Chloé m'a téléphoné tout à l'heure pour prendre de mes nouvelles, ça m'a fait plaisir. J'avais suivi ses vacances en Sardaigne (Facebook m'a promené un peu partout cet été, l'Ecosse avec Gabrielle, l'Irlande avec Pascal, la Polynésie avec Sylviane et Laurent...) et les photos étaient bien jolies. Elle m'a appris qu'elle rejoint mon équipe en février prochain, et ça m'a fait bien plaisir. Nous nous connaissons depuis 20 ans - nous avons tenu ensemble la cellule locale d'un petit syndicat, moquées par les plus gros - et avons déjà travaillé dans le même service à trois reprises, ça en fera quatre, c'est rigolo de voir qu'on se retrouve régulièrement.
Séance tendue chez la psy, cet après-midi. Quiproquo par rapport à une phrase qu'elle a mal compris, et comme je n'étais pas au mieux de ma forme depuis deux jours, ça m'a perturbée.
J'ai testé le Pilates ce matin. Cela m'avait toujours paru difficile, et en effet, ça l'est. On travaille essentiellement la ceinture abdominale et on en bave. Et il n'y avait pas que moi à souffrir ! Heureusement, le cours ne dure que trois quart d'heure. Le gainage, il faudrait que j'en fasse, mon dos s'en porterait bien. Je pourrais alterner yoga et pilates... mais ais-je envie de souffrir à chaque fois, alors que je préfère le yoga ? Là est la question. Mais si j'en ai bavé mais je suis tout de même arrivée au bout du cours !
Eté voir hier soir un film de SF, The Creator. Il y avait longtemps que je n'avais pas vu de SF au cinéma. Je n'ai pas été déçue, c'est un très bon film, en dehors de quelques faiblesses dans le scénario. Héritier de Blade Runer et Terminator, mais avec un point de vue différent que j'ai trouvé intéressant. De très beaux paysages (la majeure partie du film se passe en Asie et a été filmée dans des paysages réels) et des effets spéciaux à la hauteur de l'attente de tout cinéphile féru de SF, j'ai vraiment passé un bon moment.
Un très bon moment également, mais littéraire cette fois-ci, avec la lecture de Deux secondes d'air qui brûle. Des gamins d'une cité de la banlieue parisienne s'amusent, rodéos urbains et grosse sono, et puis voilà que les flics débarquent et qu'un des gamins est tué... Raconté du point de vue d'un des djeuns, dans une belle écriture qui mêle français soutenu et langage du quartier, écrit par une jeune femme issue d'un de ces quartiers, et promise à une belle carrière littéraire, ce petit roman vaut le détour, et je l'ai beaucoup apprécié.
Repas de famille, demain midi, pour l'anniversaire de mon fils aîné et de ma belle-fille, ils sont nés en septembre tous les deux. L'occasion de profiter de mes enfants et de ma petite-fille, c'est toujours un plaisir :-) J'ai préparé le gâteau, un fondant au chocolat fait avec de la farine de riz, ma belle-fille étant allergique au gluten. Je l'ai décoré de quelques perles et fleurs en sucre, c'est assez joli, et j'espère qu'il sera fondant comme il faut.
Déconvenue administrative : la réforme des retraites prévoit (et il faut le souligner) l'intégration dans la carrière professionnelle des contrats TUC et SIVP qui avaient été créés fin des années 80. C'était des contrats qui permettaient à des jeunes d'acquérir une expérience professionnelle par le biais de contrats exonérés de charges pour les employeurs. Les jeunes étant censés être sans expérience professionnelle préalable, ces contrats étaient payés une misère. J'ai fait un de ces SIVP, je crois me souvenir que je touchais quelque chose comme 1000 francs par mois... Merci Mitterand. Il faut donc désormais faire intégrer ces contrats dans son relevé de carrière... en fournissant des justificatifs, contrat de travail ou bulletins de salaire. Et moi, avec ma manie de faire du vide régulièrement, et compte-tenu que jusqu'à présent ces contrats n'ouvraient aucun droit à la retraite, j'ai tout jeté... Merdouille. L'entreprise ayant fermé depuis, me voilà bien ennuyée, alors même que ce contrat aurait pu me permettre de récupérer un ou deux trimestres... Je vais me rapprocher de l'assurance-retaite pour savoir si eux ont une trace de ce contrat, sans trop y croire...
Dans le genre luxe, calme et propreté j'ai passé mon lundi en mode nettoyage et rangement. Le matin, une heure et demie à laver et nettoyer ma voiture de fond en comble - elle dort dehors sous les arbres et en avait bien besoin - et l'après-midi, une chose en entraînant une autre, j'ai passé trois heures à faire le tri dans les papiers de mes parents, bulletins de pension, feuilles d'impôt... il faut savoir faire du vide pour tourner la page. Je n'ai conservé que les documents les plus importants, et les plus récents.
Trouvé dans une BAL - une Boîte A Livres - un roman de Pearl Buck dont je n'avais jamais entendu parler, La Lettre de Pekin. Pearl Buck, prix Nobel de littérature en 1938, ce qui pour une femme n'était pas un petit exploit. Autrice un peu oubliée et pourtant remarquable, notamment parce qu'elle a su saisir l'âme chinoise du début du XXème siècle. Fille de missionnaires américains installés en Chine, elle y a grandi et passé plusieurs années. J'ai toujours pensé que tout historien qui voudrait comprendre l'histoire de la Chine devrait lire les romans de Pearl Buck dont certains sont autobiographiques. Les BAL, ce sont des boîtes à trésors.
Lecture, encore, celui de Sciences Humaines, une excellente revue que je trouve à la médiathèque et dont j'achète parfois certains numéros, il faut d'ailleurs que je m'y abonne, ce sera plus simple. C'est une revue tellement intéressante que je lis chaque numéro intégralement, du début jusqu'à la fin, sans sauter un seul article. Grands dossiers sur la société actuelle, mais aussi des points d'Histoire, recension d'ouvrages et d'essais parus dans les domaines de la philosophie ou de la sociologie, de la démographie, de la politique... vraiment passionnant. Un des numéros que je viens d'emprunter est consacré à la question du genre, question qui m'intéresse particulièrement. Ne pas croire que je "me la pète" quand je dis que je lis Sciences Humaines, je me suis également abonnée à des groupes Facebook d'humour plutôt potache ou complètement barré, parce que ça fait du bien de rire pour des choses bêtes.
J'ai vu cet après-midi le jeune artisan qui s'est occupé des peintures de mon appartement. Il doit me faire un devis pour la peinture de la salle de bain. Rose ! Il doit également me faire un devis pour faire un placard intégré dans le cellier qui jouxte la cuisine. Toujours plus d'ordre (ordre, calme et volupté ;-) ). On en est venu à évoquer le sol de l'appartement, du parquet flottant comme on en posait il y a une dizaine d'années. J'ai toujours trouvé ce revêtement moche et, surtout, bas de gamme. A ma grande surprise il m'a donné une estimation de prix pour le remplacer par un vinyle plus joli, bien inférieure à ce que je pensais. Ca m'intéresse, histoire à suivre.
Je me pose des questions sur les engagements que je pourrais prendre lorsque je serais à la retraite. Ayant vécu dans la cité je reste sensible aux questions d'immigration et d'intégration. Ce midi j'ai entendu une interview qui m'a fait réfléchir, un haut fonctionnaire qui disait entre autres choses que le défi de l'immigration, c'est d'intégrer des personnes faiblement qualifiées et ne parlant pas ou peu le français. Ca m'a fait réfléchir, faire de l'alphabétisation ça pourrait me plaire et apporter une aide réelle aux migrants étrangers. En farfouillant sur le net j'ai découvert qu'il y a des MOOC permettant d'apprendre les bases de l'enseignement du français aux étrangers. C'est une idée à creuser, et j'ai un peu de temps pour le faire.
Economie circulaire : j'ai fait du vide dans mon dressing. Cette fois-ci, plutôt que de mettre les vêtements dont je ne veux plus dans une borne de recyclage, parce que je ne sais pas trop où vont les vêtements, j'ai contacté une jeune femme qui vend des vêtements d'occasion sur le marché et à qui j'ai d'ailleurs acheté une ou deux vestes. Tant qu'à donner mes vêtements je préfère que ça aide une jeune entreprise locale.