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Le semainier de la canicule...

Lundi, séance de sport le matin que je renforce désormais d'une session préalable d'une demie heure d'elliptique. Sport, chaleur et problèmes d'électricité qui perdurent et nous privent d'eau chaude... le papa de mes fils a la gentillesse de m'accueillir le temps d'une bonne douche.

Gentillesse que je lui rend le lendemain pour un aller-retour dans une clinique bordelaise où il doit passer un bilan cardio-respiratoire. Il va bien, ouf. Mon ex-mari est l'élément autour duquel gravite notre famille, nous sommes toujours inquiets pour lui. Profitant de l'excuse de l'aller-retour à la clinique je "sèche" le conseil syndical de l'après-midi. J'avais soumis mes sujets en cours par mail (dont celui de l'électricité), et je n'ai bien sûr eu aucun retour.

Mardi matin, inquiète par l'état de Loukoum dimanche et lundi, je lui ai donné un sachet de probiotiques prescrit il y a quelques mois par le vétérinaire. Quelques jours plus tard je constate que cela a fonctionné, ouf. Toujours mardi et dans la foulée, je profite d'une matinée où elle est tranquille sur mon lit et de bonne composition, pour attraper une paire de bons ciseaux et m'attaquer aux poils collés entre eux le long de son échine. Mission accomplie sans trop de mal, re-ouf, on va finalement éviter le véto.

Mercredi matin, bilan avec le kiné de la salle de sport. Je le dis toujours, je paie cher mais je sais pourquoi. Il y a quelques semaines j'ai eu de petits bobos, un genou qui lâche, une tendinite qui revient, une bursite à l'épaule... je fais du sport et j'ai petites douleurs un peu partout, ça ne va pas. Je sais bien, c'est l'âge. De fait faire du sport me permet de limiter les dégâts d'ailleurs ça va mieux. Dans l'aprés-midi je reçois une fille avec qui j'ai sympathisé à la salle de sport. Elle est désormais à son compte pour une société de conseil en patrimoine. Son collègue veut absolument me placer des SCPI en me faisant miroiter des revenus réguliers qui pourraient me permettre d'améliorer ma retraite. Pourraient, un conditionnel bien trop effrayant pour moi. Tant pis, je me débrouillerai comme je peux avec ma gestion "de bon père de famille", quand j'aurais enfin stabilisé ma situation financière toujours dépendante de mes ennuis administratifs avec sécu et prévoyance.

Jeudi le cours de cinéma se fait donc en Zoom, à notre grand soulagement à tous. Fin d'année, nous abordons enfin le tournage... car il faut en effet au moins deux ou trois ans de préparation pour trois-quatre semaines de tournage. Ce cours est passionnant et va au-delà de mes espérances. J'appelle le syndic pour faire le point sur les problèmes d'électricité et d'inondations chez Joss, j'apprends que ça avance enfin.

Vendredi matin. Mon pote Olivier voudrait une nouvelle fois que je passe prendre un verre chez lui, mais cette semaine, outre que je suis occupée, il n'est pas question que j'aille chez lui pour mariner dans la moiteur de ses aquariums et paludariums. La moiteur... et l'odeur. En attendant, longues conversations au téléphone, autour de ses créations artistiques avec l'IA et notre intérêt commun pour les films de SF. Et puis vendredi c'est surtout l'anniversaire de Sylvie2, alors Joss, elle et moi nous retrouvons sous la tonnelle de vieux érables d'un restaurant pessacais, petit restaurant familial sans chichi où l'hiver on te sers de la daube faite maison  et l'été une dame blanche délicieuse pour une note raisonnable.

J'aurais bien fait la sieste tant je suis crevée par la chaleur et les réveils matinaux mais non, je n'arrive pas à fermer l'oeil. A la télé un film d'action de série B que j'oublie aussitôt après l'avoir vu, j'en profite pour rappeler Olivier pour lui en parler.

Samedi matin, je vois bien à travers les lames de mon volet roulant qu'il fait gris. En sortant sur mon balcon il y fait... frais, on respire enfin. Début d'après-midi j'appelle Joss "Dis, tu voulais qu'on aille chez Emmaüs, je crois que c'est le bon jour, température idéale et comme il fait gris on n'aura pas tous les bordelais qui partent habituellement vers les lacs de la côte médoquine." On aime bien aller chiner de temps en temps dans ce temple du bric à brac.

Deux-trois appareils photos anciens... mais pas celui que je cherche. 

Dimanche matin... décidément frais sur le balcon, j'ouvre grand les portes-fenêtres. Et je constate avec effroi que les deux tilleuls en face de chez moi commencent à  jaunir et perdre leurs feuilles alors même que leurs fleurs viennent de s'ouvrir. Nous sommes le 1er juin 2026, réchauffement climatique on est mal. Il fait bon, je prends mon vélo pour aller au marché... j'ai envie de fraises. Le marché, les fraises (des Cléry, les meilleures) deux courgettes deux aubergines un concombre sur le stand d'un petit producteur du Lot Et Garonne, à peine plus de cinq euros. Pas eu le temps de faire mes courses vendredi je m'arrête au stand des syriens qui proposent taboulés au persil, houmous et kebbés ce sera parfait pour mon dîner de demain soir avec Monsieur Mon Cadet. J'y laisse quasiment un billet de vingt... C'est pour ça que je ne vais au marché rarement, trop cher. Des cornes de gazelle me font de l'oeil... à deux euros cinquante LA corne de gazelle je renonce. Deux euros cinquante une corne de gazelle... il y a des limites. J'ai payé trois euros cinquante les 500 grammes de fraises...

 

Vendredi en fin de journée j'ai appris par le plus grand des hasard et  avec beaucoup de chagrin la mort d'un vieux prêtre dont j'avais fait la connaissance il y a une bonne dizaine d'années et qui avait été très important pour moi. Je l'ai appris trop tard pour me rendre à la cérémonie d'adieu qui avait eu lieu le matin. A défaut je me suis rendue hier soir samedi à un moment de partage entre paroissiens pour lui rendre hommage à travers nos souvenirs. Il parait qu'il y avait foule - et je n'en doute pas - lors de la cérémonie d'adieu, ce soir nous sommes trois-quatre dizaines mais tous unis dans nos souvenirs d'un prêtre exceptionnel à l'engagement social qui ne s'est jamais démenti au long de son très long ministère. Il allait avoir 95 ans, il est mort dans son sommeil et c'est très bien. Je faisais partie de la très longue liste de diffusion de ses homélies dominicales. Elles me manqueront, il me manquera.

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T
C'est quoi une note raisonnable pour toi, pour Pessac ?
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F
Le traiteur syrien, c'était raisonnable compte tenu de ce que j'y ai acheté. Par contre un euros cinquante me paraitrait raisonnable pour une corne de gazelle.
F
Une tonnelle à l’ombre, c’est l’idéal en ce moment.<br /> Ici, on nous annonce des orages ⚡️il va falloir calmer Idem, notre chienne…<br /> Bonne soirée Acanthe
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F
Oui Fabie, cette tonnelle ancienne est parfaite pour les repas d'été. Et avec les vieux érables, je retrouve l'ambiance de mon enfance :-) Pas d'orage pas chez moi, bon courage pour ta chienne, ici ma chatte file se cacher sous le lit au premier coup de tonnerre !
D
- Les cornes de gazelle, tu peux les faire toi-même, ce n'est pas difficile, et en plus, tu peux en faire de plusieurs sortes en fonction des différents miels ou des liqueurs -oranger, rose, vanille…- utilisées ! Le plus cher, ce sera la poudre d’amande, voire de très bons miels de forêt, très sombre, ou d’acacia, très parfumés.<br /> - Hyper-facile, super-économique et rafraîchissant : le moullahabié libanais ! J’en fais très souvent.<br /> - Généralement, au marché, les fruits et légumes sont moins chers qu'ailleurs et en plus, les marchands en rajoutent toujours un peu plus après la pesée :-) !
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F
Je n'ai jamais pensé que je pouvais faire des cornes de gazelle moi-même, et oui, pourquoi pas ?! Mais je viens d'aller chercher la recette du moullahabié et j'ai découvert qu'elle est très simple en effet : j'ai donc acheté de l'eau de fleur d'oranger en faisant mes courses ce matin :-) Merci !