Par Feuilles_d_Acanthe
La journée avait pourtant bien commencée, j'avais profité d'une offre du comité d'entreprise, il y a quelques mois, pour m'acheter une entrée pour le centre thermo-ludique bordelais Calicéo, dont j'avais décidé de profiter ce matin. Evidemment, dans ce genre d'endroit, on ne nage pas. On barbote. Mais il y a plein de choses très sympas, des bains bouillonnants, de jets sous-marins, des jets en col de cygne... bien moins cher qu'un papouillage en institut, et tout aussi efficace en matière de bien-être. Et il faisait une température bien agréable, ce matin, pour barboter en extérieur.
C'est en fin d'après-midi que ça c'est gâté, après la sieste - fatiguée par la dépression autant que par le traitement je dors quasiment tous les après-midis - quand je me suis connectée au bureau, pour prendre contact avec mes collègues pour faire le point sur mon retour. Samee a été gentil, comme toujours, mais Chen ne s'est pas gêné pour me dire qu'il a dû raccourcir ses congés, ne sachant pas si je reprendrais ou pas, et que moi absente, il croule sous le boulot.
Encore heureux, ça veut dire que quand je bosse, je bosse et ça sert à quelque chose. Mais je me suis dit que décidément le boulot ne me manquait pas.
Le moral redescendait déjà, et voilà que Gabrielle m'a appelée, très gentiment pour prendre de mes nouvelles, mais Gabrielle a maintenant un petit ami, elle passe son temps avec lui et a bien raison. C'est juste qu'elle me manque beaucoup et que son appel a réactivé ma peine. Je suis contente pour elle, mais elle me manque.
C'est le moral dans les chaussettes que j'ai accueilli mon cadet qui est venu dîner à l'improviste, j'ai eu du mal à faire bonne figure mais nous avons parlé de plein de choses comme nous savons si bien le faire tous les deux et ça m'a fait plaisir à défaut de me faire du bien - je ressens cruellement son éloignement géographique. Bref, un jour comme un autre dans la dépression.
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