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Mordue !

Dark-Shadows-Affiche-US-290x290

J'allais voir un film de vampires décalé et humoristique, d'après la bande annonce et les articles de la presse, enthousiasmée dès lors qu'il s'agit de Tim Burton. Au final, j'ai vu un Johnny Depp maquillé, et même mal maquillé, et trouvé le sénario plutôt léger. Désolée pour les fans, mais je trouve que Tim Burton a bâclé le boulot, et je me suis ennuyée devant un film finalement insipide. J'attendais plus de la confrontation entre un vampire et une sorcière, comme j'attendais également avec impatience la découverte du XXème siècle par un vampire du XVIIIème. De ce côté là, il vaut mieux re-revoir Hibernatus.

Tant qu'à faire dans le vampire, tant pis pour les effets spéciaux, il vaut mieux se plonger dans un bon bouquin.les radley

De ce point de vue là, Les Radley, par Matt Haig, tient sa promesse. Dans une petite ville de la banlieue londonnienne, les Radley, famille ordinaire et bien sous tous rapports, vivent une vie paisible. Ou presque. Le fils aîné a bien du mal à s'endormir le soir, les parents "carburent" à l'ibuprofène et la jeune fille de la maison supporte mal son régime végétarien, dernière lubie en date de l'adolescente, et tous se portent bien mieux à l'ombre des arbres des jardins qu'en plein soleil. Le secret de la famille ? Ils sont des vampires. Vampires, certes, mais... abstinents. Mais peut-on lutter contre sa vraie nature ? Après les vampires végétariens de la saga Twilight, voilà les vampires abstinents des Radleys, et j'ai bien aimé cette variante. Le roman s'adresse aussi bien aux adolescents qu'aux adultes prêts à se divertir avec un  roman fantastique. Fluide, original, humoristique : un bon bouquin !.

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T
Nous l'avons vu aussi, et il nous a déçus également ; le début n'est pourtant pas si mauvais, même si l'argument n'est pas des plus originaux, c'est vrai. Mais alors, le dernier tiers, pour être gentil, c'est du grand n'importe quoi. Cela arrive souvent à Burton, je trouve, de ne pas savoir terminer ses films, de toujours finir dans le grand-guignol. J'avais par exemple eu la même impression avec Sleepy Hollow (La légende du cavalier sans tête) : ça commençait très bien, dans une ambiance expressionniste, et ça finissait en feu d'artifice (au sens propre, avec explosion de moulin ou bâtiment de ce type).
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