• Je me suis donc couchée, lundi soir, avec mes petites contrariétés, et c'était sans compter l'imbécile qui, a deux heures du matin, a décidé de faire le tour de toutes les rues du quartier, au ralenti, et fenêtres de sa voiture ouvertes sur une musique de merde. Réveil difficile le lendemain, et que dire de la soirée de mardi, durant laquelle les djeunes s'en sont donné à cœur joie côté mortiers et feux d'artifice. Parce que le quartier, en fin d'année, c'est un peu Beyrouth question ambiance sonore. Les chattes sont terrorisées, et moi j'ai le cœur qui n'apprécie pas non plus, surtout quand c'est en pleine nuit et en plein sommeil. 

    Bref, le djembé des voisines du dessus le soir de Noël, les explosions durant tout le mois de décembre, j'ai atteint mes limites, et j'ai pris rendez-vous avec des agences immobilières pour faire estimer mon appartement, et avec mon banquier adoré en suivant, pour réfléchir à ce que je peux faire, quitte à partir en location quelque temps en attendant d'y voir plus clair dans ma fin de carrière professionnelle et dans mon besoin de calme et de silence.

    Comme 2020 aura décidemment été une année de merde, ma box m'a lâchée hier, plus d'internet et plus de télé. Appel au support de mon FAI, interlocuteur peu français et peu aimable pour 20 minutes à essayer de résoudre le problème en pure perte, finalement prise de rendez-vous avec un technicien qui viendra changer ma box - en espérant que le problème soit bien celui-là - le… 8 janvier. 

    Pour l'internet je peux faire avec la data de mon smartphone, même si ça en limite l'usage. Fin provisoire du télétravail ce n'est pas très grave, mais j'avoue que pas de télé, c'est délicat quand on vit seul. Ce n'est pas que je la regarde beaucoup, mais sans télé on se sent vraiment très seul, surtout une veille de week-end de trois jours avec jour férié au milieu du chemin. Retour à la radio mais c'est pas pareil. Heureusement j'ai toujours des collègues prêts à donner de bons conseils, et l'un d'eux m'a conseillé d'aller m'acheter une antenne d'intérieur, ce que je vais donc faire.

    Je ne te cache pas que j'ai un peu craqué, hier soir. Et ne crois pas que mes chattes soient gentiment venues me réconforter grâce à leur sensibilité animale qui les aura prévenues de mon mal-être. Que dalle, elles m'ont regardé sangloter dans mon coin, et ça ne leur a pas coupé l'appétit. Pour ce soir, j'ai réservé une chambre d'hôtel, j'ai demandé un dernier étage pour ne pas avoir de bruit au-dessus, je vais donc passer la Saint-Sylvestre seule, mais avec la télé et sans feux d'artifice. Mais j'ai encore les moyens de me payer une chambre d'hôtel, je me sens donc grandement privilégiée - toujours cette sale manie de rester positive quoi qu'il arrive. Bon, on va se souhaiter une nouvelle année tout simplement meilleure, d'accord ? 


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  • Le mail reçu d'une copine qui te prouve une fois de plus que question communication, tu as décidemment toujours des progrès à faire, ta sœur qui ne peut pas te recevoir le soir du 31 alors que tu avais espéré t'y réfugier pour fuir ton quartier et tes voisines trop bruyantes, ta cousine qui t'explique qu'elle préfère vendre la maison de sa mère plutôt que de te la louer. Tu comprends tout ça très bien alors tant que tu y es, dans la contrariété, tu allumes ton pc qui bugue tout le temps - et tu n'échappes pas ce soir aux fermetures intempestives de la fenêtre internet alors que tu es en train d'écrire un mail - et tu écris un mail, justement, au directeur de l'ehpad où vit ta mère pour lui expliquer que tu es très contrariée - décidemment c'est la période - de trouver ta mère toujours toute seule dans un coin de l'ehpad, parfois en pleurs. Il y a les petites contrariétés, et puis les grosses, comme celle de vivre dans un quartier qui t'insupporte de plus en plus au point de te causer des crises d'angoisses, alors que tu n'as tout simplement pas les moyens d'habiter ailleurs. Tu augmentes la dose de ton médoc quotidien et tu fais un mail à Monsieur Psy pour demander un rendez-vous. 


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  • Et tu vois, moi qui me suis toujours posée beaucoup de questions, voilà que je m'en pose encore plus, à me trouver confrontée ainsi aux derniers moments des vieillards de ma famille. Avons-nous une âme ? Y a-t-il quelque chose après la mort ? Croyante, voilà que je doute, alors même que je n'y ai jamais beaucoup cru, de l'idée d'une vie après la mort, d'un paradis, d'une résurrection. Et quand on a la foi, est-il nécessaire d'avoir une religion ? 


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  • A  - Avent. Deuxième dimanche de l'Avent, deuxième bougie. Les années précédentes j'y avais pensé, j'avais anticipé, j'avais fait de jolies compositions avec pommes de cèdres, mousse fraîche, bougies choisies avec soin. Foin de tout ça cette année, une jolie assiette et quatre petites bougies chauffe-plat, coup de bol que j'en ai d'avance. Mais c'est l'intention qui compte, j'ai mes quatre bougies de l'Avent. Je ne comprends pas pourquoi je suis la seule à connaître cette tradition, seule ou presque j'ai appris que la maman d'une amie la pratique aussi, il faut que je me sois lucide, c'est un truc de vieille ! 

    C - Coiffeuse. J'ai dit "pas trop court" et j'ai précisé "surtout derrière car j'ai des épis". C'était sans compter l'inexpérience de l'apprentie. Dès le premier coup de ciseau j'ai bien senti que c'était trop court, mais je n'ai rien dit pour ne pas rajouter du stress à la maladresse, résultat j'ai les cheveux courts ce qui ne m'enchante pas du tout, déjà que je suis assez laide (et donc, maintenant, vieille aux traditions désuètes), alors laide avec une coupe qui ne me va pas, ça craint. Dieu merci j'ai dans mes affaires un serre-tête en foulard, dont je me suis affublée aussi sec pour me rendre chez celle de mes voisines qui m'avait conviée pour un goûter de Noël aux saveurs du grand Nord, puisqu'elle a vécu plusieurs années en Finlande. Le goûter était délicieux, vin chaud aux épices et pâtisseries traditionnelles finlandaises. Pour les cheveux, c'est juste une contrariété, ça repoussera. En attendant le serre-tête ou un foulard, ça met un peu d'animation sur la tête.

    L - Lecture. Je suis en pleine lecture d'un roman d'Ahmadou Kourouma. Une belle langue, métisse du français littéraire et des palabres des griots. Loïc, sur son blog, recueille en ce moment le "top 10 des romans d'une vie" de ses lecteurs. Il en ressort que les auteurs cités sont soit français, soit nord-américains. Comme si les littératures d'ailleurs n'existaient pas. C'est regrettable. Personnellement j'adore découvrir les littératures d'ailleurs, il fut un temps où à la médiathèque je prenais essentiellement les romans des éditions Actes Sud, une maison d'édition qui justement édite des auteurs étrangers. Autre constat, là où ma liste était une liste de lecture-plaisir (Pagnol, Verne, Dumas), les autres mettent en avant Proust, Céline, Annie Ernaux…. Céline, j'ai essayé, le livre m'est tombé des mains au bout de cinquante pages, je n'ai pas compris pourquoi on en faisait tout un foin. Proust, tu mets dix minutes pour arriver au bout d'une phrase, résultat tu en as oublié le début et toujours pas compris de quoi on te parle… J'ai mis un Zola dans ma liste, Pot-Bouille que j'ai lu une bonne dizaine de fois avec un plaisir toujours renouvelé, mais voilà, il s'agit bien de cela, pour moi la lecture c'est du plaisir avant tout, quand pour d'autres il s'agit de littérature… Point de vue intéressant...

    M - Météo. Après plusieurs mois de chaleur et de sécheresse, avec de beaux jours bien ensoleillés qui nous ont offert un splendide automne, voici que le temps a tourné cette semaine avec le retour du froid et de la pluie. Au boulot nous avons découvert que moins de monde, c'est moins de chaleur dégagée par les gens et leurs ordis, résultat j'avais tellement froid jeudi que j'ai décidé de rester chez moi vendredi - le télétravail a bien des avantages. Mon quartier aussi, puisque le chauffage collectif marche, et marche bien, 22° dans l'appartement c'est un vrai luxe, mais crois-moi quand tu restes immobile devant ton ordi tu as vite frais, n'empêche je suis toujours émerveillée de rentrer dans un appartement chaud quand je viens de l'extérieur. Je ne sais pas pourquoi mon smartphone s'est obstiné à me prédire de la neige, ces derniers jours, il fait froid mais pas à ce point là tout de même, mais c'est dommage, avec tout ce qui tombe comme pluie en ce moment nous aurions un beau manteau blanc. J'aurais bien pris aimé me balader dans quelques centimètres de neige, c'est tellement magique ! 

    M - Money, l'antienne du moment décidemment. Pour gagner plus il faut travailler plus, comme avait dit le petit Nicolas, de fait je suis repassée à temps complet en passant dans la filiale IT. Choix volontaire, sur conseil avisé d'un DRH. La filiale IT a en effet un accord sur le temps de travail assez intéressant, qui prévoit entre autre la possibilité d'acheter des jours de congés supplémentaires. C'est donc ce que j'ai fait, j'ai acheté assez de jours de congés pour pouvoir poser deux vendredis par mois, ce qui était ma formule de travail depuis que j'étais passée cadre. A ces deux jours de congés supplémentaires par moi j'ajoute un vendredi de RTT, et je ne travaille plus qu'un vendredi par mois. Ca aussi, c'est magique. Enfin, pas tout à fait parce que les jours de congés que j'achète sont prélevés sur mon salaire, bien sûr. Alors pourquoi repasser à temps complet si c'est pour acheter des jours de congés puisque ça revient au même que d'être à temps partiel ? Parce que justement, je suis à temps complet : mes primes ne seront plus proratisées sur mon temps partiel ! En attendant, novembre et décembre à temps complet, ça pique un peu question fatigue. J'avais encore quelques jours de RTT, j'ai posé mon vendredi prochain, grand besoin de me reposer et de souffler un peu.

    P - Petite-fille. J'ai gardé ma petite-fille hier matin, le temps que mon fils aille faire une course. Un moment en tête à tête avec elle, pour l'occasion nous avons fait le sapin, un vrai bonheur de la voir babiller. J'espère pouvoir profiter de mes Week-ends de trois jours, l'an prochain, pour la voir davantage. 

    Q - Quartier. J'espère ne pas y rester. En ce moment les djeuns prennent un malin plaisir à tirer des feux d'artifice en pleine nuit, je suis réveillée en plein sommeil par les explosions particulièrement violentes, les chattes sont affolées, mon cœur en prend un coup à chaque fois, difficile de me rendormir car je ne sais pas combien ils vont en tirer, ni si ils vont remettre ça. J'ai fait un mail à l'adjointe au maire en charge du quartier, j'attends sa réponse… J'ai eu quelques semaines de flottement, après avoir dû renoncer à mon projet de m'installer au fin fond de la Gironde, j'avais eu un gros coup de cœur pour le village, la vie que j'y envisageais, et le jardin de la maison que j'avais visitée. Pas facile de devoir admettre qu'il va me falloir rester dans ce quartier pendant encore plusieurs années. J'essaie d'en voir les avantages : "commodités à proximité" comme disent les annonces immobilières, et puis une vie sociale assez sympa, dans mon immeuble. Si ce n'est la musique des voisines du dessus de temps en temps, et encore, elles font un effort pour la mettre en sourdine, et ce n'est pas de leur faute si ces appartements n'ont aucune isolation phonique. 

    T - Télétravail. La formule a ses inconvénients - le manque de relations sociales, au point que j'ai parfois l 'impression de vivre sur une île déserte ou dans un phare des mers du Nord (mais ça tombe bien, c'est un fantasme) - et ses avantages. Je ne galère pas dans la circulation, toujours plus compliquée en cette période en raison de la pluie et des gens qui encombrent les routes pour aller faire leurs achats de Noël, je suis au chaud chez moi, et pour le coup je ne vais pas trop me préoccuper de ce que ma coupe de cheveux est relativement ratée.

    V - Vaccin. Alors tu vois, on va vacciner les vieux dans les Ehpad. Les mauvaises langues disent que c'est pour tester le vaccin… Personnellement je trouve consternant de voir qu'on s'obstine à ne pas vouloir regarder la vérité en face : les gens qui sont dans les ehpad vont mourir (je rappelle qu'ehpad veut dire établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). Mais la mort est un sujet bien tabou, et on va préférer conserver "en vie" des gens qui sont à l'article de la mort - il faut se poser la question de ce qu'est la vie dans cet état là… Je suis sa responsable légale, on va donc demander mon consentement pour vacciner ma mère, qui n'a plus l'usage de son corps ni de son esprit, et bien sûr je vais faire le bon petit soldat, et dire oui. 

     


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  • Je ne sais plus dans quel magazine j'avais lu mon horoscope il y a quelques semaines. Je me souviens par contre qu'il m'annonçait une fin d'année compliquée professionnellement.

    Je te confirme. Outre que le changement de filiales, c'est compliqué administrativement, la mutuelle n'est pas la même, par exemple, je cours un peu après les informations, pareil pour la prévoyance, l'outil de gestion des temps n'est pas le même, etc. Ca ne serait rien si ça ne se rajoutait pas au reste. Le reste c'est le boulot qui change, il faudrait que je me forme à mon nouveau boulot (je reste dans la gestion des opérations informatiques, mais à une étape différente du process), tout en continuant à faire l'ancien jusqu'à la fin de l'année, et en formant ceux qui vont faire le boulot que je faisais. Ce n'est déjà pas simple, mais le fait de travailler dans une équipe basée à cinq cent kilomètres n'arrange rien. Loin des yeux, loin du cœur, mon chef a tout simplement oublié de me convier aux réunions d'équipe, la LGV a beau être là, Bordeaux est encore Terra Incognita pour certains…. J'aurais pourtant pensé que la situation sanitaire aurait joué en ma faveur, tout le monde étant désormais chez soi en télétravail, hélas il n'en n'est rien.

    Je suis en pleine schizophrénie, une partie de moi s'écriant "non je ne veux pas faire ce nouveau boulot ça ne m'intéresse pas" l'autre lui répondant "mais si, tu ne peux pas vraiment dire ça sans savoir, c'est peut-être juste une impression, si ça se trouve tu vas t'éclater dans ce nouveau boulot", une autre partie encore au bord de l'effondrement "c'est trop compliqué, je suis trop bête, je n'y arriverais jamais", "mais si tu n'es pas plus bête que les autres et tu vas voir c'est un super challenge intellectuel", quand ce n'est pas "je vais tout plaquer et aller vendre du pain dans une boulangerie" "meuh non pense à ton salaire, à ta prime d'intéressement, à ta prime de participation". Je t'assure qu'il y a du monde là haut, ce n'est ni confortable, ni reposant...

    Comme si ça ne suffisait pas, alors que nous sommes en pleine réorganisation et que nous sommes tous en train de nous former à nos nouveaux jobs dans de nouvelles organisations hiérarchiques, on nous change d'outil informatique de gestion des opérations, qui est l'outil sur lequel nous bossons toute la journée. Et comme nous sommes au vingt et unième siècle, ne crois pas qu'il y ait encore des salles de formation ni de formateur. On a des tutoriels, des "tutos", en ligne et on se débrouille avec ça. Perso, pas eu le temps, et puis  j'avoue que je suis du genre à penser qu'on apprend à nager en plongeant dans le grand bain. Coup de bol, un de mes collègues a déjà bossé sur ce logiciel dans une précédente expérience professionnelle, du coup il nous a fait une démonstration cet après-midi, par écran interposé bien sûr puisque nous sommes tous en télétravail, mais je vais te dire que pour une fois je suis positive : les connexions à distance de la Big Bank fonctionnent vraiment bien. 

    Bref, j'en chie grave en effet, mais voyons le bon côté des choses : tant que je suis en surchauffe, je ne déprime pas (trop).

     


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  • Les travaux

     

    Il y avait un très long mur avec une porte qui faisait un trou tout moche dans le mur, il y a désormais moitié moins de mur, et des étagères qui séparent sans fermer le salon du coin repas installé dans la cuisine. J'avais longuement mûri le projet, je suis très contente que le résultat soit conforme à mes attentes. Je vais rajouter quelques plantes sur les étagères pour les habiller davantage et rajouter du végétal dans mon chez moi. Exposé Est, ce côté de l'appartement était déjà très lumineux, mais le matin lorsque le soleil se lève c'est encore plus agréable, je suis décidemment très contente d'autant que ça faisait une bonne année que j'attendais ça ! Toujours côté travaux, et toujours pour une question de lumière, j'ai fait installer une porte vitrée coulissante dans la salle de bain, j'ai gagné en lumière naturelle et en espace, là encore c'est réussi. Prochains travaux, ma chambre dont il faut que je change la tapisserie, blanche et abîmée par les griffes des chattes, pour un peu plus de modernité et de couleur. Rose, ça devrait être bien. 


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  • Et ce n'est pas ma mère qui me contredira, elle qui est désormais assise sur un petit pécule dont elle ne sait du reste rien, perdue comme elle l'est dans les limbes de la démence sénile. Elle vient enfin de toucher la reversion de la pension militaire de mon père, la fin de six mois de courriers, dossiers, relances, qui m'ont parfois épuisée. Cette pension s'ajoutant à celles de la retraite civile de mon père et de sa propre petite retraite, ma mère touche désormais en retraites plus que moi en salaire, ce qui n'est pas un mince paradoxe quand tu sais qu'elle n'a travaillé que vingt ans. Bon, bref, on va se réjouir d'un aussi bon système de sécurité sociale, car après tout c'est ce qui nous permet, à nous ses enfants, de ne pas devoir mettre la main à la poche pour payer son ehpad, quand nous avons déjà bien du mal à joindre les deux bouts avec nos salaires. 


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  • Le pognon, donc, c'est mieux quand on en a.

    Et une des pistes pour en avoir plus, c'est de dépenser moins. Pour le coup, je serais presque contente de ces confinements qui ont au moins le mérite de me déshabituer des magasins et du shopping. Certes le budget bouffe augmente, mais celui de l'essence baisse drastiquement et la carte bleue reste sagement dans le portefeuille. De plus, confinements et télétravail aidant, j'ai fait moins d'efforts vestimentaires cette année. Résultat je peux faire du shopping… dans mon dressing, puisqu'il me reste une ou deux robes achetées lors des soldes de janvier dernier que je n'ai pas encore mises ! 


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  • "Le pognon, si on en a, c'est mieux" a dit mon compatriote Bleck.

    Bah oui, je suis bien d'accord.

    D'autant que ce soir, j'ai été payée ! 

    Tu vas me dire : hein, bien sûr, t'es salariée ! Oui mais non, c'était pas gagné d'avance. Parce que ce mois-ci j'ai fait le grand saut d'une filiale de la Big Bank à une autre filiale, et j'ai eu peur un instant d'une merde informatique, d'un oubli d'employé, bref, j'ai été bien soulagée de voir arriver mon salaire, ce mois-ci comme tous les autres. Donc oui, je confirme, si on en a, c'est mieux.

    Donc maintenant, c'est officiel, je suis ingénieur informatique, c'est marqué sur mon bulletin de salaire, c'est la grande classe mazette je n'en reviens toujours pas. J'ai aussi cru que j'avais été augmentée, mais non, ça c'était juste parce que la filiale informatique est payée sur 12 mois et pas sur 13, donc mon salaire annuel a été divisé par 12, logiquement ça fait un peu plus mais moins souvent, je l'aimais bien mon treizième mois surtout avant Noël, il va falloir que j'apprenne à gérer différemment. 

    Ingénieur informatique, ouep mais je vais te dire, je sens que je vais en baver méchamment ces prochains mois et ces prochaines années. Ma nouvelle chef est une jeune ambitieuse assez sèche, il ne m'a pas fallu plus de trois mails pour en avoir la certitude, il va falloir que je me protège, et la Big Bank est une grosse machine déshumanisée, je plains mes collègues plus jeunes qui en chient et qui vont en chier encore plusieurs années. Moi je commence à entamer le compte à rebours, certes je compte encore en années mais crois-moi les jours qui passent me rapprochent toujours davantage du moment où je pourrai dire ciao bye bye, et sans regrets.

    C'est sans regrets également que j'ai payé mon pote artisan qui a fini les travaux hier après-midi. Il faut que je fasse des photos, ça rend vraiment bien. Du coup j'ai décidé de lui faire refaire la tapisserie de ma chambre, que les chattes ont beaucoup abimée, et puis j'en suis arrivée au stade où je commence à en avoir marre du tout blanc partout et j'ai envie d'un truc un peu plus coloré. Tant qu'à rester quelques années de plus dans cet appartement, autant continuer à en améliorer la déco.


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  • Tout est dit. 

    La fatigue parce que cette année a été bien fatigante, entre péripéties familiales et professionnelles, et le marasme pour les mêmes raisons, le deuil de mon père à faire, le deuil d'un boulot intéressant aussi, et une vision de l'avenir que j'ai du mal à voir en rose, les visites à l'ehpad pendant combien d'années encore, quand les années qui me restent sont moins nombreuses que celles que j'ai déjà vécues ? 

     

    Bon, allez, foin de tout pessimisme, il y a quand même des choses qui avancent, des travaux dans mon séjour la semaine dernière pour un résultat à la hauteur de mes espérances, un peu moins de mur entre la cuisine et le salon, et donc un peu plus de lumière et un peu plus d'espace là où il y en avait déjà beaucoup, et puis une visite à ma petite-fille hier, elle commence à parler, et elle m'a fait un gros câlin en partant, et ça m'a fait bien plaisir. Dans un mois Noël, les lumières, les couleurs, le repas tous ensemble et les cadeaux sous le sapin ! 


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  • Et quelque chose me dit que ce ne sera pas le dernier… 

    J'aborde ce deuxième confinement avec plus de sérénité que le premier. Le premier, on ne savait pas ce que c'était, cet enfermement était inédit et je ne l'avais pas bien vécu. Là, ça va, d'autant que ce nouveau confinement est plus léger que le précédent. Je peux aller chez le kiné (j'ai quelques problèmes de cervicales), ce qui a le triple avantage de : me permettre de sortir, voir du monde, faire de l'exercice. Et pour peu que le kiné veuille bien me faire un petit massage pour terminer c'est un vrai moment de bonheur. Pour le reste j'ai repris mes sorties quotidiennes d'une heure après avoir fermé mon pc, le soir, et, cette fois-ci, j'ajoute un tour du quartier le matin, un gros quart d'heure à marcher et même essayer de trottiner, à défaut de courir. J'espère que de trottinement en trottinement j'arriverai à courir. 

    Je suis donc en télétravail, bien sûr, mais je repars au boulot dans quinze jours pour une semaine. Mon pote artisan est - enfin ! - disponible pour faire les travaux que j'envisageais depuis plusieurs mois. Je vais faire tomber une partie du mur séparant la cuisine du salon, y installer des sortes de petites bibliothèques/claustra, le but étant que le coin repas installé dans la cuisine soit ouvert et séparé en même temps du salon. J'espère que le résultat sera à la hauteur de mes espérances. 

    Sinon, c'est l'automne avec ses couleurs magnifiques dont je ne me lasse pas, d'autant que ces derniers jours étaient particulièrement ensoleillés.

    Confinement, épisode 2

     

    Côté boulot, fini le rythme un peu tranquille de ces derniers mois, j'attaque une période qui va être intense, et probablement pour plusieurs mois au minimum. J'ai signé aujourd'hui ma lettre de transfert dans la filiale "IT" dédiée à l'informatique, je me suis découverte "ingénieur informatique" sur ladite lettre, diantre je termine ma carrière cadre et ingénieur informatique, j'en suis surprise moi-même. 


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  • Non qu'il s'agisse du sous-vêtement de ces messieurs, mais plutôt que ces dernières semaines ont été l'objet de bien des rebondissements…

    J'ai en effet failli partir m'installer à la campagne, dans un petit village à la limite de la Gironde et du Lot-et-Garonne. Un vrai coup de foudre pour l'endroit, de jolies maisons de village en pierre, groupées autour d'une halle des années 30, j'y avais trouvé une petite maison avec cour et jardin, je m'y voyais déjà et j'allais même signer le compromis… Mais non, si le projet était bon ce n'était pas, par contre, le bon moment. Cela sous-entendait du télétravail avec un réseau aléatoire, et des allers et retours réguliers sur la métropole, et puis un éloignement de mon fils cadet… Je garde le projet en tête, je reverrais ça dans deux ans, quand je serai assez proche de la retraite pour pouvoir négocier une rupture conventionnelle.

    Il faut dire qu'entre le quartier où je vis, et le boulot que je ne supporte plus, j'étais en mode ras-le-bol puissance maximale, ces dernières semaines. 

    Mais j'ai bien fait de renoncer : car j'avais prévu de mettre, dans le projet, le petit héritage que je pensais percevoir de mon père, or le notaire, hier, nous a annoncé qu'en fait, si nous héritons bien d'une petite somme, c'est ma mère qui en a l'usufruit… Nous nous sommes regardés, mines consternées. "On va pouvoir dire "notre chère mère", ais-je dit. "Très chère mère", a renchérit mon frère.  Adieu veau, vache, cochon… 

    Côté boulot, ça bouge aussi, je crois en avoir peut-être parlé ici. Alors que mon service est supprimé et que mon boulot est reporté dans d'autres services, et qu'en ce qui me concerne je devais être replacée dans un service qui ne me plait pas spécialement, j'ai appris qu'un des services qui doit reprendre mon boulot n'a personne pour le faire… j'ai donc appelé illico ma future chef pour lui dire que puisque le boulot, je sais le faire, ça serait une bonne idée de me positionner sur ce poste.  Ira, ira pas, on verra ça dans les semaines à venir. Bon, j'ai loupé la maison à la campagne, j'ai loupé l'héritage, ce serait ballot de louper aussi le poste.

    Allez, je vais te faire rire : comme j'arrivais au petit village pour revoir la maison qui m'avait plu, une envie pressante me prend. Je prends le premier petit chemin que je trouve, qui serpente joliment entre les fougères, dans les bois. Je trouve un endroit pour m'arrêter, je sors de la voiture, je baisse ma culotte, je commence à faire pipi, et voilà que pan ! pan ! des coups de feu. Et oui, la campagne, les chasseurs. Je me suis dit que mourir la culotte sur les chevilles, c'était pas glorieux, je l'ai remontée fissa et je suis repartie sans demander mon reste ! 

    En tout cas, pour changer, je suis crevée et comme je n'ai plus de congés (il nous a fallu poser des congés durant le confinement) ça tire pas mal. De surcroit, toujours à cause de ce foutu covid, la salle de sport et le studio de yoga sont fermés, je suis donc d'autant plus crevée que je ne peux pas me requinquer en bougeant. Pire, je suis toute raide et courbaturée d'être assise toute la journée et de ne pouvoir me dérouiller comme je le fais habituellement. Foutu covid, vraiment. Ce soir la Gironde n'est pas encore soumise au couvre-feu, mais ça ne saurait tarder… Quelle drôle de période, décidemment….


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  • A - Automne. Nous y voilà, sans aucun doute, même si l'été a joué les prolongations ces deux dernières semaines, avec de belles après-midi très chaudes. Les petits cyclamens ont pointé leur nez il y a déjà un mois, tout comme les petites fleurs blanches des éléagnus, et la lumière a déjà pris cette teinte chaude qui caractérise l'automne. Aujourd'hui, c'est la douche froide, au sens propre du terme, une bonne grosse pluie opiniâtre tombe depuis cet après-midi, et il faut que je me résolve à remettre un pantalon et des chaussures fermées, demain matin. 

    C - Cinéma. Va voir Antoinette dans les Cévennes. C'est une jolie comédie, et un beau portrait de femme libre.

    E - Envie. Tu sais de quoi j'ai envie en ce moment ? De deux semaines sur une île déserte, au soleil, bien au chaud, avec une piscine olympique, une chambre d'hôtel avec de grands rideaux blancs se balançant devant de grandes porte-fenêtres ouvertes, surtout pas de clim, et juste un maître d'hôtel pour m'accueillir avec le sourire quand je descendrai au restaurant mettre les pieds sous la table, et puis une masseuse silencieuse quand j'aurais besoin de papouilles. Personne d'autre, pas de télévision, pas de smartphone, rien que moi, le soleil, la mer et le repos. Et surtout pas de masque !!!

    M - Ménage. J'aime que tout soit bien net chez moi, mais il y a des fois où le ménage me pèse. La chasse à la poussière, jamais gagnée, le sol à laver, épuisant. Sylviane et Laurent me disant, vendredi, qu'ils allaient prendre une femme de ménage, j'avoue y avoir pensé. Juste deux heures par mois, pour laver les sols et, de temps en temps, les vitres, ça me soulagerait. Mais ce soir je suis rentrée, pas forcément pleine d'énergie mais motivée, et j'ai fait ma salle de bain à fond, j'ai déclaré la guerre à la poussière et au tartre, sous l'œil encourageant de Loukoum. N'empêche, face à la poussière et à la saleté je me sens Sisyphe, trop souvent.

    O - Ordinateur. Mon pc vient de me faire deux écrans bleus (BSOD, l'écran bleu de la mort qui tue) coup sur coup, c'est pas bon signe ! 

    P - Pandémie. On ne fêtera pas les 50 ans de Sylviane, au vu des circonstances, trop compliqué de se réunion tous ensemble, il ne fait plus assez beau pour fêter ça dehors, ses parents sont âgés donc à risque, et puis il y a ceux qui psychotent, on met le masque, on le met pas, comment on respecte les distances quand on a tous un verre à la main ? De son côté l'Ehpad vient de raccourcir ses horaires de visite, ce qui m'oblige à m'adapter pour aller voir ma mère, genre aller au ciné ou voir ma mère faut choisir. Il nous emmerde sacrément, ce foutu virus. 

    P - Psy. Ne pouvant louper une réunion importante, au boulot, j'ai dû annuler mon rdv chez Monsieur Psy. Je lui ai envoyé un mail pour le prévenir (il préfère être joint par mail) en m'excusant et en lui demandant de me proposer un nouveau rendez-vous. Il m'a répondu laconiquement qu'il avait bien pris note de l'annulation du rendez-vous… et rien de plus. Je suppose que j'ai perdu Monsieur Psy. Voyons le bon côté des choses : il doit penser que je n'ai pas besoin de psy. Heureusement que Madame Psy, elle, est bien là et fidèle à nos rendez-vous, parce que j'ai quand même un peu beaucoup besoin d'évacuer tout ce à quoi je dois faire face, depuis quelques temps.

    R - Règlement de comptes à OK Corral. J'avais prévu de me coucher tôt, mercredi dernier, quand j'ai entendu un grand remue-ménage pendant que je me démaquillais. J'ai passé la tête sur mon balcon, pour découvrir, sous mes fenêtres, trois voitures de police, des flics casqués, des flics avec des chiens, des flics avec des talkie-walkies. Et, dix minutes plus tard, les CRS ont débarqué… Une bande de Kurdes faisait une descente dans le quartier, pour en découdre avec une bande de Turcs non-kurdes. La vue des CRS a calmé tout le monde, les Kurdes ont tournicôté dans le quartier un certain temps, mais le lendemain les flics étaient toujours là, au grand dam des dealers du quartier dérangés dans leurs petites affaires, et le calme est revenu. La banlieue bordelaise, c'est pas la banlieue parisienne, on fait juste semblant. Tant mieux, je voudrais pas que le prix de mon appartement en pâtisse ! 


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  • Le quotidien : les papiers pour ma mère 6, encore et toujours, la fatigue, encore et toujours. De temps à autre une pointe de chagrin, de remords, en pensant à mon père. Au boulot, le transfert vers l'entité Informatique Groupe de la Big Bank suit son cours, je devrais signer mon nouveau contrat mi-novembre, en effet. 

    Sinon, c'est l'automne, les éleagnus embaument lorsqu'on s'approche des haies, et dans les bas-côtés des côtés encore un peu sauvage, les petits cyclamens ont fait leur apparition, il y a presque un mois déjà. Il faisait gris et frais ce matin pour ma balade dominicale en vélo, et les fougères ont déjà bien roussi, et voilà que les feuilles tombent.

    En attendant un hypothétique changement de lieu de vie - pas avant la retraite, en fait, il faut que je prenne mon mal en patience et supporte le quartier plusieurs années encore - j'ai réaménagé le salon, le réaménagement du coin repas est programmé fin novembre pour autant que l'artisan ne me plante pas encore une fois. Au programme également le changement de la porte de la salle de bain, ouvrant sur l'intérieur, pour une porte coulissante plus pratique, et puis l'aménagement d'un coin bureau dans la deuxième chambre. Je ne sais pas vivre sans projets. 

    Le moral est plat. Je préfèrerai être en haut, mais je ne suis pas en bas c'est déjà ça. 


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  • Je crains bien moins le virus que l'hystérie collective qui se développe autour du port du masque, crois-moi ! 


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