Joli ? Du moins, ça me plait. J'aime bien les appartements de l'autre côté, aussi, je me souviens que lorsque le programme immobilier a été lancé, j'en trouvais les prospectus dans ma boîte à lettres, et si j'avais eu les moyens, j'en aurais volontiers acheté un. Quelle vue sur le jardin !
Bon bref. Les gens qui se baladent, là, tout autour des bassins, sur les rebords en zinc, et bien en fait, ils n'ont pas le droit. D'ailleurs, c'est bien marqué, tout autour des bassins, qu'il ne faut pas y aller, sur ce qui a l'air d'être un sympathique chemin au travers des bassins. Et moi, bien sûr, je suis respectueuse de la loi, des consignes, des règlements. Donc je n'ai fait "que" monter sur un rebord, mon APN en main, pour prendre la plus jolie photo possible.
Voilà la photo.
C'est à la minute suivante que tout s'est gâté, quand j'ai voulu me rapprocher pour prendre une photo encore plus belle de l'ensemble.
Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais j'ai dû m'avancer un peu trop sur le rebord et ... je me suis cassée la figure dans un des bassins ! En tombant, je me suis dit (j'ai eu le temps de penser !) "oh ça ne peut pas être si profond". Et bien si, parce que je me suis retrouvée dans l'eau verdatre et stagnante (beurk) jusqu'à la taille, et en vrac, ne comprenant pas trop ce qui avait bien pu se passer. J'en suis sortie aussitôt, ma première pensée a été "pourvu que personne ne m'ait vu" (la honte !) et la deuxième a été pour mon Lumix, toujours accroché dans ma main. A première vue il n'avait que quelques gouttes sur lui - un miracle. J'aurais été inconsolable si je l'avais noyé. Accessoirement, j'ai eu une sacré trouille quand je me suis sentie couler.
Ce n'était pas le tout de sortir du bassin, trempée, encore fallait-il que je remonte sur mon vélo, et que je rentre chez moi le plus vite possible, parce que bien sûr je n'allais pas continuer à me promener. Je suis remontée en selle, chaussures et robe ruisselantes (schploush schplousch). Je me suis arrétée au bout de trois mètres, ai tenter d'essuyer tant bien que mal mes pieds et mes chaussures car il n'est pas possible de rouler pieds et chaussures mouillées, avec les deux petits mouchoirs en papier que j'avais à ma disposition (note : ne plus partir sans trois paquets de mouchoirs, ou mieux, un rouleau de sopalin dans le panier du vélo). J'ai filé sans demander mon reste, et j'ai pédalé aussi vite que possible pour que les gens que je croisais ne puissent pas voir ma robe mouillée. Le pire : devoir m'arrêter à chaque feu rouge - et, bien sûr, rouges, ils l'ont tous été - car remonter sur ma selle, avec ma robe mouillée, et ma culotte trempée, c'était plus que désagréable. Au bout d'un bon quart d'heure ma robe, noire, a commencé à sécher, mes pieds aussi, grâce au vent (je peux vous assurer que j'ai pédalé très vite !) et au soleil. Il n'y a que la partie postérieure de ma personne qui est restée humide jusqu'à ce que j'arrive chez moi, et, comme tous les bébés le disents généralement haut et fort, c'est très désagréable.
Bon, dans cette histoire là je ne suis pas bien sûre de ne pas m'être cassée l'avant dernier orteil de mon pied gauche en tombant, vu la douleur et sa couleur. Il tient donc compagnie au petit orteil, tout violet depuis que je me le suis cogné dans ma valise samedi dernier. Mmmmm le petit orteil qu'on se cogne....
Le bal du 14 juillet, je crois que c'est loupé....