Par Feuilles_d_Acanthe
Un peu avant Loukoum il y a eu La Chatte. Arrachée brutalement à sa vie confortable avec une maîtresse trop âgée, je l'ai recueillie après le départ de la vieille dame en ehpad.
Je la trouvais très belle et je l'ai beaucoup photographiée d'autant qu'elle prenait volontiers la pose.
/image%2F0698209%2F20260720%2Fob_05b7d0_img-20260720-175820.jpg)
La Chatte est morte assez brutalement en 2022, dans une période difficile de ma vie. Mon père, lui aussi parti en quelques semaines entre les deux confinements de 2020, sans que l'on s'y attende , et puis ma mère qui était déjà dans une fin de vie qui par contre n'en finissait pas... Avant ça la brutalité de la mise en télétravail, du confinement, de la suppression de l'équipe dans laquelle je travaillais annoncée en toute fin de réunion un vendredi à 17 heures, un déménagement du jour au lendemain, la chute soudaine dans la dépression...
Brutal, c'est un des mots qui revient quand je repense à ces dernières années.
Moins brutal par contre le passage du salariat à la retraite. Conséquence paradoxale de ces mauvaises années, la dépression qui s'en est suivie m'a entraînée dans une suite de longs arrêts de travail et je suis finalement passée à la retraite de façon progressive. Je craignais en effet le choc de cette brutalité : un jour tu travailles, tu as des collègues, et le lendemain tu ne travailles plus et tu ne vois plus personne. Il y a quelques années j'avais rencontré un de mes cousins récemment retraité : "je ne travaille plus, je ne suis plus rien." Glisser doucement dans la retraite, c'est très bien. Je ne suis pas "plus rien", je suis retraitée 😉.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog