Au deuxième étage, je suis un peu dans les arbres, ce qui me vaut le plaisir des chants d'oiseaux, qui compensent les bruits de la circulation hélas toute proche.
D - Dimanche à Bordeaux. Il faisait trop chaud, hier après-midi, pour sortir, sauf pour aller se rafraîchir dans les salles obscures ! Une chaleur incroyable, même l'air respiré était brûlant. Un aller-retour en tramway, chaud en dépit de la climatisation. Une comédie française façon comédie italienne, un bon moment. Et puis en sortant, descente de la rue Sainte Catherine, un kilomètre de long tout entièrement voué au shopping. En ce dimanche écrasé de soleil, peu de monde, et seuls quatre/cinq magasins avaient osé l'ouverture pour les soldes. Etonnant, cette rue Sainte-Catherine quasiment vide, mais dont la saleté, malheureusement, se voyait d'autant plus .
E - Epicerie "bio". C'est la deuxième fois, ce soir, que je m'arrête dans la petite épicerie bio à portée de pieds de chez moi. J'y suis allée la première fois un soir de la semaine dernière, un soir où j'avais besoin de tomates, qu'il était presque 19 h et que je n'avais pas envie, pour trois tomates, de faire la queue en grande surface où les tomates sont, de surcroit, rarement bonnes. Ce soir là, ils avaient des tomates d'une variété ancienne, délicieuse. Ce soir, pas de chance, pas de tomates anciennes, l'épicier va les chercher chez le producteur le mardi et le jeudi. Bon à savoir ! Ce qui me plait dans cette boutique ? l'ambiance "épicerie d'antan". Il y a un peu de tout, les fruits et légumes sont en quantité limitée, dans des cageots de bois, on les met dans de petits sacs en papier marron, bien sûr. Pas de tapis roulant, deux petites caisses sans "douchette" électronique. Cela sent bon, comme, dans mes souvenirs de petite enfance, cela sentait dans l'épicerie de quartier où m'emmenait ma grand'mère. Il n'y manque que les sucettes "Pierrot Gourmand" au caramel au lait. Je ne suis pas une adepte du bio, mais la démarche m'intéresse, savoir que l'épicier va chercher ses tomates directement chez un producteur, qu'il ne s'agit pas de vastes serres dont on ne garde que la production calibrée, me plait bien.
K - King. Je viens de terminer le premier tome de Dôme, son dernier roman. Le fantastique y est présent, bien sûr, mais on a comme l'impression que le fantastique n'est cette fois-ci qu'un pretexte, une façon pour King de se livrer à une extrapolation sociologique, qui n'est pas sans rappeler La Vague, le roman de Todd Strasser.
T - Terrasse. Samedi matin, l'envie m'a pris de la mesurer. Puis l'après-midi, comme il venait gentiment me porter un meuble qu'il m'a fait, et me poser une étagère, mon père l'a également arpentée, afin d'en prendre, en gros, les dimensions. Nous sommes arrivés à la même conclusion : elle doit faire 42 m². La même superficie que l'appartement. Un peu incroyable quand même, un peu "trop" même. Cette année, pas question de pousser l'aménagement plus loin qu'une table de jardin, un hamac et un parasol. Mais l'an prochain, j'espère pouvoir consacrer une petite somme à l'achat de davantages de plantes. Et maintenant, le soleil s'étant voilé, je vais aller y dîner, et ça, c'est toujours un peu magique.
Z - Zen. C'est presque ça. Ce n'est pas évident, je suis coincée entre la culpabilité énorme que j'éprouve vis à vis de mes fils, et ma sensation d'être bien, assez souvent maintenant. Pour moi, un paradoxe douloureux, difficile à surmonter.