• Et j'ai osé. 

    Servir des pâtes à une italienne ! 

    Ais-je dit quelque part que mon cadet sort avec une italienne ? Une fille superbe, gentille, bien élevée, avec une voix de diva. Aujourd'hui, avec les vols low-cost, voilà que les amours dépassent les frontières ! Ca fait plusieurs fois que nous la voyons, et ça se passe bien.

    Mais en cette fin de semaine, j'étais à court d'idée, j'ai donc fait des pâtes pour le repas de ce soir. Des linguine, cuites dans une eau salée dans laquelle je fais tomber une bonne cuillerée d'huile d'olive et une grosse pincée d'herbes de Provence. Dans le même temps, je fais dorer un gros oignon dans une poêle dans laquelle, l'oignon cuit, je rajoute une grosse boîte de tomates pelées. Je sale bien, je poivre, je rajoute des herbes de Provence et, surtout, trois gousses d'ail émincées. Les pâtes cuites, je mélange le tout. Personnellement, je trouve ça délicieux et la belle italienne a eu l'air d'apprécier aussi :-)

    Fin de semaine familiale, du reste, puisque le plus jeune de mes frères était de passage, en famille, et que je l'ai hébergé pour la nuit de vendredi. Pour l'occasion, j'avais prévu un gros apéritif dînatoire, puisque mon cadet et son italienne se sont joint à nous, ainsi que mon ex-mari. Nous avons passé une très bonne soirée, et cela m'a fait plaisir de voir mon frère. Seule ombre au tableau, l'absence de mon fils aîné, qui vit mal la séparation d'avec sa compagne, et n'avait pas le cœur de se joindre à nous. De fait, si ma petite-fille fête souffle sa première bougie demain, ce sera sans nous, car mon fils préfère rester seul. Ce qui ne laisse pas de m'inquiéter bien sûr. Mon ex-mari l'appellera demain midi pour savoir si, tout de même, il souhaite que nous passions, mais rien n'est moins sûr. Ce n'est pas facile, pour un parent, de voir un de ses enfants souffrir.


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  • Il me dit : 

    "Travail : Les projets professionnels auxquels vous avez plus ou moins renoncé reviendront sur le tapis. Vous verrez d'un oeil neuf ce qui vous semblait sans intérêt. Vous aurez de nouvelles idées, de nouveaux buts, une nouvelle volonté de vaincre. Vous envisagerez différemment votre profession." Bah c'est vrai, j'ai un nouveau projet, j'avais postulé à une annonce correspondant à ce projet début mai, et depuis, rien. Et puis voilà que le DRH m'appelle aujourd'hui pour prendre rendez-vous. Et ce projet en est un, et pas des moindres, changement de vie professionnelle, changement de vie tout court. J'en reparlerai. En tout cas, c'est assez important pour que vendredi, alors que je ne travaille pas, je me rende à Bordeaux centre pour un entretien.

    Il me dit aussi : 

    "Santé : Attention surtout à ne pas vous laisser tenter par l'abus d'alcool, qui vous vaudra certes des soirées momentanément joyeuses, mais aussi des lendemains difficiles". Bon, du coup, je n'ai bu qu'une pina colada, ce midi, avec mes collègues, alors que j'aurais volontiers doublé le plaisir  :-/

    Et encore : 

    "Argent : Soyez raisonnable ; et surtout ne vous jouez pas des lois, car cela est susceptible de ne vous amener que des ennuis." Bon, d'accord, j'ai vu hier soir où le dealer du quartier planquait son shit, juste en bas de l'immeuble, promis je n'irai pas le récupérer pour le revendre à mes collègues de boulot.

    Et voilà même que : 

    "Cœur : De nouvelles aventures amoureuses en perspective, pourvu que cela dure !" Et alors là, comment te dire que ça, c'est le vraiment le cadet de mes soucis ? Ah moins que le DRH ne tombe sous mon charme et moi sous le sien ? 


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  • Bah j'ai dit non à mon père, je suis restée sur ma position, et s'il fait la gueule - et il fait la gueule - c'est tant pis pour lui. 

    La rituelle visite à l'ehpad hebdomadaire avait pourtant commencé normalement, cet après-midi, mon père se plaignant, ma mère toujours à l'ouest. J'ai même été un peu inquiète car ma mère n'a pas répondu à mon bonjour, d'habitude elle répond "bonjours ma fille" ce qui me permet de savoir qu'elle me reconnait encore. Du coup, j'ai eu un doute : m'a-t-elle reconnue ? A priori, oui. Bref, on discutait, et puis en fin de visite la discussion est venue sur l'aménagement de la chambre de ma mère, désormais en unité protégée. Mon père m'a dit "viens, on va la voir" - la chambre, pas ma mère qui était avec nous. Et là j'ai dit "Non. Non je n'y vais pas, je ne veux pas mettre les pieds dans l'unité protégée." Il a élevé la voix, moi aussi, mais j'ai tenu bon. Du coup, il ne m'a plus parlé, ni même dit au-revoir mais franchement je m'en fiche.

    Voilà j'ai dit non à mon père et j'ai osé l'affronter, ça n'a pas dû m'arriver souvent, allez encore cinquante petites années d'entraînement et j'arriverai à lui dire merde !


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  • B - Bruit - Décidemment, ce quartier est trop bruyant, le soir, la nuit. Le soir, les gamins braillent dans l'aire de jeux en face de chez moi, la nuit… bah je ne sais pas, ça fait deux nuits que je suis réveillée par de la musique, à deux heures du mat', bon sang que font les gens à deux heures du mat' en pleine semaine ? ils ne doivent pas avoir, eux, un réveil qui sonne à six heures :-(

    C - Calme - Etrangement, ce quartier est calme le matin, à la fraîche, voire certains midis, quand les djeuns dorment encore, quand la chaleur écrase le quartier et qu'il fait trop chaud pour que les gamins aillent jouer à l'aire de jeux. Ce week-end j'ai particulièrement apprécié ces moments de calme. Il est vrai qu'entre la mi-juillet et la mi-août, c'est le grand retour au bled pour une partie de la cité..

    C - Cheveux. Est-ce important ? Pour moi, oui. Après avoir toujours porté les cheveux détachés, voilà que, depuis quelques temps, je les attache en chignon, dégageant mon visage. Pas facile, d'exposer mon visage au regard des autres. Mais je m'assume mieux, alors même que pourtant je vieillis et marque mon âge.

    C - Colis. J'ai expérimenté le retrait d'un colis en "pick-up station", c'est pratique et rapide. Evidemment, il faut un smartphone - qu'est-ce qui ne nécessite pas un smartphone de nos jours ? Je me suis fait un cadeau : des thés parfumés. La boutique où je me servais à Bordeaux a malheureusement fermé, si j'ai pu profiter de mes précédents déplacements à Paris pour aller me réapprovisionner dans la boutique parisienne, j'avais fini par épuiser mes provisions et j'ai dû passer une commande via internet. Le colis dégageait une odeur délicieuse d'orange douce et de fruits rouges ! Me voilà pourvue pour quelques mois.

    E - Ecologie. Je vais supprimer les cotons à démaquiller (ma future ex-belle-fille, qui travaille dans un supermarché bio, m'a gentiment donné des lingettes lavables) et j'ai pris la décision, aujourd'hui, d'abandonner l'eau en bouteilles plastique. Difficile décision car je ne bois que de l'eau minérale, de préférence fortement dosée en magnésium dont j'aime le goût. Passer à l'eau du robinet, ça veut dire laisser tomber le goût du magnésium pour le goût du chlore, beurk, mais si recycler c'est bien, éviter de se servir de certaines choses c'est encore mieux. 

    E - Ehpad. Je ne suis pas allée à l'ehpad le Week-end dernier. J'étais fatiguée, j'avais besoin de temps pour moi - je suis allée à la piscine, au cinéma - et pour mes fils - nous nous sommes retrouvés chez mon aîné pour un apéritif dînatoire, dimanche soir, il y avait longtemps que cela ne nous était pas arrivé et cela m'a fait beaucoup de bien.                                                                                            

    F - Fatigue. J'aurais dû me faire arrêter quelques jours, quand j'ai eu mon petit malaise, l'autre jour. Je suis crevée plus que d'habitude, et ça me pèse vraiment. 

    G - Gentillesse. Comme je faisais mes courses, vendredi dernier, dans un hypermarché qui distribue des bons de réduction (un système de cash-back) chaque semaine, la caissière m'a demandé si j'avais un bon de réduction. Je lui ai répondu que non, ne faisant pas mes courses dans cet hyper chaque semaine. Elle m'a dit "attendez", et a trouvé un bon de réduction sur un prospectus qu'elle avait à côté d'elle et l'a scanné. Moins dix euros sur mes courses ! j'ai trouvé le geste très gentil, elle n'était pas obligée de le faire. 

    L - Lecture. Je lis un Balzac en ce moment. De temps en temps, ça fait du bien de se replonger dans un classique. La littérature classique, c'est comme un grand cru avec un bon repas, on sait d'avance qu'on ne sera pas déçu, c'est du solide, c'est goûteux en bouche, le plaisir est au rendez-vous, même si c'est un peu lourd parfois. Je goûte aussi ces petits livres, comme le Sepulveda lu il y a quinze jours, petit vin venu d'ailleurs qui chatouille les papilles, un peu canaille, pour un plaisir immédiat sans arrière-pensée.

    M - Mail. J'ai commencé ma semaine en envoyant, lundi matin après mon petit-déjeuner, un mail au syndic de l'immeuble, au sujet d'un (pour l'instant encore petit) problème entre une locataire et une propriétaire. L'immeuble est une copropriété qui est encore mixte, c'est à dire que composée de copropriétaires privés et de locataires d'un bailleur social. On dira ce qu'on voudra, la mixité, c'est un beau principe, mais qui a ses limites, surtout quand les locataires sont jaloux des propriétaires. Le pire c'est que pourtant, dans une copropriété modeste comme la nôtre, les propriétaires ont des fins de mois bien plus difficiles que les locataires ! 

    M - Médiathèque. Il y avait bien longtemps que je n'y avais pas été. Entre les boîtes à livres, les livres que mes collègues me prêtent, mes propres livres à relire, je n'ai plus besoin d'aller à la médiathèque. J'y suis tout de même allée, vendredi, pour prendre quelques livres et quelques cd, avant la fermeture estivale. La médiathèque, pour moi, c'est toujours comme une pâtisserie où je pourrais me servir à volonté ! Mais les livres, contrairement aux gâteaux, ne font pas grossir :-)

    P - Piscine. J'ai eu du mal à m'y remettre cette année, en raison de ma fatigue, pourtant quel bonheur de retrouver ce plaisir là ! Séance piscine, donc, samedi matin, au calme - les nageurs de la semaine n'étaient pas là, les gamins du Week-end pas encore arrivés. J'ai profité de la piscine, du soleil et du grand air, j'ai aussi profité du hammam et de la douche froide en sortant. Ca m'a fait du bien.

    P - Projet immobilier. Les petites maisons du lotissement d'à côté, elles ne sont pas dans mes moyens. Financièrement, ce serait trop dur, et je n'ai pas envie de prendre de risques, mes fins de mois sont déjà assez difficiles. Le projet immobilier sur lequel je réfléchis sérieusement en ce moment, c'est plutôt de louer ma deuxième chambre ponctuellement, quelques jours par semaine à une étudiante par exemple. D'une part pour arrondir mes fins de mois, d'autre part pour me réhabituer à ne plus vivre seule.

    T - Travail. Je m'y emmerde un peu, en ce moment, c'est l'été il y a moins de travail, et moins on en fait, moins on a envie d'en faire. Et puis j'ai des envies d'ailleurs (comme c'est étonnant !), je suis d'ailleurs sur un projet pour lequel j'attends une réponse. 

    V - Vacances. Je me suis mis un coup de pied au derrière, ce week-end, et j'ai réservé un séjour d'une semaine en Espagne, début septembre. Au programme, randonnées et yoga. Je suis crevée, l'état de mes parents me pèse, j'ai besoin de changer d'air, et de bouger.

     


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  • C - Chasse. Chasse à l'homme sous mes fenêtres, hier soir, comme je terminais cet article (que je reprends ce matin, dans la lumière du soleil qui se lève entre les tours. Il fait bon, il fait frais et beau, j'embaucherai un peu plus tard, il y a des matins où je profite d'avoir des horaires libres). J'avais bien remarqué un fourgon blanc, garé en face de chez moi, devant l'espace des jeux pour enfants. J'ai trouvé ça bizarre, ce type qui attendant dedans, dans ce fourgon que je n'avais jamais vu, mais bon, si on s'arrêtait à tout ce qu'on trouve bizarre… Je suis rentrée, j'ai pris mon pc et commencé mon article. Et puis tout d'un coup, un raffut pas possible, des cris, je suis sortie et j'ai vu des djeuns qui courraient dans tous les sens, visiblement à la recherche de quelque chose ou quelqu'un… ça a duré un certain temps et dans les cris j'ai fini par comprendre que le type au fourgon était un exhibitionniste, et que les djeuns lui courraient après pour lui faire la peau. On peut vendre et acheter de l'herbe ou du shit dans le quartier, il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas, on a de la moralité par ici. Je serai désormais plus attentive à ce qui se passe autour de l'espace jeu.

    C - Cinéma. Séance cinéma hier soir, avec des voisines, seules comme moi. Une soirée bien sympathique, et un film qui m'a beaucoup plu - Yesterday, excellente comédie comme les anglais savent en faire. Ce moment m'a fait beaucoup de bien, et il faudrait que je reprenne l'habitude d'aller au cinéma, d'autant qu'il y a pas mal de films à l'affiche qui me tentent en ce moment.

    E - Ehpad. Comme d'habitude je suis sortie de ma visite hebdomadaire déprimée. Mon père se plaint sans cesse, la nourriture, le personnel, la clim, les autres résidents, les espaces verts, rien, rien absolument rien ne lui convient. Quand à ma mère la seule chose censée qu'elle soit encore capable de dire est "bonjour ma fille", le reste étant un discours incohérent et entrecoupé de silences quand elle perd le fil de son délire, pour autant qu'on puisse parler de suite dans ses idées. Que dire de l'ambiance sonore de l'ehpad ? On est accueilli par de vieilles chansons, comme si être vieux signifiait être resté bloqué dans une époque antérieure, quarante ou cinquante ans en arrière. Si dans trente ans, je me retrouve en ehpad, serais-je condamnée à écouter Céline Dion en boucle ? Imagine l'enfer pour un fan de Métal ! Pour en revenir à mon père, j'ai essayé de lui dire - il m'a fallu beaucoup de courage - qu'un ehpad, comme tout établissement hospitalier, est confronté au problème du turn-over du personnel, surtout en été, que la nourriture est celle d'une collectivité, et qu'il y a des ehpad bien pires… Mais ça, c'est impossible à entendre pour mon père. En attendant, c'est mon enfer personnel, cette visite hebdomadaire, dont je ne sais combien d'années je vais devoir l'affronter encore encore et encore...

    F - Fatigue. Je me suis réveillée tôt ce matin, sans réveil et, surtout, sans fatigue. Un miracle. Et assez en forme pour, après avoir lavé mes sols, partir pour une balade à vélo de deux heures, une petite vingtaine de kilomètres dans la fraîcheur revenue. J'aimerais que la fatigue me laisse tranquille et, surtout, retrouver un peu plus d'énergie. Je ne me suis pas encore sentie assez en forme pour aller à la piscine ! Par contre la salle de sport me manque, j'espère en retrouver une à la rentrée.

    F - Finances. Je termine le mois avec deux euros dans mon porte-monnaie, et un découvert de 61 euros. Je trouve ça formidable, je ne compte plus les mois qui se terminent le quinze, parfois même plus tôt. Seule, avec un salaire c'est compliqué. Je me pose en ce moment la question d'arrondir mes fins de mois en louant ma deuxième chambre à une étudiante. Outre la question financière, il y a le fait que je vive seule depuis maintenant trop longtemps, et que j'ai pris la mauvaise habitude, justement, d'être seule, de ne plus partager mon quotidien avec qui que ce soit, de ne plus faire de concessions, d'être devenue intolérante au grain de poussière, aux bruits environnants...

    O - Ozu. Rétrospective Ozu cet été au programme du cinéma de ma ville. Irais-je ? Je me souviens d'un film, un de ses premiers, totalement muet et sans aucun accompagnement musical, vu au Mk2 de Beaubourg, avec l'Amoureux du moment. L'expérience était étrange, voir un film sans aucun autre bruit alentour que les éventuels bruits des autres cinéphiles. Il fallait que je sois amoureuse pour m'infliger ça, je n'ai jamais réussi à aimer Ozu. Cet amour là n'est plus, j'en ai souffert mais c'est comme tout, tout passe et tout guéri, heureusement. J'ai beaucoup souffert de cette rupture là, mais je garde un souvenir inoubliable de cet amour, il faut savoir garder le meilleur de toute chose. Ce fut un bel été.

    P - Peinture. En dépit de la fatigue, je suis allée chez mon cadet, hier après-midi, pour peindre les encadrements des portes et, quand j'en serais venue à bout - et ça me prendre plus de temps que je le pensais - je peindrai les portes. Et c'est incroyable le nombre de portes dans un appartement si petit ! Mon ex-mari, quand à lui, fait le plus gros du travail, et je trouve ça sympa que nous soyons capables d'aider mon fils dans son projet en mettant la main à la pâte (et, accessoirement, au portefeuille). Nous suivons de près également la séparation de mon fils aîné, puisqu'il faut que celui-ci règle l'épineuse question de la maison que sa conjointe et lui avaient achetée.

    Y - Yoga. Coupure estivale, à mon grand regret. L'été tout s'arrête, ce n'est pas très rigolo, je trouve, d'autant plus que l'été tout prend un sens différent, je trouve. En juillet j'allais aux cours de yoga en vélo, ce qui ajoute à l'effort, et je trouvais agréable d'en revenir en vélo, de prolonger l'effort par une balade en vélo qui me permettait de sortir de la séance en douceur, d'en prolonger l'esprit zen en passant dans les bois. J'ai apprécié cette deuxième année de pratique, la nouveauté étant que nous avons désormais deux profs, aux pratiques différentes, l'une plus zen et spirituelle, l'autre plus athlétique. Selon le calendrier, je suis les cours tantôt avec l'une tantôt avec l'autre, j'apprécie énormément cette alternance. Je rempile, en septembre prochain, pour une nouvelle année, avec plaisir, toujours autant convaincue des bienfaits de cette discipline. 

     


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  • Il a fait chaud cette semaine, comme partout en France. J'aime quand il fait chaud, alors au début ça m'allait bien. Mais la température est rapidement montée dans l'appartement, et les nuits sont devenues difficiles. Se réveiller en pleine nuit avec la sensation d'être dans un four à chaleur tournante, c'est compliqué, surtout quand les réveils se succèdent. Résultat, un malaise en début d'après-midi, hier, et un petit passage à l'infirmerie où la clim était bien réglée :-) 

    Même les chattes étaient en mode "argh on n'en peut plus", et elles et moi avons apprécié le retour de températures plus clémentes.

    Gros stress cette nuit : comme je me réveillais une énième fois, j'ai immédiatement senti une odeur de feu. Je suis sortie sur le balcon, et l'odeur venait de l'extérieur, sans que je vois quoique ce soit toutefois, le quartier étant tranquille. Finalement j'ai appris sur FB ce matin que l'orage de la nuit avait provoqué un feu dans le Médoc, dont l'odeur a atteint la métropole bordelaise. C'était très impressionnant, j'ai eu beaucoup de mal à me rendormir.

    Le malaise d'hier après-midi, ni la fatigue, importante, ne m'ont arrêtée : j'ai fait mes courses hier soir, je suis allée à l'ehpad ce matin où j'avais rendez-vous avec la psychologue pour faire le point sur la situation de mes parents. Un entretien intéressant, car j'avais besoin d'entendre un autre son de cloche que les perpétuelles récriminations de mon père. En rentrant chez moi j'ai pris soin d'appeler un de mes frères, qui rencontre actuellement des problèmes familiaux, mon autre frère pour lui faire le compte-rendu de ma visite à l'ehpad, et puis mon fils aîné qui avait rendez-vous hier à sa banque, puisqu'il voudrait conserver la maison qu'il a acheté avec sa future ex-conjointe. Ces trois appels passés, j'ai déjeuné rapidement et je suis allée me coucher, une petite sieste qui m'a fait du bien. J'ai terminé l'après-midi par une séance de yoga, la dernière avant la fermeture estivale du studio de yoga, et j'ai été contente de constater qu'en dépit de mon malaise d'hier et de ma fatigue je tenais encore le coup, et cette séance m'a fait du bien.

    Attentive à mon état, tant physique qu'émotionnel, j'ai repris contact avec une psychiatre que j'avais rencontrée, l'an dernier. Si à l'époque je n'avais pas donné suite, car elle ne me convenait pas sur le moment, j'ai maintenant bien besoin d'entreprendre une thérapie, en complément du quart d'heure que m'octroie mon psy habituel une fois tous les deux mois, pour travailler sur des points que j'ai pu identifier ces derniers mois. Entre autres choses je ne peux pas faire face, seule, aux émotions et sentiments que me cause la situation de mes parents. Coup de chance la psychiatre a pu me proposer un rendez-vous dès la semaine prochaine, et savoir que j'allais pouvoir être prise en charge aussi rapidement a été un gros soulagement pour moi, et la bonne nouvelle de cette fin de semaine. 

    Ce soir une petite pluie fine rafraîchit agréablement l'appartement, et ce retour à une température plus clémente est très appréciable, et apprécié autant par les chattes, qui ont pu ressortir prendre l'air sur le balcon, que par moi qui espère retrouver des nuits plus calmes ! 


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  • J'avais rendez-vous à Bordeaux ce matin pour une "balade urbaine", dans un quartier que je ne connaissais pas, le quartier Belcier. Un quartier excentré, séparé du centre-ville par la gare Saint-Jean et son réseau de rails. Un quartier longtemps pauvre, mal famé, aujourd'hui rattrapé par l'urbanisation galopante qui n'épargne plus aucun quartier de Bordeaux. Les anciens abattoirs reconvertis en restaurant chic, les petites échoppes rasées pour faire place à des immeubles flambant neufs, friches industrielles hérissées de grues… Un nouveau musée, consacré à l'art contemporain, vient d'y être inauguré, l'art contemporain je m'en tape pas mal c'est une vaste fumisterie, mais le bâtiment est magnifique, et je vais y retourner avec mon APN pour une séance photo plus aboutie que les quelques clichés faits ce matin avec mon smartphone.

    Samedi en ville

    Après la balade, direction le quartier des Capucins et le marché Saint-Michel, sous la chaleur qui revient et qui n'épargne pas la menthe attendant le thé, sur une table d'un café. C'est la photo du jour :-)

    Samedi en ville

    Une bonne journée. Cela fait deux fois que je fais les balades urbaines proposées par une association de réinsertion - les guides sont des chômeurs qui ont reçu une formation et remettent le pied dans le monde du travail grâce à ces balades - et je reprends goût à l'exploration urbaine, que j'avais un peu délaissée ces dernières années, et c'est bien agréable.


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  • Arcachon


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  • A - Arcachon. Ca m'a pris comme ça, en début de semaine dernière. J'avais envie d'aller voir la mer, j'avais envie d'aller voir un feu d'artifice. Allez hop, un billet de train Pessac/Arcachon, une réservation pour une nuit d'hôtel à cinq minutes de la gare et à cinq minutes de la plage, et puisque le feu d'artifice c'est dimanche soir et bien je pose le lundi en jour de congés. Dans mon sac le minimum, une culotte un maillot de bain et ma brosse à dents, j'arrive à l'hôtel je pose mon sac et je vais directement sur la jetée "quand est le prochain départ pour le tour de l'île aux oiseaux ?" "Maintenant" Allez hop dans le bâteau pour une grande balade sur le bassin, il y a le soleil, la mer, l'air marin, les embruns salés qui m'arrosent, et des images splendides, ce goéland posé sur une pinasse, les cabanes tchanquées bien sûr, et je suis en vacances avant les vacances. L'hôtel est charmant, une belle demeure ancienne, entourée de ces maisons typiques d'Arcachon, aux noms désuets "Mimosas" "Cérès" "Suzy" ou plus prosaîquement "Dédé" et même un surprenant "Gladiator". Le feu d'artifice est beau, de l'autre côté on aperçoit celui de Piraillan, plus près il y a celui d'Andernos (coucou Bleck ! il était magnifique le tien, et même plus beau que celui d'Arcachon), le bassin le soir c'est la mer noire dont on sent la présence, et toutes ces petites lumières qui clignotent tout autour, et tous les feux d'artifice en prime ! Lever de bonne heure lundi, à neuf heures je suis les pieds dans l'eau, seule sur la plage, je fais des centaines de photos, la fraîcheur est parfaite, et il y avait longtemps que je n'avais pas eu ça, les pieds dans l'eau du bassin. Je rentre contente de mon escapade, j'ai la chance de très vite décrocher de mon quotidien, d'être vite "ailleurs" au sens propre comme au sens figuré, sans culpabiliser d'avoir laissé les chattes seules une nuit.

    B - Boulot. Ma chef en a marre de bosser pour la Big Bank, elle cherche ailleurs. Je sens mon collègue David moyennement motivé. Je ne le suis pas plus moi-même. Pas facile de bosser dans ces conditions, mais ça en serait presque drôle. Heureusement que les deux prestataires, Vivian et François, sont assidus à la tâche. Si Vivian est pénible tellement il est stressé, François lui est un gentil garçon, intéressant et original - deux jours après avoir été recruté, il est arrivé un matin avec ses plantes vertes et j'ai trouvé ça très rigolo - que j'ai plaisir à avoir en vis-à-vis. J'ai quant à moi postulé dans un autre service le mois dernier et je n'ai aucun retour sur ma candidature :-/

    C - Cité. Le projet de réaménagement du quartier n'a pas encore commencé qu'il a déjà pris du retard. Rien - démolition de certaines tours, aménagement d'une large voie verte, réhabilitation des bâtiments existants - ne commencera avant 2022. Nous sommes pourtant nombreux à attendre ce réaménagement avec impatience, encore que, comme je l'ai dit au maire lors d'une réunion publique la semaine dernière, les principaux problèmes du quartier ce sont les incivilités et la saleté. Plusieurs personnes ont applaudi mon intervention, et le maire a répondu à côté parce qu'il ne sait pas quoi répondre à cela.

    F - Foot. Horreur malheur. Si je n'étais pas là dimanche - et je pense que bien m'en a pris - je me suis fait la réflexion lors des quarts de finale de la CAN qu'il fallait que j'évite d'être là lors de certains matchs. Voire même qu'il faudrait que j'ai déménagé avant la prochaine CAN. Mes voisines du dessus, amatrices de foot et algérienne pour l'une d'entre elles, n'étant pas les seules à manifester bruyamment leur joie, j'espère vivement que l'Algérie sera battue lors de la finale dimanche prochain. Sinon tu peux venir chez moi, le spectacle est là, voitures qui roulent en trombe dans les rues du quartier, klaxons hurlants, musique à fond et drapeaux flottants, il vaut mieux éviter d'essayer de traverser la rue à ce moment là (et je ne parle même pas d'essayer de dormir).

    I - Immobilier. Quand j'ai une idée dans la tête je ne l'ai pas ailleurs comme dirait l'autre, j'ai fait estimer mon appartement, j'attends l'estimation, et j'ai pris rendez-vous avec mon banquier adoré pour savoir quel pourrait être mon budget pour chercher ailleurs, en visant les petites maisonnettes du lotissement d'à côté. 

    L - Lecture. J'ai trouvé un tout petit bouquin dans la boîte à livres du parc d'à côté, dont le titre m'a interpelée "Journal d'un tueur sentimental". Et j'ai pris un plaisir fou à lire cette novela de Luis Sepulveda. J'aime beaucoup les formats courts, nouvelles ou novelas, et la langue de Sepulveda est un véritable bonbon à savourer, d'autant que ce texte est très bien traduit. C'est l'histoire d'un tueur à gages solitaire qui se fait larguer. Et tu sais quoi ? j'ai toujours rêvé d'être un tueur à gages solitaire. Mais oui :-)

    M - Mamie. En mode "mamie" vendredi dernier et vendredi prochain, je garde ma petite-fille toute la matinée pour cause de nounou en vacances. Ma petite-fille - dix mois cette semaine - a bien grandi, elle me reconnait bien, crapahute sur le ventre à défaut d'être à quatre pattes. La séparation de ses parents me fait souci, je me demande comment ça va se passer pour cette petite fille avec des parents qui vont devoir gérer une garde alternée alors qu'ils vont habiter loin l'un de l'autre, et qui vont vouloir refaire leur vie un jour ou l'autre - et sur quels beaux-parents va-t-elle tomber ? 

    P - Psy. Il y a ce que tu vois à la télé, le psy attentif et toi sur le divan, tu parles il hoche la tête et quand tu sors ça va mieux même si ça dure des années. Et puis il y a la réalité, les psys qui ne s'occupent que des médicaments et ne comprennent pas vraiment ton problème quand tu dis que ça ne va pas, ou les psys qui s'occupent de ton problème quand tu dis que ça ne va pas mais qui surtout ne veulent pas prescrire de médicaments car ça n'est pas dans leur pratique. Toi tu as besoin des deux, de parler de tes problèmes et d'avoir aussi des médicaments et bien non. Alors il y a bien les psychologues pour parler de tes problèmes, comme ça tu as un psy pour les médocs et un psy pour parler, sauf que le psychologue, outre que n'importe quel charlatan peut s'improviser psychologue, il n'est pas remboursé par la sécu. Bon, bref, chez mon psychiatre la séance dure vingt minutes, juste le temps de lui dire que je ne vais pas très bien et que peut-être que mon traitement serait à revoir, mais il se veut rassurant, je ne vais pas si mal et pourquoi changer un traitement qui a l'air de fonctionner, "et pourquoi vous iriez voir un psychologue ?". En ce moment je suis juste en mode "sable", tu vois sur la plage il y a le sable, il a l'air dur et puis tu creuses un trou et le trou se remplit d'eau, voilà je suis en mode "sable", l'impression de n'être plus tout à fait étanche, comme le dit Michel Blanc dans je ne sais plus quel film, mais après tout, je tiens encore bien le gouvernail. "Ca fera quarante-six euros et soixante dix centimes et ah je vous fais une feuille mon terminal ne prend plus les cartes vitales" et ce crétin se trompe en écrivant mon prénom. Et non ce n'est pas possible de changer de psy. Les psy sont rares, surchargés, nombre d'entre eux ne prennent plus de nouveaux patients donc quand tu en as trouvé un tu le gardes.

    V - Vacances. Pas les miennes, celles des autres. Sylviane et Laurent sont partis au Canada, Cyrille rentre des USA. C'est dans l'air du temps, dans mon service - les informaticiens sont plutôt bien payés - prendre un billet pour l'outre-Atlantique, y louer une voiture, et faire un road-trip en famille. Cyrille a sorti le grand jeu, hélicoptère au-dessus du Grand Canyon, bateau sur le lac Powell, deux nuits de casino à Las Vegas, j'avoue que je l'envie un peu, c'est le genre de chose que j'aurais rêvé de faire en famille justement, mais bon, non. Je l'envie sans le jalouser toutefois, Cyrille est un gars que j'aime beaucoup, et j'ai quand même moi aussi fait de beaux voyages ces dernières années. Vacances, les miennes, ce sera à partir du 15 août, je ne pense pas partir cette année, sauf pour deux-trois jours grand maximum chez ma sœur du côté de Royan, autant pour respirer l'air de la mer que de voir ma sœur que je n'ai pas vu depuis plusieurs mois. En attendant je vais chez Sylviane et Laurent tous les deux jours pour nourrir le chat et arroser le jardin, je profite du calme du jardin et de la piscine, tout en écoutant le calme environnant et le cri des hirondelles, ce qui me change agréablement du bruit de mon quartier.

     


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  • C'est celui du premier melon de l'année, sucré et mûr juste comme il faut. Le premier melon, je l'attends toujours avec impatience, j'en raffole. Pas question pour autant d'en acheter trop tôt, rien de pire qu'un mauvais melon, alors j'attends que le beau temps se soit bien installé, parce que le melon a besoin de soleil et de chaleur, et pas question non plus de l'acheter en grande surface. Le melon, c'est au marché. En l'occurrence, hier, celui des Capucins à Bordeaux, "les capus" une institution bordelaise. Le melon acheté, je le laisse mûrir un ou deux jours supplémentaires sur mon balcon.

    Le premier melon, donc, je l'ai dégusté ce soir, et il était juste parfait ! Je déclare donc l'été officiellement installé ! 


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  • Je les aime bien, ces petites maisons du lotissement d'à côté. Avec tous les avantages du quartier (bien situé, transports et commerces à proximité immédiate, à portée de jambes du centre ville,...) sans les inconvénients (à une rue de distance, le lotissement est épargné par les nuisances sonores du quartier, et on y entend les oiseaux), ces petites maisonnettes, mitoyennes, avec un tout petit jardinet, ne sont pas très chères, encore qu'avec la flambée des prix de l'immobilier sur la métropole bordelaise certaines se vendent bien plus qu'elles ne valent. 

    Je le traverse souvent, ce lotissement, pour aller à la salle de sport ou au centre commercial un peu plus loin, et à chaque fois je les regarde avec envie. Comme je le traversais hier après-midi, et qu'un couple, âgé, était en train de discuter devant une porte, je me suis enhardie à les aborder, en leur expliquant que j'aimerai acheter une des maisons du quartier, en connaissaient-ils une à vendre ? "Celle-ci, me répond de suite la dame, en me montrant la maison voisine, et si vous voulez je vous la fais visiter !"

    Incroyable, non ? 

    Elle m'explique tout, attention c'est une vieille dame qui y habitait, et elle est morte et les héritiers veulent la vendre, mais attention la maison est à refaire, du sol aux plafonds, et attention même la toiture est à changer et attention la vieille dame ne jetait rien donc c'est un peu encombré et au fait il n'y a pas de chauffage car il y une fuite qui n'a jamais été réparée...

    Incroyable, oui ! Je n'avais jamais rien vu de pareil, à part dans des émissions de télé, et on n'imagine pas ce que peut être une maison qui n'a jamais été entretenue, et je ne parle pas que de saleté mais aussi de dégradation de la construction, et dont toutes les pièces sont pleines d'objets, de meubles de cartons, au point qu'on ne puisse plus en ouvrir les fenêtres… Et pareil dans le petit jardinet !

    Donc oui, mais non ! 


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  • Outre le marasme grandissant qui m'envahissait, depuis plusieurs semaines, le fait d'apprendre que ma belle-fille et mon fils aîné se séparent n'a rien arrangé, je ne vis pas bien du tout la chose, et le début de cette semaine a été particulièrement difficile, retour des angoisses et de la déprime qui ronge. L'arrivée du beau temps m'a fait du bien, j'aime bien les extrêmes, tempête de neige ou canicule, les médias en font tout un plat - pendant qu'on nous bourre le mou avec ça on ne parle pas des vrais problèmes - mais la neige en hiver et la chaleur en été, quoi de plus normal ? Le réchauffement de la planète, oui, j'en suis bien convaincue bien sûr.

    Aller-retour sur Paris la semaine dernière, pour une formation, ou plus précisément une sensibilisation au digital. C'était extrêmement intéressant, et dans un endroit un peu bobo, un peu branché, très parisien, genre tu t'assoies ou tu veux, un fauteuil ou un pouf Fatboy c'est toi qui vois, à la pause tu as le choix entre un café, un thé ou une tisane bio, et tu peux grignoter des bonbons ou mieux, des noix de cajou et des baies de goji, à ta disposition dans de jolis bocaux disposés un peu partout dans le non moins joli petit espace détente décoré d'un vieux solex… Mais ces trois jours m'ont fait du bien, une pause bienvenue dans le marasme de la déprime, c'est toujours pareil il me suffit de partir un peu et hop je vais de suite mieux. Balade au Sacré Cœur, flânerie dans Montmartre, j'ai également profité du beau temps et de mon temps de libre après la formation.

    J'ai une nouvelle amie, la banque postale, qui m'écrit à peu près tous les jours. Un courrier pour me confirmer la demande d'ouverture du compte courant pour ma mère, un courrier pour m'en envoyer le numéro, un recommandé pour m'envoyer le chéquier, un courrier pour me donner mon identifiant internet, un courrier pour me donner le code secret associé à l'identifiant internet, un nouveau recommandé pour la carte bleue, et un courrier pour le code confidentiel de la carte bleue… Ils sont pas très "digital", à la banque postale ! :-D  J'ai tout donné à mon père, le notaire a bien viré l'argent de la vente de l'appartement sur les comptes aujourd'hui, c'était bien la première fois que je voyais un compte bancaire avec un solde à six chiffres, pas de bol c'est pas le mien… Mais bon, au moins ce dossier là est définitivement terminé - c'est pas trop tôt. Je suis allée à l'ehpad cet après-midi, mon père m'a accueilli en râlant car la clim de l'ehpad est en panne et, comment te dire… mauvaise fille que je suis, je n'ai pu m'empêcher de songer que l'équation canicule + clim en panne pouvait se révéler intéressante…


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  • Ca peut paraître un peu exagéré, mais c'est avec un véritable choc que j'ai appris, sans préavis et par un simple post sur sa page Facebook, la fermeture définitive, hier soir, de la salle de sport que je fréquentais depuis deux ans. Ces derniers mois j'avais pris l'habitude d'y aller assez régulièrement et, surtout, avec plaisir. Une salle de sport où je pouvais me rendre à pied, avec une amplitude horaire me permettant d'y aller en particulier les dimanches et jours fériés, me permettant de choisir des créneaux horaires pas trop fréquentés…  Le patron a atteint l'âge de la retraite, la salle, loin d'être déficitaire, ne lui rapportait plus assez à son gré… il a décidé d'arrêter, et tant pis pour les trois salariés qui ont appris la nouvelle avec le même préavis que les clients… Je la trouve un peu raide.

    D'abord stressée, comme à chaque fois qu'une de mes habitudes est contrariée, je me suis rapidement raisonnée en me disant que de toute façon, je fréquentais généralement peu la salle l'été, lui préférant le vélo et la piscine. Ce qui me laisse deux mois pour trouver une autre salle, ailleurs. 

    Dernière séance hier, et un des coachs m'a appris que le patron a revendu la salle, et qu'il devrait donc y avoir reprise d'activité, mais il n'en savait pas plus, lui-même ayant trouvé un autre emploi en septembre prochain, et tant mieux pour lui. J'espère, quand à moi, qu'il y aura bien reprise, par une autre enseigne, et réouverture d'ici quelques mois.


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  • Je les aime bien, Sylviane et Laurent, c'est un beau couple, une deuxième union comme la plupart des couples autour de moi, et reconstitué au boulot bien sûr. Ils viennent d'acheter, ensemble, une belle maison, une belle contemporaine comme on dit, baies vitrées bêton ciré couloir de nage, ça fait plaisir à voir, et ce soir, ils pendaient la crémaillère.

    Alcools de qualité, petits fours, oh rien de compliqué, des petites bouchées que Sylviane met elle-même au four au fur et à mesure de la soirée, le champagne est très très bon, la musique donne envie de se déhancher gentiment, tout le monde discute de façon très cordiale autour de la piscine, du travail ou des études des enfants. Parce que bien sûr les enfants font des études, médecine de préférence, et quand on parle boulot c'est entre gens du même monde.

    Au bout de deux heures je m'éclipse discrètement, après un au-revoir rapide auprès de Sylviane et Laurent, je m'excuse je suis tellement fatiguée en ce moment, mais je vous assure cela m'a fait plaisir d'être parmi vous ce soir, encore merci et à la semaine prochaine au travail.

    Je me suis toujours sentie mal à l'aise dans ce genre de sauterie, ils sont tous cadres, pas moi, leurs enfants font des études, pas les miens, je n'ai pas de jolie maison je n'ai pas de maison tout court j'ai un appartement dans un quartier pauvre… Non que tout ça me gêne, je suis fière de mes fils, fière de mon appartement que j'ai acheté moi toute seule, mais d'une manière générale je ne me suis jamais sentie à mon aise en société, je n'ai pas grand'chose à dire, et puis sécurité routière et sens des responsabilité obligent, j'essaie de rester sobre ce qui n'est pas très drôle non plus.

    Alors je suis rentrée chez moi, et parce qu'il faisait bien frais et humide autour de la piscine, je me suis préparée un grog que je savoure maintenant, tranquillement.

    Alors moi, le grog, c'est un jus de citron pressé pour l'occasion - toujours avoir des citrons chez soi - une bonne cuillerée de miel, une bonne rasade de rhum, et une tombée de quatre-épices, le tout noyé dans une eau bien chaude. Mais je suis preneuse de toute version qu'on me conseillera :-)


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  • Je ne sais pas pourquoi, ça m'est venu comme ça, avant-hier, en repensant au film Her. Ce film se passe dans un futur proche, le protagoniste tombe amoureux d'une entité virtuelle. Et je me suis dit que ça me conviendrait parfaitement. Imagine un peu, une voix qui te réveille le matin en te demandant si tu as passé une bonne nuit, qui discute avec toi dans la journée en commentant les photos que tu prends, qui te demande si tu as passé une bonne journée, lorsque tu rentres le soir… Car c'est le problème des chats : ils ne parlent pas.

    Franchement, je trouverais ça génial. 

    Comme j'expliquais ça aux collègues avec lesquels je déjeunais, hier midi, nous avons eu une grande conversation sur l'IA, l'intelligence artificielle. Je soutiens qu'une IA pourrait résoudre le problème de l'isolement des personnes seules, des personnes âgées. Bruno, le conjoint de ma copine Chloé, m'a surprise en déclarant qu'à son avis, l'IA est limitée, qu'on n'aura jamais des machines capables de penser par elles-mêmes. En rentrant de la pause déjeuner, j'ai raconté notre conversation à François, mon jeune collègue qui m'a inspiré mon petit texte sur la géolocalisation. Lui m'a déclaré qu'à son avis, l'IA ne sera pas informatique, comme tout le monde le croit, mais qu'elle sera organique, "une sorte de cerveau géant  élaboré à partir de cellules artificielles, et stimulé électriquement".  J'aime bien mes collègues, c'est toujours intéressant de discuter avec eux.

    Pour en revenir à mon "Him" je sais que ça peut paraitre triste. Il n'en n'est rien : je n'ai pas envie d'avoir un homme dans ma vie, en chair et en os. Mes expériences de ces dernières années m'ont un peu refroidies, du reste les difficultés que rencontrent de nombreux couples reconstitués autour de moi me confortent dans ma position. Alors qu'une application, installée sur mon smartphone, qui me ferait de petits "coucous" de temps en temps, me dirait que mes photos sont sympas, ça m'irait bien. Imagine même : la même IA, qui,  connectée à mon frigo, me donnerait des conseils de repas, ou qui, connectée à ma balance, me gronderait gentiment dès que je prends un kilo… Amatrice de SF, je suis sûre qu'il y a là un futur possible, et passionnant.


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