Par Feuilles_d_Acanthe
Je ne sais pas pourquoi personne ne m'a répondu... Ah oui, parce que je n'ai pas de Chéri tu passes prendre le pain en rentrant. Pas de chéri tout court en fait. Et donc pas de pain non plus, ce soir.
Journée de m**** aujourd'hui, tu dois parfois bosser avec des gens de mauvaise foi, et qui te font en plus sentir qu'ils ne tiennent pas pour légitime dans ton boulot. Et puis trop d'incidents en ce moment sur les opérations de maintenance faites sur le système informatique, trop de pannes, résultat réunion avec le grand chef qui dit "plus d'opérations, bloquez tout pendant une semaine". Il faut dire qu'il a lui-même un grand chef au dessus qui est assis à la droite de Dieu le Père qui demande "c'est quoi ce bordel", ça lui met une certaine pression. Alors tu dis à ceux qui t'envoient des demandes d'opération : bah non. Et eux te disent : mais si. Et même quand le grand chef fait un mail à la terre entière pour dire "on bloque tout et c'est comme ça" il y en a encore pour te dire "mais si, moi c'est vachement important". C'est stressant et usant. Autre réunion de crise dans l'après-midi pour une opération qu'il faut faire le soir même, mais qui présente des risques. Le grand chef est là aussi, de même qu'un des techniciens chargés de la sécurisation de l'opé, crois moi ou non mais il s'appelle Zorro. Le grand chef reste calme, je me suis toujours dit qu'à un certain niveau de hiérarchie, ils n'ont pas la même constitution physiologique et psychologique que nous. C'est certainement pour ça qu'ils sont chefs. Et ce genre de journée me rappelle pourquoi je serai heureuse d'arrêter de travailler.
Pour tout arranger, j'ai déjeuné avec Milena qui attendait avec impatience de pouvoir me raconter ses plans cul, je ne sais pas pourquoi elle s'est mise dans la tête que ça me passionne. Non ça ne me passionne pas, ça me gonfle carrément mais c'est un peu l'histoire de ma vie je ne sais pas dire les choses - d'autant que quand je les dis, on me le reproche. Bref, Milena, ses plans culs, et je suis toujours sidérée qu'elle n'ait pas peur, ces mecs qu'elle ne connaît pas, qu'elle fait venir chez elle pour une soirée... Comme je lui ai dit (quand même) "j'aurais trop peur de faire comme toi, je préfère être seule". Et ne pas avoir peur que n'importe quel mec sonne à ma porte n'importe quand. Bref, j'avais six mois de retard sur ses aventures, j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver dans tous les prénoms des types en même temps en six mois rien de vraiment nouveau finalement à part les prénoms qui changent. Comme je l'ai déjà dit, Milena vit sa vie et l'assume, elle est consentante et les types aussi tout va bien.
Je suis rentrée chez moi, très tard car j'ai quitté le boulot plus tard que d'habitude forcément, et forcément j'ai eu droit aux embouteillages, je suis rentrée crevée, épuisée, c'était sans compter avec la voisine qui m'a appelée pour se plaindre de sa propre journée (Elle veut partir en retraite progressive à l'occasion d'un plan de restructuration de l'entreprise qui l'emploie. Je lui ai dit que la DRH ne lui dirait rien car c'est confidentiel et qu'il fallait qu'elle se rapproche des délégués syndicaux. Elle a appelé la DRH qui lui a dit qu'elle ne pouvait rien dire. Elle n'a pas appelé les DS. Ca fait trois fois que je le lui dis. Oui je finis par être agacée. Et sa DRH aussi, qui ne lui répond plus). Je l'ai écoutée mais je n'ai pas prolongé la conversation je l'avoue. Je me suis accordé un (tout petit) apéritif histoire d'avoir l'impression de décompresser un peu (et c'est raté) (oui je suis un peu à cran, comme souvent quand je suis très fatiguée). On est jeudi soir, j'aurais aimé me dire que j'allais souffler demain et même faire une grasse matinée mais c'est loupé, demain il y a les travaux sur les colonnes d'eau froide dans mon bâtiment, et les ouvriers commencent tôt. Je vais devoir me lever aussi tôt que d'habitude, me préparer encore plus vite car avant de commencer les travaux dans les appartements ils couperont l'eau du bâtiment. Et je ne peux pas quitter l'appartement de la journée, car ils font des allers retours entre les différents étages et pour aller plus vite laissent toutes les portes d'entrée ouvertes... Je ne parle pas du bruit de la perceuse à percussion qui va m'accompagner une bonne partie de la journée... Vive les boules Quies.
Et vivement samedi matin que je dorme !
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