Par Feuilles_d_Acanthe
Je ne sais pas si c'est le covid, pas envie d'aller me faire trifouiller le nez, ce serait con après 3 ans à être passée à travers, par contre j'ai bien prévenu mes fils que j'ai vus en début de semaine que j'étais mal fichue et que potentiellement ça pouvait être le covid. La gorge irritée, le nez qui coule, de la fièvre, mais souvent mes rhumes ressemblent à cela, quelque part entre la rhinite et l'angine. Du repos, du sommeil et ça finit par guérir.
Lundi mon fils aîné faisait le pont - ma belle-fille ne travaille pas en ce moment, elle a démissionné de son précédent boulot il y a quelques mois pour faire une formation et se reconvertir - je leur ai proposé d'en profiter pour se retrouver tous les deux tandis que je garderais ma petite-fille. Bon, se retrouver tous les deux, pour mon fils qui refait sa maison, ce fut surtout aller chez Leroy-Merlin mais ils ont également été déjeuner ensemble et il y avait longtemps que ça ne leur était pas arrivé. J'en ai profité pour passer un long moment avec ma petite-fille, qui est adorable, et maintenant tout à fait capable de jouer en imaginant des situations "alors là on dirait qu'on va faire des courses, et là on dirait que tu tiens le caddie..." Elle est à la limite de l'hyperactivité, mais j'ai réussi à la canaliser, à lui faire faire un "temps calme" à défaut d'une sieste, et à écouter des chansons. Et puis surtout, je suis arrivée avec un beau plateau de jeu en bois, les petits chevaux sur un côté et le jeu de l'oie sur l'autre, les grand-mères ça sert à ça, à ressortir les vieux jeux qui ne se démodent pas. Après quelques parties de découverte, compter les points sur les dés, avancer case par case, ça lui a finalement bien plu, et j'en étais très contente.
Mardi j'ai donc passé la journée avec mon cadet, journée automobile sur un circuit du sud de la Charente Maritime, l'occasion pour moi de voir d'autres paysages, ce qui me fait toujours du bien. Pas de bol j'étais déjà patraque - la première chose que j'ai faite en rentrant le soir ce fut d'avaler un doliprane et de me coucher - mais j'étais quand même bien contente de partager ce long moment avec mon fils, il y avait longtemps que ça ne nous était pas arrivé, et compte-tenu du moral en chute libre en début de semaine, c'était bienvenu. Il faut dire ce qui est, mes fils se montrent présents en ce moment, et heureusement car je ne m'en sortirais pas sans eux.
J'étais trop mal mercredi pour aller à la clinique de jour, et je l'ai bien regretté car la clinique de jour, j'aime bien ça, surtout maintenant que j'ai sympathisé avec d'autres patients. C'est un peu la morte saison en ce moment, entre les congés des uns et des autres, et ceux des soignants - dont l'art-thérapeute, hélas - mais c'est devenu un moment important pour moi. J'y vais demain matin, c'est bien.
Pas la grande forme, entre le nez qui coule et la gorge qui gratte, et un fond un peu fiévreux, mais je suis allée combattre le mal par le mal, et je suis allée à la salle de sport ce matin, parce que quoi qu'il arrive, sauf quand je suis au fond de mon lit, j'essaie toujours d'avoir un moment d'activité physique par jour, salle de sport, marche, vélo... Je n'éprouve plus la montée d'adrénaline habituelle, je suis en panne sèche de sérotonine, mais je suis convaincue que "aide toi le ciel t'aidera".
Pas mal de ciné ces derniers temps, Barbie (bon, c'est de l'américain grand public il ne faut rien attendre d'autre, mais visuellement c'est drôle), Yannick, une excellente surprise, et puis surtout Un Coup de maître, avec Vincent Macaigne que j'aime beaucoup et Bouli Lanners que j'aime encore plus. Il y a comme ça des acteurs qui te touchent, qui t'émeuvent, que tu iras voir juste pour eux. Au fin fond de ce blog il doit y avoir des articles consacrés à Ronit Elkabetz, trop tôt partie, et c'est la même chose avec Bouli Lanners, ce sentiment que l'acteur sur l'écran a ce quelque chose qui te touche en plein coeur. Le plaisir du cinéma c'est aussi les bandes annonces qui te font saliver, j'ai vu celle d'un film avec Vincent Lacoste qui doit sortir en septembre, et j'aime bien Vincent Lacoste dont je suis la carrière avec plaisir. C'est chouette de pouvoir suivre la carrière d'un jeune acteur qui monte. Mais bon, Bouli Lanners, rhaaaa Bouli Lanners.... Côté lecture, je continue la série des Sauveur & Fils avec toujours autant de plaisir. A la fin du 4ème volume, pour les remerciements, l'auteure rend hommage à Patrick Cauvin, ça m'a touchée, j'avais été émue lorsque j'avais appris sa mort, par hasard, il y a quelques années, c'est un écrivain qui avait beaucoup compté pour moi, là encore quelqu'un qui avait touché quelque chose en moi. Il y a les morts fanfares dont on nous parle pendant des jours, des morts-hommage-de-la-patrie, et puis il y a ces morts discrètes, oubliées des gros titres, et je trouve ça bien injuste...
Et sinon ? Bah le retour de la chaleur, ce qui ne m'arrange pas parce que la chaleur ça m'oblige à me cloîtrer chez moi et que c'est pas le moment. J'ai espéré partir au pays basque pour un séjour rando/yoga mais évidemment je m'y suis prise trop tard et voilà, plus de place. Ca m'apprendra à toujours trainailler pour prendre une décision. Je garde l'idée en tête pour l'an prochain, mais c'est maintenant qu'il m'aurait fallu partir, prendre la fraîcheur ailleurs, voir d'autres paysages, d'autres horizons. A défaut, attendre que la foule rentre chez elle, et partir deux-trois jours sur la côte océane, début septembre.
Les virgules. T'as remarqué ? J'ai beau faire des efforts, j'en fous partout. Bon j'ai réussi à en supprimer deux ou trois.
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