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Du kibboutz aux bikers ricains

La lecture de ces derniers jours, dans le hamac quand il faisait beau, c'était Entre amis, recueil de nouvelles de l'auteur israélien Amos Oz.

Du kibboutz aux bikers ricains

Amos Oz était depuis pas mal de temps dans ma liste des auteurs à lire et j'ai trouvé ce recueil dans une boîte à livres, ça tombait bien. Il s'agit donc d'un recueil de dix nouvelles, toutes se passant au sein d'un kibboutz, chacune des nouvelles mettant en scène un des habitants du kibboutz, tous en interaction les uns les autres, puisque c'est le principe de la communauté. Amos Oz nous donne ainsi une vision particulière autant que globale de la communauté et j'ai trouvé ça bien. J'avais passé une soirée et une nuit dans un kibboutz lors de mon voyage en Israël en 2013, j'en connaissais donc le principe, j'ai donc pu mettre des images sur les nouvelles d'Amos Oz et j'ai trouvé ça d'autant plus agréable et intéressant. J'ai toujours été intéressée par les vies communautaires, religieuses ou laïques. A propos des kibboutz, il est intéressant de noter l'évolution de la société israélienne, aux débuts marqués par un sionisme aux accents marxistes et laïques et qui tend aujourd'hui vers un état libéral et où les ultra-orthodoxes sont de plus en plus influents. Le modèle du kibboutz a vécu.

 

Et le film du samedi, c'était The Bikeriders, de Jeff Nichols.

Du kibboutz aux bikers ricains

Je l'attendais avec impatience ce nouvel opus de Jeff Nichols malgré une bande annonce qui m'avait laissée perplexe. Je ne sais pas si j'aurais été le voir s'il s'était s'agit d'un autre réalisateur. Au final, une excellente surprise que cette histoire d'une bande de motards à la fin des années 60, une bande de bons gars un peu fanfarons, qui roulent des mécaniques pour impressionner les honnêtes gens, mais dont le club va évoluer au tournant des années 70 avec l'arrivée de nouveaux membres moins portés sur la bière que sur l'héroïne, plus violents façon Hell's Angels, changement d'époque la guerre du Vietnam est passée par là. Comme toujours chez Nichols, une réalisation tirée au cordeau, une image magnifique, et des acteurs impeccables, qu'il s'agisse des rôles principaux ou des rôles secondaires - et parmi eux on retrouve Mickael Shannon, Shannon qui figure dans tous les films de Nichols pour le plus grand plaisir des fans de cet acteur, et comme un fil conducteur dans l'oeuvre de Nichols. Et une histoire intéressante, inspirée de celle d'une vraie bande de motards qui avait fait l'objet d'un reportage par le photographe Danny Lyon, dont s'est inspiré Jeff Nichols et dont les photos illustrent le générique de fin (c'était la même chose dans le générique de fin de Loving, son précédent film). Une vraie réussite, et beaucoup de plaisir pour moi. I definitively love Jeff Nichols ! 

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