Par Feuilles_d_Acanthe
Festival de danses folkloriques ce week-end à La Réole, une ancienne sous-préfecture tout en bas de la Gironde. Un peu loin pour y aller surtout pour des danses folkloriques, pas trop ma came. Mais Joss avait envie d'y aller et m'a dit "toute seule je n'aurais pas le courage de faire deux heures de route aller-retour". Du coup, j'ai dit oui, vraiment pas convaincue à l'idée de voir des coiffes à volants et les blouses brodées et honnêtement j'étais -intérieurement bien sûr - une peu chafouine de sacrifier mon après-midi pour ça, et pour quinze balles en plus pour voir quatre groupes dont des moldaves - j'ai horreur de l'Europe centrale, un gros a priori très bête mais parfois certaines choses ne s'expliquent pas, pas envie, c'est tout.
Bon bref, passer un moment avec Joss c'est toujours sympa et je me suis dit "pourquoi pas après tout" et elle a raison, être deux ou trois est plus motivant pour faire des choses qu'on ne ferait pas tout seul. Dans la belle cour du cloître des bénédictins, une estrade en bois et des chaises tout autour, un public assez âgé on s'en doute mais motivé, et une balade aux quatre coins du monde. Les pays : Pays basque espagnol, Portugal, Chili, Moldavie, et les régionaux de l'étape, une petite asso locale de danses traditionnelles pour commencer les festivités.
Eh bien... mis à part les portugais, qui faisaient vraiment pauvres d'autant plus qu'ils dansaient pieds nus, les autres groupes ont été très bien, et passé le premier quart d'heure de consternation - oh noooon, pas une bourrée - je me suis prise au jeu et j'ai finalement passé un très bon moment. Les chiliens nous ont offert deux belles prestations, la première autour de la "cueca", la danse traditionnelle du pays, et la seconde bien plus surprenante, d'énergiques et magnifiques danses pascuanes, parce que oui, l'île de Pâques est chilienne. Une belle énergie communicative et j'ai adoré cette partie là, parce que finalement folklore ne rime pas forcément avec traditions poussiéreuses et ça fait du bien de s'en apercevoir.
Et puis les moldaves...
/image%2F0698209%2F20250728%2Fob_b89ed8_img-20250727-182925.jpg)
Mais comment font-ils ? Je soupçonne l'héritage de l'efficacité soviétique. Une énergie incroyable, des pas endiablés, millimétrés, des bottes qui claquent sur l'estrade, des jupes qui tournoient, des sourires "ultra-bright" même au bout de trois quarts d'heure à enchaîner les danses à un rythme particulièrement soutenu... Rien à redire, ils ont remporté haut la main les suffrages du public. Les calories dépensées expliquent certainement la taille 34 de toutes les danseuses par ailleurs toutes plus jolies les unes que les autres. Rien à voir avec les pauvres portugaises pas très jolies, un peu trop grosses, mais il était évident que les moldaves sont des professionnelles issues d'une école de danse de haut niveau enchaînant les tournées dans tous les festivals "folkloriques". On est loin du loisir pratiqué tous les vendredis soir dans la salle des fêtes du village pour préserver un patrimoine local...
La fête s'est terminée par une belle farandole réunissant tous les danseurs "Danse la paix ! Danse la paix !" et c'était bien sympa, une belle découverte que je n'ai pas regrettée, merci Joss 🙂
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog