Je n'ai jamais compris ces retraités qui se plaignent de n'avoir le temps de rien faire, d'être toujours trop occupés... Et maintenant que je ne travaille plus pas, c'est vrai, je râle parce que j'ai toujours trop de rendez-vous. Le sport (mais ça c'est bien) le kiné (ça l'est moins), un conseil syndical par ci, un autre conseil syndical par là, le cours sur le cinéma (ça aussi c'est bien), les courses bien sûr (bah... il faut les faire), un rendez-vous chez l'ostéo... j'ai toujours quelque chose qui se rajoute, j'ai du mal à me trouver du temps libre, je n'ai pas été au ciné depuis trois semaines... et je ne vais même plus à Saint-Nicolas ! Il faut que je remédie à ça parce que ça m'agace vraiment : j'ai envie de temps libre, j'ai envie de m'ennuyer.
J'ai passé une après-midi avec Olivier cette semaine. On s'était donné rendez-vous mardi après-midi, j'arrive chez lui... il m'attendait pour jeudi... "Ne fais pas attention au bazar" Il y a bien longtemps que je ne fais plus attention au bazar chez Olivier, et que j'évite de boire ne serait-ce qu'un verre d'eau, il ne faut pas être à cheval sur la propreté non plus. Dans le cliché de l'appartement du mec seul Olivier se pose là. On s'en fout (je ferme les yeux et le nez) et on rigole bien. Il me reparle de ses aventures sur les sites de rencontres et c'est très simple : il y a les filles superbes intelligentes et avec les mêmes centres d'intérêt que lui, prêtes à venir s'installer à Bordeaux la semaine prochaine - mais tu t'en doutes, ce sont toujours des brouteurs camerounais - et de l'autre côté il y a les filles bien de chez nous... "mais les meufs elles parlent que de leurs gosses". Eh oui. Et Olivier, les gamins, c'est pas son truc, il n'en n'a jamais voulu, il n'en veut toujours pas, il n'en voudra jamais... alors surtout pas ceux d'un autre avec une meuf dont le credo est "mes enfants sont toute ma vie". Résultat Olivier se morfond, il est encore et toujours tout seul, je compatis.
En sortant de chez lui, une notif de ma messagerie mail : ma locataire qui me donne son préavis. "Eeeeeeh meeeerde" Il faut dire qu'en ce moment j'ai besoin du loyer qui tombe et là je suis catastrophée. Mais parfois ce qui semble être une mauvaise nouvelle en est une bonne, en fait. Parce que j'ai mis le studio en vente et qu'un appartement libre ça se vend toujours plus facilement qu'un appartement loué. Donc voili voilou je croise les doigts pour que d'ici quelques mois tout aille mieux côté finances et que je reparte sur une situation plus simple et plus saine.
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La réunion du conseil syndical de ce matin c'était pour la résidence du studio justement, pour les problèmes de chauffage qui m'ont valu le recommandé de ma locataire la semaine dernière. Parce que ce sera tout de même mieux de vendre avec une chaufferie qui fonctionne.
Sylvie3 ne m'a pas appelée une fois hier soir, elle m'a appelée trois fois. Le sujet : les travaux de rénovation énergétique de la résidence nous donnent droit à une baisse de la part communale de la taxe foncière pour les trois ans à venir. Ca, c'est très bien. Le tout, c'est de faire la démarche de demander cette réduction. Nous avons reçu un mail du syndic en ce sens il y a trois semaines, avec un modèle du courrier à faire et les documents à y joindre. Perso, un quart d'heure plus tard c'était fait, directement sur mon espace personnel du site des impôts. Premier coup de fil de Sylvie3 : "on a jusqu'à quand pour s'en occuper ?" "bah avant la fin de l'année" "Ah." Là déjà, j'ai senti le manque de motivation, elle espérait bien remettre ça aux calendes grecques, juste avant de recevoir la taxe foncière en fait. Bon, je lui rappelle que les impôts, ça marche en année civile. Deuxième appel, deuxième question "et comment on fait ?" "tu le fais via la messagerie de ton espace personnel sur le site des impôts" "ah mais non c'est pas possible, je fais tout par papier moi tu me connais l'informatique... c'est compliqué" (il y avait longtemps que je ne l'avais pas entendue celle là). Je lui confirme qu'elle peut le faire par courrier, elle imprime les documents à joindre à la demande, et je lui conseille d'envoyer le tout en recommandé. Au passage "c'est quoi mon numéro fiscal ? Et où il est ?" 🙄 Troisième appel, troisième question, mais là je le reconnais : la question était tout à fait pertinente et moi, elle ne m'était même pas venue à l'esprit. "les documents à joindre, ce sont les appels de fond des travaux : mais comment les impôts vont-ils savoir qu'on a bien payé les travaux justement ?" Certes. Je lui ai donc indiqué où trouver l'indication du paiement des travaux à joindre à son courrier, et je me suis dit que de mon côté j'aurai probablement une demande en ce sens de la part des impôts et j'espère que ça ne retardera pas mon dossier. Ne jamais sous estimer les gens qui posent plein de questions (mais rester zen).
Hier après-midi, le cours hebdo sur le cinéma. J'en rappelle l'intitulé "Comment fait on un film". Et ça me va tout à fait, j'ai toujours voulu comprendre pourquoi un générique de film dure dix minutes avec plein de gens dedans. Je l'ai dit il y a quelques jours, le prof nous a donné "un devoir de vacances", il faut que chacun d'entre nous produise un scénario (trois thèmes au choix, la disparition, le secret, la fuite) et lui envoie début janvier. Hier j'arrive au cours, cinq minutes avant comme toujours et il y avait déjà trois autres "étudiants" en train de discuter de l'avancement de leur travail respectif. Ah mais... c'est que moi je n'ai rien fait. Même pas commencé, même pas réfléchi. Parce qu'en fait, j'ai pas envie, je m'en tape. Alors le prof arrive, je lui dis "est-ce qu'on est obligé de le faire ? parce que perso, rien ne me vient à l'esprit." Mais voilà, on ne peut pas comprendre un film si on ne comprend pas comment fonctionne un scénario, c'est la base dit-il. Pfffff. Est-ce que tu crois que j'ai envie de m'emmerder moi, maintenant que je ne travaille plus ? En plus les thèmes proposés ne m'inspirent pas. Le prof insiste "mais vous pouvez vous inspirer d'un roman, la majorité des films sont des adaptations, vous pouvez mettre en scène des personnages connus, Superman pourquoi pas !". En me creusant un peu la tête, trois quatre images me viennent... genre un film d'animation qui durerait deux minutes.... Allez, je peux creuser encore un peu, alors oui, adapter ça en film en noir et blanc façon Charlie Chaplin pourquoi pas... et comment on fait un scénario sans dialogues.... mmmhhh sûrement une solution... mais j'ai vraiment la flemme. Prendre ça comme un challenge, j'aime bien les challenges (pour le coup je crois que le challenge va d'abord être celui de me motiver). Alors je t'explique : un mec derrière une table un chapeau sur la tête une souris sur la table il pose le chapeau sur la souris il relève le chapeau et plus de souris, un chat avec la queue de la souris entre les babines. Cool, non ? Thème choisi : la disparition, je suis dedans. 10 secondes. Je suis loin des dix minutes demandées...
Sylvie3, encore elle, m'a demandée en "amie" sur facebook, j'ai accepté et elle a regardé mes publications en remontant des... années... en arrière. Elle s'est extasiée sur mes photos et me dit "pourquoi tu n'en ferais pas un livre ?!" Ah, elle aussi. En fait le bouquin photo est déjà en chemin et j'espère bien le recevoir bientôt. La prévisualisation que j'en ai faite lorsque je l'ai composé, en ligne, m'a déçue ou peut-être plutôt ouvert les yeux, j'ai trouvé que mes photos sont nulles et sans intérêt, et ne parlons pas de mes petits bidouillages que j'appelle "photos abstraites". N'empêche, j'attends le petit bouquin avec impatience, histoire de voir tout de même à quoi ressembleront ces (quelques) photos mises en album. C'est aussi, je l'aimerais bien, une base de travail pour des albums ultérieurs organisés par thèmes, cela fait longtemps que l'idée me tourne dans la tête de regrouper en un même endroit les photos des levers de jour sur la Cité que j'ai prises presque tous les jours durant quatre ans. Et après tout je m'en fous si mes photos sont moches, au moins ce sont les miennes et je m'éclate quand je les prends.