• En dépit de la fatigue -  j'ai conscience de toucher mes limites en ce moment, trop de choses à faire, à penser, et trop peu de sommeil,  cela fait plusieurs jours que je n'entends plus le radio-réveil lorsqu'il s'allume - et un moral un peu en berne ce matin, la journée s'était un peu éclaircie en constatant que mon compte bancaire n'était pas déjà dans le rouge, avec même, merci la prime Gilets Jaunes, une petite avance qui fait du bien. Autre bonne nouvelle : un rendez-vous qui devait me prendre toute mon après-midi, vendredi, a été annulé : cela me parait tout à fait extraordinaire d'avoir un vendredi sans rien de prévu, et sans qu'il me soit nécessaire d'aller à l'appartement de mes parents. Une journée entièrement libre, mazette, c'est inespéré ! 

    Je vois en effet le bout du tunnel, dans cette histoire de liquidation de l'appartement de mes parents. Ma sœur et une de mes nièces vont venir récupérer quelques affaires qu'elles m'avaient demandé de mettre de coté, et même si une autre de mes  nièces se fait sérieusement tirer l'oreille pour venir récupérer le salon de jardin, j'ai programmé le débarras de tout ce qui restera encore et qui est destiné à aller à la déchetterie, avec une société spécialisée pour le dernier vendredi de mars. Donc, en principe, je rends les clés à mon père le lendemain, et ce sera fini, je pourrai souffler. 


    2 commentaires
  • Il y a tous ceux à qui tu dis bonjour tous les matins, une bise sur chaque joue, et parmi eux il y a celui que tu as vu partir pour un arrêt maladie un peu long, que tu as vu revenir, puis repartir, puis revenir une nouvelle fois, et qui t'avait expliqué qu'il ne faisait plus la bise le matin parce que sa chimiothérapie détruisait son système immunitaire et qu'il valait mieux pas qu'il attrape un mauvais microbe, et puis qui était reparti une énième fois… Et puis la semaine dernière tu as appris qu'il était en soins palliatifs, et qu'il ne reviendrait pas, et tout le service en a été bouleversé.

    Tu as appris sa mort ce soir, il était plus jeune que toi, un grand gaillard qui respirait la santé jusqu'à ce qu'il tombe malade, tu garderas le souvenir d'une soirée d'hiver chez une collègue-amie autour d'un bon verre et d'un jacuzzi, il avait enfilé son maillot de bain, enjambé le rebord et fait déborder le jacuzzi en s'asseyant dedans, il faisait bien son quintal encore à l'époque, ce beau et grand garçon bien brun, et nous avons tous bien ri avec lui.

    J'ai beaucoup, beaucoup de peine ce soir.


    2 commentaires
  • A - Addiction. Comme chaque année depuis trois ans, j'ai essayé de me passer de chocolat durant Carême. C'est difficile, très difficile, et ce soir, pour le repas dominical avec mon cadet, j'ai replongé dans le chocolat ! Allez va, il y a des choses plus graves dans la vie. Mais je suis toujours contrariée quand je manque de volonté.

    C - Cadeau. En passant devant la bijouterie de l'hypermarché, vendredi dernier, j'ai jeté un coup d'œil et, en voyant une petite bague, simple mais jolie, je me suis dit, tiens, pourquoi pas me faire un petit cadeau, avec tout ce que j'endure en ce moment, je le mérite bien. Mais j'ai fait mes courses et l'idée m'est un peu sortie de la tête et j'ai oublié de retourner au rayon bijouterie. Et puis dans l'après-midi même, voilà que mon aspirateur a rendu l'âme. Bon, je vais l'avoir, mon cadeau, mais il sera pratique et bruyant :-(

    C - Copropriété. Le quartier fait l'objet d'un projet de requalification. Pour l'occasion le bailleur social convie les conseils syndicaux des trois copropriétés privées du quartier pour un "grand conseil syndical" vendredi prochain. Je suis impatiente de savoir ce qui va nous être annoncé. Nous comptons en effet beaucoup sur ce projet de réhabilitation du quartier, j'espère en particulier que, bien que nous soyons une copropriété privée, notre immeuble va pouvoir être inclus dans le plan de réhabilitation des immeubles. Si nous pouvions arriver à nous faire financer, au moins en partie, la réfection des façades, ce serait une excellente chose ! 

    D - Douleurs. Comme je disais à Monsieur l'Homme des Cavernes dernièrement "passé 50 ans, tu te lèves chaque jour avec une nouvelle douleur. Quand tu n'as plus mal… ben c'est que tu es mort !". Ce n'est pas de moi, j'avais lu ça quelque part il y a un certain temps mais ça m'avait fait rire et marqué, parce que oui, c'est assez vrai. De fait, j'ai moi aussi en ce moment quelques douleurs articulaires aux genoux, et je ne trouve pas ça très rigolo, mais j'ai été élevée à la dure, un doliprane et on repart, sauf que maintenant que je suis adulte j'évite de prendre le moindre médicament, donc je fais comme si tout allait bien, avec une pointe d'inquiétude tout de même, mon genou droit me paraissant un peu flageolant de temps en temps. Je pense qu'il faut que je me muscle davantage, et dès que j'en aurai fini avec l'appartement de mes parents, je vais essayer d'aller à la salle de sport plus souvent.

    J - Jeûne. La dernière tendance, et Carême serait la période idéale pour tenter l'expérience qui me fait bien envie. Mais non, outre que je suis crevée en ce moment, j'ai de surcroit envie de manger tout le temps. Si j'arrive à contrôler mon poids, ce sera déjà bien, alors jeûner… dans une autre vie peut-être. 

    M - Moral. Plutôt juste, en ce moment. Pas mauvais, mais la fatigue, le stress, le fait de manquer de temps, de courir sans arrêt entre mon boulot et l'appartement de mes parents, ça ne me convient pas. J'espère leur rentre les clés dans un mois - encore un mois, j'espère tenir le coup.

    P - Panne. Non je ne suis pour rien dans la Big Panne de la Big Bank. Car c'est un fait, à chaque fois qu'il y a une merde informatique, mes collègues et moi nous demandons quelle est l'opération que nous avons validée qui aurait pu planter le système informatique, et nos collègues des services d'à côté nous le demandent aussi en rigolant ! Et non je ne partage pas l'opinion du commun des mortels disant que ce genre de panne est inadmissible. Quand on connait la complexité d'un système informatique d'une grosse entreprise, on devrait au contraire trouver formidable que ça fonctionne ! 

    P - Petite-fille. Incroyable ! Tout arrive, même le fait que mon fils me propose de garder ma petite-fille tout un après-midi :-) J'étais très contente. 

    P - Projet. Je suis crevée, je râle, je n'en peux plus de la liquidation de l'appartement de mes parents, j'aspire au repos et à la tranquillité…. mais je me projette déjà dans les travaux du futur appartement de mon cadet ! On attend, impatiemment, la réponse de la banque, et je croise les doigts pour que ce soit bon. Mais l'appartement est tout simplement à refaire, du sol au plafond, cuisine et salle de bain comprises. L'occasion pour moi de faire ce que j'adore, des projets, réfléchir au planning des travaux à prévoir, imaginer l'aménagement de la cuisine…. Mais non, je ne décide pas à la place de mon fils, c'est lui qui choisira tout, matériaux et couleurs, bien sûr. Mais j'ai un peu plus d'expérience que lui en la matière, et j'ai dû louper ma vocation : j'aurais dû être architecte d'intérieur. Et puis je suis incorrigible : je ne peux pas m'empêcher d'avoir un projet en perspective ! 

    V - Vacances. Je donnerais cher pour une petite semaine de vacances, loin d'ici - surtout loin de l'appartement de mes parents - au soleil de préférence ! Quoiqu'il fasse plutôt beau et doux depuis plusieurs semaines, le printemps arrive de bien bonne heure cette année ! 

     


    votre commentaire
  • A l'intérieur aussi ! A ma grande surprise une de mes plantes vertes vient de mettre une grande hampe florale, faite de bouquets d'innombrables petites fleurs blanches. Les fleurs s'épanouissent chaque soir, et se referment le matin venu, et embaument fort, une odeur entêtante qui ressemble un peu à celle du gardénia, à un point tel que je suis obligée d'ouvrir la fenêtre du salon. C'est très, très surprenant, je n'avais jamais rien vu de tel.

    C'est le printemps


    votre commentaire
  • Qu'il m'a dit. Oui, je sais, il est amoureux de moi depuis l'enfance, et c'est vrai, sauf que parfois, ou peut-être même trop souvent finalement, l'amour c'est pas forcément réciproque. Mais en presque cinquante ans, on est sorti ensemble à deux reprises et par deux fois, il m'en a préféré une autre. Pas très courageux, le garçon, quand il s'agit de s'affirmer face à une maman un peu trop présente.

    Bah après tout, moi je m'en fiche un peu, je m'en suis toujours remise. Ces dernières années nous nous sommes régulièrement revus, parce qu'il ne peut pas passer dans la région sans me voir, parce qu'il ne peut pas rester trop longtemps sans me voir ou me parler, mais lorsque notre oncle est mort il y a quelques mois - nous sommes plus ou moins cousins par alliance - il n'est pas allé à l'enterrement, pour une excuse que j'ai trouvée nulle, gendarme à la retraite il devait ce jour là surveiller un examen d'aspirants gendarmes. Je lui ai écrit qu'il faisait ses choix, et moi les miens, et j'ai coupé les ponts. 

    Samedi soir je l'ai croisé chez notre cousine commune, qui nous avait invités à son anniversaire - elle ne loupe pas une occasion d'essayer de nous marier. Eh bien il faut le croire, nous sommes arrivés tous les deux avec dans les mains… la même composition florale, venant de chez le même fleuriste ! 

    J'ai passé la soirée dans mon coin, à parler avec une autre de mes cousines que je n'avais pas vue depuis longtemps. De son côté, il l'a passé essentiellement à côté de Maman.

    A la fin de la soirée, ma cousine m'a raccompagnée jusqu'au portail, précédé d'un très long chemin qui lui a permis de me dire qu'il a profité de la soirée pour lui annoncer qu'il serait en cours de séparation et projetterait de revenir dans la région. Et ma cousine de conclure "j'ai bien senti qu'il me racontait ça pour que je te fasse passer le message !".

    Oui, et bien tant pis pour les projets matrimoniaux de ma cousine et les ambitions du soupirant : je suis bien, seule, je suis indépendante, je m'assume, je ne rends de compte à personne et ça me convient. Je ne vais pas dire que ça me convient tout à fait, il y a des fois où je souffre de ma solitude, mais globalement, je trouve ma vie plutôt pas mal, et surtout, surtout, j'ai atteint le but que je m'étais fixée il y a quelques années, après une rupture particulièrement douloureuse : être heureuse par moi-même, et non pas par un autre. Et ça, je ne suis pas prête à y renoncer.

     


    2 commentaires
  • La semaine a été rude. Mardi j'ai passé la soirée à prendre les meubles de mes parents en photos, à rédiger et mettre les annonces en lignes. Et j'ai été littéralement submergée de messages, sur mon Messenger. J'ai fini par comprendre que la plupart émanaient juste de gens qui n'ont rien d'autre à faire de leur journée que de cliquer sur les articles en vente, mais j'ai aussi passé beaucoup  (trop) de temps à échanger avec des gens qui semblaient plus intéressés… et se sont décommandés au dernier moment. J'en parlai à mon cadet hier soir, fort dépitée d'un contact avec un brocanteur qui ne s'est pas du tout montré intéressé par les meubles et bibelots de mes parents, et dans la conversation il m'a dit "tu devrais regarder sur google, il y a peut-être des entreprises qui s'occupent de débarrasser les maisons". 

    Après une énième déconvenue cet après-midi, et comme j'attendais (tout de même) un potentiel acheteur pour un buffet, j'ai cherché sur google, et, ô miracle, j'ai en effet trouvé des sociétés qui proposent des prestations de débarras de maisons, des prestations assez complètes du reste, allant jusqu'au nettoyage de la maison une fois vide. 

    J'ai supprimé toutes mes annonces, tous les messages ne servant plus à rien sur mon Messenger, et je savoure le calme revenu. Lundi, je contacte deux ou trois entreprises, je prends rendez-vous vendredi prochain pour les devis, et je programme le débarras final début avril. O joie, O bonheur.

    Il me reste bien quelques rendez-vous à organiser avec les petits-enfants, et ma sœur ! qui m'ont fait des listes mais tardent un peu à récupérer ce qu'ils veulent, mais je me sens bien soulagée, ce soir ! 


    2 commentaires
  • B - Beau, et chaud. Hier midi j'ai déjeuné, avec mes collègues, à la brasserie d'en face. Nous étions en terrasse, bras nus, lunettes de soleil, ma manager avait prévenu "j'ai réservé en terrasse, prenez vos chapeaux", mes collègues avaient pris leurs panamas, c'était très chic, la température était juste comme il fallait, le ciel uniformément bleu, on n'a pas regardé les montres, on n'a pas parlé boulot, on a pris le temps d'être là, de profiter du soleil sur nos assiettes, et c'était bien.

    C - Chef. Si je reste un peu sur mes gardes, je l'apprécie tout de même de plus en plus. C'est une jeune manager (dix ans de moins que moi, et récente dans le rôle de manager) mais qui est intelligente et a su profiter des cours de management qu'elle a reçus. Elle me donne envie d'aller de l'avant, me redonne le goût de bosser, d'apprendre, et ça me fait du bien.

    C - Copropriété. Quelques problèmes d'incivillité et de dégradations dans la cage d'escalier d'à côté, et une copropriétaire que j'ai dû réconforter longuement ce matin, au téléphone. Comme si je ne gérais pas déjà suffisamment de choses en ce moment.

    F - Fellation. Le logiciel sur lequel je travaille a des caractères tout petits. Mais de là à lire "fellation" là où il était question d'une "installation"... Non je n'en déduis pas que je suis célibataire depuis trop longtemps. Je suis juste un peu plus fatiguée que d'habitude ;-)

    G - Glauque. Un énième passage chez mes parents. Cette fois c'était hier soir, en début de soirée, pour prendre photos et mesures des meubles, pour leur mise en vente. Brrrrrr, à la nuit tombée, cet appartement vide de toute présence humaine, en vrac, c'était glauque et presque effrayant. Heureusement que mes parents ne sont pas encore morts, au moins je n'avais pas peur de croiser un quelconque fantôme, mais je ne me suis pas attardée.

    L - Liquidation. J'en suis à la mise en vente des meubles de mes parents, via la plateforme market place de Facebook, et c'est super galère. Mon Messenger est inondé de messages, dont très peu émanent de personnes réellement intéressées. J'ai même eu des messages en espagnol, en portugais, en anglais. Pas bien sérieux tout ça. 

    S - Stress. Je gère le stress du moment, entre grosse pression que je me mets pour monter en compétence le plus vite possible au boulot, et angoisses de ne pas arriver à vider l'appartement de mes parents. J'essaie de conserver un maximum de calme, autant extérieur qu'intérieur, j'essaie de conserver la tête froide et la raison, là où les sentiments pourraient me faire perdre pied. Pour l'instant, ça marche. Ce qui m'aide grandement : me dire que l'appartement est vendu mi-avril, et que si je galère un maximum pour y arriver, il sera vide à ce moment là, et que le dossier sera clos. Libéréeeeee délivréeeeee. Je n'ai pas les moyens de me payer un petit week-end de détente, pourtant je me serais bien offert un petit cadeau, genre thalassothérapie, après tout ça, pour me récompenser. Une bonne séance de massage aux huiles essentielles, peut-être. 

    T - Téléphone. Mon téléphone a beaucoup sonné, cet après-midi. J'ai successivement eu : mon frère, mon banquier, un type intéressé par un des meubles de mes parents, un brocanteur, et un ex amoureux. J'ai répondu à tous ces messieurs, à l'exception de l'ex amoureux. Je gère mes priorités ;-)


    2 commentaires
  • Entretien avec ma chef ce matin, pour les objectifs 2019. Elle a commencé par me féliciter, ce qui m'a fait autant plaisir que gênée, car je ne suis jamais à l'aise avec les compliments. J'ai beau savoir que c'est justifié, parce que je me donne à fond depuis presque trois mois, j'ai toujours du mal à croire que les compliments soient sincères. Quoiqu'il en soit, ça m'a tout de même fait plaisir, parce que ce n'est pas si fréquent dans le milieu du boulot, un chef qui fait des compliments. 

    Ca m'a fait d'autant plaisir que ce changement de poste, c'était un peu un mariage de raison. De mon côté, c'était un poste où je n'aurais pas été de moi-même, et du côté de ma chef, elle n'avait pas non plus trop le choix : au vu des difficultés dans mon ancienne équipe, il fallait une grosse réorganisation de celle-ci, et donc en déplacer plusieurs collaborateurs vers d'autres équipes. Mais c'était quand même comme dans l'émission "Mariés au premier regard" : il y avait quand même un bon pourcentage de compatibilité entre le poste qu'on me proposait et mon besoin de retrouver un poste où je pourrais prendre du plaisir à travailler. Au final, c'est une bonne surprise des deux côtés : ma chef, qui ne me connaissait pas plus que ça, découvre qu'elle a hérité d'une collaboratrice motivée, et moi je découvre que ce nouveau boulot me plait.

    Les objectifs 2019 ? Ca devrait le faire, malgré le tracas que me procure la liquidation de l'appartement de mes parents. J'ai envie d'y aller, ça fait du bien de retrouver un peu de motivation. Car la motivation, c'est quelque chose qui est bien en perte de vitesse depuis ces dernières années. J'ai pris beaucoup de recul par rapport au travail, à sa finalité, à la "valeur travail", au temps que l'on y passe, au retour qu'on en a de la part de la hiérarchie. Et je constate que dans mon entourage, j'ai de plus en plus d'amis qui se posent les mêmes questions et éprouvent le même désenchantement, ou même ont choisi de ne plus travailler. Certes, la fusion avec la Big Bank y est pour beaucoup, mais pas seulement. L'âge peut-être ?  Quoiqu'il en soit, je suis contente de retrouver de la motivation, et du plaisir à travailler. Il me reste douze ans à bosser, je me suis fixée d'arrêter dans dix ans - 65 ans c'est l'extrême limite à laquelle on devrait devoir travailler - et travailler encore dix ans sans motivation ce serait trop déprimant. 


    votre commentaire
  • J'ai passé ma matinée chez mes parents, à faire le tri de tout ce qui reste encore - et il en reste ! J'ai fait des tas. Dans le buffet, le tas de ce que je vais proposer aux brocanteurs, d'un côté. De l'autre côté, ce que je vais mettre dans une malle ce que je ne veux pas donner et qui n'a pas encore trouvé preneur parmi les enfants ou les petits enfants : le service de porcelaine du mariage de mes parents en particulier. Dans le séjour, j'ai aussi fait des tas : ce qui va aller à la déchetterie, ce qui va aller à une association étudiante. Dans une des chambres, j'ai encore fait des tas : le linge de toilette, le linge de lit. J'y ai passé ma matinée, parce qu'il fallait que je le fasse malgré ma fatigue, parce que je commence à  stresser sévèrement à l'idée de ne pas avoir fini à temps pour la vente de l'appartement. 

    J'ai annulé mon cours de yoga, comme j'ai renoncé à prendre les cours de ukulélé en ce moment, parce que je ne peux pas tout faire.

    Et bien quand j'ai téléphoné à mon père, ce soir, pour lui en parler, il n'était pas content d'avoir vu tous ces tas, en se rendant à l'appartement cet après-midi. Je désespère d'avoir un jour le cran de lui dire tout ce que je pense de lui. Vraiment, vivement que ce soit terminé, cette histoire. Il faut bien le dire : les presque-morts font bien chier les encore-vivants.

     


    4 commentaires
  • Il y a eu...

    Beaucoup de stress et de fatigue. Un nouveau déménagement, au boulot, et un nouveau collègue, aussi. Un samedi après-midi difficile avec mes parents, un pique-nique avec mes frères et sœur dans l'appartement de mes parents, pour décider de qui prenait quoi, et le plaisir d'être avec eux - nous n'avions pas été ensemble (et sans mes parents) depuis quelques décennies, certainement - l'a emporté sur le stress de l'organisation de la journée. Il y a eu un spectacle (un cadeau que je me suis fait) de danse contemporaine, et ce fut un beau et bon moment. Un autre bon moment, celui que j'ai passé avec ma petite-fille sur mes genoux dimanche dernier. Trop de stress, trop de fatigue, l'estomac ne suit plus, la fatigue est au top, mais le médecin que j'ai consulté n'a pas jugé que 10/6 de tension c'était trop bas pour m'arrêter. Mon fils aîné m'a demandé si je pourrais garder ma petite-fille vendredi prochain, demande qui est un véritable évenement ! quand à mon cadet, il a signé un compromis de vente pour un appartement dans mon quartier. Pas de yoga ce Week-end, je suis trop fatiguée, mais le temps est tellement beau et doux depuis une dizaine de jours que j'ai pu ressortir mon vélo, pour mon plus grand plaisir ! 

    Il y a... un Week-end de trois jours qui me fait du bien, et dont le programme est surtout - même s'il faut encore que je fasse un aller-retour chez mes parents pour une fois encre faire du tri dans leurs affaires - de me reposer et de profiter du temps délicieusement doux et ensoleillé ! Et les grues remontent depuis maintenant presque trois semaines : c'est bientôt le printemps ! 


    votre commentaire
  • Loukoum, en mode "fluffy"


    4 commentaires
  • B - Boulot. Finalement mon collègue Vivian est rentré chez lui hier midi, en plein burn-out. L'arrêt de la clope, les insomnies, quelques tracas administratifs avec les impôts, le départ de notre collègue parisien, la pression du boulot et la pression qu'il s'est mis lui-même…. Je pense qu'on ne va pas le revoir de suite. Résultat : l'équipe est réduite à : ma chef, moi, un nouveau prestataire arrivé lundi dernier. Notre collègue parisien va être remplacé par un gars qui travaillait dans un autre service et qui était en longue maladie (une histoire de dépression parait-il) et qui revient mercredi. J'espère qu'il revient en pleine forme le garçon ! 

    C - Chattes. Loukoum, bien sûr, Loukoum, Loukoumette, mon bébé, le câlin du matin, parfois le câlin du soir aussi, Loukoum qui est toujours avec moi quand je suis dans la salle de bain, elle se perche sur le plan de travail et en profite pour faire sa toilette elle aussi. La Chatte, qui vieillit tranquillement, avec son caractère plus ou moins aimable, qui dort avec moi la nuit, qui vient dormir à mes côtés quand je fais la sieste sur le canapé - mais comment diable devine-t-elle que je vais faire la sieste ? 

    C - Chef. Je ne sais pas quoi penser de cette fille. Elle sais ce qu'elle veut, c'est certain, c'est à dire qu'elle veut faire carrière, et pas forcément dans la Big Bank. Est-elle efficace, est-elle sincère, sait-elle de quoi elle parle, je n'arrive pas à le déterminer. Je garde une distance prudente.

    I - Immobilier. J'ai accompagné mon cadet chez mon banquier préféré tout à l'heure. Le projet immobilier est bon : faire le même achat que le mien, à savoir acheter un appartement dans le parc HLM, dans le même quartier que moi. Pour autant, mon fils étant intérimaire, et donc avec des revenus irréguliers, le projet est-il bon pour lui ? Quoiqu'il en soit, il faut bien qu'il se loge. La Big Bank, chez qui mon fils est client depuis toujours, refuse d'étudier le dossier. Mon gentil banquier est, lui, plus ouvert. On va voir ce que ça donnera. 

    L - Lecture. J'étais bien partie, ces derniers temps, j'avais retrouvé un rythme de lecture assez soutenu. La fatigue qui me tombe dessus depuis peu me freine de nouveau. Dommage, j'ai une pile de livres à côté de mon lit pourtant fort intéressante. J'ai donc pris le parti, depuis déjà quelques années, de lire deux ou trois bouquins en même temps. En ce moment, sont donc en cours : le fameux bouquin sur notre intestin "deuxième cerveau", un roman de Kamel Daoud, et le dernier ouvrage du philosophe Alexandre Jollien. Il y a aussi un recueil de poésie d'un poète turc, j'aime bien lire de la poésie de temps en temps.

    P - Psy. Vu deux fois mon nouveau psy, ma psy étant partie à la retraite. Il est à l'heure, il est rapide, très rapide, trop rapide ? En même temps, je ne suis pas si mal que ça, je me gère plutôt pas mal. Il y a peut-être matière à réfléchir sur la psychiatrie qui persuade le patient qu'il est malade, fragile, et doit rester sous contrôle permanent…

    S - Sommeil. Si je pouvais, je passerai mon temps à dormir, en ce moment. Je m'endors dès que je m'allonge, et hier, lors d'une réunion, j'ai dû lutter pour garder les yeux ouverts. J'ai horreur de ça, c'est pénible. Etrangement je n'ai pas le sensation d'être si fatiguée que ça. A suivre.


    votre commentaire
  • Les vacances, c'était bien, mais il fallait bien reprendre le boulot. La retraite, c'est pas de suite. Grande nouveauté : la semaine dernière, nous sommes passés en configuration "flex-office", c'est à dire sans bureau attribué. Bon, pour l'instant on se met encore toujours à la même place mais à terme, on pourrait changer de place tous les jours si on veut. On nous a installé de nouveaux bureaux, tous neufs tous propres, avec un grand écran, une station d'accueil pour pc portable, un clavier, une souris. Et on nous a installé des rangées de casiers, style casiers de piscine, chacun le sien, avec une boîte plastique pour mettre nos affaires. Toutes petites, nos affaires. Genre, un bloc notes et un stylo. Fini, les bureaux où chacun pouvait mettre sa lampe de bureau préférée, la photo de son chien, ses archives en papier Caroll… Le flex-office, c'est "paperless" aussi, c'est à dire, sans papiers - et sans déco personnelle.

    Donc, voilà, j'ai maintenant un pc portable, un casier de piscine avec le tupperware dedans.  Hier matin je cherche mon casier, je le trouve, je vais pour l'ouvrir avec le code donné par défaut… pfffff ce blagueur de Cléante m'avait fait le coup de changer le code, mais j'ai réussi à ouvrir mon joli casier, par ailleurs bien pratique je l'admets pour y ranger le sac à main en sécurité (jusqu'à présent je le mettais dans un tiroir qui ne fermait pas à clé). Bref, je prends possession de mon casier, et je pense de suite au film Men In Black, avec le petit peuple du casier qui chante "Gloire à J, Gloire à J" à chaque fois que Will Smith ouvre la porte de son casier. Il faut absolument que je me trouve la photo de ce passage du film pour la coller sur le mien ! 

    Bon, bref, je m'installe donc à mon ancien-nouveau bureau, le nouveau fauteuil est confortable, je trouve le cable réseau pour mon pc portable, je branche MA souris et MON clavier, parce que ça, pas question d'utiliser ceux qu'on nous fournit, j'utilise une toute petite souris adaptée à ma main, quand à mon clavier, j'y suis habituée et au moins ce sont mes microbes à moi qui vivent dessus (et dedans). Dans le courant de la matinée, ma chef vient me voir "alors, ce nouveau bureau ? et au fait, ta place, elle te convient " J'aurais dû me méfier. "Ben oui, une place c'est une place, il y a des choses plus importantes dans la vie" "Ah, je suis bien d'accord avec toi ! Alors, justement, ça te dérangerait d'échanger avec celle de Virginie, parce que Virginie, elle n'est pas bien où elle est…" . Damned. Virginie c'est une vieille fille qui a une mine de petite souris souffreteuse, personne ne sait vraiment ce qu'elle fait comme job, mais elle bosse pour le Big Boss alors… 

    Donc, hier soir, j'ai pris mon clavier, ma souris, et je suis allée les poser sur mon futur nouveau bureau, un peu chiffon à l'idée de devoir tout rebrancher, parce que les nouveaux bureaux ont toute la connectique dans une espèce de goulotte grillagée située sous le bureau, donc pas très pratique d'accès. Un peu chiffon aussi à l'idée de m'être faite un peu avoir, parce que j'aimais bien ma place, quand même. Et puis surtout parce que je me suis un peu fait manipuler par ma chef, et je n'aime pas ça, mais bon, c'est quelqu'un vis à vis de qui j'ai une certaine retenue voire un peu de méfiance, et ce n'est pas très grave.

    Ce matin j'arrive, je pose mon pc sur mon nouveau bureau, bah trois mètres plus loin que l'autre c'est pas la mort non plus, et puis c'est l'occasion de faire connaissance avec des filles que je connais mais avec qui je n'ai jamais travaillé. Eh, surprise ! un de mes collègues m'avait trèèèèèèès gentiment rebranché clavier, souris, et même reprogrammé le téléphone à mon nom. Je n'en reviens toujours pas ! Ca, c'était vraiment la bonne surprise de la journée ! 

    Et puis finalement, changer de place ce n'est pas plus mal : Vivian, mon collègue, en face de qui je bossais, est en train d'arrêter de fumer, et, déjà nerveux de nature, il est complètement à cran ! Pour le coup, je ne suis pas sûre que la fameuse Virginie ait vraiment gagné au change ! 


    2 commentaires
  • Il est 18 h 10 le soleil vient juste de se coucher, on est en février et ça y est, le tunnel noir est derrière, il fera de moins en moins nuit le soir quand je quitterai le boulot. J'ai l'impression que ça a passé plus vite, cette année, encore que je me morfondais un peu ces derniers jours en constatant chaque jour en me levant qu'il faisait gris, gris, toujours gris. Et puis ce matin, surprise, soleil, et ça m'a fait du bien. Déjà que j'avais fait une presque grasse matinée (le réveil a sonné à sept heures, je l'ai éteint, me suis recouchée et rendormie jusqu'à huit heures vingt) qui m'avait fait du bien, mais le fait de voir le soleil se lever tandis que je prenais mon petit-déjeuner, voilà de quoi colorer de rose ma journée entière. Bien qu'il fasse froid, je n'allais pas me priver d'une balade à vélo cet après-midi. Deux mois au moins, peut-être bien trois ! que je ne n'avais pas fait de vélo, ça me manquait. Petite remise en jambe tranquille, de quoi me faire plaisir. La nouveauté, ou plutôt même, deux nouveautés. La première : mon nouveau smartphone a une application "santé" qui me permet de suivre un certain nombre d'exercice, marche, course, et même cyclisme. Je vais enfin pouvoir savoir combien de kilomètres je fais lorsque je pars plusieurs heures d'affilée !!! Cet après-midi, j'ai fais quinze kms, pépère, en une heure trente, et c'était une toute petite balade. Et l'application me donne également le tracé de mon parcours, je trouve ça sympa aussi. Deuxième nouveauté : je me suis équipée d'un petit dossard qui est pourvu de leds clignotants que je peux commander depuis une télécommande fixée à mon guidon. Ces leds permettent aux véhicules qui me suivent de mieux me voir, et me permet d'indiquer la direction dans laquelle je vais, ou vers laquelle je tourne. Autrement dit, j'ai maintenant des feux clignotants dans le dos. Je trouve ça génial. On arrête pas le progrès !!! 

    Chandeleur sur le calendrier, j'avais prévu de faire des crêpes aujourd'hui, et si mon fils aîné n'a pas voulu venir, un de mes frères est passé avec une de mes nièces et le fils de celle-ci (j'oublie toujours que je suis grand'tante. Diantre, grand'tante !) l'occasion d'un goûter sympa. Il restait de la pâte à crêpes, ça fera le dessert de mon rituel repas du dimanche soir avec mon cadet. Pour l'occasion, j'ai aussi fait un taboulé libanais, parce qu'un taboulé libanais c'est toujours une pause de verdure et de vitamines appréciable en plein hiver. Le seul problème du taboulé libanais, c'est qu'il faut un peu plus d'une heure pour le préparer, ciseler le persil c'est long et pénible, et je termine toujours par en avoir partout dans la cuisine ! Pour ceux qui ne connaissent pas le taboulé libanais : une botte de persil ciselée finement, un peu de boulgour préalablement gonflé dans de l'eau chaude et du jus de citron, deux tomates et un oignon coupés en tous petits dés. On assaisonne d'huile d'olive et de jus de citrons. A préparer impérativement la veille pour que la préparation s'imbibe bien d'huile et de jus de citron. C'est acidulé, frais, délicieux. Un vrai coup de fouet et de fraîcheur, qui change agréablement des soupes hivernales.

    Bref, dimanche, plaisir du ménage matinal et de l'appartement tout propre qui laisse entrer le soleil, de la douceur du temps qui passe sans se soucier de la pendule, du calme du quartier...

    Demain sera un autre jour, un lundi post-déménagement au bureau, encore un, j'en reparlerai. 

    Pour l'instant, je me laisse aller à la douceur du dimanche qui se termine tranquillement, le soleil s'est couché le ciel est encore bleu, j'écoute Nina Simone, je vais aller rentrer mon linge qui sentira bon le linge séché dehors par un après-midi ensoleillé mais piquant. 


    votre commentaire
  • J'ai fait de l'archéologie familiale, mardi après-midi, en me plongeant dans les quelques lettres que ma mère avait conservées, échangés entre son père et elle. Mon grand'père était un homme érudit, qui ne mâchait pas ses mots - et qui, de fait, a terrorisé mon enfance. Je n'ai rien appris de passionnant, si ce n'est qu'il reprochait à ma mère de bouder et d'avoir mauvais caractère, ce qui m'a bien fait rire vu que c'est précisément ce que me ma mère m'a toujours reproché aussi. J'ai aussi trouvé un arbre généalogique fait par un des frères de ma mère, que j'ai mis de côté car j'aime bien les arbres généalogiques, j'ai trouvé une vieille photo de ma mère que je ne connaissais pas, et je me suis dit qu'elle était vraiment jolie quand elle était plus jeune. Je me le suis dit aussi hier après-midi, quand après avoir passé l'après-midi à faire du tri et du vide dans l'appartement de mes parents, je me suis enfin posée sur un des canapés avec un vieil album de photos.

    J'ai donc passé l'après-midi d'hier chez mes parents, en mode "tornade blanche". Ma mère avait accumulé, ces dernières années, des boîtes de "merdouilles", bouts de tissus, pelotes de laine entamées, bouts de papier, canevas très moches, écharpes tricotées main… j'ai tout viré, plusieurs poches poubelles et autant d'allers-retours entre l'appartement et le local poubelles, j'ai cru que je n'y arriverai jamais, j'ai terminé sur les rotules. J'ai aussi terminé de vider la bibliothèque, les derniers livres attendent dans le coffre de ma voiture que je les amène à la boîte à livres du parc à côté, j'ai rassemblé tous les bibelots dans un carton pour le futur vide-grenier familial (je viens d'envoyer un sms à mes frères et sœur pour leur proposer une date). 

    Pas d'états d'âme, juste un moment de tristesse en manipulant tout ce qui avait fait le quotidien de ma mère ces dernières années tant qu'elle pouvait encore se servir de ses mains. Les états d'âme, je n'en n'ai pas le temps, il faut que l'appartement soit vidé fin mars, et je dois encore trouver une solution pour tous les meubles et tout ce qui ne sera pas partagé entre mes frères et sœurs. 

    Il n'y avait donc pas de trésor caché dans ces pelotes de laine ni ces bouts de tissus, juste une ou deux aiguilles à coudre que j'ai failli me planter dans les doigts, et aucun secret de famille dans ces quelques lettres, juste le souvenir de l'odeur de la pipe de mon grand'père...


    votre commentaire