Par Feuilles_d_Acanthe
Voilà une journée qui a mal commencé. D'abord, j'ai dû mettre mon réveil (un samedi !) parce que je me suis inscrite à une séance de découverte au Pilates, à Bordeaux. Ensuite parce que j'étais un peu à la bourre quand je suis descendue de chez moi. Arrivée à ma voiture, un truc qui m'a mise franchement en colère : un petit mot "c'est notre place de parking merci de vous garer à la vôtre". D'abord, les places de parking, elles ne sont pas matérialisées, et puis franchement, qu'est-ce qu'on en a à faire, des places ? J'espère au moins que la personne qui m'a mis le petit mot pense à fermer la porte d'entrée de la résidence, parce qu'en ce moment, portail d'entrée à la résidence en panne, portail d'accès au parking souterrain en panne, grand ouvert lui aussi, la porte d'entrée que personne ne referme derrière soi... en fait de "résidence sécurisée, c'est plutôt "journées portes ouvertes" ! Certes, l'an dernier, la résidence ouverte à tous les vents, là où j'avais le studio, ça ne m'a jamais inquiétée, même quand je rentrais tard. Mais cette résidence ci m'inquiète un peu plus, avec son parking souterrain et puis - et tant pis si je passe pour une extrémiste de droite - elle est située pile en face, à cent mètres grand maximum, d'une "cité" ghetto, huit tours de 18 étages, datant des années 70, tours de Babel délabrées, dangereuses de part leur structure qui a mal vieillie, et peuplée d'une faune qui n'inspire pas confiance. Cette cité, j'y ai vécu 6 mois il y a 5 ans, alors je sais de quoi je parle, j'aurais long à témoigner, on ne sort pas indemne d'une telle expérience, urine dans les ascenseurs, pitbulls sans muselières.... Ma voiture avait été "visitée" alors que je venais de m'installer, et j'avais dû aller voir les "grands frères" pour leur expliquer que je vivais là moi aussi, moyennant quoi ils m'avaient répondu "mais fallait le dire, que vous étiez de la cité !" et m'avaient dit de la garer à proximité de la place où ils se réunissaient le soir, dans leurs voitures tunées, dans le noir des lampadaires cassés...
Bref, pour tout arranger, j'ai dû me contorsionner pour rentrer dans ma voiture, parce que la charmante personne qui m'avait mis le petit mot s'était bien sûr garée au plus près, histoire d'appuyer par les faits le mécontentement exprimé dans son mot.
Le gps a mis du temps à s'allumer, bref, quand j'ai mis le contact, j'étais tellement en retard que j'ai carrément abandonné, et que je suis rentrée chez moi. Une journée qui commence donc mal, surtout que je n'arrive pas à me décider, quel film vais-je aller voir cet après-midi, Pourquoi tu pleures (quoique pour aller à Bordeaux aujourd'hui, il faudra s'y prendre tôt, perturbations du tram aujourd'hui, décidemment !)ou La Conquête, dont c'est la dernière séance, mais qui est tard dans l'après-midi, alors que l'on fête les 40 ans du plus jeune de mes frêres, ce soir chez mes parents.
Pour tout arranger : il fait moche, vent et pluie.
Pensée positive du jour : allez voir le film de Woody Allen, Minuit à Paris. Je l'ai vu hier soir, il est génial.
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