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Je t'aime, moi non plus

La censure étatique qui empêchait la diffusion de la chanson pour le moins sulfureuse sur les ondes, mais la censure familiale aussi, penses-tu, ma mère offusquée des Divorcés de Michel Delpech, et mon père fermant la porte du salon pour pouvoir écouter le dernier 33 tours de Brassens, souvenir des années 70 en famille. On la connaissait pourtant bien cette chanson, mais ce sont les « radios libres », la bande FM libérée par l’arrivée de Mitterrand au pouvoir qui vont l’imposer. Années 80, impossible d’allumer la radio sans l’entendre. Et ça avait quand même un peu plus de classe que le rap d’aujourd’hui.

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B
Eh bien les filles... je lis vos deux commentaires et sachez que vous plains... moi, début des 70' je regardais (bouche bée) la page centrale de Lui dans le salon de coiffure familiale, rien ne me paraissait plus normal.<br />  <br /> Bleck
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C
Votre texte me rappelle les années de collège (fin des années 60 et début des années 70) où j'étais dans un internat religieux et, de temps en temps, nous regardions un film dans le réfectoire et si un baiser se profilait entre les personnages principaux, la soeur (une peau de vache) courait éteindre la télé. Le film ne nous intéressait pas toujours mais dès que la soeur allait vers la télé nous nous empressions de regarder ce qu'elle voulait nous cacher. Je me demande même si elle ne nous disait pas : Ne regardez pas, ne regardez pas. <br /> Toute une époque !
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