• Un petit coup de blues

    Rien de bien méchant. Mais c'est toujours désagréable. Rien de particulier, ça pétille un peu moins que d'habitude, et mon problème est là, je voudrais que ça pétille en permanence. Je me suis sentie esseulée, sans l'être pourtant plus que d'habitude.

    Ça s'passe boul'vard Haussman à cinq heures
    Elle sent venir une larme de son cœur
    D'un revers de la main elle efface
    Des fois on sait pas bien c'qui s'passe

    Pas d'ultramoderne solitude pour autant, juste un petit coup de blues.

     

    Mon boulot me passionne toujours aussi peu, ou, plutôt, être astreinte à une productivité m'angoisse. J'ai du mal à concilier concentration et rapidité. Je sais me concentrer, en prenant le temps qu'il faut, je sais être rapide sans penser. Me concentrer tout en étant rapide, c'est la première fois, je crois, que je suis face à cela, et j'ai du mal à y arriver, j'ai peur de ne pas y arriver. C'est certainement pour cela que j'ai l'impression de ne pas m'intéresser à mon boulot, parce que j'ai pas le temps de me pencher autant que je le voudrais sur l'étude des dossiers. Et en ce moment, on a du retard, beaucoup de dossiers à traiter, d'où les heures supplémentaires, et une productivité à accroître d'autant.

    Un nouveau cauchemar, cette nuit, n'a rien arrangé.

     

    Un oeil sur le pc, l'autre sur la télé. Indiana Jones. Je me souviens l'avoir vu au ciné lors de sa sortie. Avec mon mari - j'étais déjà mariée - et nous y avions emmené mes frères, qui étaient ados. Cinéma de quartier, juste à côté du petit appartement où je vivais alors. A l'époque, il y avait encore des cinémas de quartier, une seule salle, deux films programmés par semaine, relâche le lundi, celui à côté de chez nous n'ouvrait même qu'en fin de semaine. J'y avais vu Thérèse, d'Alain Cavalier, nous devions être dix dans la salle, j'étais déjà seule pour cette séance là, une expérience particuliere ce film. L'Utopia n'existait pas, le Jean-Eustache vivotait, trois salles dont deux avec balcon, à l'ancienne. Cinq francs la séance (tarif étudiant), et Papa est en voyage d'affaires qui m'a définitivement fâchée avec le cinéma d'Europe centrale. Mel Brooks, aussi, et puis bien sûr L'Empire des sensParfois je me sens très vieille ! ;-)


  • Commentaires

    1
    l-homme-des-cavernes
    Mardi 11 Octobre 2011 à 17:09
    Chez moi il se nommait le "VOX". Les siéges en bois rembourés par je ne sais quoi,étaient dur comme de la pierre.Et en plus les allées étaient extrémement rapprochées.Pour moi ça allait encore mais pour mon Daniel qui frisait les deux mètres,quel enfer !
      • Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
        Mardi 11 Octobre 2011 à 21:22
        Une de mes amies qui a vécu également dans le quartier m'a dit, l'autre jour, le nom du cinéma, mais je l'ai déjà oublié :-) Quelques années après notre départ du quartier il a été démoli, et aujourd'hui un centre socio-culturel a pris la place. "C'était sa dernière séance / et le rideau sur l'écran est tombé"....
      • Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
        Jeudi 13 Octobre 2011 à 21:14
        Ma copine m'a rappelé que celui de notre quartier s'appelait le Cinévog ! Je ne m'en souvenais donc pas du tout, et à l'époque je ne gardais pas encore mes tickets d'entrée. Les sièges de ciné, comme les sièges d'avion, n'ont été conçus ni pour les grands... ni pour les petits comme moi !
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