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La note du dimanche soir

Pas mal de choses, cette semaine. Dimanche dernier balade restau-shopping sur le Bassin avec Joss, et on a passé un très bon moment. Lundi soir j'avais rendez-vous avec Marcia, ma vieille copine de lycée. Alors Marcia, je l'admire. D'origine chilienne, elle est en train de gérer la succession de son père entre le Chili et la France. Un Droit différent d'un pays à l'autre, des démarches préalables à faire en France auprès du consulat du Chili... à Paris puisqu'il n'y en a plus à Bordeaux, des allers-retours en avion à financer... Et de drôles de surprises : c'est ainsi qu'elle a appris que son mariage avec Adam n'est pas reconnu au Chili, tout comme le divorce d'Adam avec sa première femme, divorce et mariage ayant été conclus en France. Bref, au Chili Adam est toujours marié avec son ex-femme, laquelle vient de décéder et il doit donc gérer lui aussi une succession là bas. Vraiment, j'admire Marcia, parce qu'elle garde sa patience et sa bonne humeur en dépit des tracasseries administratives, depuis plus d'un an et pour encore longtemps je le crains pour elle.

J'ai passé une bonne semaine à Saint-Nicolas, décidemment ça me fait beaucoup de bien, même s'il y a des moments où la dépression est toujours en filigrane. Jeudi je suis allée chez la coiffeuse pour me faire colorer les cheveux en... bleu, ça a bien fait rire (gentiment) tous mes habitués du coin café de Saint-Nicolas.

Hier midi Manu et sa femme sont venus déjeuner et nous avons bien sûr passé un très bon moment. Ce matin, surprise, Sandrine m'a appelée. Sandrine c'est une ancienne collègue, malade et dépressive elle en arrêt maladie depuis deux ans, difficile à joindre car elle ne répond jamais au téléphone. Au début on s'inquiétait tous, en nous demandant si elle était morte ou vivante (elle s'est déjà cassé la figure dans ses escaliers alors le pire est toujours possible) et puis on a finit par comprendre que c'est sa façon de fonctionner, et elle m'a expliqué ce matin qu'en fait depuis qu'elle est en arrêt maladie elle "vit" la nuit (vie limitée par son état de santé) et qu'elle dort la journée. En tout cas ce matin elle allait mieux et j'en étais contente pour elle. Et puis cette après-midi je suis allée voir Sylviane qui exposait ses photos au marché des créateurs de Pessac et nous avons pris le temps de discuter de sa réorientation professionnelle. Mercredi soir j'avais appelée Véro pour prendre des nouvelles de sa vie désormais bretonne, elle va bien et ça m'a fait plaisir. La Bretagne c'est loin, mais Véro va régulièrement en déplacement à Paris et nous nous sommes dit que nous pourrions nous y retrouver, ça fait un certain temps que j'aimerais aller passer deux jours à Paris. Puisque je n'irai plus pour le boulot, j'aurais enfin le temps d'aller voir des expos !

Tout ça serait très bien s'il n'y avait pas Sylvie. En milieu de semaine dernière elle s'est aperçue qu'elle a un problème avec sa fenêtre de cuisine qui ne s'ouvre plus. Ca fait dix jours... dix jours d'appels, d'appels manqués, de sms... j'ai passé de longues heures à la rassurer, à essayer de lui expliquer que ce n'est qu'un petit soucis matériel qui va certainement être résolu rapidement. Comme il y a les travaux de rénovation en ce moment sur les façades ça pourrait être lié. Il n'y a plus qu'à attendre les actions du Syndic/du chef de travaux/de l'entreprise qui lui avait changé sa fenêtre il y a quelques mois... J'avoue que ce soir je n'en peux plus. Rien qu'aujourd'hui, deux appels manqués ce matin, une heure au téléphone ce midi, deux sms dans l'après-midi - elle vient de s'apercevoir qu'elle a une "fissure" sur le mur de son balcon, la catastrophe "et si le balcon s'effondrait ?!"* - et encore un long appel ce soir. Je lui ai :

- conseillé d'appeler son psy : "tu le vois quand ?" "dans trois semaines je crois" "il faudrait peut-être que tu le voies plus souvent ?" "je sais pas" 

- proposé de prendre contact avec une psychologue dont Véro m'a dit le plus grand bien "j'ai regardé sur Doctolib, elle prendre 80 euros, c'est beaucoup trop !" (Sylvie en a pourtant bien les moyens)

- "et puis avec les travaux, j'ai baissé les volets roulants cette obscurité ça n'arrange rien" "va t'acheter une lampe de luminothérapie" "ah non je suis sûre que ça ne sert à rien !"

"Mais Sylvie, tu dis toujours non !!!" "Bah oui j'ai été élevée comme ça, je ne peux pas changer..." - voir un de mes articles précédents, la situation n'a pas changé. Bref elle est dans un état insupportable - et je la comprends tout à fait pour avoir déjà eu des moments bien difficiles (mais jamais pour une fenêtre !) - mais elle me met aussi dans un état tout aussi insupportable, je n'en peux plus de ses appels incessants, de sa façon de tourner en boucle. Il faut savoir que j'avais déjà vécu ça avec elle en début d'année lorsqu'elle devait faire les démarches pour demander sa retraite. Et puis je réalise que je me retrouve dans le rôle de la psychologue... sans encaisser 80 euros. Je n'ai jamais su dire non, c'est vraiment un de mes défauts, mais comme je lui ai dit qu'on peut toujours changer quel que soit notre âge, ça va me motiver pour apprendre rapidement à lui dire que je n'en peux plus. 

* Et il faut préciser que Sylvie habite depuis 20 ans dans la résidence ! Et non que je sois spécialiste du bâtiment, mais on voit bien que la résidence, construite au début des années 70 en béton armé, a des balcons solides, coulés dans la structure, qui ne s'effondreront que le jour où le bâtiment s'écroulera lui-même.

Bref, c'est un peu compliqué d'autant qu'en ce qui me concerne je me bats en ce moment pour essayer de vivre le plus normalement possible alors que je suis envahie par le trouble anxieux dont je souffre régulièrement, sauf qu'en ce moment en plus il est particulièrement haut. Sauf que contrairement à Sylvie, je n'ai pas traîné pour prendre rdv avec une psychologue. Ni pour prendre rdv avec l'ostéo car ma jambe me fait de nouveau très mal.

Black Friday ! Je ne suis pas une adepte, mais cette année j'en ai profité pour m'offrir un atelier auprès d'un artisan bordelais sur un site spécialisé. Deux heures pour confectionner mon propre tote-bag en cuir, rendez-vous pris fin décembre ça me tarde :-)

Et puis Noël qui arrive, et avant ça le petit-fils qui devrait pointer le bout de son petit nez. J'ai trouvé un petit hochet en peluche mignon comme tout, j'y ajouterai un ou deux babygros. Ma petite-fille avait fait une longue liste de souhaits de cadeaux et je n'ai pas traîné pour faire les achats, ma hotte est presque prête. Ce soir j'ai allumé la première bougie des quatre bougies de l'Avent, je suis contente de perpétuer cette tradition qui me vient de ma mère.

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L
Ah les amies comme ça ! Je compatis ! Et en effet pas facile de dire stop. Un petit fils c'est une super nouvelle, ça va être un super Noël ! 
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