Par Feuilles_d_Acanthe
Quelques mois passés ailleurs, et je constate que l'urbanisation déjà galopante s'est encore accélérée. Le moindre bout de terrain est colonisé de maisons - et pas qu'une ! Le pire : les maisons existantes dont le jardin est partagé en deux afin de permettre la construction, en première ligne, de nouvelles maisons dites "de ville" parce qu'elles n'ont pas de terrain. Des cages à lapin, qui cachent désormais les petites maisons anciennes, qui se retrouvent sans soleil (mais après tout ce sont les propriétaires qui veulent bien vendre leurs bouts de jardin). Et il ne faut pas croire que pour un de ces jardins, on ne construise qu'une maison. Non, ce sont forcément au moins deux maisons, mitoyennes, à étage pour gagner de la place. Les terrains plus grands sont quant à eux colonisés par de petites résidences - mais de quoi je me plains, puisque j'habite justement une de ces nouvelles résidences !
Pouf pouf pouf, ça pousse comme les champignons magiques de l'île mystérieuse dans la bédé de Tintin.
Mon coup de gueule ? d'abord ça défigure le paysage urbain, et surtout, surtout, les infrastructures routières ne pouvant être extensibles alors même que les communes sont de plus en plus surpeuplées, la cub bordelaise est désormais un seul et même vaste embouteillage, surtout en fin d'après-midi. Hier soir, en sortant du boulot, les voitures étaient à touche-touche, j'ai dû prendre un itinéraire autre que l'habituel, la circulation y était à peine moins dense, total presque 40 minutes pour faire les quelques kilomètres qui séparent Mérignac de Pessac. En vélo, le dimanche, je mets moitié moins de temps. Mais les automobilistes sont trop furieux et dangereux pour que je me hasarde à prendre le vélo en semaine.
Je prends donc mon mal en patience, et puis, j'en profite pour écouter Michel Onfray.
Mais quand même, ça me fait râler.
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