Par Feuilles_d_Acanthe
J'ai de très lointains souvenirs de balades digestives après les longs et bruyants repas familiaux lorsque j'étais enfant, à l'époque où l'on dégondait les portes pour les poser sur des tréteaux afin de caser les familles nombreuses, les oncles, les tantes, les cousins... Ma mère avait de grands draps blancs qui faisaient office de nappes...
Après le repas, la vaisselle, on nettoyait les tables et c'était la promenade... pour les femmes. Les hommes étaient à la pétanque, les femmes étaient donc en promenade, pour le tour du quartier, avec les enfants, les poussettes, les landaux, une parenthèse avant le quatre heures des plus petits et la préparation du repas du soir.
Rien de tel avec mes parents lorsque mes enfants sont nés, pas de tour de quartier avec le landau, mes parents avaient un grand jardin et si la pétanque était toujours de mise, mon père et ses gendres, ma mère et nous les filles restions dans le jardin, toboggan, balançoires pour les enfants. Rien de tel non plus chez mon fils aîné, on prend le café sur la terrasse s'il fait beau, et puis on rentre il y a la route à faire. Plus de pétanque non plus, mes fils n'ont pas appris, je le regrette maintenant.
Plus de promenades, étant l'aînée de la fratrie je suis désormais la seule à en garder le souvenir... Plus de promenade, juste des souvenirs... temps révolus que j'ai bien aimés, adieu...
Aujourd'hui je marche, je me promène, beaucoup, souvent. Dernièrement j'avais des rendez-vous sur Bordeaux pour le bilan de compétences. Je descendais toujours un arrêt plus tôt, pour remonter les quais à pied, profitant de l'instant présent et des ciels sur la Garonne, toujours différents... La promenade, même urbaine, est sensualité.
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