J'ai eu du mal à m'endormir, j'ai très mal dormi. Le courrier de la sécu m'informant qu'ils me considèrent comme rétablie et donc arrêtent de me verser des IJSS ne laisse pas de m'inquiéter, d'autant que j'arrive en fin de droits de jours d'arrêt maladie au boulot. Plus de salaire, plus d'ijss... Et ce n'est pas ce que m'avait annoncé le médecin de la CPAM la semaine dernière, qui m'avait annoncé me passer en invalidité. Donc, grosse grosse grosse inquiétude : pour tout dire je me demande si à la fin du mois je vais toucher de quoi vivre le mois prochain, et même les mois suivants... Je leur ai donc fait un mail pour leur demander ce qu'il en était, entre le courrier reçu et ce que le médecin m'a dit, j'attends la réponse. Si je n'ai rien dans le milieu de la semaine prochaine, je les appellerai. Et à côté de ça, il y a le projet de détachement pour lequel la DRH attend confirmation que je démarre bien au 1er octobre, oui mais encore faudrait il que je sache exactement dans quelle situation je serai au 1er octobre. Je me dis qu'au pire, je reprends le travail, et à temps complet, mais ça serait compliqué en terme de fatigue. Voyons le bon côté des choses : j'ai au moins cette solution là. Etre coincée dans une situation merdique sans solution de sortie, ça, ça serait vraiment grave.
Et puis j'ai un peu mal partout depuis un certain temps, y compris la nuit, de petites douleurs qui vont et qui viennent, cervicales, poignet, épaule, jambe, qui en rajoutent à l'inconfort du moment (et comme d'habitude je minimise : en fait, j'ai mal). "Soyez dans l'instant présent" ouais ben quand l'instant présent est pénible et douloureux, on repassera pour la pleine conscience quoiqu'en disent ses gourous.
Ce matin j'avais rendez-vous au centre Saint-Nicolas pour une formation à la formation (!) de FLE. Rendez-vous à 9 h 30 à Bordeaux centre, je me lève tôt et arrive en avance, je grelotte un peu dans le froid revenu, à 9 h 30 personne, j'appelle la personne en charge de la formation "mais c'est à 10 h 30 ! " "Oui mais tu avais noté 9 h 30" dans ton mail" "Ah excuse moi je me suis trompée. Ben va boire un café quelque part, j'arrive..." Elle a fini par arriver, et j'ai découvert qu'en fait de formation c'est plutôt une information, pourquoi pas c'est nécessaire aussi parce que le FLE je ne sais ce que c'est que dans les grandes lignes en fait. Oui mais... la nana est très gentille, elle a eu un parcours professionnel formidable, elle est polyglotte, linguiste, etc... mais elle est horriblement bavarde et, surtout, ne cesse de partir dans des digressions inutiles à chacune de ses phrases. Et j'ai horreur de ça. Pour moi il faut aller droit au but et être concis. J'y travaille beaucoup à l'écrit, je sais que je peux encore m'améliorer à l'oral mais j'ai beaucoup progressé dans cette voie et de fait, je ne supporte plus les gens qui me donnent l'impression de me faire perdre mon temps en partant dans des digressions qui n'ont rien à voir avec le sujet principal. J'ai une voisine comme ça, je fais en sorte d'écourter les conversations avec elle quand je la croise en bas de l'immeuble. Oui, sur le coup je ne suis pas très "bienveillante".
Accessoirement - et ça ne l'est pas, en fait - la responsable de la section FLE de Saint-Nicolas m'a informée que mon temps passé à l'enseignement du FLE ne pourrait pas rentrer dans le cadre de mon détachement au sein de l'association comme je l'espérais, mais serait du "vrai" bénévolat, donc fait en dehors et en plus de mes heures de détachement... Smiley qui se tape le front d'un air consterné...
De fait, je suis rentrée tard chez moi, déjeuné vite fait car mon fils aîné devait passer cet après-midi pour m'aider à vider le balcon des jardinières, des claustras et du bambous. Le reste je me débrouillerai seule et je le stockerai dans la cave et dans la deuxième chambre mais pour tout ce qui était volumineux ce n'était pas possible. J'ai dit à mon fils que je lui donne les jardinières, qui s'harmoniseront très bien avec sa terrasse, je profiterai de ce que le bambou soit chez lui pour aller le diviser et le rempoter dans le courant de l'hiver, en espérant que le bambou survive à l'opération, de façon à avoir un écran de bambous sur le balcon l'été prochain. A propos de débarrasser le balcon il faut savoir que les travaux de rénovation de la résidence arrivent enfin sur mon bâtiment, les échafaudages commencent à monter à l'assaut des murs. Le projet a pris énormément de retard la date de fin estimée sera largement dépassée bien sûr - pourvu qu'on ne perde pas nos subventions, ça commence à chauffer sérieusement entre le syndic et l'entreprise en charge de la rénovation. Petite chose sympa dans tout ça : mon fils est venu avec Poupette et nous avons passé un petit moment toutes les deux le temps que mon fils charge toutes les jardinières (et le bambou !). Et je suis très contente : j'ai trouvé il y a quelques semaines dans une BAL un dictionnaire "Junior" que j'ai récupéré pour Poupette quand elle sera plus avancée dans sa scolarité, elle l'a vu et l'a de suite ouvert ! A défaut de pouvoir le lire, elle en a feuilleté les pages pour en regarder les illustrations. Ca, c'est chouette !
Et bien sûr les problèmes avec la sécu m'inquiètent d'autant plus que je démarre le "projet Picsou" et que j'ai donc besoin de pouvoir compter sur tout mon argent en ce moment. Du coup je me remets en cause, ai-je eu vraiment raison de me lancer dans ce projet maintenant, dans ce projet tout court, je doute de moi c'est tout juste si je ne doute pas de ma santé mentale aussi et ce n'est pas confortable.
Trop stressée et angoissée pour aller au ciné comme je l'avais initialement prévu, à défaut je suis allée faire un tour à pied pour prendre le soleil tant qu'il est là et qu'il fait à peu près chaud (le vent est au nord en ce moment), et j'ai nettoyé le balcon, tout au moins les endroits où il y avait les jardinières et où les feuilles mortes s'étaient accumulées. Sans les jardinières le bambou et les claustras le balcon parait plus grand et plus lumineux certes, mais j'ai aussi une vue directe sur la résidence en face et ça non plus, ce n'est pas agréable. Heureusement que l'été prochain les travaux seront terminés, je remettrais le bambou et des claustras plus légères et plus claires pour pouvoir profiter à nouveau du hamac et de mon petit coin repas pour les petits déjeuners au soleil.
Bref, vivement plus tard, pour tout.