Par Feuilles_d_Acanthe
J'ai passé ma matinée chez mes parents, à faire le tri de tout ce qui reste encore - et il en reste ! J'ai fait des tas. Dans le buffet, le tas de ce que je vais proposer aux brocanteurs, d'un côté. De l'autre côté, ce que je vais mettre dans une malle ce que je ne veux pas donner et qui n'a pas encore trouvé preneur parmi les enfants ou les petits enfants : le service de porcelaine du mariage de mes parents en particulier. Dans le séjour, j'ai aussi fait des tas : ce qui va aller à la déchetterie, ce qui va aller à une association étudiante. Dans une des chambres, j'ai encore fait des tas : le linge de toilette, le linge de lit. J'y ai passé ma matinée, parce qu'il fallait que je le fasse malgré ma fatigue, parce que je commence à stresser sévèrement à l'idée de ne pas avoir fini à temps pour la vente de l'appartement.
J'ai annulé mon cours de yoga, comme j'ai renoncé à prendre les cours de ukulélé en ce moment, parce que je ne peux pas tout faire.
Et bien quand j'ai téléphoné à mon père, ce soir, pour lui en parler, il n'était pas content d'avoir vu tous ces tas, en se rendant à l'appartement cet après-midi. Je désespère d'avoir un jour le cran de lui dire tout ce que je pense de lui. Vraiment, vivement que ce soit terminé, cette histoire. Il faut bien le dire : les presque-morts font bien chier les encore-vivants.
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