• Soupir d'aise...

    Un sentiment de béatitude, comme je n'en n'avais pas ressenti depuis plusieurs mois, m'a envahi ce midi, alors que j'étais bien installée devant une galette champignons-oignons-crème fraîche, avec une bolée de cidre pour accompagner la galette. J'ai mes habitudes dans une petite crèperie de Bordeaux, dans une rue à proximité de l'Utopia, crèperie dans laquelle on peut déjeuner tout seul le midi sans que cela paraisse incongru. Rues de Bordeaux, crèperie, Utopia... le bonheur parfait. Et, tant qu'à faire, non pas une séance de ciné, mais deux ! Un film péruvien pour commencer (j'ai déjà dit à quel point je suis fan du cinéma latino-américain), Octubre,

    et puis le documentaire, déjà vu il y a qq mois mais revu avec autant de plaisir, Les Rêves dansants, sur les traces de Pina Bausch.

     
    Octubre, c'est l'histoire d'un prêteur sur gages péruvien, homme solitaire et rigide face à ses clients, qu'il écrase de sa supériorité, qui se retrouve soudain avec un bébé sur les bras, bébé qui serait sa fille, née d'une relation avec une prostituée. Clemente, c'est son nom, va devoir composer avec ce nouvel élément de sa vie, qui contrarie ses habitudes et, surtout, qui compromet fortement l'ascendant qu'il avait sur ses clients. Il faut dire qu'essayer d'évaluer des bijoux remis en gage, avec un bébé qui vous vomit sur l'épaule, ce n'est pas bon pour les affaires... Ce n'est pas pour autant une comédie tout public, Clémente évoluant dans un univers dont font partie misère et prostitution, mais c'est un film malgré tout assez léger, jouant sur le décalage entre le personnage principal et la situation à laquelle il est confronté. J'ai bien aimé, même s'il ne restera pas un film dont je me souviendrai particulièrement. Rien à redire sur Les Rêves dansants, ce documentaire retraçant l'expérience d'adolescents jouant Kontaktof, une chorégraphie de Pina Bausch, j'ai encore plus apprécié ce deuxième visionnage. Les adolescents sont confrontés à l'apprentissage de la danse, d'une part, et d'autre part à la complexité des relations humaines, thème de la chorégraphie. Un beau documentaire, d'ailleurs programmé depuis plusieurs mois par l'Utopia, et qui fait toujours salle pleine, preuve de son succès. Demain, je repars sur Pau, j'aimerais garder de ce week-end prolongé et pleinement bordelais l'énergie que celui-ci m'a procuré.

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