Fondée au XIème siècle par un abbé bénédictin, Gérard de Corbie, la Sauve-Majeure se situe dans l'entre-deux-mers bordelais, sur un des itinéraires empruntés au Moyen-Age par les pèlerins qui se rendaient à Saint Jacques de Compostelle. Aujourd'hui en ruines, elle fut, au temps de sa splendeur, un important site monastique. Elle est classée au patrimoine mondial de l'Unesco.
Du village initial il ne reste plus grand'chose, on peut penser que le bourg médiéval a dû être particulièrement prospère, profitant de la proximité de l'abbaye et du passage des pélèrins, mais il a dû décroître en même temps qu'elle. Aujourd'hui c'est un petit village tranquille, toujours dominé par le haut clocher octogonal presque intact. Situé sur une éminence naturelle, bâti dans une pierre naturellement très claire, il ne fait aucun doute qu'il était visible de fort loin et qu'il guidait les pèlerins vers le monastère.

Il ne reste rien du portail de l'église, mais un tour dans le musée suffit à comprendre la richesse de l'abbaye. J'ai été particulièrement étonnée à la vue des différents carreaux qui ornaient les sols des différentes partie de l'abbaye : de petite taille, vernissés, souvent à motifs (j'ai stupidement oublié de les prendre en photo !), ils témoignent d'une activité quasi-industrielle chez les potiers des environs. On imagine aisément que la vie alentour a dû être particulièrement animée tout autour de La Sauve pendant plusieurs décénnies.