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La suite de la notule du mimosa

J'ai donc mis en ligne ma notule, éteint mon pc, je suis allée à la pharmacie et j'en suis revenue... sous la pluie. Des ouies, je vais finir par avoir des ouies, façon axolotl. 

Donc, me revoilà, pour quelques paragraphes supplémentaires.

Pour rebondir sur l'article relatif à la surdité qu'a publié le copain Bleck, en effet on remarque rarement que j'entends mal, lors d'une discussion à deux ou peu de personnes j'arrive à suivre, pas plus qu'on ne remarque que je me tiens toujours bien en face de mon interlocuteur et que je le regarde avec beaucoup d'attention pour mieux le comprendre, non que je lise sur les lèvres mais parce que la communication non verbale m'aide beaucoup. J'entends donc plus ou moins bien, le résultat d'oreillons trop forts quand j'étais enfant - il n'existait pas encore le vaccin adéquat à l'époque. J'entends très mal voire peu certaines fréquences en particulier, celles des voix d'homme en particulier, celle du crissement de la soie du pelage de mon chat lorsque je le caresse, celle de la trotteuse d'une montre. Je suis particulièrement gênée dans les endroits bruyants, les restaurants par exemple. J'ai passé des années à déjeuner à la cafèt du boulot en face d'un collègue sans quasiment jamais le comprendre. Je hochais la tête à intervalles réguliers, et je comprenais de temps en temps à son air surpris que ce n'était pas la réponse à laquelle il s'attendait... Mais lui dire que je ne l'entendais pas c'était prendre le risque qu'il ne s'asseoit plus en face de moi et comme je n'entendais pas non plus les autres collègues... Mais parfois son air consterné était drôle. 

Les arrivées concomitantes du télétravail et du flex office ont tout changé pour moi. Le Covid a eu bien des répercussions dans ma vie, dont celle-là. Le télétravail parce qu'avec un casque sur les oreilles j'entendais enfin normalement, le flex office parce que je n'étais plus dérangée par le bruit ambiant puisqu'il faut le dire : dans les différents services informatiques de la Big Bank, plus personne n'allait sur site plus d'une fois par semaine, et encore ! 

Petite explication sur ce qu'est le flex office. Traditionnellement les entreprises avaient 50 salariés par exemple, et donc 50 bureaux, soit des bureaux individuels soit des open spaces mais dans tous les cas il y avait 50 places. A l'arrivée des open-spaces il y a eu très vite un constat : les 50 places n'étaient jamais toutes occupées. Parce qu'untel était en congé, tel autre en ATT, un autre encore en arrêt maladie ou congé maternité... Donc, finalement, pour 50 salariés on pouvait estimer que 45 places c'était suffisant. Et au prix du m² dans l'immobilier d'entreprise... ça fait une différence. On décide que désormais plus personne n'aura de place attitrée, on attribue à chacun un petit casier individuel dans une rangée de casiers au bout du bureau pour ranger ses affaires et voilà ! Plus de photos des gamins sur les bureaux, plus de pot de crayon souvenir d'Ibiza...

Et quand est arrivé le télétravail... La moitié des salariés sur site, l'autre moitié en télétravail... Bah tu divises encore le nombre de places par deux. Tant qu'à gagner des m² tu supprimes tous les bureaux individuels, y compris ceux des managers, les bureaux individuels étant réservés pour les membres du Comex. C'est ainsi que je me suis retrouvé à travailler un jour à côté de mon N+2, ça fait bizarre. Bien sûr, on prévoit de petits espaces de confidentialité fermés, et des salles de pause. Ah, les salles de pause ! A la Big Bank, de jolis espaces avec fauteuils, canapés et machines à café. Ah oui parce que les machines à café ou les bouilloires sont interdits en flex office, les espaces doivent être propres et dépouillés. Tu as de petites lingettes pour nettoyer ta "position" quand tu pars le soir. Ca s'appelle le "clean desk". Un détail qui fait la différence : les bureaux sont réglables en hauteur. Tu peux bosser debout si tu veux, et pour moi qui suis petite j'ai pu enfin avoir les pieds qui touchent par terre. Par contre il est arrivé que le système "merde" : un jour de réunion où tout le monde devait être présent j'ai vu ma manager se retrouver à devoir bosser sur un pouf de la salle de pause, pc portable sur les genoux... Mais c'était exceptionnel. Comme je l'ai dit plus haut, on a tous vite compris l'intérêt du télétravail, celui de bosser au calme chez nous et de façon autonome. Et puis pour nous qui bossions avec Paris, qu'on soit chez nous ou sur site, que les parisiens soient chez eux ou sur le site parisien... qu'est ce que ça changeait ? Le travail était fait et c'est tout ce qui importait. Les managers ou les DRH qui sont contre le télétravail, c'est qu'ils ne sont pas à l'aise avec l'autonomie de leurs collaborateurs, qu'ils sont dans un contrôle qui leur donne le sentiment d'exister et d'avoir de l'importance (les pauvres).

Bon voilà, ça c'était pour les souvenirs agréables du bureau. Je suis contente d'avoir vécu ces deux révolutions que j'ai personnellement beaucoup appréciées pour le "plus" qu'elles m'ont apportées en matière de conditions de travail. Je dois reconnaître à la Big Bank qu'elle n'a pas lésiné sur les moyens - mais bien sûr parce que ça lui a permis de faire de belles économies.

 

Sinon, parce que je veux toujours illustrer mes articles d'une photo et que j'ai parlé des ruines du prieuré de Cayac la semaine dernière, en voilà une qui me pose question. Pourquoi cette partie d'un des portails du prieuré n'a-t-elle pas été murée elle aussi ? Ou pourquoi aurait-elle été seule extraite lors de la restauration de l'endroit ? Question sans réponse, je reste sur l'originalité seule.

 

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D
son arrivée, c’est quand même beaucoup mieux que sont arrivée :-D !!!
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F
J'écris toujours trop vite, j'ai beau me relire trois fois il y a toujours des phôtes qui m'échappent.
D
L'essentiel, c'est que le travail soit fait, et bien fait" : je suis tout-à-fait d'accord avec cette remarque, et, pourtant, elle semble avoir de moins en moins la côte dans le monde du travail, où l'essentiel semble être de pouvoir contrôler ton travail par un "chefaillon" plus ou moins pointilleux et tatillon...<br /> Pour ce qui me concerne, j'étais très autonome dans mon travail et n'ai jamais demandé à ce que les personnes sous mon autorité publient ou communiquent leur agenda, et les laissais organiser leur travail à leur guise, pourvu que celui-ci soit fait. A contrario, la personne qui m'a succédé veut savoir à toute heure où sont et ce que font ses collaborateurs : plus de la moitié a démissionné ou demandé à changer d'affectation depuis sont arrivée...
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F
@Diablotin : dans une des entreprises où j'ai travaillé, le manager d'un "call center" avait imaginé de demander aux "collaboratrices" sous ses ordres d'indiquer la raison de leur absence lorsqu'elles se levaient de leur bureau, en y collant un post-it : bleu pour la pause cigarette, vert pour la pause pipi... Bien sûr les syndicats se sont immédiatement retournés vers la DRH.