• Appelée à régner ;-)

    A - Araignée


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  • J'avais des doutes, en début de semaine dernière, alors que j'entendais les médias annoncer l'arrivée de la canicule. Il faisait frais le matin, et une température agréable, 24-25° dans l'après-midi. Mais mercredi, en regardant le ciel, j'ai vu les rares nuages avancer depuis le sud, et j'ai compris que la chaleur allait arriver.

    De fait, dès mercredi, le thermomètre a rapidement monté, à l'extérieur comme à l'extérieur. Et mercredi soir un énorme criquet est venu se poser sur le balcon et même si je n'en n'ai pas vu d'autres, je suis certaine qu'il s'agissait d'un criquet arrivé d'Afrique, porté par les courants d'air chaud.

    30, 32, 35°, le thermomètre s'est rapidement emballé au fil des heures, j'ai enregistré 40° jeudi sur le balcon ensoleillé, tandis qu'à l'intérieur il faisait 27°. La température est montée régulièrement au fil des jours, à l'extérieur comme à l'intérieur, malgré mes efforts pour calfeutrer l'appartement. Et il ne fallait pas compter sur une éventuelle fraîcheur matinale : ce week-end il faisait déjà 30° au lever du jour. Les 30° que j'ai atteint également dans l'appartement, devenu étouffant en dépit du ventilateur.

    Lassée de m'ennuyer, durant la journée, je suis tout de même allée faire du vélo en soirée et samedi matin, avec un collègue, j'ai fait une longue balade de 3 heures, à bonne allure, et nous en sommes revenus transpirants. J'ai tenté, dans l'aprés-midi, d'aller à Bordeaux. Arrivée à la station de tram, un avis d'interruption sur la ligne était affiché, et il n'était pas question que je prenne le bus, car la température y est toujours infernale. Je suis rentrée chez moi, et les 100 mètres qui me séparaient de mon appartement ont été très durs.

    Le quartier est rarement silencieux l'après-midi, mais ces jours-ci ce fut le cas, les rues étaient vides, tout comme l'aire de jeu pour enfants, et les volets roulants des appartements dans les tours étaient tous baissés. Dès le matin le soleil était cruellement brûlant dans un ciel bleu presque blanc de chaleur, et l'expression "écrasé de chaleur" était de circonstance.

    N'en pouvant plus de rester enfermée, dans le noir, dans l'appartement surchauffé, j'ai bravé le soleil, hier en fin d'après-midi, pour aller à Bordeaux. Chapeau, short et débardeur, bouteille d'eau, éventail... je m'étais préparée. Comme je le prévoyais, la chaleur était plus supportable rue Sainte-Catherine, celle-ci étant orientée Sud/Nord, donc protégée du soleil par les bâtiments qui la longent, et le petit vent qui y circulait, même chaud, était agréable. Le voyage retour a cependant était éprouvant : la clim du tram était en panne, et la température à l'intérieur infernale. Je ne serais pas étonnée d'apprendre que nous frôlions les 45° degrés.

    Cela n'a pas empêché les djeuns du quartier de reprendre les va-et-vient en motos, et leur bruit, ajouté à la chaleur, était une vraie torture - j'ai fini par appeler la police hier.

    J'ai paradoxalement apprécié cet épisode de chaleur intense, après tout c'est l'été et j'ai tellement souffert du mauvais temps cette année. Certes, cela a fini par me fatiguer, je me suis également un peu ennuyée, mais tout à une fin, et c'est le cas de la canicule. Ce soir, la température extérieure n'est plus que de 25° degrés - il en faisait 37° hier, et la température intérieure recommence à baisser, et c'est ce qui est le plus important car dormir par 30° est très désagréable.

    Les chattes elles-mêmes ont peu apprécié cet épisode caniculaire. Loukoum car elle n'appréciait pas de ne pas pouvoir sortir et La Chatte de son côté passait son temps allongée sans bouger.

    Cette canicule a fait une victime, dans le quartier : un des acacias du trottoir qui longe mes fenêtres. Ses racines, déjà fragilisées par l'âge, n'étaient plus retenues par la terre dessechée, et l'arbre s'est couché dans la nuit. J'ai appelé la voirie, ce matin, ils sont intervenus rapidement dans la matinée, mais lorsque je suis rentrée ce soir - je suis allée dans les Landes aujourd'hui voir une de mes tantes - le parking avait été évacué, des bandes rouges et blanches en condamnant l'accès, et je pense qu'hélas les autres acacias vont être exécutés dans les jours à venir. Fini, le pépiement des étournaux au printemps. Mais il faut l'admettre, les acacias, déjà vieux, sont bien tordus et en mauvais état. Il me restera encore la verdure des arbres de l'esplanade en face de mon appartement, et la majesté du grand platane de l'aire de jeu.

    Il faut le croire, cette après-midi, dans les Landes, il pleuvait ! J'espère que ce ne sera pas le cas ici demain, car j'ai bien l'intention d'aller à la piscine, retrouver la fraîcheur. Je pars jeudi en Bretagne. Habituée à la chaleur de ces derniers jours, je ne sais pas si je supporterai le choc climatique ;-) Je pars avec jean et pull, ça vaut mieux !


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  • B - Bruit. Bon, le prochaine critère, si je dois déménager, sera le calme. Voisinage genre maison de retraite ou cimetière. Parce qu'une aire de jeu pour enfants, c'est du niveau sonore d'un aéroport, ou pas loin. Et tard dans la nuit. Mais quand dorment-ils ces gosses ?

    C - Calme. Ils dorment le matin, de toute évidence, tout comme les djeuns du quartier. Le matin, le quartier est nettement plus calme, et c'est appréciable. Ceci dit, je trouve que même le soir, il y a un léger mieux, je présume que certains sont partis en vacances. Au boulot aussi, c'est calme, je ne m'en plains pas. Moins de travail, moins d'appels des clients internes, moins de collègues... ça fait du bien. Et sur la route du travail, là aussi, c'est tranquille et surtout très agréable de ne plus subir les bouchons habituels.

    C - Canicule. On nous l'annonce pour cette semaine... pour l'instant il fait gris, et frais. Un petit vent bien agréable s'est levé ce soir, apportant un joli bruit de feuilles qui s'agitent, et une fraîcheur qui revivifie.

    C - Comptes. L'examen des comptes à peu près terminé, j'ai découvert que le sport me coûte très cher, que la végétalisation de mes balcons aussi, et ce avec un résultat plus que décevant, ce qui n'est pas le cas du sport, au moins. Il est vrai que le yoga est un sport particulièrement cher, ce que je trouve moyennement justifié. Mon abonnement à la salle de sport est, comparativement, du pipi de chat dans mon budget. J'ai dépensé autant en habillement qu'en fleurs et plantes, et fort peu en culture, la culture étant, quoi qu'on dise, quelque chose de très abordable et souvent gratuit ou presque. J'ai fort peu de dépenses étiquetées "divers et variés" ce qui est plutôt bon signe. Mon budget "restaurants" est à la fois conséquent et raisonnable, j'y compte toutes les petites sorties que je fais avec mon cadet et elles sont nombreuses, mais je tiens à profiter de lui tant qu'il est célibataire ! La piste des économies potentielle est donc dans l'arrêt de mon obstination à vouloir fleurir, trop souvent en pure perte, mes balcons. Quand à l'habillement, j'ai une garde-robe assez conséquente maintenant pour pouvoir en tirer le meilleur parti. En toute objectivité, la seule chose dont je pourrais avoir besoin d'ici la fin de l'année, serait d'une nouvelle paire de chaussures pour l'hiver. Côté dépenses obligatoires, l'examen de ma facture d'électricité montre que ma consommation est inférieure à ce que je paie en taxes et abonnement, merci l'Etat et EdF, mais ma facture reste très raisonnable, je pourrais la réduire encore si je me débarrassais de mon petit radiateur soufflant dans la salle de bain - oui mais je suis frileuse et c'est un luxe dont je peux difficilement me passer que celui d'avoir très chaud quand je me douche le matin ou que je me démaquille le soir. Ma facture de téléphone mobile pourrait difficilement être mois chère - 10 euros par mois - mais il faut que je prospecte pour voir si je ne peux pas payer moins cher pour ma box, quoique les offres concernant le câble ne soient pas nombreuses. Enfin, reste à voir si le fait de travailler moins va me permettre de payer moins d'impôts (en principe oui, sauf si l'Etat se décide à augmenter ceux-ci), voire à me permettre de ne plus payer la taxe d'habitation, ce qui serait une vraie bouffée d'oxygène sur le poste "impôts" de mon budget - pour autant que la taxe foncière n'augmente pas en contrepartie (ce qui ne m'étonnerait hélas pas). Bref, je ne regrette pas d'avoir fait cet exercice là, j'en sors plutôt rassurée quand je m'attendais à en sortir désespérée.

    D - Déception. Déception au boulot. Je m'occupe du planning de l'équipe depuis mon arrivée dans le service. Nous avons des permanences à faire, ça signifie des roulements à organiser, en tenant compte des impératifs et des souhaits de chacun. Certains, comme moi, aiment bien avoir des permanences toujours les mêmes jours, d'autres comme Chloé préfèrent avoir des permanences qui changent d'une semaine sur l'autre. Hubert ne travaille que le matin, D. que deux jours par semaine. Et moi, maintenant, je ne travaille plus que quatre jours. Ceci dit, ça roulait pas trop mal, jusqu'à l'arrivée de Corentin, qui n'a de cesse de râler parce qu'il ne trouve pas normal que je ne sois jamais, par exemple, de permanence de soir (c'est à dire, jsq à 19 h) le jeudi, et que je le sois toujours le mercredi. Bon, franchement, qu'est-ce que ça peut lui faire ? Il est jeune, il n'a pas d'impératifs, je ne vois pas en quoi ça le dérange que j'ai envie, moi, d'être toujours de soir le mercredi. A force, à force, il a fini par me chauffer les oreilles, surtout que je lui ai expliqué à chaque fois qu'établir le planning, c'est quelque chose qui me prend du temps. Bon, ayant moins de contraintes horaires cette année, j'ai commencé à accepter de devoir changer mes permanences. Mais voilà que hier Chloé s'y est mise à son tour, en insistant sur le fait que les permanences doivent tourner. Résultat, j'ai envoyé un mail à l'équipe ce matin, disant que j'avais bien entendu que mon travail sur le planning ne les satisfaisait plus et que de fait, je passais la main à qui le voudrait bien. Pas de réactions. Mais je pars en vacances jeudi soir et j'imagine qu'à mon retour, je vais découvrir que le planning de septembre m'imposera des permanences qui ne me conviendront pas. Après tout, tout à une fin, mais je serai curieuse de savoir comment ils vont le faire, ce planning, et plus encore, comment ils vont arriver à faire avaler à Hubert et D. qu'ils doivent eux aussi tourner sur des permanences, alors qu'ils sont tous les deux en mi-temps thérapeutiques... Si je suis un peu déçue sur le sujet, j'admets toutefois que si j'ai fait le planning ces dernières années, c'est que ça me permettait d'avoir le privilège de choisir mes horaires. Après tout, en d'autres temps, je me serais retrouvée sur l'échafaud pour moins que ça ;-)

    I - Immobilier. Déménager, déménager, c'est bien beau, mais ça m'étonnerait fortement que ça m'arrive avant longtemps, et même que ça puisse encore m'arriver. Certes j'ai acheté mon appartement a un prix inférieur à celui du marché, et je pourrais d'ores et déjà faire une belle plus-value, mais les prix de l'immobilier ont tellement flambés ces dernières années et plus encore ces derniers mois, que la seule solution serait d'acheter aux fins fonds des Landes, ce qui ne serait pas très pratique pour aller bosser. Plaisanterie mise à part, l'immobilier fait la part belle aux investisseurs ou aux catégories sociales "plus plus", excluant de fait de l'accession à la propriété tout une catégorie de citoyens, les revenus modestes, mais aussi les célibataires. Comment payer un T2 200 000 euros quand la banque ne vous en prête que 100 000 ? C'est l'agacement du moment.

    L - Lectures. Je passe beaucoup de temps à vélo, et pas mal aussi à ne rien faire d'autre que prendre le temps de ne rien faire, justement, d'autre que de profiter de la belle saison sur mon balcon. Ce n'est pas comme ça que je les piles de bouquins en attente vont diminuer !

    L - Lune. Si une bonne partie de la planète a pu profiter du spectacle de la lune rouge de vendredi dernier, ce ne fut pas le cas de la région bordelaise :-(  Des nuages m'ont empêché de la voir, à mon grand regret.

    M - Moral. Après quelques fluctuations ces dernières semaines, ça va mieux. Au point d'attendre avec impatience mes vacances - jeudi soir.

    T - Télé. Hein, quoi, de quoi s'agit-il ? Ces derniers mois j'ai fini par être écoeurée du discours des médias, au moment du JT. Résultat, je ne les regarde plus, et c'est à peine si je suis au courant de l'actualité. A la place, je me suis mise à lire Le Courrier International, j'ai au moins l'impression de ne plus subir le lavage de cerveau du petit écran - et dire que c'est pour ça que je paie une redevance. Je me contente d'allumer le petit écran pour les documentaires, sur Arte ou la 5, qui me font voyager agréablement et me donnent des idées - c'est ainsi que j'ai eu envie de découvrir Oman l'an dernier.

    V - Voyage. Comme je discutais avec Véronique, une collègue d'une autre équipe, nous nous sommes rendues compte que nous souhaitions toutes les deux aller en Corse. Elle est célibataire comme moi, je lui ai expliqué comment je voyais la chose (train et bus pour circuler dans l'île), ça lui a bien plu, nous sommes convenues d'en reparler d'ici quelques mois, pour programmer ça l'été prochain :-)


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  • ... Moins on travaille, moins on a envie de travailler.

    J'ai bien pris le rythme de la semaine de 4 jours, maintenant. Et la reprise, le lundi, se fait sans motivation aucune, je l'avoue franchement. Si mon job était plus intéressant, ce serait probablement différent, mais là... Ceci dit, mon boulot, qui ne me passionne pas, a cependant un avantage : quand j'en sors, je n'y pense plus, et quand je reprends le boulot, c'est sans y penser avant.

    Cette semaine fut toutefois bien agréable : une panne de téléphone nous a permis de passer trois jours tranquilles. Je ne sais pas ce qu'il y a de plus incroyable, dans cette histoire : qu'une telle panne puisse survenir dans une grande entreprise telle que la Big Bank, ou qu'il faille trois jours pour en déterminer l'origine - la surcharge d'un serveur ayant amené celui-ci a discontinuer certaines applications - dont la téléphonie. L'informatique, le pire comme le meilleur...

    Tout aussi incroyable, mon service est également victime, et ce fut le cas cette semaine, de temps à autre depuis notre aménagement dans nos nouveaux bureaux, de coupures électriques intempestives. On bosse et paf  ! plus d'ordi, écrans noirs. Il faut attendre qu'un électricien arrive, ouvre l'armoire électrique, remette le courant. Nous, on doit relancer nos pc, et ré-ouvrir toutes les applications qui ont été fermées à l'arrache, ce qui nous prend toujours un peu de temps.

    La semaine de quatre jours, donc, je pars le jeudi soir avec un grand et sonore "bon week-end" à mes collègues, un peu dépités, mais tant pis pour eux, ils n'ont qu'à faire pareil...

    Vendredi matin, c'est désormais piscine, aujourd'hui nous étions trois dans la ligne d'eau, il faisait un peu gris, donc pas trop chaud, et ce fut un vrai bonheur de nager.

    Cette après-midi, ciné, avec une bonne découverte, le film "Joueurs", premier long métrage d'une réalisatrice française dont j'ai oublié le nom, film fort réussi sur tous les plans, belle image - on sait que j'y suis sensible - scénario original et intéressant, rythme soutenu... vraiment un très bon film.

    Je ne vais pas voir ma mère ce week-end, j'ai décidé de m'accorder une pause, mon frère de Poitiers descendant dimanche pour aller la voir, j'ai estimé que je pouvais me passer d'aller la voir, il faut savoir souffler et prendre de la distance. Ma mère, si elle est plus calme du fait d'un nouveau traitement contre la démence sénile, perd toujours plus ou moins la tête, et mon père est toujours en train de se plaindre de son propre état de santé. Ce n'est donc pas un moment très drôle que je passe avec eux. Mon oncle de 96 ans, et ma tante de 88 ans, sont paradoxalement en meilleure forme que mes parents, pourtant bien plus jeunes. Il y a la santé, bien sûr, mais il y a surtout le mental.

    M'étant bien habituée à mon nouveau rythme, et ayant, enfin, réussi ce mois-ci à terminer le mois autrement qu'à découvert, ce qui est un véritable exploit, je n'ai pas eu de crise d'angoisse cette semaine. Ca, c'est plutôt bien ! Côté finances, j'ai pris le taureau par les cornes. Outre que j'ai fait extrèmement attention à mes dépenses ce mois-ci, j'ai tiré une extraction Excel de mon compte courant, de janvier à ce mois-ci, et j'ai commencé à le travailler, en créant des catégories de dépenses, afin de pouvoir analyser celles-ci, et donc, savoir où ça coince. Il n'est jamais trop tard pour prendre de bonnes résolutions !


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  • A - Araignée. A force de les subir, dans mon précédent appartement, ma phobie a pris des proportions plus supportables. Résultat, quand j'en ai vu une sortir d'une des compositions florales murales de ma cuisine, que j'étais en train d'arroser, je n'ai pas cillé, j'ai attrapé le premier truc qui m'est tombé sous la main, en l'occurrence un pot à épices, et j'ai occis la bestiole illico. Un sacré progrés. J'aimerai bien aimé comprendre comment l'affreuse chose était arrivée là, d'autant que le spécimen était, vu sa couleur, encore jeune et qu'elle aurait été de belle taille, adulte. Bon, il va me falloir vivre avec cette incertitude. Et appréhension, la prochaine fois que je devrais arroser la composition.

    B - BD. Un collègue me passe de temps à autre des BD, ou plutôt des romans graphiques, comme on dit maintenant, ça fait plus sérieux. Il vient de me passer un pavé de 3 kgs - oui 3 kgs ! une saga intitulée Il était une fois en France, saga qui raconte l'histoire d'un juif hongrois, arrivé en France dans les années 30, et traversant les années sombres de l'Occupation dans des circonstances quelque peu troubles. C'est inspiré d'une histoire vraie, et je me suis surprise à dévorer le premier tome, au point d'en oublier le monde extérieur. Il y avait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, cette sensation, et ça m'a fait du bien !

    B - Bruit. Mais bon sang quel est ce demeuré qui, depuis plusieurs jours, fout le boxon le soir dans le quartier, avec sa musique de m*** et son klaxon ? Il faut le croire, jeudi soir il s'était carrément installé au carrefour de ma rue, warnings, portières ouvertes, musique à fond. Le pire, c'est que ça ne dérangeait pas la famille de la voiture à côté - se connaissaient-ils ? et les gamines ont ajouté des you-you au bruit de la musique - tantôt du Céline Dion tantôt de la musique arabe, on notera que le monsieur est mélomane. Au bout d'une demie-heure, j'ai appelé les flics et me suis réfugiée dans la chambre ouest, le niveau sonore dans ma chambre, fenêtre fermée, double vitrage, étant intenable. Les flics ont dû passer, depuis il se contente de passages express mais fréquents dans le quartier, avec toujours la même musique en boucle, une vieille chanson des années 80, un mélomane disais-je.... On n'imagine pas, avant d'y vivre, ce qu'est le bruit dans un quartier populaire.

    C - Cadeau. Corentin m'a fait un gentil cadeau, cette semaine. Le sachant plutôt près de ses sous, je n'ai su qu'en penser et me suis sentie un peu gênée. Mais je n'ai pas boudé mon plaisir car l'attention m'a fait d'autant plus plaisir. A défaut d'un jeune amant potentiel, je crois avoir hérité d'un troisième fils.

    C - Crevaison. Les pistes cyclables sont, en cette saison, mais cette année encore plus que d'habitude, jonchées de bris de verres, bouteilles de bière ou d'alcool soigneusement cassées et éclats bien éparpillés sur les pistes. J'ai beau regarder soignement où je roule, je n'ai pu éviter un ou deux endroits particulièrement soignés par les espèces de salauds qui font ça. Résultat, j'ai crevé ! Rien de grave, j'ai démonté ma roue, l'ai emmené à Decathlon, le type qui a pris ma roue à l'atelier m'a confirmé que lui-même venait de crever deux fois en un mois. Quelle galère si on ne peut plus rouler tranquille :-/

    D - Départ. Mon collègue est donc parti, avec beaucoup d'émotion de notre côté comme du sien. La vie est faite de départs et c'est toujours pour moi un déchirement.

    F - Famille. J'ai été très heureuse de revoir mon ex beau-frère et mon ex belle-soeur, la semaine dernière, à l'occasion d'une réunion de famille chez mon ex-mari. J'avais toujours eu de bonnes relations avec eux, et j'avais regretté de ne plus les voir après mon divorce. Les relations avec mon ex-mari s'étant améliorées ces dernières années, j'ai demandé si je pouvais assister à ce repas familial, et j'ai eu la bonne surprise d'être très bien reçue par mon ex belle-famille. La dernière fois que nous nous étions vu, c'était pour l'enterrement de mon ex belle-mère, et je trouvais dommage qu'on ne se revoit que lors des mauvaises occasions. Cette fois-ci, c'était une occasion plus sympa, le baptème de leur petit-fils, et comme j'ai expliqué à mon ex belle-soeur, autant se voir plutôt pour les bonnes occasions !

    F - Famille, bis. Je suis montée dans le Médoc, ce midi, voir ma soeur que je n'avais pas vue depuis fin décembre. Là encore j'ai été bien accueillie, et cela m'a fait plaisir.

    F - Famille, ter. Ma mère ressuscite, il faut le croire, tandis que mon père lui est de moins en moins en bonne forme. Pourtant ils s'obstinent l'un comme l'autre à dire que dès que mon père aura fait ses examens, ma mère rentrera chez eux. Mais mon père est sans arrêt en train de passer des examens médicaux....

    H - Horoscope. Mon horoscope m'annonçait, lundi dernier, une "rencontre coup de foudre". Comme ce n'est pas au boulot que ça risque d'arriver, c'est donc confiante et tout sourire que je me suis rendue à Décathlon, roue crevée à la main. Mais finalement non, point de rencontre coup de foudre. Ah, décidemment, ces horoscopes... ;-)

    J - Jogging. Eh bien je suis fière de l'avoir fait : ce matin je me suis levée à sept heures, et à sept heures quinze j'étais sur la piste cyclable à côté de chez moi, chaussures aux pieds, pour me mettre au jogging. J'ai alterné marche rapide et course, et ne m'en suis pas trop mal tirée. Pas de point de côté, pas de douleur à la cage thoracique, vessie et périnée ont tenu le coup, et je suis rentrée chez moi au bout d'une demie-heure, en petite foulée, toute contente de moi. Et faire du sport dans la fraîcheur du petit matin, c'est un vrai bonheur !

    J - Jours. Les jours raccourcissent déjà, hélas, je m'en aperçoit bien le matin, puisque je me lève de nouveau avant le soleil.

    P - Poste. J'avais postulé pour un poste dans un autre service, j'ai reçu une réponse négative, même pas personnalisée. Le logiciel de gestion des candidatures - on postule désormais en ligne aux annonces internes - permet aux DRH d'envoyer des réponses négatives, non motivées, sans autre forme de procès. J'ai aussi sec contacté ma GRH pour en savoir plus. Une réponse qui me dit que je n'ai pas les compétences requises, alors que mon CV montre le contraire, ça ne me plait pas. Mais pour le reste, si je suis contrariée de devoir rester dans mon service actuel, je ne le suis pas énormément de louper ce poste là, au vu de la mauvaise réputation du manager.

    W - Week-end. Ca y est, je m'y habitue bien, à ces week-ends de trois jours ! J'attaque par une séance de piscine le vendredi matin, et c'est une bonne façon de commencer :-) J'ai le temps d'aller voir ma mère, de me reposer, de faire du sport... et au boulot, c'est un vrai soulagement de ne plus travailler que quatre jours.


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  • Et pas des moindres. Je me suis accrochée avec mon cadet, ce soir, à propos d'un boulot qu'on lui propose, et qu'il refuse. Je me suis énervée, je l'ai vexée, bref, j'ai mauvaise conscience, et surtout peur d'avoir cassé quelque chose du lien si fort qui nous lie. Je me suis excusée, certes, mais j'aurais surtout mieux fait de me taire. En même temps, comme je le lui ai expliqué, il verra ça le jour où il aura lui-même des enfants, ce n'est pas facile de d'entendre certaines choses sans s'énerver.

    Bon bref, je vis avoir du mal à m'endormir ce soir, de dont je n'avais pas vraiment besoin étant donné les problèmes que j'ai déjà pour m'endormir, en raison du boucan du quartier, le soir.


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  • ... les crises d'angoisses. Tenaces, elles me bouffent des heures durant. Comme si de rien n'était, je continue à bosser, tant bien que mal, ce n'est pas facile de se concentrer sur le boulot quant le mal ronge, m'efforçant de ne rien laisser paraître, et pour l'instant j'y arrive pas trop mal, je doute que mon entourage s'aperçoive de quoi que ce soit.

    Fine observatrice, je me suis bien aperçue, moi, que le chef d'une autre équipe de l'informatique, qui bosse à quelques mêtres de moi dans le même open space, n'était plus très bien depuis quelques mois. C'est quelqu'un avec qui j'ai eu l'occasion de travailler, lors de mon premier passage au service informatique, il y a une dizaine d'années. C'est quelqu'un dont j'ai toujours admiré la différence, mélange de classe naturelle, de charme, de discrétion, d'amabilité, belle réussite sociale, belle réussite familiale... J'ai bien senti les lézardes, ces derniers mois. Quelque chose de subtil, une façon d'être à peine différente, un regard plus sombre, et de multiples coups de fil qui le faisaient sortir du bureau précipitamment. Pour autant personne ne se rendait compte de rien, je crois, puisque je n'ai jamais entendu qui que ce soit faire de commentaires ou poser de questions. Seul mon collègue Cyrille, aussi observateur que moi et, de plus, bossant juste à côté de lui, avait perçu lui aussi un changement, mais n'était au courant de rien, ce qui était assez étonnant car Cyrille sait toujours tout sur tous.

    Bref, il nous a envoyé un mail, à tous, ce midi, et est sorti aussitôt du bureau, comme on fuit. Un mail très émouvant pour nous dire qu'il quittait la société la semaine prochaine. Dans son mail, rien sur ce qu'il partait faire, mais un "merci merci merci" qui m'a bouleversé, et j'ai bien senti son émotion à travers les mots.

    Je l'ai croisé entre deux portes, dans l'après-midi, il s'est allé à quelques confidences - je crois qu'il m'a toujours considérée comme quelqu'un de confiance. Il part, il quitte la région, il fuit un divorce difficile. Cela m'a évoqué ma propre expérience, et je lui ai donc demandé de prendre bien soin de lui-même.

    Ce départ, surtout dans ces conditions, m'affecte particulièrement. Je suis attachée à tous mes collègues de l'informatique, que soient des collègues de mon service ou ceux d'un autre service car, au fil des années et des réorganisations régulières, nous avons tous un jour ou un autre eu l'occasion de travailler ensemble, et nous nous connaissons bien. Et, comme je l'ai dit, ses qualités naturelles font que c'est quelqu'un que nous avons toujours tous apprécié, ce qui n'est pas courant.

    Bref, cela a peut-être accentué la crise d'angoisse qui m'a taraudé toute l'après-midi, qui n'est d'ailleurs pas tout à fait terminée.

    Heureusement, ma psy, vue lundi, m'a appris qu'elle prenait ses vacances en septembre et non pas, comme la majorité des médecins, en août. Août est un grand désert médical, et c'est un soulagement de savoir qu'en cas d'urgence, je pourrais toujours me tourner vers ma psy. Je suis bien placée pour savoir à quel point les crises d'angoisse - qu'aucun traitement ne calme - peuvent être dangereuses pour moi, et à quel point l'été peut être meurtrier.

    Mais il fait beau, et bon, et je serre les dents.


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  • Que bien injustement, je ne mettais plus de photos d'Elle. Revoici La Chatte, et ses deux vibrisses blanches, car elle aussi vieillit...

    Il y avait longtemps

     


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  • J'ai passé une excellente soirée, il y a quinze jours, avec mon cadet qui venait - enfin, après quelques déboires - de s'installer dans son studio. Nous avons commencé la soirée par un verre accompagné de quelques tapas, dans le bar à vins en bas de son immeuble. Il faisait beau, nous étions en terrasse et c'était très festif. Nous avons traversé la rue pour commander des pizzas, que nous avons remontées chez lui pour les manger, et avons retraversé la place pour aller, toutjours à pied, au ciné, voir le nouveau Jurassic World. J'étais venue chez lui en vélo, j'en suis repartie à vélo, dans le soir tombant d'une belle soirée d'été encore claire.

    Fatiguée par des nuits difficiles - le quartier est décidemment particulièrement bruyant le soir, et tardivement - je me suis accordée un samedi matin sans yoga. Je me suis toutefois levée très tôt, pour profiter de la fraîcheur du matin (il a fait très chaud ce week-end là), et faire tout ce que j'avais à faire, à savoir du ménage, un gâteau de courgettes pour le week-end, et des légumes farcis pour le traditionnel repas du dimanche soir avec mon fils. J'ai aussi mis une machine à laver, que j'ai étendue en suivant, après avoir nettoyé les caisses des chattes. A neuf heures trente, tout était fini, et j'ai apprécié... de me recoucher, et il faut le croire, je me suis rendormie !  Le temps ayant tourné à l'orage dans l'après-midi, j'ai passé la soirée à contempler l'orage, à en savourer les odeurs et les lumières, confortablement installée sur mon lit, fenêtres grandes ouvertes. Un bel orage, assez fort pour donner de beaux éclairs et de beaux roulements de tonnerre, une belle pluie faisant lever du sol cette odeur de terre mouillée si délicieuse. Mieux que n'importe quel film !

    Le dimanche comme j'allais chercher mon pain à Pessac centre, un vide-grenier sur la place a été l'occasion pour moi de faire de bonnes trouvailles qui m'ont réjouies. Une très belle jupe, très classe, en parfait état, m'allant parfaitement, pour cinq euros - je n'ai pas les moyens de faire les soldes cette année j'ai donc été fort contente de mon achat - une très belle petite robe pour ma future petite-fille, et un très bel objet, à savoir un ensemble cafetière+sucrier, des années 50, pour le prix imbattable d'un euro cinquante... J'ai une passion pour le design des années 50, qui ressemble souvent au design Art Déco des années 30, et si je fais la chasse aux objets superflus, je me suis toutefois accordée ce petit plaisir, et l'ensemble a immédiatement pris place dans ma cuisine.

    La bonne nouvelle de cette fin de mois de juin, particulièrement difficile financièrement, aura été l'appel de charges trimestriel à zéro. Le budget de la copropriété avait été pessimiste, le réel bien plus raisonnable, et la régularisation en faveur des copropriétaires ! Le deuxième effet kiss-cool étant que, de fait, les charges trimestrielles à venir seront revues à la baisse.

    Je suis donc passée à temps partiel en ce mois de juillet, ce qui n'a pas été sans me causer quelques crises d'angoisse. La peur de ne pas m'en sortir financièrement, la crainte de me couper de la vie sociale du bureau... J'ai beau en connaitre les causes et savoir les rationaliser et me rassurer en essayant de rester objective, ça ne suffit pas pour faire tomber les angoisses, ce qui m'occasionnent toujours quelques heures inconfortables. Angoisses qui ne m'empêchent pas, du reste, de penser que j'ai fait le bon choix.

    Mon premier week-end de trois jours aura été, de fait, bien rempli. J'ai passé la matinée au centre expert bipolaire du chu, vers lequel ma psy m'a orientée. L'occasion de parler, durant deux longues heures, de cette dernière décennie qui aura été pour moi bien chaotique. C'était la première fois que j'avais autant de temps pour parler, les séances chez les psys excédant rarement la demie-heure, et ça m'a fait un bien fou de pouvoir poser les choses dans leur intégralité, d'une traite. L'occasion de faire face à un diagnostic posé il y a déjà quelques années, auquel je n'avais jamais cru, mais auquel je peux maintenant faire face. Juste le temps de rentrer chez moi déjeuner que je repartais déjà pour le contrôle technique de ma voiture - contrôle technique qui s'est bien passé ce qui a été un réel soulagement pour moi - et une visite chez l'ostéopathe, une jeune femme dont la gentillesse autant que l'efficacité me font beaucoup de bien à chaque fois. Le fait que la mutuelle de la Big Bank nous rembourse trois séances dans l'année est un vrai progrès pour moi, qui n'avais jusque là jamais pu bénéficier d'une prise en charge chez un ostéo alors même que j'en avais besoin et que les résultats sont bien réels.

    Visite éprouvante à l'ehpad, le lendemain. Que dire à ma mère qui déprime lorsqu'elle est lucide, parce qu'elle passe ses journée sans but, sans occupation, dans le déni de son état ?

    J'ai apprécié de me changer les idées au cinéma, devant le très beau film d'animation Parvana. Il y avait longtemps que je n'avais pas vu d'animation et celui-ci est de bonne qualité, avec des images splendides.

    J'avais prévu une rando, dimanche matin, avec Corentin. Lequel Corentin m'a finalement laissée tomber au dernier moment, ce qui ne m'a aucunement contrariée. Au contraire, j'ai profité du fait que j'étais prête de bonne heure pour enfourcher mon vélo, dès huit heures du matin, profitant ainsi de la fraîcheur et du calme du petit matin. J'ai croisé un jeune écureuil, quelques vols d'hirondelles frôlant le sol en longues arabesques gracieuses, respiré la menthe bordant la piste cyclable en quelques endroits humides, et profité du calme des bois. Je me suis, une fois encore, perdue dans les bois de Cestas, la balade en a été rallongée d'autant, et je suis rentrée chez moi au bout de trois heures, heureuse de l'effort accompli et des belles choses vues en chemin. Le vélo et moi, c'est une passion de longue date, j'ai toujours eu un vélo d'aussi loin que je m'en souvienne, et c'est toujours un vrai bonheur pour moi de l'enfourcher et d'enchaîner les coups de pédales avec facilité, régularité et entrain.

    Relations tendues avec mes chefs ces temps-ci au boulot. Ma chef bordelaise brille par son silence et son inefficacité, et j'ai eu un échange un peu sec avec son homologue parisien. Mes collègues ont apprécié la passe d'armes - j'ai beaucoup progressé ces dernières années en terme de savoir dire, et je n'ai plus peur de m'exprimer. L'âge a donc quelques avantages.

    - Ah, voilà que le quartier jubile, la France a dû marquer un but, en cette demie finale. Je suis sur mon balcon, dans la douceur du soir, aux premières loges pour entendre les cris qui s'échappent des fenêtres grandes ouvertes des tours.

    Mais ces cris sont autrement plus supportables que le moteur, trop puissant, du quad qui tourne dans le quartier, dès qu'il fait beau. Je n'en pouvais plus, hier soir, et j'ai fini par appeler la police municipale ce matin. O joie O bonheur, le policier qui m'a répondu m'a appris qu'ils avaient ce matin même trouvé le dit quad abandonné près d'un bâtiment, et alerté la police nationale qui devait s'en saisir. De fait le quartier était bien plus calme ce soir, et je peux enfin profiter des fenêtres ouvertes et du balcon ! Jusqu'à ce qu'un nouveau quad ou une nouvelle moto (volés, médisent mes collègues) fasse son apparition.

    Un vieil amoureux était de passage dans la région, cette semaine. L'occasion pour moi de lui rendre une visite impromptue lundi soir, pour notre plus grand plaisir respectif. Madame sa mère était là, c'est chez elle qu'il s'installe quand il descend sur Bordeaux, mais elle a tourné le dos assez souvent pour quelques rapprochements furtifs. Le vieil amoureux est reparti, mais ce petit intermède m'a fait du bien, dans un quotidien un peu gris ces derniers temps - le moral est un peu bas.

    J'ai hébergé une de mes neveux, en stage sur Bordeaux, ces deux dernières semaines. L'occasion pour moi de constater qu'à force de vivre seule, j'ai du mal à supporter la présence de qq d'autre chez moi, a fortiori d'un adolescent Attila du frigo. J'ai été soulagée quand il est reparti. Je ne réitèrerai pas l'expérience, d'autant que j'ai décidé, vu le bruit du quartier le soir dès que les beaux jours reviennent, d'aménager la deuxième chambre en vraie deuxième chambre, de façon à m'y installer chaque été. Je conserverai la banquette-lit en fer forgé car elle est jolie, mais je vais me séparer des derniers livres qui me restent, de façon à me débarrasser des petites bibliothèques pour gagner de la place dans cette chambre, car j'aime l'espace.

    J'ai pris mon billet de bus pour monter, durant mes vacances du mois d'août, voir mes amis en Bretagne. Outre que cela me fera du bien de voir un peu du pays, j'apprécierai encore plus de pouvoir les voir "en vrai". Les moyens de communication ont beau être multiples désormais, mails, messenger, facebook, téléphone, cela ne remplacera jamais le plaisir de la proximité ! Je me réjouis d'avance de cet intermède amical.

    Je n'ai pas encore pris mon billet de train, mais j'envisage également de passer un week-end, toujours durant mes congés d'août, du côté de Narbonne, chez ma cousine qui y a une maison de vacances. J'ai besoin de prendre l'air, de voir d'autres paysages que les tours de béton de ma cité surpeuplée.

    On n'arrête pas le progrès, et le petit Corentin est revenu de ses congés avec une montre connectée, et plus précisemment connectée à son smartphone. Hier il m'a fait une démonstration des possibilités de l'objet, me filmant avec son smartphone et me montrant la vidéo en même temps sur l'écran de sa montre. J'ai pris une photo de moi, sur la montre, pour immortaliser l'instant où le 21ème siècle s'est définitivement imposé à moi, fille du 20ème. Inutile de dire que, bien sûr, la montre de Corentin ne lui sert qu'à peine à donner l'heure, mais aussi à mesurer le temps qu'il met à venir au bureau en vélo, à aller sur internet regarder les dernières nouvelles du monde, à recevoir ses appels téléphoniques, et à payer chez Mc Do.

    Mon niveau de ras-le-bol de mon boulot actuel étant dépassé depuis déjà bien longtemps, j'ai répondu à une annonce interne, pour un poste d'administrateur paramétrages. Je pensais que c'était un poste à pourvoir dans une équipe dans laquelle j'aurai aimé travaillé, j'ai appris qu'il n'en n'est rien, et qu'il s'agit en fait d'une équipe avec laquelle je bosse régulièrement. Comme j'annonçais à deux des filles de l'équipe que j'étais intéressée par le poste, elles ont levé les bras au ciel en me disant "surtout pas, on veut toutes en partir !". Ah bon. Ma copine Chloé a tempéré les choses : nous aussi, on veut tous partir de notre équipe actuelle ! J'ai trouvé ça cocasse, mais je suis bien ennuyée, je ne sais si je dois maintenir, ou non, ma candidature. L'équipe n'est composée que de filles - et j'ai horreur de bosser avec des filles - et le manager a la réputation d'être très con. Oui, mais les paramétrages j'aime ça,le poste me donnerait l'occasion de progresser sur certains outils et d'acquérir de nouvelles compétences sur des outils un peu pointus, et le poste est un poste de cadre, or les occasions de progresser de ce côté là ne sont pas si fréquentes par les temps qui courent. C'est une histoire à suivre...

    Bon, voilà que le quartier exulte, la France est donc en finale et, bon, je ne vais pas dormir de suite, qu'importe, demain je me lève à la fraîche pour aller à la salle de sport...

     


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  • B - Bobo. Ce n'est vraiment pas le genre du quartier, qui fait partie d'un des 1000 quartiers les plus pauvres de France. Alors que faisaient ces jeunes, tout à l'heure, propres sur eux, venus poser leur jeu de molky sur l'ancien terrain de boules ? Déjà, une amorce de jardin partagé a vu le jour, mais si en plus le molky s'y met, où va le quartier ? De fait, le projet de réhabilitation, qui avait pris du retard, est relancé et nous en saurons plus lors d'une réunion publique jeudi prochain. On parle de démolir une tour, voire trois, de réhabiliter le centre commercial, de créer une voie verte... Quand j'ai acheté, l'an dernier, c'était en faisant le pari d'une réhabilitation à venir, j'espère que celle-ci verra bien le jour !

    C - Cinéma. Je n'ai plus le temps d'y aller. La séance du samedi est remplacée par la visite de ma mère à l'ehpad, c'est plus désespérant, et le moment d'évasion du cinéma - j'adore les films étrangers - me manque bien. Ne travaillant plus le vendredi à partir du 1er juillet j'espère pouvoir retrouver le chemin des salles obscures !

    C - Concert. Comme je passais par la fac en vélo, pour aller voir ma mère à la maison de retraite, j'ai entendu de la musique. Je me suis arrêtée au retour, c'était juste quelques enceintes et platines, posées dehors devant la maison d'activités culturelles, mais au son assez fort, avec tout autour quelques étudiants profitant de la musique et du moment sous l'ombre des pins. La musique, c'était du reggae et du dub, et je me suis arrêtée un bon quart d'heure pour en profiter, car le dub est un genre dont j'apprécie particulièrement les vibrations.

    C - Confiture. J'achète toujours mes fruits et légumes chez le producteur du Lot-et-Garonne qui livre sa production directement au boulot, c'est pratique. En ce moment, il a de petites courgettes délicieuses, et des fraises Charlotte très sucrées et goûtues. Comme une barquette, c'est trop pour moi, je les ai fini, hier matin, en faisant vite fait une petite confiture. Ca m'a pris cinq minutes, le reste de fraises coupés en petits morceaux, un jus de citron, un peu de sucre et d'eau, et j'ai obtenu quelque chose entre confiture et compote, qui a embaumé tout l'appartement et, ce matin s'est révélé très agréable au petit déjeuner.

    G - Geek. Grace aux collègues avec qui je déjeune le midi, je suis un peu les évolutions technologiques. Mais quand l'un deux, l'autre midi, a déclaré qu'il paie avec sa montre, là je me suis carrément sentie larguée. J'ai même pensé un moment qu'il se moquait de moi, mais ce n'est pas le genre du garçon et, de fait, on m'a confirmé que c'est possible. Tout comme scanner, chez soi, avec sa propre scannette, son paquet de céréales quand il est vide, pour mettre à jour sa liste de courses numérique et l'envoyer à son drive habituel. Ca va un peu trop vite pour moi.

    T - Temps partiel. J'ai fait, vendredi, mon dernier "vendredi/permanence de 19 h". C'est quelque chose que je ne vais pas regretter ! Financièrement ça va être dur - et je ne parle même pas de ce que va donner le passage au prélèvement des impôts "à la source" en janvier prochain ! Mais les week-ends de deux jours, ce n'est plus assez pour tout faire !

    U - Ukulélé. L'ais-je dit ? ma dernière lubie, je voudrais me remettre à la musique (adolescente j'ai fait de la flute, du piano, de la guitare et, il y a quelques années, du chant), et je voudrais apprendre le ukulélé. Oui, mais, je n'arrive pas à trouver le temps de me renseigner pour savoir si c'est facile ou pas !

    V - Vélo. Le beau temps revenant, je ne loupe pas une occasion de monter dessus. Ca fait du bien !

    Y - Yoga. Par flemme, et par manque de temps pour tout faire, j'ai failli ne pas aller au cours, hier matin. Mais finalement j'y suis allée - en vélo ! et je n'ai pas regretté. Ca me fait vraiment du bien. De plus la prof habituelle doit s'absenter de temps à autre, dans ce cas là elle se fait remplacer par une autre, et c'est l'occasion de tester d'autres façons de pratiquer, et c'est toujours intéressant.


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  • Il y a les moineaux, les bergeronnettes, les rouge-gorges, qui volettent d'arbres en arbres, jamais très loin de nous. J'ai découvert que le rouge-gorge, dont je n'avais jamais remarqué que le "tit tit" monotone, est également capable de belles trilles. Il y a les merles, aussi et les étourneaux, dont un couple niche chaque printemps dans l'acacia devant ma fenêtre. De tous ces oiseaux, quels sont ceux qui chantent si bien dans le silence du petit matin ? Monsieur Etourneau, Madame Etourneau, petits étourneaux qui piaillent dans le trou dans le tronc de l'arbre et puis un jour, dans un grand bruit d'ailes, toute la famille prend son envol et déserte le nid jusqu'à la nichée du printemps suivant. Il y a les pies, qui volent un peu plus haut. Extrèmement bruyantes, les pies. Il y a les pigeons, que je n'aime pas, beaucoup trop de pigeons, je trouve ça sale les pigeons je leur préfère les tourterelles bien trop rares dans le quartier. Les pies sont dans les arbres, les pigeons se perchent sur les balcons des tours, jusque dans les plus hauts étages. Il a les corbeaux aussi, où nichent-ils ceux là je ne sais pas. Et puis il y a la buse, qui domine son monde et tournoie dans l'air au gré de la météo, tout en haut s'il fait beau et chaud, entre les tours si le temps est moins clément. De temps en temps elle passe trop près des pigeons, qui se dispersent dans la cité, effrayés par cet oiseau plus gros qu'eux ou peut-être font-ils juste semblant. Les hirondelles, elles, se fichent pas mal de la buse, elles volent haut, si haut qu'on ne les entends pas et que parfois on finit par les perdre de vue.


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  • Il y avait bien longtemps que je ne l'avais pas utilisée, celle là. Il est vrai que je suis plutôt silencieuse sur certaines choses, nonobstant le fait qu'on pourrait croire que je m'épanche avec facilité sur ce blog, et que je n'y parle que de moi. Oui mais non, et je pratique l'auto-censure bien plus qu'on ne le croit.

    Bon, autopsy parce que ça ne va pas fort en ce moment, mais que je progresse lentement mais sûrement vers une meilleure connaissance de la façon dont je fonctionne, sur mes failles, sur ce sur quoi il faut que je travaille. En l'occurence cette semaine j'ai compris que si je ne dis pas à ma psy que je ne vais pas bien, elle ne le devinera pas. Et c'est d'autant plus important que je ne la vois pas si souvent, juste une fois par mois environ. Mais je lui ai tout de même dit, cette fois-ci, que je voulais la voir plus souvent et, en toute fin de séance, ai lâché que je me sentais un peu sur le fil du rasoir. Trop bas, trop tard pour qu'elle réagisse. Résultat j'en suis sortie désespérée de me sentir lâchée avec mon mal-être grandissant, jusqu'à la séance suivante. Aide-toi, le ciel t'aidera, j'ai augmenté ce soir la dose du neuroleptique que je prends, parce que la mini-dose que je prends n'est peut-être pas suffisante en ce moment. Je n'ai pas beaucoup augmenté la dose, c'est presque plus psychologique que thérapeuthique, mais je tiens à limiter au maximum les effets secondaires du médicament.

    Je rangeais mes affaires, ce soir, au moment de quitter le boulot, un de mes collègues est venu discuter, et comme je lui demandais "ça va ?" pour amorcer la discussion, il m'a fait tout un laïus sur le fait qu'on n'est pas si mal, qu'on a du boulot, la santé, une ambiance de travail plutôt sympathique, des chefs pas trop pénibles... J'ai acquiescé avec un grand sourire, lui ai répondu qu'en effet on peut cocher pas mal de cases positives dans la liste de ce qui va bien, et donc qu'on peut dire qu'on est plutôt heureux et chanceux de l'être... Je me voyais mal lui répondre qu'en fait j'étais en pleine crise d'angoisse depuis le milieu de la matinée, d'autant qu'il est handicapé physique. Oui, mais, pensais-je en moi-même, tous les handicaps ne se voient pas...

    J'ai longtemps pensé que, parce que mes moments de moral bas étaient toujours - ou du moins je le voyais ainsi - justifiés par des évènements extérieurs, ils n'étaient pas pathologiques, et l'épisode dépressif de 2012/2013, survenu sans raison apparente, m'avait laissé perplexe.  Je commence à admettre qu'il y a bel et bien pathologie, et que le savoir m'aidera peut-être à vivre mieux.


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  • Après tant de mois de grisaille, à oublier ce que c'était que d'avoir chaud, ça fait du bien, et j'en suis ravie.

    Tellement que j'ai profité du fait de ne pas être de permanence, ce soir au boulot, pour débaucher tôt. Sitôt arrivée chez moi, j'ai enfilé short et débardeur, et sauté sur mon vélo, direction la médiathèque, et rentré en musardant sur les pistes cyclables du quartier. En rentrant je me suis installée sur mon balcon avec un des bouquins ramenés - un Colette, il y avait longtemps que je n'avais eu le plaisir de déguster sa prose sensuelle et caustique, et à ma grande surprise, je me suis prise à le lire d'une traite, jusqu'au bout.

    Dîner froid et rapide, puis retour sur mon vélo, pour une longue balade, dans l'odeur des tilleuls, des herbes coupées, avec les cris des hirondelles pour accompagnement sonore. Il faisait encore très chaud, mais par endroits, un peu plus humides et un peu plus ombragés, on sentait poindre cette petite fraîcheur agréable et odorante qui est celle des soirs d'été.

    A cette heure là, la grande difficulté est de pédaler en prenant soin de fermer la bouche pour ne pas avaler moustiques et moucherons !

    Ca m'a fait du bien. Le moral n'est pas forcément le meilleur en ce moment, et le vélo, je ne connais rien de tel pour me redonner le sourire !

    Et demain, il devrait encore faire beau, et après-demain aussi ! smile


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  • B - Blues. Petit coup de blues, ce matin. La fatigue, les journées particulièrement bien remplies de ces derniers jours, les permanences de 19 h 00 qui s'enchaînent, et puis le boulot qui me pèse... Coup de blues ce matin en me levant, qui dure encore ce soir...

    B - Boulot. Je l'ai déjà dit, j'ai du mal à accrocher à mon nouveau boulot, depuis le rachat de la Big Bank. Le travail n'est pas intéressant, les outils lourds et souvent lents, je ne vis pas bien le fait de devoir faire de l'assistance téléphonique aux utilisateurs internes, c'est pour moi une régression, le négativisme de mes collègues eux aussi désenchantés, et ma chef dont je supporte de moins en moins l'immobilisme... J'aurais besoin d'être soutenue, accompagnée, encouragée et ce n'est pas le cas. Enchainement fatal, je vis tout aussi mal le fait de ne pas arriver à me motiver moi-même, et je suis dans un sentiment d'échec et de culpabilisation qui s'auto-alimente.

    D - Démarches. Après l'ouverture du contrat EdF pour le studio de mon fils, je me suis également occupée des ouvertures de ses contrats d'eau et de gaz. Certes je pourrais le laisser se débrouiller, pour qu'il apprenne. Mais il travaille, et c'est plus facile pour moi car j'ai plus de latitude, au boulot, pour trouver le temps de faire ce genre de choses. EdF, eau, gaz, les centres d'appels sont en France, et je suis désolée de le dire : c'est très bien. Le centre d'appel de ma box est au Cameroun, c'est une vraie galère à chaque fois que je les ai en ligne.

    E - Enervement. Je me suis méchamment énervée hier, en réunion d'équipe. La sécurisation des applications par mot de passe, ça me gonfle. Surtout quand un service décide, sans nous prévenir, de changer les règles de complexité des mots de passe utilisés sur une application, et que nous nous retrouvons bloqués, avec les utilisateurs en ligne qui ne comprennent pas ce qui se passe. Et quand j'exprime le fait qu'on pourrait réfléchir à d'autres moyens de sécurisation, un de mes chefs me répond "nous ne sommes pas là pour changer le monde." "Et bien vois-tu, c'est là que je ne suis pas d'accord avec toi, lui ais-je répondu. En tant que citoyens, que salariés, nous avons le devoir de changer le monde !". Et je le maintiens : le devoir de chacun d'entre nous est de changer le monde. Ca m'agace trop, cet argument trop facilement utilisé "on n'y peut rien, c'est comme ça". C'est comme ça aussi que dans les années 30 en Allemagne, ou dans les années 40 en France, on a laissé le nazisme s'installer au pouvoir, et les juifs se faire déporter. Heureusement, qu'alors, certains ont refusé de se dire "c'est comme ça, on n'y peut rien". Bon, voilà que je m'énerve encore...

    H - Hirondelles. Je ne les entends pas, hélas, mais je les vois, généralement très haut, voler dans le ciel du quartier, et ça me réjouit. Ces joyeuses boucles virevoltantes, ça ravit mon coeur dès que je les vois, je ne connais rien de plus gracieux comme le vol des hirondelles. L'an passé, elles n'étaient que trois. Cette année, j'en ai vu cinq ou six, ce que je trouve encourageant.

    R - Ramadan. Il s'est terminé ce matin, et j'ai vécu ce mois au rythme des allées et venues sur la placette en face de mes fenêtres, devant la salle municipale qui sert de mosquée le vendredi, et est annexée durant tout le mois du Ramadan par la communauté musulmane de la commune. Et n'en déplaise aux âmes bien-pensantes, le bruit et l'odeur, c'est une réalité. Les allées et venues des voitures des fidèles, les conversations des hommes rassemblés sur la placette chaque soir en attendant la rupture du jeûne, l'appel à la prière du soir, les cris des enfants jouant dans l'aire de jeu juste à côté, pendant que les parents sont au repas nocturne... et les restes du repas, jonchant les abords du container-poubelle installé sur le trottoir de la copropriété... Heureusement qu'il a beaucoup plu, ce mois-ci, ça a lavé le sol. Mais le Ramadan terminé, les djeuns ont repris possession des lieux, et voilà que ce soir les mobylettes remplacent de nouveau les fidèles sur la place...

    S - Solstice d'été. Alors que nous arrivons sur les jours les plus longs de l'année, le mauvais temps, grisaille, pluie et fraîcheur, nous prive des longues soirées chaudes qui sont habituellement l'apanage de juin. C'est très frustrant. Cela joue certainement aussi sur le moral.

    S - Sophrologie. La Big Bank en a quand bien pris conscience : ses salariés ne sont pas au mieux de leur forme, et elle a mis en place des séances de découverte de la sophrologie. Ca ne dure qu'une heure, on s'inscrit si on veut, mais c'est super bien. Je me suis inscrite à une session, hier matin, et j'aurais volontiers pris un abonnement. Je suis bien persuadée que la sophrologie me ferait beaucoup de bien, et je me suis déjà renseignée. Mais à 40 euros l'heure, c'est totalement hors de question. J'ai donc sauté sur l'occasion qui m'était offerte hier d'en faire au moins une heure afin de découvrir de plus près de quoi il s'agit. J'ai été intéressée de découvrir que c'est proche et différent à la fois de la méditation, que je pratique de temps en temps. La méditation est orientée vers la pleine conscience, alors que la sophrologie vise au lâcher-prise, et ce n'est pas la même chose. Hier matin, j'ai tellement bien adhéré à la chose, que j'ai piqué deux fois du nez ! Chaque séance de yoga, le samedi, se termine par une petite relaxation, mais ce n'est pas suffisant au regard de l'état de nervosité dans lequel je suis depuis quelques semaines. Il faut que je m'autorise plus de temps de détente et de lâcher-prise !

    Z - Zénitude. J'y travaille, j'y travaille... mais j'ai encore bien du chemin à faire !


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