• Loukoum, en mode "fluffy"


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  • Elle m'a gonflé, mais elle m'a gonflé, la Tatie Nicolette, ce midi.

    "Alors je t'appelle, c'est simple, il faut que tu récupères le livret de famille de mes parents, il est dans le secrétaire de tes parents, parce que j'ai appelé la mairie, et pour récupérer la concession familiale il me faut ce livret, et dans ce secrétaire il y a aussi une lettre de mon arrière grand'mère, je veux absolument la récupérer, et puis, écoute, il y a de vieilles lettres de mon père que ta mère a toujours mal interprétées, et d'autres choses pas bien, il faut que tu jettes tout ça… Et au fait, tu fais quoi du reste ?"

    La lettre de l'arrière grand'mère, je ne savais même pas qu'elle existait, pas plus que le livret de famille de mes grands parents du reste. Visiblement, ma tante connait mieux le contenu du secrétaire de mes parents que moi. Et même visiblement bien mieux, parce que les vieilles lettres de mon grand'père, je l'ai ai trouvées l'autre jour avec ma sœur tout à fait par hasard dans un tiroir secret.

    Quand au "Et tu fais quoi du reste", auquel j'ai systématiquement droit à chaque conversation, il s'agit de toutes les affaires de mes parents, meubles, vaisselle, bibelots, dans lesquelles elle aimerait pouvoir se servir.

    Je pense qu'elle va vraiment en hériter, du foutu couteau à découper en corne de cerf de ses parents, et je vais me faire le plaisir de l'entourer d'un magnifique nœud fait dans un bout du tissu de la robe d'un de ses mariages qu'elle voudrait bien oublier - oui ma mère gardait tout y compris les chutes de tissu - et oui Tatie Nicolette a quelques fantômes dans ses placards.

    Par égard pour toi, Lecteur au cœur sensible, je t'ai évité certains détails concernant le caveau familial mais je ne veux te priver de ce savoureux "ah oui il faut que tu demandes à ta mère si elle veut y être enterrée". Car oui, tu t'imagines bien que je vais m'en aller demander à ma mère, qui compte les morts chaque jour à l'Ehpad, "Dis moi Maman, tu préfères quoi, un caveau ou une urne ?" J'ai beau avoir des rapports distants avec mes parents, il y a quand même des limites. 

    Non, je ne peux pas envoyer balader Tatie Nicolette, je ne vais pas gérer, en ce moment, une brouille familiale, j'ai déjà bien assez de choses sur les bras. Mais je pense qu'un ou l'autre, ça viendra. En attendant, Dieu merci elle habite à 200 bornes d'ici. 

     


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  • B - Boulot. Après une fin d'année très calme, l'activité reprend plein pot, et je m'aperçois qu'outre que j'ai du mal à comprendre le travail, j'ai surtout l'impression que ma chef et mes collègues parlent chinois. Ce qui est… fâcheux, ballot, génant… et légèrement désespérant. Je m'aperçois aussi que le rythme est plus soutenu que je le pensais, car il y a des réunions tous les jours pour des points sur l'activité en cours, qu'il faut préparer, et cela laisse d'autant moins de temps pour l'activité récurrente, la gestion des demandes de changements. Des tableaux excel comme s'il en pleuvait ! Du coup, je suis dubitative : ais-je fait le bon choix ?

    D - Départ. Et voilà que j'apprends que mon collègue parisien va probablement partir pour une longue formation. Or, dans cette petite équipe composée de cinq personnes, deux sur Paris, deux sur Bordeaux, et ma chef qui navigue entre les deux villes, mon collègue et moi sommes les deux seuls employés de la Big Bank, les deux autres (un à Paris, l'autre ici) sont prestataires. Je vais donc me retrouver seule employée de la Big Bank (mis à part ma chef) ce qui signifie qu'il faudrait que je devienne référente de l'activité le plus rapidement possible. Je sens qu'il va falloir que je cravache sérieusement.

    D - Déplacement. Et voilà (encore) que ma chef me dit aujourd'hui "ce serait bien que tu ailles voir l'équipe avec laquelle nous travaillons, sur Paris". Parce que nous travaillons en effet en étroite collaboration avec une équipe parisienne, composée là encore d'un titulaire et d'un prestataire, avec qui les relations ne sont pas toujours des plus cordiales. Bref, il faut donc que je prévois un nouveau déplacement sur Paris, le troisième depuis que j'ai intégré cette nouvelle équipe. Moi qui ne voulais plus monter sur Paris, c'est raté ! Ceci dit, depuis l'arrivée de la LGV, Paris/Bordeaux en deux heures c'est quand même bien pratique - bien qu'il me faille parfois une (!) heure pour arriver jusqu'à la gare de Bordeaux !

    E - Epiphanie. Je n'ai pas eu le temps de la fêter avec mes fils. Juste partagé une brioche, par ailleurs assez moyenne, avec mon cadet hier soir. Je voudrais bien pourtant que nous réunissions tous autour d'une (meilleure) galette, mais entre les obligations, éloignement, fatigue des uns et des autres cela devient compliqué :-(

    F - Fêtes. Les meilleures choses ayant une fin, parait-il, il va falloir que je range mes déco de Noël. Mon appartement me parait toujours plus triste, après, privé de toutes ces couleurs scintillantes. Vivement l'an prochain !

    L - Lectures. Je n'y consacre plus suffisamment de temps (forcément, si je passe mon temps sur internet !), alors je lis deux trois bouquins en même temps. Je viens de terminer une autobiographie de Sœur Emmanuelle, je suis au milieu du fameux bouquin sur les intestins, et j'ai attaqué la semaine dernière un bouquin de SF assez passionnant, puisque j'ai accroché dès le premier chapitre ! Ma PAL, pile à lire, ne cesse pour autant de croître, entre prêts de collègues, passages à la médiathèque et trouvailles dans les Boîtes à Livres environnantes, et je ne parle même pas de ma LAL, liste à lire, ni même des bouquins de ma bibliothèque dont je souhaite relire un bon nombre !

    R - Religion. Nous étions une vingtaine pour la fête de Noël organisée dans la salle municipale, mi-décembre, là où les musulmans se rassemblent chaque vendredi pour la prière hebdomadaire. Eux sont bien deux cents, voire trois cents, j'ai même l'impression qu'ils sont de plus en plus nombreux, puisque la salle commence à être trop petite pour eux. Ce qui m'attriste surtout, c'est ce petit nombre de chrétiens. J'y suis allée de curieuse façon, je raconterai ça une autre fois, et j'y ai découvert l'ACO, l'action catholique ouvrière, un mouvement dont je n'avais jamais entendu parler. Je préfèrerais chrétienne que catholique, mais ouvrière ça me va bien, et j'ai été invitée à leur prochaine réunion, dans mon quartier, la semaine prochaine. Allons donc voir ça !

    R - Résolutions. C'est pas mon genre. D'abord parce que j'avoue avoir du mal à me tenir à une quelconque résolution si je n'y éprouve pas du plaisir, et ensuite parce que je trouve ça idiot de prendre des résolutions parce que c'est la rentrée scolaire ou la nouvelle année. Ceci dit, j'ai un objectif cet année : mieux tenir mes dépenses car avec le temps partiel, et donc le salaire tout autant partiel, les fins de mois sont vraiment tendues. Première action effectuée : changer de supermarché. Notes en main, j'ai comparé les prix des articles récurrents : on laisse tomber Géant, et on fait cinq minutes de voiture de plus pour aller à l'Intermarché. En plus il est plus petit, je vais donc à l'essentiel et ne suis pas tentée de prendre autre chose que ce qui figure sur ma liste. Oui, je fais une liste "à manger pour les chattes, à manger pour le Week-end, à manger pour le dimanche soir"... Sinon j'oublie un truc ou deux, et j'ai absolument horreur de rentrer chez moi et de m'apercevoir que j'ai oublié un truc aussi essentiel que les biscottes, le pq ou le dentifrice. Bref. Pour autant, pas question d'aller faire les courses au Leader Price à côté de chez moi, j'ai du mal à croire que des produits à tout petits prix aient la même qualité, de surcroit je n'ai pas envie de cautionner la façon dont le personnel est traité, smic, temps partiels imposés tout comme la polyvalence. Avantage du quartier : la boulangerie ouverte tous les jours, tout comme la superette orientale et la boucherie musulmane. Il y a aussi une épicerie africaine dont je n'ai pas encore franchi la porte, mais il faudra que j'y aille, j'aimerai bien y trouver des gombos, petit légume découvert l'an dernier à Oman. Résolution : cuisiner plus souvent, et améliorer ma pratique culinaire.  

    S - Sport. Là, rien ne va plus. Si j'ai marché une heure, voire deux, tous les jours durant ces quinze derniers jours, je n'ai pas mis les pieds à la salle de sport dans le même temps. L'hiver, j'ai toujours du mal à me motiver, la nuit passe encore, mais le froid, ça me précipite chez moi, au chaud, et impossible d'en ressortir !

    V - Vélo. C'est pareil, avec le froid qu'il fait, pas possible d'en faire. Si je peux m'habiller en conséquence, c'est le visage qui est le plus exposé, et pédaler avec les joues qui brûlent et les yeux qui pleurent ce n'est pas facile ! Mais je me remets en selle dès qu'il fait plus doux, d'autant que mon nouveau smartphone a une application du tonnerre, qui me permet de mesurer distance, kilomètres, et même de me donner le tracé de mon parcours ! Si c'est pas formidable, le progrès !

    Y - Yoga. Ma prof a programmé un nouveau stage, dimanche dernier, et je m'y suis inscrite - ça au moins je m'y tiens, le yoga étant en fin de matinée le samedi, et les stages le dimanche, cela me convient tout à fait. ! 

     


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  • … Pour Julie...

    "Le plus dur fût de trouver le sapin. C'est ma sœur qui s'y colla, décidant qu'un araucaria ferait l'affaire. Après tout, ce Noël en juillet, c'était son idée."

    Je n'ai plus qu'à trouver la suite ;-)

     

    (Julie : j'ai aussi la dernière phrase. Le tout c'est d'écrire l'entre-deux !)


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  • ... Ne durent jamais très lontemps :-/

    J'avais dit : "j'ai examiné mes comptes, j'ai regardé ma garde-robe : je n'ai plus besoin de rien, je vais maîtriser mon budget".

    C'était sans compter - c'est le cas de le dire - ce samedi passé à Bordeaux en compagnie de mon cadet, et Bordeaux est toujours pleine de tentations ! Deux robes - et j'ai résisté à une troisième ! - un sac à main, une paire de chaussures... pfff il va falloir que je m'endurcisse un peu ! Ou mieux : que je sorte sans ma carte bleue !

    Mais j'ai passé une très bonne journée en compagnie de mon fils. Il y avait longtemps que nous n'avions pas passé une journée ensemble, et cela nous manquait. Balade au marché des Capucins - un incontournable de la vie bordelaise - petit tour au marché du quartier de Saint-Michel, juste à côté. Les Capucins, dans une halle fermée, c'est le royaume de la nourriture, fruits et légumes mais surtout spécialités régionales, ou espagnoles ou portugaises, souvenir de l'émigration ibérique des années 60 et 70, les nouveaux arrivants s'étant installés dans les quartiers avoisinants, quartiers bordelais plus modestes que les beaux quartiers bourgeois. Des fromages, de la charcuterie, des tapas, des herbes aromatiques... on trouve de tout aux Capucins, le tout dans une ambiance bon enfant et riche en couleurs. Le marché de Saint-Michel, qui étend à l'air libre tout autour de la basilique du même nom, comporte lui aussi une partie fruits et légumes, mais il est plus connu pour sa partie textile, avec beaucoup de fripe, de tissus, de petits prix. On y croise une population modeste, boubous colorés et djellabas mêlés, mais aussi bobos à la recherche de la fripe 70'. C'est là encore une ambiance riche en couleurs, en marchandages et gouailles des vendeurs. Mon fils et moi adorons nous y rendre de temps en temps, en mangeant en chemin des olives achetées aux Capucins pour moi, et en buvant une bière espagnole pour mon fils, également achetée aux Capucins.

    Après le marché de Saint-Michel, retour du côté des Capucins - les deux marchés étant dans le prolongement l'un de l'autre - pour déjeuner chez dans un petit restaurant libanais où nous avons nos habitudes. Il ne paie pas de mine, mais on y mange délicieusement bien. Tout y est bon, le patron est sympa et a un sourire ravageur... J'adore la cuisine libanaise et je peux affirmer que c'est dans ce petit restaurant qu'on y mange la meilleur moussaka végétarienne. Cette fois-ci j'ai découvert le labné, un yaourt maison, assaisonné à l'huile d'olive. C'est simple, mais délicieux.

    Bref, nous avons bien mangé, profité du spectacle de ces deux marchés, sommes remontés vers le tram en faisant un peu de shopping rue Sainte-Catherine, nous sommes arrêtés entre-temps pour prendre un verre dans un bar où nous avons passé un moment agréable. Il faisait beau, nous avons apprécié le ciel uniformément bleu et le soleil agréable sur la peau...

    Au retour mon fils s'est arrêté chez moi un petit moment, pour prolonger l'après-midi, je lui ai fait découvrir le tourteau, spécialité fromagère de je ne sais plus trop où en France, et que j'avais acheté aux Capucins. Nous avons encore papoté sur mon balcon, le quartier était agréablement calme en cette fin d'après-midi.

    J'ai terminé la journée par une longue balade à vélo, histoire de garder la ligne - voilà au moins une résolution que j'arrive à tenir !


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