Par Feuilles_d_Acanthe
A la salle de sport le vélo elliptique me propose deux minutes d'échauffement avant de commencer mon programme habituel, qui est imperturbablement un stade dont je fais des tours. Pas bien passionnant mais je m'en fiche un peu. Bref, l'échauffement c'est deux minutes de jolies photos qui défilent...
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...de jolies photos de beaux paysages et... de mecs. Plutôt pas mal, ça fait plaisir à regarder. Mais aucune fille. Je pose ça là.
Salle de sport, encore. Le lundi midi il y a une fille, toujours la même, qui arrive avec dix minutes d'avance. Je suis déjà là moi aussi car je viens de terminer ma demie heure d'elliptique. Elle a une voix traînante, elle est bavarde et surtout elle aligne les lieux communs, la canicule, les incendies, les prix de l'essence, le gaz qui va augmenter... quelque part entre France Info et BFM.... Elle me demande combien de fois je viens à la salle, je lui explique mon mode de fonctionnement avec les séances d'elliptique en plus des séances de groupe "ah mais c'est super je vais venir avec toi faire de l'elliptique ou du vélo !" Rhaaaa "Non mais tu sais, quand je suis sur l'elliptique je mets mes oreillettes pour écouter de la musique" "C'est pas grave, je te tiendrai compagnie..." Re-rhaaaa. Bon, ce matin elle n'était pas là, ouf. Oui c'est gentil de sa part. Oui je m'emmerde sur mon elliptique parce qu'une heure à regarder un curseur qui tourne dans un stade virtuel c'est chiant et c'est long, sans parler de l'effort physique parce que, hein, c'est avant tout une séance de sport. Mais non je n'ai pas besoin de compagnie et surtout pas qu'on me parle dans ce moment précis. Oui parfois je suis très conne.
La salle de sport, qui donne sur une forêt de pins que je regarde quand je suis sur le vélo elliptique, justement. Lundi, des pins. Aujourd'hui, plus de pins. Des engins qui entassent les troncs sur de grands camions avec force poussière. Il y a certainement une raison, quant à savoir si c'est la bonne... Je m'arrête à ça : lundi des pins, aujourd'hui plus de pins. Aussi brutalement que ça. Moral : moins moins moins.
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