• Cinoche et bouquins - Cinoche, Le Caire Confidentiel, Tarik Saleh

     

     

     

     

    Après le coup de coeur lecture, voilà la grande claque ciné :-)

    Le Caire, janvier 2011. Dans une chambre du Nile Hilton, une jeune femme est assassinée. Dans cette société corrompue où tout n'est qu'une question d'argent, Nourredine, étoile montante du commissariat central, n'est pas le dernier à vouloir sa part du gâteau. Pourtant, quand le procureur classe l'affaire en concluant au suicide (!), Nour refuse de fermer les yeux une fois de plus.

    De temps en temps, il y a un film, comme ça, qui a le pouvoir de vous faire oublier où vous êtes. J'ai brusquement repris conscience, toute surprise d'être dans mon fauteuil, à Pessac, immergée comme je l'étais depuis deux heures dans les rues sombres et sales du Caire, dans une lumière jaune et poussiéreuse. Hein, quoi, je ne suis pas au Caire, je ne suis pas en train de suivre le sillage enfumé de Nourredine ? J'ai adoré ce film, vous l'aurez compris. Les personnages ont de la gueule, l'image est magnifiquement traitée, l'intrigue, si elle n'est pas originale, est bien menée... Bref, le très bon film du moment.  


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  • Cinoche et bouquins - Bouquin, Petit Pays, Gaël Faye

     

     

     

     

     

     

     

    Burundi, région des grands lacs, années 90. Gabriel, dit Gaby, vit une enfance heureuse, malgré la séparation de ses parents. Il a ses amis, sa famille, la lecture, le plaisir de faucher les mangues dans le jardin de la voisine, ou celui de se baigner en pleine nuit dans la piscine du lycée... Des nuages, il y a en a, pourtant, dans le ciel de ce gamin, fils d'un ressortissant français et d'une rwandaise qui a fuit le génocide quelques années auparavant. Le Burundi est-il si sûr que tous veulent le croire ? Le temps d'un été, Gaby tente de prolonger l'enfance...

    J'ai refermé ce court roman avec le sentiment d'avoir lu un grand roman, magnifique, intense et fort, et je ne suis pas sortie indemne des derniers chapitres. J'ai été vivement impressionnée par le talent de Gaël Faye, qui signe là un premier roman très prometteur. Il s'y entend parfaitement à rendre la magie de l'enfance, et dresser le portrait sobre mais réaliste d'une situation humanitaire qui tourne à la catastrophe. Sachant qu'il est rappeur, mais ne connaissant rien de lui, je suis allée sur youtube. Et bien.... Laisse tomber le rap Gaël, et consacre toi à l'écriture ! 

    Mon coup de coeur lecture du moment !


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  • Pas folichonne, cette fin de semaine.

    D'abord, il a fallu que je commence la journée en prenant Corentin, le prestataire, entre "quat'zieux" pour lui expliquer qu'il n'est pas là pour passer ses journées à mater des séries sur Netflix. Corentin n'a pas très bon caractère, et je suis assez mal à l'aise avec lui. Bon, le principe dans ce cas là, c'est d'y aller avec calme et fermeté, ou fermeté et calme, comme on veut. Le pire, c'est qu'après m'avoir dit qu'il était d'accord avec moi, il s'est rassis à sa place pour... ben se remettre sur internet. Ok, en ce moment on est un peu moins chargé que d'habitude, et ça fait du bien de souffler après une année chargée, mais Corentin et les séries sur Netflix, c'est en permanence. Bref.

    Et puis la fin de l'après-midi, c'est jamais bien très plaisant le vendredi quand je dois faire la permanence jusqu'à 19 h , je suis seule à partir de 17 heures, ça me déprime et un peu, ça me stresse aussi, et puis ça me renvoie à des choses désagréables, je l'ai dit il faut que je reprenne rendez-vous avec un psy.

    Mais bon, la journée n'a pas été mauvaise pour autant. J'ai pris une longue pause, à midi, pour accompagner un collègue d'un autre service à la piscine. Une heure de détente sportive, longueurs de bassin et dix minutes de hammam, ça fait beaucoup de bien, même s'il faisait plutôt froid aujourd'hui. De fait, l'eau était un peu plus chaude que l'air, mais l'avantage c'est que du coup, il y avait peu de monde à la piscine, et ça, c'était bien. Mon collègue a un peu critiqué le fait que je ne nage que la brasse, mais ça, c'est mon problème, pas le sien. Idéalement, je préfèrerais alterner brasse et dos crawlé, mais nager le dos crawlé ce n'est pas pratique, ça mouille toute la tête et le visage, or je n'ai pas le temps, quand je vais comme ça à la piscine au moment de la pause repas, de me relaver les cheveux et refaire mon maquillage. Donc, c'est la brasse, et tant pis si ce n'est pas très bon pour le dos. Le plus important, c'est l'activité physique, et le moment de plaisir que je passe. J'y retourne vendredi prochain :-)


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  • P - Photonique


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  • Petite pause du 14 juillet, à Montalivet, petite station balnéaire médocaine que m'a fait découvrir mon cadet. Une rue principale, interdite aux véhicules l'été, de petites maisons traditionnelles, un grand marché qui attire les plaisanciers des campings alentour, la plage, une petite place avec cinq baraques de fête foraine, c'est tranquille, tout mignon, ça sent le sable, l'iode et l'immortelle... J'ai co-voituré avec mon cadet, qui partait y passer le week-end avec un ami, et arrivé à l'hôtel, j'ai enfilé maillot de bain, short, espadrilles et chapeau, pour deux jours de farniente. Balade au marché, balade sur la plage et dans l'eau - mais elle était trop froide pour que je m'y mette, en plus j'ai peur des vagues, ce n'est pas grave, y tremper les pieds c'est déjà bien. Deux jours à ne rien faire pas même les tâches ménagères habituelles, car je suis descendue à l'hôtel, et j'ai pris mes repas au restaurant. La belle vie. Le calme, aussi. Pas de bruits de voitures, ça fait du bien. Le petit déjeuner, en terrasse, dans la fraîcheur et le calme du petit matin, voilà qui n'a pas de prix.

    Son copain étant mal fichu, mon cadet m'a finalement rejoint pour une après-midi en tête à tête, d'abord sur la plage et puis autour d'un verre et d'une planche de tapas, pour une discussion à bâtons rompus et à coeur ouvert, comme cela nous arrive régulièrement. Nous avons abordé des sujets légers, et d'autre moins, j'apprécie toujours ces moments et lui aussi. Paradoxalement, et nous en avons conscience tous les deux, nous vivons des moments privilégiés que nous n'aurions peut-être pas si nous vivions encore ensemble.

    Nous sommes rentrés en début d'après-midi, nous avions choisi de partir et revenir de façon décalée, pour éviter les bouchons de ce week-end estival, du coup, ça m'a permis de faire une bonne sieste cet après-midi, et d'avoir encore tout mon dimanche devant moi... une bonne pause après un début du mois de juillet très intense au travail. Un avant-goût de vacances, une gourmandise savourée avec bonheur...

    Pause

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Pause


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  • Le cours de ma vie retrouve sa tranquillité. Et c'est bien mieux ainsi.

     

    J'ai passé un bon week-end, avec Chloé et son mari vendredi soir, et avec Gabrielle samedi soir. L'occasion de parler, entre beaucoup d'autres choses, de la façon dont nous vivons nos célibats respectifs. Dimanche a été calme, je me suis reposée de mes émotions de la semaine mais j'ai tout de même fait du vélo, ce qui me fait toujours du bien. Ce soir, je suis allée, en vélo également car ce n'est pas très loin de chez moi, nourrir la chatte d'une amie partie en vacances. La pauvre chatounette m'a fait de la peine, enfermée pour une semaine alors qu'elle a l'habitude de vadrouiller dans son quartier, mais elle est très gentille et m'a fait plein de ronrons.

    Le rythme est intense au bureau en ce moment, je n'ai pas eu le temps de faire la moindre pause aujourd'hui, mais je suis sortie tôt car j'avais des courses à faire, et une tarte à préparer. Mes tantes maternelles me rendent visite demain soir, l'occasion de passer un bon moment autour d'un apéro dînatoire.

    Je ne travaille pas jeudi, j'ai posé la journée pour partir sur la côte médocaine, j'espère qu'il fera beau et que je pourrais profiter de la plage, pour une petite parenthèse de farniente avant les congés, prévus le mois prochain !


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  • J'ai atterri jeudi à l'infirmerie, en pleine crise d'angoisse, au bord des larmes, mais je me suis contentée d'avaler des fleurs de Bach, et hop ! retour sur mon poste de travail, en serrant les dents, au grand dam de l'infirmière, qui m'a appelé à avoir plus de bienveillance envers moi-même. Tiens, j'ai déjà entendu ça quelque part, n'est-ce-pas Benoît. Bienveillance, oui, d'ailleurs je vais reprendre contact avec un psy, parce que j'ai bien compris, cette semaine, que j'ai encore bien besoin de travailler sur différentes choses. Je sais exactement ce qui ne va pas, mais le savoir ne suffit pas, encore faut-il résoudre ce qui peut l'être. Il faudra que j'aille voir un généraliste aussi, je termine la semaine avec le système digestif douloureux.

    Mais le moral va mieux. La vie n'est pas un long fleuve tranquille comme disait l'autre, j'ai traversé cette semaine des rapides bien désagréables, et, seule au gouvernail, ça n'a pas été facile.

    Il fallait que je me remue pour sortir du marasme, aussi j'ai invité, un peu à l'arrache, ma copine Chloé et son ami pour un apéro dînatoire improvisé hier soir, ce qui m'a fait du bien, et l'invitation d'une amie à dîner ce soir tombe bien. J'ai également réalisé qu'il faut que je me bouge un peu pour ne passer les trois semaines de mes congés, le mois prochain, cloîtrée chez moi. J'ai quelques pistes à creuser, le tout c'est de m'y mettre. Dans un premier temps, je profite de ce week-end pour me reposer, et l'orage, au petit matin, m'a à peine réveillée, et même bercée agréablement.  Le week-end prochain, je pars trois jours sur la côté médocaine, c'était prévu depuis plusieurs mois, et finalement ça tombe bien. Au programme, farniente sur la plage, balade au marché estival, et feu d'artifice sur la plage !


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  • RIP

    Comme la France enterrait Simone Veil, plus modestement, j'enterrais ma tante. Cérémonie très émouvante, et je n'ai pas pu retenir mes larmes. Nous l'avons accompagnée au cimetière et, sur le bassin d'Arcachon, les morts dorment dans le sable blond.

    Et puis comme toujours, ce mélange de tristesse dû à la perte d'un être cher, et de plaisir coupable de revoir, pour l'occasion, les membres éloignés de la famille. J'ai ainsi revu des cousins et cousines que je n'avais pas vu depuis fort longtemps, et fait la connaissance de petits cousins et petites cousines que je ne connaissais que de nom. Le repas qui a suivi la cérémonie a donc été assez joyeux, et c'était une façon surprenante de prendre congé de la maison et du jardin de ma tante. Ma tante, dont j'avais toujours connu les intérieurs propres et nets, et les jardins toujours splendides. C'est avec un serrement de coeur que j'ai regardé ce jardin, avec ses fleurs qu'elle avait acheté ce printemps et qu'elle ne verra plus. Les fleurs lui survivent. Je me suis tenue un moment sous le porche, émue, en pensant qu'en avril dernier, nous avions passé ensemble une après-midi agréable. La vieillesse et la maladie s'étaient alors éloignées un instant, le temps de quelques souvenirs et d'une chanson que chantait son père... Comme elle le lui avait promis, une de ses petites filles, musicienne, a joué à l'église quelques notes d'un opéra qu'elle aimait tant.

    Ma tante Christiane, celle qui m'a gardé lorsque j'étais toute petite, et dont je suis si proche, était là aussi bien sûr. Je me suis dit que cela doit être terrible, d'enterrer une soeur. Je n'ose imaginer ce que pourrait être de perdre la mienne. Mes cousines, étrangement, me l'ont confiée, et c'est toutes les deux ensemble que nous avons fait l'aller-retour sur le Bassin. L'occasion, durant le trajet, d'évoquer la vie du Pessac d'autrefois, quand il n'y avait que des prés et des champs, et même un ruisseau au bout de sa rue.

    Anecdote familiale : mes grands parents avaient fait construire, dans les années 20, une belle maison en pierre dans une rue du centre de Pessac. A la fin de la guerre, Pessac connu quelques bombardements, du fait de la présence de la voie ferrée. Une bombe tomba non loin de la maison de mes grands parents, au grand effroi de toute la famille, terrorisée par le bombardement. La bombe tomba si près qu'elle ébranla la maison, et un crucifix accroché au mur, au dessus du lit de ma tante Carmen, tomba par terre et se fendit. Elle m'avait raconté cette histoire en avril dernier, et m'avait montré le crucifix, qu'elle avait toujours gardé près d'elle. Aujourd'hui, elle a été enterrée, avec ce crucifix dans les mains, et je suis contente qu'elle ait pu m'en raconter l'histoire.

    Bref, sur le chemin du retour, au lieu de raccompagner Christiane directement chez elle, je lui ai proposé de venir voir mon nouvel appartement, qu'elle n'avait pas encore vu. Elle en a été contente, l'a trouvé joli, a dit que lorsqu'elle aura vendu sa maison parce que celle-ci n'est plus pratique pour elle, elle aimerait se trouver un appartement comme le mien, et se remeubler tout en neuf ! Ma tante a une capacité de continuer à s'enthousiasmer et faire des projets, en dépit de ses 86 ans, et je trouve ça génial.

    Me retrouvant enfin seule chez moi, j'ai pris une douche - il a fait 35° aujourd'hui et l'aller-retour dans ma voiture, sans la clim, a été pénible - et j'ai dormi un peu, pour récupérer un peu, ce qui m'a fait du bien !


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  • A peine avais-je fini mon article précédent que, finalement, l'envie en étant trop forte, j'ai sauté sur mon vélo, pour trois petits quart d'heure de balade dans Pessac, riches en sensation.

    L'odeur de l'herbe chaude dans une petite prairie, les cris des hirondelles glissant dans le jour finissant, les nuages roses, le pépiement d'un oiseau dans une rue, le calme des rues désertes, le plaisir de glisser facilement à vélo, la chaleur du bitume succédant à la fraîcheur des espaces verts, le volètement de petites chauve-souris, et les flonflons d'un bal de quartier... autant de sensations bienvenues, comme un baume sur mes petites blessures du moment.

    Et puis, comme je rentrais chez moi, ce sms de mon frère, pour me faire partager une bonne nouvelle, et ça m'a fait beaucoup de bien. Si tu passes par là, merci.

    Demain, je ne travaille pas, c'est l'enterrement de ma tante, je vais également profiter de cette pause bienvenue dans la semaine pour me reposer.

     

    La nuit est maintenant tombée, les tours, aux nombreux appartements éclairés, se détachent sur le bleu roi du ciel. Quelque étoiles commencent à se montrer, et de temps à autre une petite brise douce vient me caresser, et Loukoum est étendue sur le béton chaud du balcon, non loin de moi. Ne serait-ce les gosses qui braillent dans l'aire de jeux, la soirée serait parfaite. J'aime bien la présence de ces grandes tours, comme une présence tutélaire écrasante mais réconfortante en même temps.

     

    La fatigue est oubliée pour un temps.


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  • Comme à chaque fois que je dois faire face à une émotion intense, cela me crève, ce qui se rajoute à la fatigue déjà intense que je subis en ce moment. Total, je me suis écroulée ce soir en rentrant, alors que j'avais mis la radio pour écouter une émission qui m'intéressait sur France Culture,émission dont je n'aurais au final pas entendu grand'chose. Et voilà que l'estomac se met à jouer des siennes, résultat du mélange chaleur+stress+contrariété. Evidemment, pour compenser, je mange, pas forcément équilibré. Et je suis trop crevée pour sortir faire du vélo pour profiter de cette soirée splendide - un ciel magnifique et une douceur idéale, le tout sur fond d'air délicatement chaud. Bref, je frôle le marasme, d'autant que je me remets mal de la contrariété dû au sms de mon père, hier matin.

    Je n'aime pas ça, les perturbations émotionnelles, et cette grosse fatigue qui m'assomme. La fatigue je la tolère quand j'arrive, malgré tout, à rester active. Mais quand c'est une fatigue qui me vole mes meilleurs moments, ça ne va pas du tout.

    Je me console en profitant de la douceur du soir sur mon balcon, joliment fleuri, et comme c'est le résultat de mes efforts, cela me met d'autant plus du baume au coeur. Pour une fois les djeuns du quartier ont rangé leurs bruyantes pétrolettes, et seuls les enfants, dans l'aire de jeu en bas, animent le quartier de leurs cris (mais j'avoue que je m'en passerais volontiers). Je viens à l'instant de voir passer deux petites filles, mains dans la main, qui se sont arrêtés un instant pour contempler une tourterelle posée sur une rambarde, charmant tableau.


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  • Un chat vit ici/ A cat lives here


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  • Finalement, la journée n'aura pas été pleine de "ça marche pas", mais de "j'ai bloqué mon compte" ou pire "j'ai oublié mon mot de passe". La journée a été intense, j'ai oublié de regarder mes stats téléphoniques ce soir en partant, mais je sais bien que nous avons tous été bien occupés.

    Vers 10 h 30 j'ai reçu un sms. Mon père. Deux mots "Carmen dcd".

    Carmen. Une des soeurs de mon père. Dans la famille on a toujours prononcé "carmin" et non pas "carmène". Mais c'est tellement plus joli, cet étonnant carmin. Quand j'étais enfant, je ne la trouvais pas rigolote, Tatie Carmen. La mine sévère, la maison toujours nickel, quand je vivais dans une maison toujours en désordre... Des meubles en bois massif, des assiettes anciennes sur les murs... rien de bien folichon à mes yeux. Mais ces dernières années j'avais fini par la trouver drôle, et surtout à apprécier les anecdotes qu'elle me racontait sur la famille. Je l'ai vu pour la dernière fois il y a un peu plus de deux mois, et bien que minée par son récent veuvage et, surtout, par la maladie qui la rongeait - sans parler du grand âge, elle avait 90 ans ! elle avait évoqué son père avec plaisir, et entonné une petite chanson qu'il lui chantait souvent. Mon grand'père était passionné d'opéra, d'où ce prénom de Carmen, quelque peu "exotique" dans les années 30. Cette fois dernière, elle m'avait raconté que, se présentant à  son premier travail à l'âge de 15 ans, elle avait dû subir une remarque acerbe d'un collègue "Carmen ? ah, ces espagnols qui viennent bouffer le pain des français !"...  Je suis restée très triste, tout aujourd'hui, je la voyais peu il est vrai mais elle va beaucoup me manquer.

     

    Deux mots, c'est donc le contenu du sms reçu de mon père. Le sms que mes frères ont reçu en contenait quatre, j'en déduis que je suis fort bas dans l'échelle des sentiments de mes parents. J'ai trouvé ça extrèmement brutal, ces deux mots sans fioritures, je me suis pris de plein fouet à la fois la nouvelle du décès de ma tante et la sécheresse de mon père.

    Je n'ai pas su comment réagir. Alors je n'ai pas réagi. Je n'ai pas répondu au sms, je n'ai pas appelé mes parents. J'ai appelé mon cousin pour exprimer mon soutien, il m'a donné les dates et heures des obsèques, et je lui ai dit que s'il le souhaite, cela me ferait plaisir de faire une des lectures, à l'église. Cela me ferait plaisir de faire ce dernier petit geste pour ma tante.

     

    Il y a quelques semaines, j'ai relu L'Etranger, de Camus. Maman est morte hier. Je suppose que j'écrirai un jour "ma mère/mon père est mort-e hier". Avec aussi peu d'émotion.

     

    Ce soir, je suis allée voir ma tante, celle qui m'a gardée quand j'étais enfant, pour savoir comment elle supportait la nouvelle. Son mari à l'hôpital, la canicule, et aujourd'hui la mort de sa soeur, ça fait beaucoup. J'ai été soulagée de la trouver moins mal que je le craignais. On ne choisit pas sa famille, mais on peut choisir les gens qu'on aime.

     

    Il va tout de même me falloir un peu de temps pour encaisser le choc de ce sms.


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  • Je viens à l'instant de recevoir un sms de mon collègue Hubert, me prévenant qu'il ne pourrait faire l'ouverture du service, demain matin, car il a un rendez-vous. J'ai horreur d'embaucher à 8 heures, j'aime le petit matin pour en profiter mais surtout pas me speeder pour faire l'ouverture du service. Bon là c'est un cas de force majeure, demain nous sommes en plein pic d'activité, la journée va être difficile, pleine de "allo ça marche pas", c'est l'arrivée dans les différents services des petits jeunes qui viennent bosser pour l'été, et bien sûr dans un bon nombre de cas leurs accès informatiques merderont, parce que l'informatique, ça merde toujours.

    Je commencerai donc la semaine comme j'ai vécu la précédente, sur les chapeaux de roues, et je la finirai sur les rotules, heureusement que ce week-end a été reposant.

    Heureusement également, la canicule est terminée, et cette semaine de pluie et de vent aura été bienvenue, comme un répit après la canicule et avant l'été, qui a permis de faire redescendre la température de l'appartement, et de mieux dormir la nuit.

    Hier j'ai accompagné ma tante à l'hôpital voir mon oncle de 95 ans. Ma tante est courageuse, depuis l'hospitalisation de mon oncle, ça va faire un mois, elle va tous les jours à l'hôpital, malgré ses 86 ans et la fatigue qu'elle accumule. La canicule n'a pas été une période facile pour elle, elle y va en bus, et les bus sont rarement climatisés. Elle est trop âgée pour faire le trajet seule, mes deux cousines se relaient donc pour l'accompagner, mais j'ai également pris le relais, à deux reprises. Cela m'a fait plaisir de faire ça pour elle, je suis très attachée à cette tante, chez qui j'ai passé mes premières années. Ma mère ne s'était pas arrêté, après ma naissance, et c'est ma tante qui m'avait gardé durant trois ans. Trois ans dont je ne me souviens pas, mais je suis certaine d'avoir été choyée et entourée d'amour, car chez ma tante il y avait également ma grand'mère, qui m'adorait. Cette certitude, d'avoir été bien entourée durant mes premières années, est importante pour moi, qui souffre d'un déficit d'amour maternel. Avec le recul, je me dis que ça n'a pas dû être facile, pour ma mère, de devoir récupérer chaque soir une petite fille qui aurait préféré rester chez sa tatie, avec sa mamie et ses cousines.

    Bref. J'étais trop crevée, finalement, pour pouvoir envisager le déplacement à Paris qui était prévu en fin de semaine, pour un séminaire. J'ai annulé, me suis encore fait mal voir par le Grand Chef parisien, bon, tant pis. Le pire, c'est que je n'ai pas chômé pour autant, nous avons croulé sous le travail la semaine dernière, pour préparer les habilitations informatiques de tous les renforts estivaux, sans parler de devoir remplacer nos collègues en séminaire. J'ai maintenant un rapport assez curieux avec mon boulot, je l'aime autant que je le déteste. J'aime la vivacité intellectuelle que je suis obligée d'avoir en permanence, tout en pestant car cela me fatigue, et je déteste le stress que me provoque le changement perpétuel, alors que je  suis incapable de faire toujours la même chose sous peine de m'ennuyer rapidement... J'ai toujours eu le sentiment d'être deux en moi, et c'est exactement ça au travail.

    Un vieil ami que j'ai croisé récemment m'a appris avoir pris sa retraite - vingt ans d'armée il n'en pouvait plus - et m'a dans le même temps appris qu'il s'est immédiatement trouvé un petit boulot, pour "mettre du beurre dans les épinards". Je ne l'ai pas dit, mais j'ai trouvé ça nul. Quand je serais à la retraite, je ne rempilerai pas. Je prendrais enfin le temps de vivre. 

    En faisant par exemple du jardinage, comme j'en ai fait aujourd'hui. Bon, jardinage, c'est un bien grand mot. Mais j'y ai passé une bonne partie de la journée, à m'occuper de mes différentes plantations. A l'intérieur j'avais deux petites compositions de plantes vertes qui avaient bien besoin que je m'occupe d'elles, remettre de la terre, nettoyer les parties mortes, remettre de nouvelles petites plantes, et à l'extérieur mes plantations printanières avaient également besoin d'un renouveau. Certaines plantes, les némésias, les dahlias nains, n'ont pas supportés la chaleur, ou est-ce un excès d'arrosage, je ne sais pas, et j'ai dû les remplacer. J'ai opté pour de petits impatiens, parce que ce n'est pas cher et que ça pousse bien quand ça prend, et on verra bien. Comme toujours, mettre les mains dans la terre m'a fait du bien, et j'ai terminé par un grand ménage du balcon du séjour, parce que décidemment je suis devenue une obsédée du ménage.

    J'ai tout de même pris le temps de regarder le ciel, les nuages, le geai qui passait par là, et la buse qui tournoyait dans le ciel. Cette semaine, avec le grand vent qui soufflait, c'était un spectacle magique, cette grande buse qui filait dans le ciel comme un cerf-volant qui se serait échappé... Magnifique.

    De façon étonnante, j'ai l'impression de mieux dormir depuis que l'éclairage public est éteint, entre une heure et cinq heures du matin. Il est vrai que je laisse les volets entrouverts, et que la lumière orange n'est jamais agréable. Mais c'est à croire que je dois dormir avec les yeux ouverts, puisque je sens bien que j'apprécie l'absence de cette lumière orange que j'ai toujours trouvée très moche. A une ou deux reprises, je me suis réveillée, vers quatre heures du matin, et je suis allée dans la cuisine (qui n'a pas de volets) pour profiter du spectacle nocturne. Surprise, il ne fait pas si noir que ça à cette heure indue, et les grandes tours se détachent sur le ciel, gris en cette semaine de mauvais temps. Ou était-ce que les nuages, justement, réverbéraient les lumières des autres communes alentour ? A vérifier !


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  • Je me suis réveillée en pleine nuit, vers 4 heures, je voulais voir le quartier de nuit, sans l'éclairage public, puisque désormais l'éclairage public est éteint la nuit, entre une heure et cinq heures.

    Donc, en effet, pas d'éclairage public. Etonnement : même à cette heure (tardive ? précoce ?) des appartements étaient allumés, dans les tours. Il doit y avoir des insomniaques.

    Bonne surprise : j'ai pu voir les étoiles ! il y avait bien longtemps, des années en fait, qu'on ne pouvait plus voir, la nuit, que les étoiles les plus brillantes, celle du Berger, et la grande Ourse. Cette nuit, j'en ai vu un peu plus, et ça m'a fait bien plaisir.

    Et quel calme ! la nuit, comme lorsque je me lève au petit matin, le quartier est d'un calme formidable. Ca change du soir !

    Je me suis recouchée, et rendormie aussitôt. C'était agréable, ces cinq petites minutes de frais, de nuit et de calme !


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  • La canicule a commencé, ici, dès la fin de la semaine dernière. Plein soleil, appartement qui se réchauffe trop vite dès le petit matin, et voilà qu'on se retrouve à plus de trente dehors, et presque trente dedans. Etouffant, et le ventilateur n'est qu'un piètre pis-aller à une clim décriée mais finalement fantasmatique...

    Après les trois jours d'arrêt maladie, dû au mélange fatigue+chaleur, et les deux jours du week-end, j'ai repris le travail lundi matin. Pas en grande forme, mais l'avantage du bureau, c'est qu'il est climatisé. Le problème de s'arrêter, c'est qu'il faut revenir, et affronter la centaine de mails qui se sont empilés dans la boîte mail, et devoir faire face aux dossiers qui sont toujours là, et ont pris quelques jours de retard supplémentaires.

    Grosse pression, et lundi en fin d'après-midi, le niveau de stress est bien remonté...

    Je me lève mardi matin, et comme La Chatte est dans sa litière en même temps que je fais pipi, je m'aperçois que ses urines sont rosies de sang. Il est vrai que ces derniers jours je la trouvais assez amorphe, mais compte tenu de la chaleur, ça ne m'avait pas inquiétée. Pour le coup, voilà que je m'inquiète beaucoup, et mon premier geste en arrivant au boulot, c'est d'appeler le vétérinaire qui me demande de lui emmener La Chatte le lendemain matin. A jeun.

    Chaleur, inquiétude - j'avoue avoir tendance à craindre toujours un peu le pire - stress du travail, je termine la journée - et je suis de permanence jusqu'à 19 h 00 - à cran. Je quitte le travail dans une chaleur de plomb, pour retrouver un appartement dans lequel il fait 28°. A 22 h 00, il fera encore 30°, la douche ne me rafraichit que cinq minutes, et je décide de me coucher sur le lit. Il ne faut pas espérer dormir fenêtres ouvertes pour profiter de l'air frais de la nuit : cette semaine, il n'y aura pas d'air frais la nuit ! De surcroit le quartier s'avère fort bruyant en soirée, les gamins jouent en braillant, les djeuns passent et repassent en mobylette, et les plus âgés jouent du klaxon quand ils se croisent en voiture.

    Mardi matin, comme le réveil me ramène à la conscience, ma première sensation est celle de la chaleur étouffante qui règne dans l'appartement. Fournaise.

    Alors qu'habituellement j'ai du mal à me lever, cette semaine je me lève dès que le réveil sonne, à six heures. Si je veux éviter de me trouver sous les rayons brûlants du soleil, et profiter de la température plus clémente du petit matin, je n'ai pas d'autre solution. Au moins, le temps du petit déjeuner, je suis à une température acceptable, 22°.

    Mercredi le soleil se lève, boule rouge magnifique autant que cruelle.

    Je me lève donc, me prépare rapidement et enfourne La Chatte rapidement dans sa boîte de transport. Je suis malade à l'idée de devoir lui faire subir un transport en voiture par une telle température, mais je suis trop inquiète.

    Au boulot je continue tant bien que mal à rattraper mon retard, tout en gardant un oeil sur le téléphone dans l'attente du coup de fil du vétérinaire. Celui-ci m'appelle dans l'après-midi pour me dire qu'il s'agit d'une infection urinaire, et que je peux récupérer La Chatte le soir même.

    Pas de place sur le parking du vétérinaire, je dois garer ma voiture assez loin pour trouver une place relativement à l'ombre. Je me tords la cheville sur le trottoir, et une jeune femme se précipite gentiment pensant que je fais un malaise dû à la chaleur. Je la rassure et repars, et Dieu merci, la cheville tient le coup. Car il faut encore ramener La Chatte dans la voiture, et c'est qu'elle pèse son poids - le vétérinaire m'aura dit deux fois qu'elle en surpoids. Oui, je sais, mais elle ne mange pas plus que ça, c'est juste une chatte de grand et gros gabarit, voilà ce que j'en dis.

    Bref, retour dans un appartement brûlant, re-douche et re-douche avant de me coucher. C'est la fête de la musique j'aurais aimé me rendre à Pessac centre, mais je suis bien trop crevée pour ça, je m'écroule sur le lit et m'endors de suite, pour une nuit un peu plus longue que ces derniers jours, et voilà qui me fait du bien.

    La nuit, de fait, en en dépit de cette chaleur, aura été réparatrice, et le fait d'être rassurée pour La Chatte a également fait retomber la pression, et je passe une journée de jeudi plus calme, et presque en pleine forme, je dis presque parce qu'avec une telle chaleur, je suis quand même sur les rotules. De plus, je dois me battre avec La Chatte pour lui faire avaler ses médicaments - c'est incroyable et très énervant de constater que de nos jours, les labos pharmaceutiques n'ont toujours pas envisagé de faire des médicaments sous d'autres formes que des cachets, dont chacun sait que les chats ne veulent jamais les avaler.

    Etonnant, cette fin de journée de jeudi. Voilà que les nuages arrivent, et qu'en deux heures nous perdons dix degrés. Du moins, à l'extérieur. A l'intérieur, je continue de me mouvoir dans une chaleur étouffante.

    Je me réveille dans la nuit, pour constater que la mairie a mis à exécution son projet : désormais l'éclairage public sera éteint, entre une heure et cinq heures du matin. De fait, moi qui dors avec les volets roulants entre-ouverts, j'apprécie de ne plus être dérangée par la lumière orange moche des réverbères de la rue et de la placette en bas de l'appartement.

    Surprise, le ciel est bien couvert, quand je me lève vendredi. Est-ce une légère bruine qui tombe ? je n'ose l'espérer, mais l'odeur de bitume mouillé me le confirme, une fine bruine vient rafraichir l'air, ou, plutôt, donner une impression de fraîcheur : en effet le thermomètre affiche toujours 21°.

    Je suis contente d'être en week-end, car je termine la semaine sur les rotules. Il faudra encore quelques jours pour que la chaleur de l'appartement retombe à un niveau plus supportable.

    Lundi dernier, avait lieu l'assemblée générale de la copropriété, il a été décidé de faire des ateliers de travail sur la possibilité d'équiper les balcons de stores extérieurs, et d'installer des climatiseurs pour ceux qui le souhaiteraient. Je ne suis pas sûre que ce soit techniquement possible, par contre j'espère qu'on avancera rapidement sur la question des stores extérieurs. En effet la cuisine ne possède pas de volets, et les stores intérieurs que j'ai fait poser ne servent pas à grand'chose. Quand le soleil se lève, la température grimpe à 30° (!) en quelques minutes, et c'est là la principale arrivée de chaleur de l'appartement. Très appréciable en hiver, plus du tout en été.

    Tout pareillement, je touche du doigt l'inconvénient de vivre dans un quartier jeune et populaire : les gamins vivent dehors (et j'ai une aire de jeu juste en face de mes fenêtres !) les djeuns sont bruyants, et je ne parle même pas des incivilités : mardi soir une bande de gamins commençait à s'attaquer à une bouche d'incendie en contrebas de l'appartement. C'est en effet le grand jeu dans le quartier, faire sauter les bouches à incendie, et profiter du geyser qui s'en échappe pour se rafraichir. Pour le coup, les vieux qui passent leur fin d'après-midi devant la salle de prière en attendant la tombée de la nuit (c'est toujours le Ramadan) sont intervenus, et c'est probablement la seule bouche à incendie du quartier encore intacte.

    Je suis pour autant toujours aussi contente de mon appartement. Je suis également bien contente, ce soir, d'être en week-end, d'autant que j'ai rattrapé mon retard. Demain, je m'accorde une grasse matinée, bien méritée, d'autant plus que la semaine prochaine risque d'être difficile : beaucoup de travail en perspective car nous devons préparer les habilitations informatiques de tous les jeunes auxiliaires de vacances qui arrivent début juillet, et jeudi et vendredi nous devons monter à Paris pour deux jour de réunion. Je vais devoir me lever à quatre heures du matin jeudi prochain, et je préfère ne pas y penser. Comme disent les espagnols : demain sera un autre jour. Et, en l'occurrence demain sera un jour de repos :-)


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