Par Feuilles_d_Acanthe
Je n'ai pas repris le boulot, parce que la psy a pris la sage décision de prolonger l'arrêt de travail jusqu'à mi-juin, et pour tout te dire, je ne sais pas si je ne vais pas lui demander de me prolonger jusqu'à la fin du mois, tant l'augmentation du traitement - mesure complémentaire à la prolongation de l'arrêt - me casse. Et puis cette pause me fait du bien, surtout avec l'alternance entre jours chez moi et jours à la clinique.
La clinique, justement, en quelques mots...
Activités sportives : je progresse en pétanque.
Stimulation cognitive : on... joue au "baccalauréat". Mais bon, quand tu n'y as pas joué depuis l'adolescence, tu t'aperçois que tes neurones sont un peu grippés.
Objectifs : en clair, la planification des jours à venir. Pas inutile pour ceux qui, comme c'est parfois mon cas, souffrent de l'angoisse du vide des jours passés en solo.
Psychologie positive : ça, c'est pas mal du tout, on travaille la découverte de nos forces (et uniquement de nos forces) et c'est bien sympa.
Art-thérapie : une découverte pour moi, et une découverte agréable.
Atelier d'écriture : tu te retrouves au collège, à écrire des rédactions en cours de français. Bon, pas tout à fait, mais c'est un peu l'idée quand même, et figure-toi que je trouve ça bien, d'autant qu'il faut être réactif : on nous donne une idée à développer, et on a un peu moins d'une demie heure pour pondre un texte, le penser et l'écrire, c'est court, et en ce qui me concerne ça pimente agréablement la chose.
Bref, la clinique de jour, c'est une bonne idée, ça me fait du bien de poser mon cerveau et de me poser tout court, de rencontrer de nouvelles personnes, sans a priori, sans prise de tête, de toute façon si tu veux rester dans ton coin parce que tu es dans un mauvais jour tu peux aussi. Le même arrêt maladie sans la clinique aurait été bien plus négatif, il faut que je remercie la psy pour m'avoir proposé ça.
Sinon, au quotidien... suite à mon sms de la semaine dernière ma soeur a essayé de me joindre et je n'ai pas répondu, tout pareil pour mon petit frère, je n'ai tout simplement pas envie de leur parler. Quand à l'aîné de mes frères c'est silence radio de son côté... je garderai pour moi ce que j'en pense. Du reste, il y a beaucoup plus grave, l'ami de Gabrielle hospitalisé en urgence ce week-end et dont on vient d'apprendre qu'il est atteint d'un cancer, et Loïc qui est lui aussi hospitalisé dans un état grave et dont les médecins cherchent ce qu'il a. J'ai de la peine pour Gabrielle, et beaucoup d'inquiétude pour Loïc pour qui j'ai beaucoup d'affection.
Et puis petit pincement au coeur ce soir quand Monsieur Mon Cadet est reparti après notre habituel dîner du jeudi, il déménage ce week-end pour s'installer (enfin !) dans les Landes, ce qui signifie que nos rendez-vous réguliers des jeudis et dimanches soirs vont disparaitre. Je vais le voir beaucoup moins souvent, et ça ne va pas être facile. L'occasion de réfléchir à comment garder le lien, autrement.
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