• Pas folichonne, cette fin de semaine.

    D'abord, il a fallu que je commence la journée en prenant Corentin, le prestataire, entre "quat'zieux" pour lui expliquer qu'il n'est pas là pour passer ses journées à mater des séries sur Netflix. Corentin n'a pas très bon caractère, et je suis assez mal à l'aise avec lui. Bon, le principe dans ce cas là, c'est d'y aller avec calme et fermeté, ou fermeté et calme, comme on veut. Le pire, c'est qu'après m'avoir dit qu'il était d'accord avec moi, il s'est rassis à sa place pour... ben se remettre sur internet. Ok, en ce moment on est un peu moins chargé que d'habitude, et ça fait du bien de souffler après une année chargée, mais Corentin et les séries sur Netflix, c'est en permanence. Bref.

    Et puis la fin de l'après-midi, c'est jamais bien très plaisant le vendredi quand je dois faire la permanence jusqu'à 19 h , je suis seule à partir de 17 heures, ça me déprime et un peu, ça me stresse aussi, et puis ça me renvoie à des choses désagréables, je l'ai dit il faut que je reprenne rendez-vous avec un psy.

    Mais bon, la journée n'a pas été mauvaise pour autant. J'ai pris une longue pause, à midi, pour accompagner un collègue d'un autre service à la piscine. Une heure de détente sportive, longueurs de bassin et dix minutes de hammam, ça fait beaucoup de bien, même s'il faisait plutôt froid aujourd'hui. De fait, l'eau était un peu plus chaude que l'air, mais l'avantage c'est que du coup, il y avait peu de monde à la piscine, et ça, c'était bien. Mon collègue a un peu critiqué le fait que je ne nage que la brasse, mais ça, c'est mon problème, pas le sien. Idéalement, je préfèrerais alterner brasse et dos crawlé, mais nager le dos crawlé ce n'est pas pratique, ça mouille toute la tête et le visage, or je n'ai pas le temps, quand je vais comme ça à la piscine au moment de la pause repas, de me relaver les cheveux et refaire mon maquillage. Donc, c'est la brasse, et tant pis si ce n'est pas très bon pour le dos. Le plus important, c'est l'activité physique, et le moment de plaisir que je passe. J'y retourne vendredi prochain :-)


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  • Petite pause du 14 juillet, à Montalivet, petite station balnéaire médocaine que m'a fait découvrir mon cadet. Une rue principale, interdite aux véhicules l'été, de petites maisons traditionnelles, un grand marché qui attire les plaisanciers des campings alentour, la plage, une petite place avec cinq baraques de fête foraine, c'est tranquille, tout mignon, ça sent le sable, l'iode et l'immortelle... J'ai co-voituré avec mon cadet, qui partait y passer le week-end avec un ami, et arrivé à l'hôtel, j'ai enfilé maillot de bain, short, espadrilles et chapeau, pour deux jours de farniente. Balade au marché, balade sur la plage et dans l'eau - mais elle était trop froide pour que je m'y mette, en plus j'ai peur des vagues, ce n'est pas grave, y tremper les pieds c'est déjà bien. Deux jours à ne rien faire pas même les tâches ménagères habituelles, car je suis descendue à l'hôtel, et j'ai pris mes repas au restaurant. La belle vie. Le calme, aussi. Pas de bruits de voitures, ça fait du bien. Le petit déjeuner, en terrasse, dans la fraîcheur et le calme du petit matin, voilà qui n'a pas de prix.

    Son copain étant mal fichu, mon cadet m'a finalement rejoint pour une après-midi en tête à tête, d'abord sur la plage et puis autour d'un verre et d'une planche de tapas, pour une discussion à bâtons rompus et à coeur ouvert, comme cela nous arrive régulièrement. Nous avons abordé des sujets légers, et d'autre moins, j'apprécie toujours ces moments et lui aussi. Paradoxalement, et nous en avons conscience tous les deux, nous vivons des moments privilégiés que nous n'aurions peut-être pas si nous vivions encore ensemble.

    Nous sommes rentrés en début d'après-midi, nous avions choisi de partir et revenir de façon décalée, pour éviter les bouchons de ce week-end estival, du coup, ça m'a permis de faire une bonne sieste cet après-midi, et d'avoir encore tout mon dimanche devant moi... une bonne pause après un début du mois de juillet très intense au travail. Un avant-goût de vacances, une gourmandise savourée avec bonheur...

    Pause

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Le cours de ma vie retrouve sa tranquillité. Et c'est bien mieux ainsi.

     

    J'ai passé un bon week-end, avec Chloé et son mari vendredi soir, et avec Gabrielle samedi soir. L'occasion de parler, entre beaucoup d'autres choses, de la façon dont nous vivons nos célibats respectifs. Dimanche a été calme, je me suis reposée de mes émotions de la semaine mais j'ai tout de même fait du vélo, ce qui me fait toujours du bien. Ce soir, je suis allée, en vélo également car ce n'est pas très loin de chez moi, nourrir la chatte d'une amie partie en vacances. La pauvre chatounette m'a fait de la peine, enfermée pour une semaine alors qu'elle a l'habitude de vadrouiller dans son quartier, mais elle est très gentille et m'a fait plein de ronrons.

    Le rythme est intense au bureau en ce moment, je n'ai pas eu le temps de faire la moindre pause aujourd'hui, mais je suis sortie tôt car j'avais des courses à faire, et une tarte à préparer. Mes tantes maternelles me rendent visite demain soir, l'occasion de passer un bon moment autour d'un apéro dînatoire.

    Je ne travaille pas jeudi, j'ai posé la journée pour partir sur la côte médocaine, j'espère qu'il fera beau et que je pourrais profiter de la plage, pour une petite parenthèse de farniente avant les congés, prévus le mois prochain !


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  • J'ai atterri jeudi à l'infirmerie, en pleine crise d'angoisse, au bord des larmes, mais je me suis contentée d'avaler des fleurs de Bach, et hop ! retour sur mon poste de travail, en serrant les dents, au grand dam de l'infirmière, qui m'a appelé à avoir plus de bienveillance envers moi-même. Tiens, j'ai déjà entendu ça quelque part, n'est-ce-pas Benoît. Bienveillance, oui, d'ailleurs je vais reprendre contact avec un psy, parce que j'ai bien compris, cette semaine, que j'ai encore bien besoin de travailler sur différentes choses. Je sais exactement ce qui ne va pas, mais le savoir ne suffit pas, encore faut-il résoudre ce qui peut l'être. Il faudra que j'aille voir un généraliste aussi, je termine la semaine avec le système digestif douloureux.

    Mais le moral va mieux. La vie n'est pas un long fleuve tranquille comme disait l'autre, j'ai traversé cette semaine des rapides bien désagréables, et, seule au gouvernail, ça n'a pas été facile.

    Il fallait que je me remue pour sortir du marasme, aussi j'ai invité, un peu à l'arrache, ma copine Chloé et son ami pour un apéro dînatoire improvisé hier soir, ce qui m'a fait du bien, et l'invitation d'une amie à dîner ce soir tombe bien. J'ai également réalisé qu'il faut que je me bouge un peu pour ne passer les trois semaines de mes congés, le mois prochain, cloîtrée chez moi. J'ai quelques pistes à creuser, le tout c'est de m'y mettre. Dans un premier temps, je profite de ce week-end pour me reposer, et l'orage, au petit matin, m'a à peine réveillée, et même bercée agréablement.  Le week-end prochain, je pars trois jours sur la côté médocaine, c'était prévu depuis plusieurs mois, et finalement ça tombe bien. Au programme, farniente sur la plage, balade au marché estival, et feu d'artifice sur la plage !


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  • RIP

    Comme la France enterrait Simone Veil, plus modestement, j'enterrais ma tante. Cérémonie très émouvante, et je n'ai pas pu retenir mes larmes. Nous l'avons accompagnée au cimetière et, sur le bassin d'Arcachon, les morts dorment dans le sable blond.

    Et puis comme toujours, ce mélange de tristesse dû à la perte d'un être cher, et de plaisir coupable de revoir, pour l'occasion, les membres éloignés de la famille. J'ai ainsi revu des cousins et cousines que je n'avais pas vu depuis fort longtemps, et fait la connaissance de petits cousins et petites cousines que je ne connaissais que de nom. Le repas qui a suivi la cérémonie a donc été assez joyeux, et c'était une façon surprenante de prendre congé de la maison et du jardin de ma tante. Ma tante, dont j'avais toujours connu les intérieurs propres et nets, et les jardins toujours splendides. C'est avec un serrement de coeur que j'ai regardé ce jardin, avec ses fleurs qu'elle avait acheté ce printemps et qu'elle ne verra plus. Les fleurs lui survivent. Je me suis tenue un moment sous le porche, émue, en pensant qu'en avril dernier, nous avions passé ensemble une après-midi agréable. La vieillesse et la maladie s'étaient alors éloignées un instant, le temps de quelques souvenirs et d'une chanson que chantait son père... Comme elle le lui avait promis, une de ses petites filles, musicienne, a joué à l'église quelques notes d'un opéra qu'elle aimait tant.

    Ma tante Christiane, celle qui m'a gardé lorsque j'étais toute petite, et dont je suis si proche, était là aussi bien sûr. Je me suis dit que cela doit être terrible, d'enterrer une soeur. Je n'ose imaginer ce que pourrait être de perdre la mienne. Mes cousines, étrangement, me l'ont confiée, et c'est toutes les deux ensemble que nous avons fait l'aller-retour sur le Bassin. L'occasion, durant le trajet, d'évoquer la vie du Pessac d'autrefois, quand il n'y avait que des prés et des champs, et même un ruisseau au bout de sa rue.

    Anecdote familiale : mes grands parents avaient fait construire, dans les années 20, une belle maison en pierre dans une rue du centre de Pessac. A la fin de la guerre, Pessac connu quelques bombardements, du fait de la présence de la voie ferrée. Une bombe tomba non loin de la maison de mes grands parents, au grand effroi de toute la famille, terrorisée par le bombardement. La bombe tomba si près qu'elle ébranla la maison, et un crucifix accroché au mur, au dessus du lit de ma tante Carmen, tomba par terre et se fendit. Elle m'avait raconté cette histoire en avril dernier, et m'avait montré le crucifix, qu'elle avait toujours gardé près d'elle. Aujourd'hui, elle a été enterrée, avec ce crucifix dans les mains, et je suis contente qu'elle ait pu m'en raconter l'histoire.

    Bref, sur le chemin du retour, au lieu de raccompagner Christiane directement chez elle, je lui ai proposé de venir voir mon nouvel appartement, qu'elle n'avait pas encore vu. Elle en a été contente, l'a trouvé joli, a dit que lorsqu'elle aura vendu sa maison parce que celle-ci n'est plus pratique pour elle, elle aimerait se trouver un appartement comme le mien, et se remeubler tout en neuf ! Ma tante a une capacité de continuer à s'enthousiasmer et faire des projets, en dépit de ses 86 ans, et je trouve ça génial.

    Me retrouvant enfin seule chez moi, j'ai pris une douche - il a fait 35° aujourd'hui et l'aller-retour dans ma voiture, sans la clim, a été pénible - et j'ai dormi un peu, pour récupérer un peu, ce qui m'a fait du bien !


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