Par Feuilles_d_Acanthe
Mais on est le 14 novembre 2025 et déjà les médias sont passés à autre chose...
A l'époque quand je sortais le soir dans une soirée jen repartais la première, je rentrais chez moi pour profiter de ce moment de calme égoïste, devant la télé moi qui ne la regarde jamais, avec une tisane refroidissant lentement dans les mains...
Je rentrais probablement de chez ma cousine ce soir là, je me souviens que c'était un vendredi, j'ai allumé la télé et je n'ai pas compris tout de suite ce que je voyais à l'écran. Et puis j'ai compris. J'ai veillé tard cette nuit là.
Le lendemain je me suis réveillée, sonnée.
Oui, je sais, tout ce que je peux éprouver de ce qui s'est passé ce soir là n'est rien à côté de ce que ont vraiment vécu plusieurs centaines de personnes ce soir là - et depuis. Mais c'est une blessure dans ma vie de passante, d'anonyme, de citoyenne, de Charlie.
Je ne prend jamais le métro sans penser aux attentats de la station Saint-Michel, je ne prends jamais le tram sans penser qu'un déséquilibré ou un terroriste pourrait y balancer une bombe, je ne vais jamais prier à l'église sans flipper à chaque bruit de pas derrière moi. A Saint-Nicolas j'ai appris que le gros bouton rouge sous le bureau de l'accueil est directement relié à la police, en cas d'attaque terroriste...
Mais je l'ai toujours dit, je suis née au XXème siècle en France et c'est une chance immense. Je ne vis pas en Syrie, au Pakistan, où sais-je encore. N'empêche...
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