Par Feuilles_d_Acanthe
J'ai diminué le solian, parce qu'un comprimé par jour, vu ce que je mange en ce moment, ça me paraissait beaucoup, et je craignais d'avoir du mal à faire la route sur Pau aujourd'hui, peur d'être trop dans les vaps. Ma balance n'a plus de piles, mais je ne mange que très peu et je vois bien que j'ai maigri. Il faudrait que je pense à me peser chez mes parents, tt à l'heure. Ce n'est pas que je n'ai pas faim, la sensation est là, régulière, et d'autant plus que je mange peu, mais c'est l'appêtit qui, lui, n'est pas là, et mon estomac n'accepte que peu de nourriture. En plus la sonde gastrique m'a irrité l'oesophage, la gorge et la narine, alors j'ai aussi du mal à ingérer toute nourriture "trop". Trop chaude, trop salée, etc. J'ai tenu à sortir vendredi soir avec des amies, amies de longue date pour un repas prévu de longue date aussi, et le repas n'a pas été une partie de plaisir. Je sais, j'ai beau jeu de me plaindre, c'est moi qui me suis mise dans la panade. En attendant le solian me tient à distance - du chagrin post-rupture, des angoisses existentielles, du stress quotidien, des montagnes pyréneennes... Ce n'est pas désagréable. Ce n'est pas agréable non plus, il y a comme une sorte de voile, de tissu entre les choses et moi, même mes sensations physiques ont cette sorte d'altération là, c'est très étrange. C'est pratique, un peu rassurant, reposant, aussi.
Mais il faudrait que je me presse un peu. Il est 10 h 45, je n'ai pas préparé mon sac de voyage, ni mes papiers, il faut encore que j'aille chercher un gâteau pour ce midi chez mes parents - et marcher sous la bruine me fera du bien - sans parler de me pencher sur ce fichu tomtom qu'il faut que je mette en route et que je paramètre.
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