Par Feuilles_d_Acanthe
Sans titre car sans inspiration, sans photo non plus... Je reprends demain, après une semaine d'arrêt qui m'a fait du bien. Et je suis en vacances fin février, ce sera bien.
Edit du lundi : A horse with no name était la chanson qui me trottait (c'est le cas de le dire !) dans la tête comme j'étais sur mon vélo hier. Alors autant modifier le titre de l'article.
Virée dans la galerie marchande d'une grande zone commerciale, hier après-midi avec Joss. Je n'ai toujours pas compris comment ça se fait, j'ai dû dire "et pourquoi pas ?!" lors d'une conversation dont je ne me souviens plus trop, et voilà que nous partons à Malte en juin prochain. Mais ça me fera beaucoup de bien d'aller voir ailleurs si j'y suis, mer et soleil en point de vue, les fesses bien calées dans un bus pour ne rien faire d'autre que regarder le paysage et profiter du moment. Partir avec une copine, je l'ai fait il y a longtemps ça ne fut pas une réussite, mais je pense qu'avec Joss ça devrait bien se passer.
Edit du lundi : samedi devant le centre commercial j'ai vu Alex, un des bénéficiaires de Saint-Nicolas qui commence également à y faire du bénévolat. Alex, jeune, alcoolique, d'origine roumaine, parle le roumain, le rom-gitan, il parle aussi le russe, le turc, a des notions d'italien (il a dû y passer) et comme il était en compagnie d'amis dont il m'a dit qu'ils étaient moldaves, j'en ai déduit qu'il doit aussi savoir parler le moldave (où est la Moldavie ? il faudra que je cherche sur un atlas. Perso j'en suis restée à la glorieuse (!) Union des Républiques Socialistes Soviétiques). Bref, Alex qui parle également un très bon français pratiquement sans accent, et dont j'ai appris qu'il est sans papiers. Quel gâchis, un garçon qui a ces capacités, et toujours de bonne humeur ! J'étais toute contente de le voir, et il s'est empressé de me faire la bise avec un immense sourire. C'est pour ça que j'aime ce que je fais à Saint-Nicolas : quelque soit leur situation, ils sont tous très gentils et, pour certains, attachants.
Du côté du trouble anxieux lié aux bruits de mon voisin du dessous - qui, objectivement, ne fait quasiment pas de bruit, juste la radio ou la télé de temps en temps, mais subjectivement c'est un supplice pour moi - j'ai adopté la solution d'un casque bluetooth pour écouter la télé le soir, ça change tout à tel point que j'ai réussi à voir deux films, et jusqu'au bout, ces derniers jours. Et en plus deux films sortis ces dernières années que j'avais loupés. Simple comme Sylvain, un film québécois avec une histoire sympa (l'amour est-il possible entre deux personnes venant de milieux différents, sujet un peu bateau mais bien traité) et surtout avec l'accent de la Belle Province qui donne un charme incomparable, et puis hier soir Le Consentement, de Vanessa Springora, avec un Jean-Paul Rouve impressionnant dans un rôle vraiment pas facile. Un acteur capable de passer du père Tuche au manipulateur pédophile avec brio, bravo. Le film est glaçant de véracité, difficile de dire qu'on en sort indemne et content de l'avoir vu. Recommencer à regarder la télé le soir ça pourrait être bien en terme de rythme, un peu moins de sommeil ça me fera du bien. Et, trouble anxieux encore, je me suis équipée d'un générateur de bruit blanc pour la nuit, et ça aussi, c'est bien. Je ne m'en sers pas toujours car selon les nuits le bruit de la rocade bordelaise joue le même rôle, vu que je dors la fenêtre entrouverte. Ce qui me donne le plaisir, comme ce matin, d'être réveillée par les chants des oiseaux et ça, c'est une des meilleures façons de se réveiller. Et puis le dimanche matin, se réveiller en sachant qu'on n'aura pas les bruits du chantier ni les ouvriers sur le balcon, ça soulage.
Le beau temps de ce dimanche m'a fait beaucoup de bien, nous n'avons pas eu beaucoup de soleil en 2024, et pas beaucoup non plus depuis le début de cette nouvelle année. Alors faire du vélo c'était vraiment le cadeau de la journée ! Et comme souvent en février avec ce genre de météo, les rues de Pessac embaumaient le mimosa 🙂.
Journée tranquille et reposante, essayer de ne pas penser à mes problèmes avec le conseil syndical, juste penser au plaisir du soleil et du vélo qui glisse tranquillement dans l'air doux.
Edit du lundi : me suis levée fatiguée, pour changer, trouble anxieux au plus haut, je suis allée faire mes courses du lundi, j'ai préparé un gâteau pour demain soir parce que mon cadet vient dîner mais que je n'aurais pas le temps de lui faire autre chose qu'une soupe parce que j'ai réunion du conseil syndical juste avant. Et rien qu'à l'idée de ce conseil syndical, je flippe. Pour autant, j'y reste, car c'est l'endroit où l'on en apprend beaucoup sur la vie de la copropriété au quotidien, et que surtout c'est là que se décident en particulier les travaux des années à venir, et qu'il vaut mieux savoir ce qui va encore nous tomber dessus. Il faut le croire, l'ayatollah voudrait maintenant qu'on s'occupe des ascenseurs, bien âgés, et des parties communes intérieures (plutôt en mauvais état il est vrai). Le problème c'est que les poches de pas mal de propriétaires sont désormais bien vides...
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog