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Des doutes, et des incertitudes

Ce fut une semaine agitée. La nouvelle lune - on y croit, ou pas - a généré un peu d'agitations et de tensions, au boulot. Je me suis une fois encore accrochée avec ma collègue D. et, le lendemain matin, John m'a fait remarquer d'une façon un peu acerbe que j'avais peut-être été désagréable à tort et que je manque d'objectivité. J'ai accusé le coup, j'ai pris le temps de réfléchir à ce qu'il me disait - je suis toujours très attentive à ce qu'on me dit - et se remettre en question n'est jamais agréable.

Et puis ce coup de fil, ce matin, de ma tante, pour m'annoncer que mon père a été hospitalisé aux urgences, pour ce qui semblait être une embolie pulmonaire. Ma tante, appelée par mes parents, a passé la nuit et la journée avec ma mère, qui ne peut plus rester seule. J'ai passé la journée à me demander comment nous (mais nous, qui ?) gérer une éventuelle hospitalisation de mon père : que faire de ma mère, aujourd'hui en situation de dépendance ? Je me voyais déjà devoir m'installer chez mes parents, et j'ai passé la journée dans un état de nerfs épouvantable. Finalement, mon père est rentré chez eux ce soir, le diagnostic n'étant pas si évident que cela, et les médecins n'ont pas jugés nécessaires de le garder, mais il est vrai que désormais, on renvoie les gens chez eux dès que possible.

De toute cette semaine, et surtout de cette journée, il ressort : d'une part que, vivant seule, je suis en train de prendre un caractère épouvantable, et d'autre part que la question de la dépendance de ma mère doit être abordée au plus vite. De fait, j'ai téléphoné à mes parents ce soir pour leur dire que je passe les voir demain. Accessoirement, je constate une fois de plus que je gère toujours aussi mal mes émotions. Je ne parle même pas de mes rapports avec mes parents, toujours aussi complexes et douloureux.

Ceci dit, je ne suis pas totalement irrécupérable, hier soir j'ai fait des lasagnes pour mes fils, et elles étaient bonnes, et ce matin, je me suis levée assez tôt pour préparer un gâteau pour mes collègues, et ils l'ont apprécié.

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B
Et si tu le fais assez régulièrement, ça n'est même plus inconfortable. Ca devient juste une habitude comme une autre.
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B
Je proteste. Se remettre en question, sans devenir agréable, peut-être un exercice facile à gérer, si tant qu'on l'aborde avec sérénité. Ca arrive à tout le monde de faire des erreurs, et l'admettre n'est pas un aveu de faiblesse, plutôt l'inverse. Arriver à percevoir ces petites choses qui font qu'on est capables de s'améliorer, c'est aussi ça l'intérêt de la chose. Si tu comprends qu'au final, tu en ressors grandie, alors c'est d'une simplicité extraordinaire à gérer.
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L
Les meilleurs gâteaux que j'ai jamais mangé ont toujours été ceux d'une de mes collègues !
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