• Semaine de m****

    Le problème d'une petite équipe (nous sommes quatre), c'est que la moindre absence complique le quotidien, qu'il s'agisse du travail à effectuer quand même, comme du planning des permanences à effectuer. Une de mes collègues est en mi-temps thérapeutique, et mon collègue Hubert est actuellement en congés. Cette semaine, j'ai dû faire les permanences "du matin" quatre jours d'affilée, un véritable challenge pour moi qui ne parvient pas à me lever tôt. Cela m'a mis sur les nerfs, d'autant que j'ai été très contrariée, lundi, de me retrouver seule pour la journée de façon imprévue, ce qui m'a obligée à faire une très longue journée, et à assumer seule toutes les urgences, sans parler d'un incident informatique, dont, je l'avoue, j'ai sous-estimé l'importance, ce qui m'a mis en porte-à-faux avec mes collègues d'un autre service.

    Fatigue, énervement, questionnements sur mon état psychologique (cela fait trois semaines que j'ai arrêté le neuroleptique que je prenais depuis ma dépression, en 2013), questionnements sur moi, sur ma capacité à gérer le stress, à gérer mon agressivité, à gérer mes relations avec les autres, sur mon caractère, que je trouve épouvantable, sur mes capacités intellectuelles... j'ai terminé cette semaine dans un état indescriptible, presque douloureux. Heureusement, en descendant du bus, ce soir, une illumination : je me suis souvenue que lors d'un passage difficile émotionnellement il y a deux ans, mon généraliste m'avait prescris du Spasmine, un médicament à base de plantes, qui avait été particulièrement efficace sur moi. Et comme la vie est bien faite, j'ai une pharmacie en bas de chez moi :-) je n'ai pas tergiversé (pour une fois !), et j'ai immédiatement acheté le médicament, dont j'ai pris deux comprimés ce soir. Soulagement quasi-immédiat, ouf. Il faut dire que j'avais bien besoin de ça : j'étais d'autant plus sur les nerfs ce soir que mon fils cadet prenait l'avion ce soir pour Belfort. Et je suis une mère stressée, angoissée, speedée (et certainement stressante, angoissante et speedante, bref, chiante).

    Tout n'a pourtant pas été négatif, cette semaine : mardi, j'ai profité du fait d'avoir commencé tôt, pour terminer tôt, et je suis allée à la piscine, ce qui m'a fait un bien fou. A ma grande satisfaction, parce que je n'avais pas fait de natation depuis déjà pas mal de temps, j'ai réussi à enchaîner les longueurs dans le bassin de 50 mètres, durant 3/4 d'heures non stop. Il faisait beau, le toit de la piscine était ouvert, l'air et le soleil rentraient largement, et c'était très agréable. Et puis aussi, j'ai donc réussi à embaucher le matin de bonne heure, et donc à me lever de bonne heure, et à me préparer rapidement. Et, ce soir, un petit bonheur auquel je suis toujours très sensible : j'ai vu tout à l'heure, alors que le soleil s'était couché mais que le ciel était encore clair, les premières hirondelles de la saison qui faisaient de longues et gracieuses arabesques ans le ciel.

    Aller respirer l'air marin, peut-être, dimanche...


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