Par Feuilles_d_Acanthe
7 Jours, du réalisateur iranien Ali Samadi Ahadi, et je n'ai été que moyennement convaincue. L'Iran de nos jours, Maryam est une activiste luttant pour les droits de l'Homme et surtout ceux de la Femme, emprisonnée depuis six ans dans les geoles des talibans. Elle bénéficie d'une permission de sortie d'une semaine pour des raisons médicales. Son frère a tout organisé pour sa fuite, son mari et ses enfants exilés en Allemagne sont venus la chercher à la frontière. Fuir et retrouver les siens, ou rester pour résister, c'est le dilemme auquel Maryam va devoir faire face.
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L'idée de départ est intéressante, mais mal servie par le scénario un peu faible à certains moments et une réalisation parfois bancale, et je me suis relativement ennuyée là où cette course contre la montre aurait dû être palpitante.
Mais bonne surprise les dix dernières minutes sauvent le film - à mes yeux - lorsque Maryam exprime son ressenti face à sa famille qui ne comprend pas qu'elle ne veuille pas de l'exil : "Si j'étais un homme je serais un héros, je suis une femme et vous me renvoyez l'image d'une mauvaise mère quand je veux poursuivre mon combat".
J'ai trouvé la phrase pertinente et soulevant une vraie question : le héros ou l'héroïne... et sa famille ? Jusqu'où pousser l'engagement ? Et à partir de quel moment la famille se donne-t-elle le droit de refuser d'être sacrifiée ?
Réflexion que je m'étais déjà faite il y a quelques mois après avoir lu Le Voile de Téhéran, roman autobiographique de Parinoush Saniee que m'avait prêté Sylvie2, relatant l'Histoire de l'Iran depuis la chute du Shah et l'arrivée des mollahs jusqu'à nos jours à travers le destin d'une femme.
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Là encore, les mollahs imposent le voile certes, mais quand peut-on considérer que tout se joue aussi à l'intérieur du cercle familial ?
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