Par Feuilles_d_Acanthe
J"ai posé ma journée d'aujourd'hui, j'ai lutté ces derniers jours pour ne pas me faire arrêter, et puis j'ai qq heures d'avance.Je pensais en profiter pour aller à la banque (ici, bien sur, les guichets ferment tôt), aller au ciné, faire des courses, notamment pour mon repas de ce soir, rien de particulier, au moins un dessert un peu festif.
Et puis voilà, bien sûr, je suis au trente-sixième dessous, même plus, c'est carrément la descente tôtale, je suis mal, je ne vois aucune issue à mon mal, je suis mal au boulot je suis mal chez moi, je suis mal en moi, c'est terrible. Depuis ce matin, je pleure, sur tout ce que j'ai loupé, sur mes fils qui me manquent atrocement. Je me sens coincée ici, et je n'arrive pas à positivier en pensant à mon retour sur bordeaux, je suis trop mal. Je n'ai plus envie de vivre. Pas forcément envie de mourir, quoique, mais parfois l'idée est là, obsedante,quand ça fait trop mal et que je ne me sens pas de supporter ce mal encore et encore. Aujourd'hui je vais être mal, demain aussi, en plus c'est samedi férié, et puis dimanche, et puis lundi il faudra reprendre ce boulot et je n'ai plus le courage. Je n'ai pas la dose létale de médicaments chez moi, pour l'instant du moins. C'est con, il suffirait que j'arrive à me dire que ce nest qu'une question de mois, mais je ne réalise même plus ce que ça veut dire, des mois, quand l'instant présent est si douloureux, et puis je sais que le retour à bordeaux ne résoudra pas la dépression miraculeusement. mais je suis seule ici, mal, tellement mal, et c'est intenable. et ce con de psy est en vacances.
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