Par Feuilles_d_Acanthe
Je suis toujours aussi surprise de la pulsion animale qui jaillit en moi lorsque je suis avec un homme, de cette envie irreprescible qui agite mon ventre, d'être enceinte. Et je me retrouve, comme souvent, devant une de ces dualités qui m'agitent. Objectivement, c'est tout à fait stupide. Etre enceinte, c'est chiant. Une grossesse, ça devrait durer un trimestre. Celui du milieu, sans les désagréments des deux autres, avec un ventre de taille acceptable, et avec le miracle de sentir un truc s'agiter en soi et répondre aux pressions de la main maternelle. Trois mois, pas plus, histoire de se sentir enceinte, et voilà. En plus, un enfant, ce sont des bonheurs, certes, mais aussi des soucis, des responsabilités, et en fait, on pourrait très bien s'en passer. Facile de dire ça, pour moi qui en ai deux, je sais. J'ai dû être chatte, dans une vie antérieure, danse du ventre pendant le désir et impatience dédaigneuse pour les chatons enfin sevrés.Je suis donc surprise, vaguement amusée de cette encombrante animalité qui survit en moi, quelque peu agacée, aussi, quand cette pulsion mamifère s'exprime encore alors que les prémices d'une ménopause redoutée semblent s'annoncer. Je tolère mieux mon animalité que ce qui m'apparait comme une date limite de consommation.
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