• Un jour de vacances

    Encore un jour de vacances, et bien rempli.

    Il a fallu que je mette mon réveil, bien que je n'aime pas ça. Mais c'était pour la bonne cause. Visite conférence ce matin à la bibliothèque municipale de Bordeaux, qui dévoilait pour l'occasion quelques uns de ses manuscrits et incunables. Un coup de bol que je sois en vacances. Cette conférence n'est donnée que rarissimement, pour des groupes de 10 personnes seulement, et la bibliothèque va prochainement fermer pour de très longs mois de rénovation. J'étais donc d'autant plus contente de pouvoir profiter de mes vacances pour m'inscrire !

    Conférence très très intéressante, animée par un bibliothécaire passionné et enthousiaste. J'ai beaucoup appris. Mais, surtout, c'était l'occasion probablement unique pour moi de voir de près ces documents uniques. Côté photos, ce n'était pas facile, je ne pouvais pas toucher les livres, bien sûr, juste m'immiscer au premier rang pour essayer de glisser mon objectif.

    Le manuscrit le plus ancien détenu par la bibliothèque, il date du 7ème siècle :

     
    Un manuscrit médiéval :
     
    J'ai toujours été fascinée par les lettrines, ces grandes lettres ornées.
     
    Et là, un incunable de la fin du XVème siècle. Les incunables sont les premiers livres imprimés, entre 1450 et 1500. Seules sont imprimées les parties en noir, car on ne sait pas encore imprimer avec plusieurs couleurs. Les lettrines et les parties colorées sont donc rajoutées ensuite, à la main, par des copistes.
    incunable
     
    Et là, je ne pouvais pas passer à côté, un détail d'un livre d'heures : des feuilles d'acanthe !
     
     
    La conférence devait durer une heure, on y est resté deux heures. Ces conférences en petits groupes sont très agréables, on dialogue beaucoup plus avec le bibliothécaire et lui-même est heureux de nous faire partager ses connaissances.
     
    Sortie de la bibliothèque, je me suis rendue à la préfecture, juste à côté (ça tombait bien). Et oui, je ne me suis jamais préoccupée de faire mes changements d'adresse successifs sur la carte grise de ma voiture, il fallait bien que je le fasse.
     
    La visite à la préfecture, donc. Où je n'avais jamais mis les pieds. Bâtiment des années 70, moche, pas pratique. Je vois un panneau pour les cartes grises, avec une machine à donner des tickets, je prends mon ticket. Je m'assieds devant un écran sur lequel défilent les numéros des tickets, et fini par m'apercevoir qu'il y a deux écrans, et que "le mien" n'est pas celui là, mais l'autre. Donc je vais m'asseoir devant l'autre écran. A peine le temps de m'assoir d'ailleurs, c'est déjà à moi. Je vais au guichet mais là, pas de bol, la dame m'apprend qu'en fait il fallait d'abord que j'aille faire la queue à un guichet de "pré-accueil" pour remplir une fiche de renseignements. Mais comme elle est sympa, elle me donne le formulaire parce que je ne suis pas la seule à louper le premier guichet, et enregistre ma demande de changement d'adresse. Puis m'oriente vers un autre guichet pour accuser réception de ma demande. A ce guichet là, une dame très gentille également  confirme ma demande puis m'explique que je vais recevoir un petit auto-collant à coller sur ma carte grise, par courrier recommandé. Au final, j'ai mis une demi-heure pour faire mon changement d'adresse, j'ai trouvé ça rapide, les fonctionnaires ont été sympas, comme tous les fonctionnaires que je rencontre d'ailleurs, et comme nous sommes dans un état de droit et un grand pays démocratique, le service est totalement gratuit !
     
    A un peu plus de 13 heures, que faire d'autre à part aller déjeuner ? Direction la petite crèperie où je vais de temps à autre, toujours avec plaisir. Une galette au beurre salé, une autre oeuf-jambon, un grand verre de cidre, une crèpe aux pommes caramélisées flambées au calvados, un café "breton" (café/chantilly/calvados). Les pommes caramélisées et flambées étaient divines. J'en suis ressortie joyeusement pompette, l'estomac bien rempli (pour le régime, on attendra la semaine prochaine) et le sourire béat. Au passage, le couple qui tient la crèperie n'a pas vieilli d'un iota depuis des années que j'y vais, la galette ça doit conserver.
     
    Un passage par l'Utopia car la nouvelle gazette vient de sortir, et pour regarder le programme des séances de l'après-midi, puis direction Rue Sainte-Catherine, la mecque du shopping bordelais. Shopping ! Tant pis pour les économies, je me suis rhabillée pour l'été. Du reste, avec mes kilos surnuméraires, cela devenait un peu nécessaire. Dans un magasin de fringues d'occasion, j'ai louché sur un manteau de la collection Bazar, de Christian Lacroix. Dommage, il était trop petit, sinon j'aurais bien cassé ma tirelire.
     
    Quelques heures bien remplies plus tard, re-direction l'Utopia. Avant le film, un orangina en terrasse au soleil. Au programme, Le Fils de l'autre, un excellent, mais vraiment excellent film, l'histoire de deux enfants intervertis à la naissance, l'un, arabe, étant élevé par une famille israélienne, l'autre juif par une famille palestinienne. J'en reparlerai. Ce qui me fait penser que je n'ai pas eu le temps de faire ce que je voulais faire pendant ces vacances, à savoir faire le tour des magasins pour me trouver un nouveau pc plus rapide que celui-ci, qui me pose de plus en plus de problème pour la rédaction de mon blog. Passons. Question ciné : je n'y suis pas allée samedi, j'y suis allée dimanche, lundi, mardi, mercredi. Je n'y suis pas allée hier jeudi, mais j'y suis allée aujourd'hui. Et je dois y aller demain. Je ne pense pas y aller dimanche, mais je compte bien y aller lundi ou mardi, ou lundi et mardi. Ensuite, eh bien ensuite, il faut reprendre le boulot.

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :