Les photos étaient interdites, on se demande bien pourquoi, et j'enrage de ne pas avoir pu prendre certains des masques qui étaient présentés. Ils étaient tous magnifiques. Ce mois-ci, étant en principe un peu plus en fond, j'espère pouvoir retourner au musée acheter le catalogue de l'exposition.
J'ai visité cette exposition le dernier jour de mes vacances, qui était également le dernier jour de l'exposition, et je suis contente de ne pas l'avoir loupée, je serais passée à côté de quelque chose de vraiment génial.
Les africains n'ont pas de dieu(x). Leur spiritualité s'exprime différemment de la nôtre. Il y a le monde des hommes, et il y a le monde des esprits. Entre les hommes et les esprits, des intercesseurs, des sorciers, des sortilèges, des fétiches... L'exposition était partagée en trois parties, les masques, les statues, les fétiches. Chacunes de ces entitées correspondant à un mode de relation avec l'invisible. Etaient donc exposés des masques, "objets de savoir", des statues, "objets de devoir", des costumes de cérémonies, de danses rituelles, et des fétiches, "objets de pouvoir".
Les masques étaient, comme je l'ai dit, magnifiques. Ces masques, en bois, étaient destinés à être portés, et j'ai été impressionnée par la taille et le poids de certaint d'entre eux. On imagine le fardeau que pouvait représenter le fait de les porter, plusieurs heures d'affilée. On mesure ainsi l'importance du monde des esprits pour les africains.
On pouvait également voir plusieurs films ethnologiques montrant différentes danses et cérémonies, qui ponctuaient la visite de façon plus vivante, et plus parlante aussi, moins théorique en quelque sorte. Une exposition exceptionnelle, de part sa richesse (200 oeuvres étaient exposées) et son intérêt. J'avais rarement vu, sur Bordeaux, une exposition d'une telle qualité. Cela m'a donnée une furieuse envie d'aller découvrir le musée du quai Branly, ce que j'espère faire l'an prochain.