteront également qu'ils viennent de perdre deux collègues, deux suicides à quelques jours d'intervalle, parce que le télétravail, le confinement, le couvre-feu, pour les gens un peu plus fragiles que la normale, ça finit par faire trop.


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  • A - Appartement. Ce soir je suis allée re-visiter l'appartement qui devrait être le mien, si tout se passe comme prévu, d'ici quelques mois. Le notaire n'a toujours pas fixé la date pour la signature du compromis de vente, alors que j'ai déjà le rendez-vous avec mon banquier adoré pour lancer le projet, donc ça avance, mais lentement ou plutôt, pas dans le bon ordre. Que dire de cet appartement ? Déjà, dire que mon appartement actuel était, pour moi, l'appartement idéal. Je ne pouvais pas trouver mieux. Trouver mieux aurait été mon appartement, mais ailleurs, c'est à dire ailleurs que dans ce quartier. Et ça, c'était pas possible, parce que mon appartement, ailleurs, c'est en dehors de mon budget, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai pu l'acheter, il y a quatre ans. Cela étant posé, et après plusieurs visites d'appartements (ces dernières semaines ont été assez bien occupées, surtout pour arriver à faire des visites en tenant compte du couvre-feu) et même d'une maison, mon choix - et même si les appartements étaient souvent repoussants de saleté et de travaux à envisager je me suis trouvée bien chanceuse d'avoir du choix compte-tenu de mon budget serré - s'est porté sur un appartement dans une résidence des années 70, non HLM, sans travaux sinon quelques peintures à refaire, et avec un grand balcon. Les concessions à faire : une cuisine certes joliment aménagée mais petite et avec une toute petite fenêtre donnant en partie sur un mur, et des chambres de taille normale pour des chambres, alors que j'avais pris mes aises dans des chambres de 14 mètres carrés. Oui mais on ne peut pas tout avoir. Et là, j'espère avoir le calme. A défaut de dire, comme Baudelaire, que "tout est luxe calme et volupté" disons que j'apprécierais de pouvoir dire que là bas tout sera "silence calme et propreté". Quand je dis "là bas" il faut savoir que la résidence en question est tout juste à 500 mètres à vol d'oiseau de l'entrée de mon quartier actuel. Je change de quartier mais pas de secteur, mais ces 500 mètres pourraient tout de même changer bien des choses. En mieux, j'espère. Un coup d'œil sur le site des ventes immobilières des impôts m'a permis de constater que dans ce secteur il y a peu de ventes, ce qui me parait déjà un bon indice : si les gens ne vendent pas c'est qu'ils sont bien là où ils sont. De toute façon l'idée c'est de m'installer dans ce nouvel appartement pour les cinq-six ans à venir, c'est à dire jusqu'à la retraite. A ce moment là, je verrais bien : si l'endroit est vraiment calme j'y reste, sinon je regarde pour m'installer à la campagne. Que dire de plus sur cet appartement ? Que quand je l'ai visité la première fois, lundi dernier, j''ai été séduite par la décoration très masculine, la cuisine est noire, meubles et murs, le couloir et une partie du salon sont peints en verts, la salle de bain est tapissée d'une tapisserie avec des motifs bleu et noir. Une déco assez masculine et très affirmée. Ca m'a beaucoup plu, et le lendemain j'ai passé la séance hebdo chez ma psy à lui expliquer que je pense que c'est peut-être révélateur d'un certain manque d'Homme dans ma vie. 

    F - Fatigue, ces dernières semaines ont été particulièrement intenses émotionnellement, mais une fois n'est pas coutume, je me suis accordée un Week-end de repos, et ça m'a fait du bien.

    H - Homme. Perplexité. Ce n'est pas que j'ai un doute sur ce qu'il veut, mais moi, qu'est-ce que je veux ? 

    M - Maison. J'avais eu l'occasion, il y a déjà un certain temps, de parler des petites maisons du lotissement d'à côté de chez moi. Et, alors que je cherchais un appartement, voilà qu'une maison se vend, un peu plus cher que mon budget, mais dont l'agent immobilier me dit qu'elle est négociable. Une maison, n'est-ce pas un rêve ? Et si le rêve était à ma portée ? Oui mais non. Trop de travaux pour ce qui pourrait être une délicieuse maison de poupée, mais qui au final ne resterait qu'une délicieuse maison de poupée, minuscule, et coincée entre deux autres petites maisons. Jardinet mouchoir de poche, sur lequel les fenêtres voisines donnent directement… Donc un rêve à portée de main, c'est vrai oui, mais non.

    P - Petite-fille. Elle va avoir deux ans et demi cette semaine, et c'est un vrai rayon de soleil. Je viens de prendre la décision d'aller voir ma mère moins souvent, et d'aller voir ma petite-fille plus souvent. La vie est là, il faut en profiter. L'entendre m'appeler "Mamiemamie" ça n'a pas de prix !

    P - Printemps. Hier les vols de grues se sont succédés, toute la journée, filant plein Nord. Ca m'a paru bien tôt dans la saison, mais qui sait, peut-être allons-nous avoir un printemps précoce ? Ca me plairait bien ! 

    R - Retraite. C'était le dernier jour de travail d'un de mes collègues, aujourd'hui. Drôle d'ambiance, on était juste cinq dans le bureau, compte-tenu des circonstances. Déjà, un départ, ça fait toujours quelque chose, mais en ce moment, c'est vraiment glauque. 

    T - Travail. De ce côté là aussi, la situation se débloque. Je me sens moins paniquée qu'il y a encore quelques semaines, et je commence même à m'intéresser à mon nouveau poste. Je finirai peut-être par m'y faire ! Et de toute façon, il vaut mieux, parce que changer de poste, même si la Big Bank prône la mobilité, ce n'est pas si facile qu'on nous le vend. 

    Z - Zenitude. Je m'aperçois que mon équilibre émotionnel repose en bonne partie sur ma pratique régulière du sport. Ce n'est pas le cinéma qui me manque, c'est le sport, l'ambiance de la salle de sport, les endorphines de l'effort, la difficulté du yoga. Je ne me sens jamais aussi bien que quand j'en bave. Et je ne me sens plus assez bien chez moi (c'est bien pour ça que je veux déménager) pour pouvoir y faire du sport ou du yoga. Je ne crois pas que l'Homme qui me tourne autour soit sportif, c'est bien dommage, j'aurais donné cher pour sortir avec un type qui se sente l'âme d'un coach sportif. 

     


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  • De cette histoire de covid, de mon boulot, de mon quartier, et même de moi-même. Pas facile, tout ça.

    Bon, la situation tu la connais, tu t'es dit "ok pour le confinement on en chie un bon coup mais on va tenir le coup, c'est pour la bonne cause, on se boucle à double tour deux mois et quand on en sort, l'épidémie est finie, on boit un coup pour arroser ça et on reprend notre petite vie pépère". Sauf que ça fait des mois maintenant qu'on te fait chier avec des chiffres auxquels tu comprends rien, et que certains dans ton entourage commencent à jouer les sceptiques "t'en connais toi, des gens qui l'ont choppé ce covid" ? bah non seulement t'en connais pas beaucoup, mais tu t'aperçois que tu connais surtout beaucoup plus de gens qui vont de plus en plus mal, mal partout parce que ça fait un an qu'on bouge plus et qu'on n'est pas fait pour rester assis devant un écran ou affalé devant une télé toute la journée, et puis mal au moral parce cette histoire, ça finit par le plomber, le moral. En plus, à la télé, ya rien. On va en mourir de cette histoire, mais pas du covid, de tout ce qu'on ne peut plus faire, ne plus pouvoir faire de sport, voir les amis, se faire soigner correctement…

    Qu'on me donne une île déserte, sans télé ni radio. Oui, je sais, je peux débrancher, et quand tu vois dans quel état j'étais à la fin de l'année, quand ma box m'a lâchée… je ne suis pas à un paradoxe près ! Tiens, d'ailleurs, tu sais quoi ? Ben c'était pas la box. C'était un connard de technicien qui avait débranché mon câble internet pour pouvoir installer celui des voisins fraîchement installés dans l'immeuble, parce que c'était plus simple que d'installer une extension sur la prise collective qui n'avait plus de ports de libre. L'effet papillon en quelque sorte, un type qui débranche simplement une prise et moi qui me retrouve au trente-sixième dessous, parce que c'était la goutte d'eau qui faisait déborder la coupe d'une année déjà trop pleine.

    Bref.

    Bon, sinon, en vrac : j'ai dit dit à ma chef et à la drh que je ne veux pas faire le boulot qu'on voudrait que je fasse, comme je leur ai expliqué si j'ai rejoint l'informatique c'est pour mettre les mains dans le cambouis, pas pour faire de l'excel toute la journée. En plus, me former sur un poste qui ne m'intéresse pas, auquel je ne comprends pas tout, avec des collègues qui sont à 500 bornes et avec lesquels tout se passe via Skype, c'est coton. Si le boulot m'intéressait, je serai heureuse de relever ce challenge là, mais en l'occurrence ça rend les choses encore plus inconfortables. Ne crois pas que dans le monde merveilleux de la Big Bank il suffise de dire "je veux faire autre chose" pour que tu changes de poste. Nan ! Tu continues à faire ton boulot, bon gré mal gré, et tu regardes les offres de postes en interne et tu espères que s'il y a un poste qui t'intéresse il ne sera pas déjà pourvu, parce qu'en général tout se fait plutôt en sous marin dans le dos des DRH. Ne crois pas non plus que dans ce monde merveilleux, tu puisses postuler par un coup de fil ou un mail au RH responsable du service et défendre ta candidature. Non, tu vas en bas de l'annonce, tu cliques sur "postuler", tu reçois un mail automatique qui te dit que ta candidature est transmise. Et puis après, tu attends. Et, neuf fois sur dix tu reçois un mail, toujours automatique, qui te dit "désolé vous ne correspondez pas au profil recherché". C'est ça, la gestion des Ressources z-humaines, de nos jours.

    Toujours en vrac, j'ai fait estimer mon appartement, les estimations sont raccords avec ce que je pensais, c'est bien. J'ai commencé à visiter des appartements et comme je ne suis pas la moitié d'une idiote, j'en ai laissé passer un, la semaine dernière, qui correspondait à ce que je cherchais, parce que j'ai manqué de jugeote, de rapidité, de courage, il faut dire que l'appartement en question dépassait un peu le budget que je m'étais fixé et qu'il n'était pas négociable. Le marché immobilier sur la métropole bordelaise étant ce qu'il est - tendu, et au plus haut sans espoir de baisse -  la question est : que suis-je prête à accepter pour pouvoir quitter mon quartier pourri ? Je dois visiter vendredi un appartement situé dans un quartier que je recherche, mais c'est un T2. Suis-je prête à renoncer à un espace auquel je me suis habituée ces dernières années ? Si je ne donne pas suite à cette annonce là, dans combien de temps vais-je retrouver un autre appartement à vendre correspondant à mes critères - dont le plus important étant la localisation ? Non, je ne veux pas attendre : ce dimanche, j'ai éteint un départ de feu allumé volontairement au pied de mon immeuble. Quand tu en es là, je t''assure qu'il faut être solide, et je ne le suis pas. 

    Donc, émotions, stress, fatigue. J'ai quand même bien ri hier soir chez la psy, en lui racontant que je me faisais draguer par un des agents de sécurité, au boulot. Parce qu'entre nos horaires respectifs, le confinement, le télétravail, on a dû se dire trois phrases en trois mois. Inutile de te dire qu'à ce rythme là, on mourra avant d'avoir pu conclure ! 


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  • Ne cherches pas : ça n'a absolument rien à voir. Mais comme je préparais un titre du genre "adieu 2020, bonjour 2021", ce (très vieux) titre de film m'est revenu en mémoire, que j'ai toujours trouvé drôle, alors pourquoi pas mettre un peu de légèreté par ici !?

    Comme j'attrapais mon sac de voyage, hier matin en quittant l'hôtel, sa lanière a cassé. Diantre, fichtre, 2021 commencerait-il aussi mal que 2020 a fini ? Allez, on attrape le sac sous le bras, on ne s'arrête pas à ça et on rentre. Il faisait encore noir quand j'ai quitté l'hôtel, et comme je rentrais dans mon quartier, cinq minutes plus tard, les feux de poubelle fumaient encore… d'après ce que m'ont dit des voisins, j'ai bien fait d'avoir passé la nuit ailleurs.

    Côté box, ça avance un peu, mon FAI m'a prêté une clé 4G qui me permet de récupérer une connexion internet, grâce à laquelle j'écris ce soir, et qui va me permettre de rester en télétravail la semaine prochaine. Aller sur site ne m'aurait pas dérangé, mais j'ai pris rendez-vous avec deux agences immobilières pour faire estimer mon appartement, et ça m'aurait ennuyé de devoir repousser ces rendez-vous, d'autant que j'ai pris rendez-vous avec mon banquier la semaine suivante. Je n'ai pas la télé, et c'est un peu, non, soyons honnête, c'est très pénible, ça rajoute un sentiment de solitude à une situation émotionnelle déjà difficile en ce moment. Je me suis tout bonnement effondrée jeudi soir, à un point que tu n'imagines même pas. J'ai touché le fond, et ne crois pas à ceux qui te disent que quand on a touché le fond on ne peut que remonter. Non, le fond, il y en a qui y restent, et qui y laissent leur peau. Mais c'était une bonne idée, cette chambre d'hôtel. Je te passe sur le côté un peu (plus) désespérant, la chambre froide à l'aménagement sommaire, mais : et d'une il y avait une télé, et de deux, j'ai très bien dormi, pas un bruit alentour, et il y avait plusieurs semaines que je n'avais pas aussi bien dormi, sans le stress des réveils nocturnes. Pour la télé, je me suis fait une raison, un collègue m'a conseillé d'acheter une antenne intérieure, ce que j'ai fait aussitôt, mais hélas ça ne fonctionne pas, je pense que les murs de béton, et, plus encore, les sols et plafonds bardés des tuyaux métalliques du chauffage collectif font un effet cage de Faraday et empêchent les ondes hertziennes de passer correctement. 

    Hier soir mes voisines du dessus ont fait la fête, j'y suis donc allée sonner ce matin, en pure perte car pour certaines personnes faire la fête c'est faire du bruit, et c'est un droit. Cet après-midi je suis allée chez un audio-prothésiste en centre-ville, je supporte mal les boules Quiès et je voudrais trouver mieux, j'ai d'ailleurs une (vieille) ordonnance pour des bouchons d'oreille sur mesure. L'audio-prothésiste était fermé pour congés de fin d'année, c'est pas grave j'y retournerais. 

    Stress au maximum, moral au plus bas, j'ai perdu un bon kilo en trois jours, c'est toujours ça de pris, même si c'est ennuyeux de constater à quel point le stress peut me rendre physiquement malade. Le sport et le yoga me manquent bien, qui pourraient me permettre, non pas d'être mieux, je suis lucide, mais d'être moins mal, ce qui serait déjà un mieux. Une très longue discussion téléphonique avec Julie, hier soir, m'a réconfortée, car je me suis sentie comprise, merci Julie. Merci aussi à Isabelle pour ses messages réconfortants.

    Ces derniers jours j'ai fait mes comptes 2020, j'ai eu la surprise de constater que j'ai fait des économies, sans en avoir eu conscience. Et je me suis bien demandé d'où venaient ces économies, jusqu'à ce que je réalise que certaines de mes dépenses habituelles n'avaient pas eu lieu, du fait des circonstances : plus de cinéma, plus de sport, plus de sorties amicales autour d'un resto ou d'un repas partagé, ça a fait une vraie différence sur mes dépenses annuelles. Bah finalement, on y arrive, à mon titre : adieu les amis, bonjour les économies ! Et c'est probablement la seule chose positive de cette année particulièrement mauvaise. 

    Pas de résolution pour cette nouvelle année, par trop incertaine. Il va falloir que je m'accroche, côté boulot, pour arriver à m'en sortir dans mon nouveau poste, et c'est un sujet qui ne laisse pas de m'inquiéter, même si je le suis un peu moins qu'il y a encore quelques semaines. La préoccupation de l'année va être d'arriver à me loger. Je n'ai pas trop de doute sur le fait que j'arrive à vendre mon appartement, mais encore faudra-t-il que j'arrive à me reloger, que ce soit en location ou en rachetant quelque part, et le problème va certainement être qu'il va falloir que je fasse des concessions, ou sur la localisation, ou sur la surface, je ne sais pas encore. Mais le plus important étant surtout et avant tout d'arriver à trouver un endroit calme, or cela, tu ne le sais vraiment que lorsque tu y vis. 2021 sera une histoire à suivre !

     


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