• C'est vrai, je ne suis pas le plus dégourdi des mecs, avec l'informatique. La révolution numérique, comme ils disent, elle passe pas trop par moi. Bien sûr j'ai fait comme tout le monde, le téléphone portable, et même le smartphone, et même le pc, et au boulot, pas possible d'échapper à excel et aux logiciels de traitement des bons de livraisons, de gestion des stocks, et tout le ramdam, la souris, la photocopieuse qui n'imprime plus mais qui numérise, zéro papier qu'ils disent, d'accord.


    Mais je vais te dire : ya quand même des fois j'ai l'impression que le progrès, ça n'en n'est pas un. Oh, je passe sur toutes les complications, avant tu arrivais pour bosser, ben tu posais ton cul sur ta chaîse, tu ouvrais ton tiroir et tu sortais ton stylo et ton tampon encreur, le transporteur se pointait tu tamponnais son bordereau de livraison, c'est vrai qu'on passait un peu de temps à vérifier sa palette en notant tout à la main mais je ne suis pas sûr qu'on n'était pas moins stressé. Aujourd'hui, il y a l'informatique, la productivité à tenir même quand le logiciel plante, et quand il fonctionne bien ce foutu logiciel est ouvert en permanence sous les yeux de ton chef qui t'engueule dès que les chiffres ne lui vont pas.


    Et s'il n'y avait que ça ! Ce matin pendant la pause c'est le petit nouveau, Kévin, qui a commencé à gueuler en regardant son téléphone, en disant que sa copine était encore à la bourre pour son boulot. "Hein, comment tu le sais ?" "ben elle vient juste de démarrer" "mais comment tu le sais ??" "bah je le vois sur mon téléphone !" Ca, ça m'agace. Les djeuns, c'est évident pour eux, alors ils t'expliquent pas, ou alors tu comprends rien et si tu leur demande de t'expliquer avec des phrases, ils te regardent et tu te sens le dernier des dinosaures. Ca m'énervait quand même bien de pas comprendre ce qui se passait, alors j'ai insisté. Il a fini par m'expliquer qu'il suit les déplacements - il "géolocalise" - de la voiture de sa copine ou, plutôt, du téléphone de sa copine dans sa voiture, depuis son smartphone à lui. Eh bien tu veux savoir ? d'accord je me suis senti vraiment dépassé, mais ça, c'est pas nouveau et je me dis que ça va pas s'arranger. Mais surtout, j'ai pensé que ça devait pas être rigolo pour elle. Le pire c'est qu'il y voyait pas de mal, à "géolocaliser" "Ben quoi, ça m'évite de l'appeler quand elle conduit, pour lui demander où elle est !" Moi j'ai tout de suite vu le fil à la patte, le manque de confiance à venir.


    Nous on géolocalisait pas. On savait pas. Et parfois il valait mieux pas savoir. Si Sandrine elle rentrait tard un soir je plaisantais, ou pas, en lui demandant si c'était son jules qui l'avait mise en retard, et puis c'était tout. Et s'il y a eu un jules, après tout c'est la vie. On ne géolocalisait pas, on s'inquiétait vaguement, puis on passait à autre chose. On n'avait pas de google home, on n'avait pas de smartphone, on avait juste notre bite et notre couteau, mais je crois qu'on ne s'en sortait pas si mal que ça, après tout.


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  • J'adore cette expression et je vais te dire, il y en a une que j'aime encore plus : "avec ma bite et mon couteau". Elle est tout aussi difficile à placer, mais je ne désespère pas d'arriver à en faire un titre de notule, ici même, un de ces jours. Il faut toujours avoir des projets et de l'ambition ;-)


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  • C'est ce que m'a sorti un type que j'ai croisé, il y a quelques mois, me parlant de ses épisodes dépressifs entre deux phases maniaques. Il est bipolaire et pour en avoir quelques uns autour de moi, je sais que ce n'est pas vraiment facile. La phrase m'a surprise, il était en train d'expliquer qu'il vit ses phases dépressives comme des phases de repos post-manies, comme un repos nécessaire pour son organisme. J'ai trouvé ça bien, d'arriver à positiver un truc aussi moche que la dépression et ça m'a fait réfléchir.

    Je n'en suis pas à la dépression, mas le marasme dans lequel je suis se prolongeant, je me méfie et je me surveille attentivement. Y a-t-il chez moi un fond dépressif, avec des phases qui surviendraient quoi qu'il arrive ? Ou la descente actuelle est-elle juste un contrecoup d'un hiver difficile et d'un printemps pénible et de surcroit gris et frais ? Et dans ces circonstances, mes envies d'aller voir ailleurs, autre appart', autre boulot, sont-elles objectives ou juste une fuite en avant ? Difficile de m'y retrouver, souvent, dans ma tête.

    En tout cas le type il n'avait pas tort : la déprime, c'est vrai, c'est reposant.


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  • Faut dire ce qui est, t'en aurais volontiers dézingué un ou deux en rentrant chez toi. Déjà, tu t'es levé crevé, et se lever crevé un lundi matin, ça augure mal de la semaine, alors rentrer, tard, pour en prendre plein les oreilles, entre les gamins qui braillent dans l'espace jeux et les djeuns qui arrosent le quartier avec leur musique de merde boum boum et boum rap de merde et que peut-on attendre d'une jeunesse qui écoute un truc aussi agressif, sans parler du groupe de vieux en djellabas, qui baragouinent sous tes fenêtres, déjà là alors que le repas du soir n'aura lieu que deux heures plus tard… Même les fenêtres fermées, et malgré le double vitrage tu en as plein les oreilles et ras la casquette. Le ramadan se termine demain, tu n'en peux plus d'un mois de soirées difficiles, de nuits trop courtes et de poubelles dégueulasses chaque matin.

    Tu appelles ton père ce soir pour prendre des nouvelles, il est fatigué, et ne crois pas qu'il te demandera comment tu vas, toi qui te lèves tous les matins pour aller bosser, parce qu'il ne demande jamais comment tu vas, ce qui lui importe c'est sa fatigue à lui, mais tu as l'habitude, ça fait bien vingt ans qu'il est fatigué, pense donc, passer ses journées à lire le journal, voilà une retraite épuisante. Tu te sens bien caustique ce soir, et dénuée de bons sentiments, mais tu éprouves un certain marasme depuis quelques semaines, alors peu t'importe les bons sentiments. Tu as des envies de changement en ce moment, tu vendrais volontiers ton appartement si tu avais les moyens de t'en payer un autre dans un quartier moins bruyant, genre désert de Gobi, et tu te poses de sacrés questions sur ton avenir professionnel. Pour tout dire, tu te demandes si tu dois faire le grand saut, et changer radicalement de métier, tu as vu une offre qui te tente sur l'intranet de la Big Bank, et changer de vie pourquoi pas, sauf que changer de vie tu t'y es déjà brûlé les doigts une fois.

    Bref ce soir tu te sens seul dans tes bottes mais passablement agacé, et le putain de moustique qui te tourne autour va passer un sale quart d'heure si tu arrives à le choper.


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  • Rapidement, et en vrac, comme ça vient, parce que mon nouveau pc a tendance à figer sur les pages, puis planter, quand je suis sur mon blog. Pratique :-(

    Donc, c'est presque l'été ce week-end, et cette parenthèse de ciel bleu, d'hirondelles qui virevoltent, de soleil et de chaleur m'a fait du bien. Le moral est quelque peu moyen depuis plusieurs semaines, je surveille ça de près d'ailleurs, le temps gris et frais n'arrangeait rien.

    Ce week-end de quatre jours ne m'a pas reposée, et la fatigue est l'autre point noir du moment, mais j'ai fait plein de choses et ça m'a convenu. Mon fils ayant enfin signé l'achat de son nouvel appartement, je l'ai accompagné pour l'état des lieux du précédent, puis nous avons été fêter ça au restaurant. Nouvel appartement : travaux ! J'ai donc passé trois après-midi à arracher de la tapisserie, nettoyer des plinthes et des encadrements de portes, et ce n'est qu'une goutte d'eau dans tout ce qu'il y a encore à faire : l'appartement est à rénover intégralement, du sol au plafond. J'ai déclaré forfait cet après-midi, j'avais besoin d'une bonne sieste. J'ai aussi profité de cette fin de semaine prolongée pour nettoyer et fleurir mon balcon, pour faire du vélo, bien sûr, une longue balade dans les bois jeudi matin et, ce matin, une balade vers une autre ville de la métropole, direction son cimetière pour faire un peu d'archéologie familiale. J'ai aussi assisté à un petit concert de jazz manouche, dans un quartier voisin, et, hier soir, j'ai pique-niqué au parc d'à côté avec quelques voisines. Nous sommes en effet quelques femmes seules, et c'est sympathique de nous retrouver de temps en temps.

    Que dire d'autre ? Ah si, une grosse déconvenue en début de semaine. Un oncle savoyard passant dans la région, je l'ai invité à dîner… ce qui m'a valu de me faire interpeler sur la répartition de quelques objets familiaux appartenant à ma mère, lors de la "liquidation" du début d'année. Je m'y attendais pas, j'ai peu apprécié la chose, et encore moins le fait de ne pas savoir quoi répondre (je n'ai pas l'esprit de répartie, je le regrette toujours). Décidemment, les oncles et les tantes se révèlent fort désagréables, dans cette histoire. Disons que j'avais des oncles et des tantes que j'aimais beaucoup, j'ai désormais des oncles et des tantes que j'aime beaucoup moins. Tout ça pour trois verres en cristal, quatre fourchettes en argent et deux albums photos, ni plus ni moins, qu'ils auraient pu réclamer à ma mère il y a fort longtemps. J'apprécie fort peu d'en être tenue comptable, maintenant. Cela m'a plombée le moral une partie de la semaine, mais cette longue fin de semaine m'aura permis de remettre les choses à distance. 

    Ce dimanche se termine, avec un petit vent doux comme je les aime, qui agite les feuilles des arbres qui bruissent gentiment. 


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  • Les pommes du cèdre


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  • Je t'assure que j'ai eu des envies de meurtre, à quatre heures ce matin, quand mon voisin musulman et ses copains se sont mis à discuter fort bruyamment sous les fenêtres de la résidence. Et non je ne me suis pas levée pour les engueuler, je me méfie des réactions du gens du quartier, ma voiture a déjà quelques rayures qui me suffisent. J'ai juste prié Dieu de faire bruler dans les flammes de l'enfer ces chiens d'infidèles, on se soulage comme on peut.

    Ca m'a quand même gâchée une partie de mon dimanche, je suis déjà largement assez fatiguée en ce moment sans devoir en rajouter avec des nuits difficiles. Ca et les poubelles dégueulasses parce que les bonnes femmes qui cuisinent pour le repas du soir, en face dans la salle municipale - squattant ladite salle pour le mois complet - ne daignent pas utiliser de poches poubelles et balancent les restes des repas directement dans la poubelle, et tant pis pour le trottoir alentour. Bref, le bruit et l'odeur, c'est une réalité, vivre dans un quartier multiculturel a des avantages et des inconvénients aussi.

    Bon sinon, c'est le marasme côté humeur, je surveille ça de près. Mon boulot me gonfle, mon quartier me gonfle, j'ai des envies de changements, des envies d'ailleurs… mais chez moi, c'est récurrent. De toute façon changer de boulot, pas possible pour l'instant, du reste en ce qui concerne le boulot ce qu'il me faut c'est la retraite point barre, quand à changer de quartier le problème c'est que ce n'est pas possible. J'ai en effet mis la barre très haut avec mon appartement actuel : il est très grand, très bien, très pratique. Mieux, ce serait difficile, ou alors une petite maison mais ça, ça n'est absolument pas possible au vu des prix de l'immobilier désormais. Même en revendant mon appartement avec une gentille plus-value, je pourrais à peine m'acheter un T2 ailleurs ! Le plus raisonnable serait d'avancer dans le projet qui me trotte en ce moment à l'esprit, à savoir installer une verrière d'atelier sur le mur entre la cuisine et le salon, oui je sais c'est à la mode et on voit ça partout, sauf que justement je trouve ça joli et que ça donnerait un coup de jeune à un appartement qui, même remis à neuf, a quand même un aménagement intérieur qui date des années 70.

    Ce soir, un rayon de soleil a égayé une journée qui aura été bien grise et bien humide, et finalement, le ramadan, ça ne dure qu'un mois, et si le quartier est trop bruyant le soir, et parfois la nuit, entendre les oiseaux le matin quand il est calme est bien appréciable.

    Apéritif dinatoire, hier soir avec mes fils et mon ex-mari, pour fêter mon anniversaire. Soirée agréable, j'avais fait un tiramisu pour l'occasion et il était très bon. Mon secret : pas d'Amaretto, mais du Bailey, je préfère. J'ai bien profité de ma petite-fille, qui est de plus en plus adorable, et toujours aussi souriante :-) Et une potée fleurie, faite d'un mélange de Million-bells de différents rose, est venue agrémenter mon balcon pour mon plus grand plaisir ! 

    Et sinon, quoi d'autre ? ben la seule chose dont j'ai envie en ce moment, c'est de faire du sport. Outre la séance hebdomadaire de yoga, qui m'est devenue indispensable, je vais maintenant à la salle de sport deux à trois fois par semaine, et ce matin j'ai bravé l'humidité ambiante pour une balade à vélo qui a été bien agréable. 

    La notule du dimanche soir


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  • Bah c'est mon anniversaire, et heureuse surprise, beaucoup de gens me l'ont souhaité - j'ai toujours peur qu'on m'oublie - mais Facebook aide grandement ;-) et au bureau il y a toujours quelqu'un ou quelqu'une pour s'en souvenir :-)

    Bonne journée, en dépit d'un réveil difficile, j'ai toujours un moral moyen le jour de mon anniversaire, qu'on ne me dise pas qu'il est drôle de vieillir et de voir les années passer, même s'il y a quelques avantages au fait de vieillir il ne faut pas se mentir, si on pouvait on arrêterait le compteur sur une année plus favorable pour le corps et le cerveau. Mais passé ce moment de flou émotionnel, le beau temps m'a redonné le sourire.

    Une belle surprise m'attendait sur mon bureau, une pivoine rouge du jardin de ma chef, et j'ai particulièrement apprécié le geste. La pivoine - ma fleur préférée - a embaumé mon coin de bureau toute la journée. A midi, j'avais proposé à mes collègues d'aller déjeuner à l'extérieur pour fêter ça, j'ai payé ma tournée et me suis régalée d'une belle glace, et j'ai gagné mon premier coup de soleil de l'année ! Nous sommes une toute  petite équipe - cinq avec ma chef - et tous très différents, et de surcroit nous ne connaissons pas tous depuis très longtemps, mais nous sommes capables de moments très joyeux ensemble. 

    Bonne journée donc, que j'ai terminée à la salle de sport - no pain no gain - pour une séance dont j'ai été particulièrement contente. Comme un gars soufflait sur sa machine, moi sur la mienne, nous avons échangé ce regard complice des gens qui savent pourquoi ils sont là, petit sourire qui m'a fait plaisir et - encore une bonne surprise - un des coachs est venu me souhaiter un bon anniversaire. Je sais bien que c'est un rappel du logiciel des entrées/sorties de la salle, mais j'ai trouvé sympa qu'il me le souhaite, c'est le genre de choses qui fait toujours plaisir.

    Donc voilà, joyeux anniversaire à moi, et joyeux non-anniversaire à tous mes lecteurs !

    Un de plus !


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  •  F - Fatigue. Ca craint, j'en suis au stade où je dors plus que je ne le voudrais, les après-midi en particulier. Mercredi, férié, j'ai fait la sieste, vendredi, pas travaillé, j'ai fait la sieste, aujourd'hui, j'ai fait la sieste. La sieste dominicale, passe encore, ça compense le fait que je me lève tôt tous les jours, et je l'apprécie. Mais tomber de fatigue au point de devoir me coucher, les autres jours de repos aussi, ça ne me convient pas du tout, du tout. Parce que ça ne me repose pas tant que ça, et surtout, je ne fais rien pendant ce temps là. Vendredi, en particulier, je voulais aller au cinéma et je me suis réveillée trop tard. Physiquement, je tiens quand même le coup puisque je fais plus de sport que d'habitude, mais les après-midi, je ne tiens pas. J'espère que ça ne va pas durer trop longtemps cette période.

    L - Lecture. Je l'avais vu il y a quelques mois dans une librairie, j'ai fini par l'acheter. 20 ans avec mon chat, le récit de l'adoption, par une jeune femme japonaise, d'un petit chaton trouvé abandonné, et des vingt ans de vie commune qui vont suivre. Evidemment, ça se termine mal : le chat meure. La mort, c'est la vie et vice-versa. En attendant, j'ai terminé le bouquin en pleurant comme une madeleine. Comme je ne l'avais pas trouvé chez Cultura, j'ai demandé à Corentin de me commander en ligne Socrate Jésus Bouddha, de Frédéric Lenoir. Il l'a reçu, et me l'a porté en me disant "je l'ai feuilleté, ça a l'air pas mal". Corentin qui se met à la philo, faut pas couper un si bel élan. "Alors lis-le, et puis tu me le rendras ensuite". C'est rigolo, le bureau c'est un endroit où les bouquins circulent pas mal, et c'est bien ! Sur la PAL à côté de mon lit, j'ai un bouquin de SF prêté par une collègue, un autre de Eric-Emmanuel Schmitt, prêté par un autre collègue, et je me suis mise sur la file d'attente pour le dernier Stephen King, vu sur le bureau d'un autre. Même ma chef s'y est mise, qui m'a passé un roman genre Da Vinci Code. J'ai donc quelques milliers de pages qui m'attendent… 

    P - Parents. Suis passée hier après-midi voir mes parents, nous avons parlé "gros sous" car l'ehpad coûte très cher et je me faisais du soucis, en dépit de la vente de l'appartement. Finalement la situation financière n'est pas mauvaise, je suis soulagée. Côté santé, ils n'allaient pas mal, ouf.

    O - Orchidées. Mes orchidées vivotent, ne fleurissent plus guère. C'est en arrivant chez ma sœur, hier, que j'ai réalisé que ce n'était pas normal : les siennes sont couvertes de fleurs et de nouvelles pousses. Elle me l'a confirmé : l'exposition Est ne convient pas aux orchidées. Que faire ? les installer dans la seule pièce à l'Ouest, la deuxième chambre. Il faut que je la réorganise cette chambre, j'ai une étagère et un fauteuil qui ne servent à rien, j'ai encore des livres dont je peux peut-être me débarrasser, j'ai des bibelots qui m'encombrent, le placard n'est pas optimisé et d'ailleurs ce placard je n'en n'ai toujours pas repeint les portes… Donc réaménager la chambre, pour y mettre les orchidées.

    P - Projet. Le projet immobilier de mon cadet suit son cours, il est dans la période des 11 jours entre la réception de l'offre de prêt et la signature de celle-ci. La signature chez le notaire se profile, et j'apprend à le laisser faire les démarches. J'avais commencé à dire "bon, tu as les offres, il faut appeler le notaire pour prendre rendez-vous pour la signature, tu veux que je le fasse ?" puis je me suis reprise "non, c'est toi qui va le faire, il faut que tu apprennes !". Je suis un peu plus inquiète sur le planning des travaux, mais là encore, ce n'est pas mon projet, mon appartement, ce sont les siens, et il faut qu'il fasse sa propre expérience, ses propres erreurs.

    P - Projet. Bis. De mon côté, je suis en train de réfléchir sérieusement à lancer de nouveaux travaux chez moi. J'aurais aimé faire installer une verrière sur la cloison entre la cuisine et le salon. Bon, la verrière, c'est le truc à la mode, et je n'aime pas trop les trucs à la mode parce qu'un jour, ce n'est plus la mode. Mais c'est tout de même très joli. Je visualise bien le truc, une verrière blanche et une porte vitrée coulissante à la place de l'actuelle porte moche, ce serait joli et je gagnerais encore en luminosité. Mais ce n'est qu'un projet, et mon artisan habituel est surbooké. Mais je garde ça en tête car ça me plait bien ! 

    R - Ramadan. Il a commencé lundi, pour un mois de nuits difficiles pour moi. Les allers et venues des fidèles, bruyants, les cris des gamins qui braillent dans l'espace jeu à côté de la salle de prière pendant que les parents sont au repas du soir, la dernière prière chantée dans haut-parleur, les portières qui claquent quand les fidèles reprennent leurs voitures pour partir…. Ouep, un mois.

    S - Sœur. J'ai passé une partie de la journée chez elle, hier, et ça m'a fait plaisir. Elle habite un petit village dans le Médoc, il me faut une heure de route pour y aller, le petit village est charmant et la maison est très belle, elle y est bien et ça me fait plaisir pour elle. Elle m'a montré ses dernières créations, en effet elle est habile de ses mains et coud toutes ses robes. Plus jeune, elle tricotait tous ses pulls, avec à chaque fois des points incroyables. Ses robes sont très belles et ma sœur étant plus grande et plus mince que moi, l'effet est très réussi ! 


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  • Sportivement !


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  • Le moral est en baisse, mais comme me l'a fait remarquer quelqu'un il y a quelques semaines, et je m'en suis en effet aperçue ce matin, quand ça ralentit, c'est pas mal non plus. Le beau Cléante, avec qui j'ai déjeuné ce midi, m'a d'ailleurs dit qu'il m'avait trouvée plus calme ce matin.

    Ce soir, toutefois, je suis de nouveau énervée. L'appel du notaire cet après-midi, et puis l'appel à l'aide d'une de mes nièces également, qui passe son bac mardi prochain et m'a demandée de l'emmener au centre d'examen - aux aurores, bien sûr. Et puis la "réunion de chantier" en début de soirée, avec mon fils cadet et l'artisan qui va faire une partie des travaux de son futur appartement.

    Heureusement demain, je ne travaille pas, et je vais commencer mon week-end par une séance de yoga. Le yoga, j'ai mis du temps à en comprendre l'intérêt, je m'en doutais toutefois un peu et c'est pour cela que je me suis accrochée, et j'ai trouvé bien plus que ce à quoi je m'attendais. Le corps qui travaille, puissance, souplesse, endurance, et le mental aussi car on ne peut pas pratiquer le yoga si on ne se concentre pas sur la posture, le mouvement, sur la limite à repousser. 

    Samedi, je vais déjeuner chez ma sœur, l'occasion de la voir et de poser un peu de mon fardeau, je l'avoue j'ai besoin d'un peu d'écoute compatissante en ce moment. 


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  • C'est l'humeur du moment. Côté fatigue, ça va, elle se tient à un niveau correct, même si j'ai un peu de mal à me lever le matin, elle ne m'empêche pas de bouger. J'ai d'ailleurs profité des mini-vacances de la semaine dernière pour aller à la salle de sport plusieurs fois, faire du yoga, faire du vélo, faire de la marche rapide. Une voisine m'ayant proposé de me joindre à elle pour une "sophro-balade" en bordure d'un petit lac, j'ai accepté avec plaisir - toujours dire oui à une gentille proposition - et j'ai passé un excellent moment de relaxation en plein air, dans un endroit magnifique, et ce malgré la pluie qui tombait. 

    Je ne suis pas allée voir mes parents ce week-end, j'ai passé bien suffisamment à m'occuper d'eux et de leurs affaires, au téléphone avec l'ehpad, avec le notaire, avec l'agent immobilier, avec mes frères… J'ai fait du sport, j'ai bouquiné, j'ai pris le temps de regarder le jour se lever, de faire des câlins à Loukoum… bref, j'ai fait la pause et ça m'a fait du bien.

    Côté fils, nous avons fêté la semaine dernière les 27 ans de mon cadet, 27 ans déjà erk ça ne me rajeunit pas, j'ai du mal à réaliser que la trentaine se profile - et voilà qu'à la fin du prochain été nous fêterons justement les 30 ans de mon fils aîné, et que ma petite fille soufflera sa première bougie. Mon cadet vient de recevoir son offre de prêt immobilier, il doit attendre le fameux délai de dix jours pour les signer et les renvoyer, ce premier projet immobilier à son âge, c'est une bonne chose. Mon aîné, quand à lui, nous a fait une belle peur avec une grosse contracture musculaire au niveau du cou, nous avons crains une hernie discale, mais la radio n'a rien montré de tel, ouf tout va bien. Les soucis que j'ai avec mes parents sont lourds, trop lourds, mais ce n'est rien par rapport à ce que j'éprouverais s'il arrivait quoique ce soit à mes fils.

    Il a fait doux, cet après-midi, et la petite pluie qui vient de tomber répand une odeur de bitume mouillé qui est bien agréable. Je vais laisser là mon pc, aller me coucher avec un bouquin, et La Chatte viendra me rejoindre pour commencer la nuit avec moi. Quand je me réveillerais, demain, Loukoum sera à mes côtés, déjà réveillée, silencieuse mais attentive, et je ne connais pas de meilleur réveil que de se réveiller avec une douce et chaude présence à ses côtés.


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  • Après moults rebondissements, pas mal d'énervement et beaucoup de temps perdu à essayer de régler la situation, j'ai finalement signé la vente de l'appartement de mes parents, cet après-midi. Car oui, la décision de mise sous tutelle ayant été rendue entre temps, je suis officiellement co-tutrice, avec mon père, de ma mère, ce qui m'a valu de devoir poser une après-midi pour aller signer chez le notaire. La plus grosse vente que j'ai jamais signée, et pas de bol, c'est pas pour moi. Mais au moins c'est fait, c'est un souci de moins. Ce qui m'inquiète maintenant, c'est la façon dont mon père va gérer la somme, j'aurais aimé qu'il la réinvestisse dans un investissement immobilier locatif, de façon à faire fructifier la somme, mais quand je lui en ai parlé il m'a répondu qu'il n'avait pas envie de s'embêter avec ça. Ce que je peux comprendre, mais cela me désole toutefois, car au prix de la maison de retraite je pense qu'il risque d'arriver un peu trop vite au bout de son capital.

    Mon frère m'avait dit "signe, et prends toi une bonne cuite pour souffler, tu l'as bien mérité", je me suis contentée d'une glace à l'italienne, achetée à un petit marchand ambulant. Surprise : la glace était faite maison, probablement avec du lait concentré, un vrai délice ! Et comme il faisait à peu près beau, et doux, j'ai apprécié ce petit moment de plaisir ! 


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  • Le vert n'est pas ma couleur préférée, surtout au boulot, mais j'aime toutefois beaucoup le vert tendre du printemps. Et ce matin, il faisait assez bon pour faire une grande balade jusqu'à l'autre bout de Pessac, là où on peut encore percevoir qu'e l'on touche les Landes, géographiquement parlant. Au début du XXème siècle, il y avait encore des bergers en échasse à Pessac ! 

    Vert !

    Donc vert, vert tendre, vert oxygène. Et puis le blanc, des fleurs d'acacias, des fleurs de sureau, des fleurs des marronniers. Avec en prime les chants des oiseaux, ceux des coucous en particulier, les volutes des premières hirondelles, et le sifflement d'une buse passant non loin de moi, comme je faisais une pause en bordure d'une lagune asséchée. Un grand bain de nature qui m'a fait du bien ! 

    Vert !

    Vert !

    Vert !

     


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