• Ca va pas mal. Le moral est bon, la fatigue, ma vieille amie revenue avec la reprise du neuroleptique, est supportable, d'autant qu'au boulot nous traversons une période de moindre activité. Heureusement, car en dehors du boulot, j'ai un agenda bien chargé, visites chez la psy, le podologue, le gastro-enterologue, rendez-vous à l'ehpad pour faire un point sur la situation, visites à l'ehpad pour voir ma mère, coups de fil à mon père pour savoir comment il se débrouille... Et le quotidien, le ménage à faire régulièrement car deux chattes, ça fait des crottes et ça met de la litière partout, et deux chattes à poils longs, ce sont des moutons de poils qui volent partout dans l'appartement... Les chattes vont bien, mes fils vont bien, ma belle-fille couve, tout va bien :-) L'été a surgi cette semaine, je suis passée du jour au lendemain des collants et chaussures fermées aux pieds-nus dans les sandales d'été, et j'ai ressorti le vélo pour profiter du soleil des fins d'après-midi et ça, c'est bien aussi :-) J'ai une pensée pour ceux que je connais qui traversent de mauvaises périodes, j'espère leur apporter un peu de réconfort. Les jours sombres je connais, j'apprécie le retour du soleil dans le ciel et dans ma vie.


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  • Côté tours, ça bouge pas mal. Un incendie violent a ravagé, plusieurs heures durant, un appartement au cinquième étage d'une des tours pas très loin de chez moi, il y a quinze jours. La fumée était impressionnante, l'odeur de plastique brûlé aussi - le locataire de l'appartement conservait tous ses déchets dans des poches poubelles... dans son appartement. Les beaux jours revenant, les rodéos ont repris, une moto et un quad vont et viennent dans la cité à longueur d'après-midi, le bruit est parfois intenable. Les enfants ont repris possession de l'aire de jeu, et braillent jusque tard dans la soirée. Les jeunes ont ressorti les barbecues et les ont réinstallés sur l'esplanade derrière la maison municipale qui est en face de chez moi, odeurs de viandes grillées et  musique à fond :-/  Et, ce soir, j'ai constaté que dans l'espace vert qui jouxte l'explanade, ils avaient installé une piscine gonflable pour les gamins du quartier. C'est l'été ! Parfois je regrette presque le calme de l'hiver, quand tout ce beau monde est cloîtré bien au chaud chez soi. Ceci dit quand je me lève le matin, le quartier est calme - forcément, tout le monde dort encore - et je profite bien du calme, fenêtres ouvertes, dans la belle lumière du soleil levant.

    Côté jardin, ou plutôt balcons, ça avance. La renouée que j'ai plantée cet automne dans une jardinière sur le balcon de la deuxième chambre a repris et commence à déployer ses feuilles. C'est en principe une plante à développement rapide, et j'espère qu'elle va vite coloniser le support installé sur le mur à cet effet. Une de mes voisines m'a fait des compliments sur les bambous qu'elle aperçoit sur le balcon de ma chambre, ça m'a fait plaisir. Quand au balcon du séjour, j'ai aménagé un joli coin "plantes aromatiques" du côté de la cuisine (photo à venir), le côté du séjour restant à aménager.


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  • Loukoum, encore et toujours

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Loukoum, encore et toujours


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  • Quand Pessac prend des airs de Japon...

     

    C'est dommage, il faisait gris, le spectacle aurait été magnifique sous le soleil. Mais cette année le soleil est particulièrement rare, à tel point que, n'y tenant plus de ces longs mois trop gris, j'ai malgré tout été faire du vélo cet après-midi, pour prendre l'air et voir le jour. Il faut espérer que l'été sera bien au rendez-vous ! 


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  • Il est bien évident que concernant ma mère, le pire est devant nous, la preuve en est qu'elle est, une fois de plus, tombée cet après-midi - elle tombe sans arrêt - et que cette fois-ci, elle s'est cassé le poignet, elle sera opérée demain. Retour à la case départ, hôpital, anesthésiques et anti-douleurs, le cocktail qui, à chaque fois, l'envoie dans les limbes de la confusion mentale.

    J'ai pas mal de rendez-vous cette semaine et, puis, il faut bien le dire, pas du tout envie d'aller la voir à l'hôpital. Ca attendra. Je l'avoue, je perds patience.


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  • Ce week-end de trois jours m'a fait du bien. Exceptionnellement je n'ai pas mis le réveil hier ni ce matin, je suis très fatiguée depuis plusieurs semaines et j'avais besoin de dormir un peu plus que d'habitude, y compris de trouver le temps de faire une bonne sieste.

    Trop fatiguée, je ne suis pas allée à la salle de sport la semaine dernière, mais je tenais absolument à aller au yoga samedi matin, car ça me fait beaucoup de bien. Et même la présence d'une grosse araignée, dans le coin du mur à côté duquel j'étais installée, n'a pas entamé ma concentration ni le bien-être procuré par la séance.

    Visite à la maison de retraite samedi après-midi pour voir ma mère, ça va être mon nouveau rituel du samedi :-/ dont je me passerais bien. Le pire c'est de me dire que le pire, justement, est certainement encore devant nous. Ma mère est devenue dépendante, elle n'est pour autant pas en fin de vie.

    J'ai bien profité de mon dimanche et de mon lundi, et heureusement que ce week-end faisait trois jours. J'ai pu tout à la fois me reposer, avancer dans mon projet d'aménagement du balcon du séjour, et aller me balader en vélo cet après-midi, sur les chemins qui m'amènent souvent jusqu'aux fins fonds de Pessac, dans un coin que j'affectionne particulièrement, dans les bois. Entre la pose des caillebotis et le vélo cet après-midi, je me suis bien aérée et dépensée, et ça m'a fait du bien. Tout comme le fait de prendre le temps de vivre, hier matin et ce matin. Prendre mon petit déjeuner tranquillement, faire le rituel "câlin du matin" à Loukoum, mais bien plus long que d'habitude, arroser mes orchidées, faire du ménage, faire des lessives et avoir la satisfaction de le rentrer le soir, sec et sentant bon, toutes ces petites choses sont importantes pour moi. J'ai vraiment eu la sensation d'une pause, d'une respiration.

    Il faut bien reprendre le travail demain, mais ce sera dans un nouveau bureau puisque nous avons déménagé vendredi comme prévu. Le nouveau bureau est un grand open-space rénové, et de la moquette neuve dans un bureau c'est quelque chose que je n'ai pas vu souvent depuis que je travaille ! Nous sommes toujours par groupes de quatre, et les trois collègues avec qui je cohabite sont les mêmes que précédemment, et je m'entends bien avec eux, alors ça me convient.

    Cette semaine ne fera que quatre jours... c'est parfait !


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  • Un week-end de trois jours, c'était parfait pour attaquer le gros morceau de l'aménagement du balcon du séjour : le sol.

    Le sol, au départ, c'est du béton nu :

    Le projet du moment, work in progress

    Du béton, comme la résidence :-) et du béton pas trop mal conservé finalement. Biberonnée dans du Le Corbusier, j'aime bien le béton ;-) 

    J'ai longuement hésité dans le choix du revêtement du sol, entre les caillebotis d'Ikéa, que j'ai déjà installé sur les deux petits balcons des chambres, rapides à mettre en oeuvre mais chers et peut être fragiles sur la durée, et du carrelage, qui aurait été perenne, pas forcément plus cher même pose comprise. J'aurais du reste certainement pu trouver un très joli carrelage. Oui mais, le carrelage, je pouvais pas le poser toute seule :-)

    Le caillebotis Ikéa, donc. Comme je l'ai dit, c'est rapide en mettre en place, il s'agit de dalles de 30 x 30, qui se clipsent entre elles. Donc ça va très vite.

    Le projet du moment, work in progress

    (La Chatte est venu jeter un coup d'oeil, intriguée par mon agitation)

    Bien sûr, une fois posées les dalles entières, ensuite il fallait que je complète avec des dalles retaillées en fonction des dimensions du balcon. Et j'ai mis beaucoup plus de temps à scier les dalles dont j'avais besoin, qu'à poser les autres ! Et je suis particulièrement fière de moi : je les ai sciées moi-même ! Ca n'a pas forcément été tout simple, les séances de musculation portent leurs fruits finalement et je suis arrivée au bout en dépit des doutes que j'avais avant de m'y mettre. J'ai même pu fignoler les finitions, au niveau des poteaux de fixation de la rambarde.

    Le projet du moment, work in progress

    En fait, pour les balcons des chambres, j'avais appel à mon ex-mari pour scier les dalles, et je n'avais pas fait de finitions aussi soignées, d'autant que les balcons étant plus petits, je n'avais qu'un seul poteau. Mais sur le coup, je me suis un peu agacée après lui car il ne pouvait pas venir hier, et je voulais absolument finir le balcon ce week-end. J'ai pris la mouche, j'ai attrapé la scie et me suis débrouillée moi-même. Au moins c'est fait, je n'ai pas à dire merci, et je suis, encore une fois, super fière d'être arrivée à tout faire moi-même !

    Voilà le résultat côté salon :

    Le projet du moment, work in progress

    Et côté cuisine :

    Le projet du moment, work in progress

     

    Ce que j'aime, dans ces caillebotis Ikéa, c'est que le fini est très joli, très propre.

    Mission balcon : le sol, c'est fait !

    La suite du projet c'est la végétalisation. Côté cuisine, je souhaite donner une ambiance un peu campagne, je vais partir sur la base qui est sur la photo, qui me plait bien. L'échelle, je l'avais achetée l'an dernier pour servir de support à un plumbago, mais celui-ci n'a pas passé l'été :-(  Je ne sais pas encore si je renouvelle l'expérience, mais au moins l'échelle meuble le mur. Le mandarinier a trouvé sa place et je pense végétaliser avec des aromatiques, comme me l'a conseillé Benoît, ce qui est une très bonne idée.

    Côté salon, je suis toujours en pleine réflexion sur les végétaux à choisir. J'adore avoir un bon sujet de réflexion :-)


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  • C - Comment. Mais comment ? rester en forme si après trois petits jours d'arrêt de travail pour me requinquer, voilà qu'on repasse à l'heure d'été ?! J'ai eu bien du mal à me lever ce matin :-(

    G - Grand'. Je serais grand'mère dans quelques mois, et d'une petite fille puisque maintenant on le sait, mais je suis déjà grand'tante, d'un petit garçon né ce matin. Mais comme me l'a dit mon frère, désormais grand'père, nous sommes de beaux grands parents !

    T - Travail. Petite baisse d'activité depuis maintenant plusieurs semaines, et cela me convient tout à fait. J'ai le temps de traiter mes dossiers comme il le faut, et même de suivre les cours d'anglais en ligne auxquels notre chef nous a inscrits.

    D - Déménagement. Je l'ai déjà dit, je suis toujours entre deux déménagements. Ce week-end, c'est au boulot, nous repartons donc dans l'ancien bâtiment où nous étions précédemment, dans un bureau à côté du bureau où nous étions il y a deux ans. Mais en version open space, les cloisons ont toutes été supprimées. Pour l'occasion, et c'est tout à fait extraordinaire, l'étage a été refait, du sol au plafond, et c'est tout à faire extraordinaires : les moquettes ont été changées. Ben oui, c'étaient les moquettes d'origine, elles avaient trente ans ou presque, et le pire : elles n'étaient jamais nettoyées, juste aspirées. On arrive donc dans un environnement tout neuf, et ça c'est bien :-) Ca, c'est le plus. Le moins, c'est qu'on revient dans une partie du bâtiment exposé plein Nord, autrement dit, sans soleil :-(

    M - Mère. Comme me disait mon frère qui m'a appelé ce soir, et est allé la voir hier, on a envie de lui dire qu'il faut se faire une raison, regarder un peu les choses et arrêter de se lamenter : elle a bien vécu, elle a presque 80 ans, et termine sa vie dans une maison de retraite qui est loin d'être moche. C'est un avis que je partage tout à fait, et j'avoue que je suis très agacée de la voir déprimer et pleurnicher. Mes frères et soeur et moi avons une vie bien plus dure - à mon âge il y avait déjà longtemps que ma mère, fonctionnaire, était à la retraite - et nous n'aurons jamais les moyens de nous payer une maison de retraite aussi luxueuse qu'elle.

    T - Temps. Il pleut, il fait moche, cet hiver n'en finit pas :-(

     


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  • Le balcon de ma chambre, au départ, était comme ça :

    Le balcon japonais

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ensuite j'ai aménagé le sol :

    Le balcon japonais

    On ne le voit pas sur ces deux photos, mais dans l'angle gauche j'avais installé le bambou qui me suit depuis plusieurs années. Depuis le début, j'envisageais de rajouter au moins un bambou. Et je ne sais pas depuis combien de temps me trottait l'envie de partir sur une déco épurée, mais ça doit faire longtemps.

    Ces dernières semaines, l'idée s'est faite plus précise, lecture du Clan des Otori aidant ! J'avais trouvé, il y a quelques mois, une reproduction d'une lanterne de pierre japonaise, mais un bambou, plus une lanterne, ça faisait un peu court. Il faut noter au passage que le nouveau sol me confortait dans cette envie de "japonisation".

    J'ai beaucoup réfléchi ces dernières semaines, beaucoup rêvé, ça fait du bien, j'ai cherché aussi un peu d'inspiration sur le net, n'y ai pas trouvé grand'chose au final. Le fait de trouver deux pots pas chers, cette semaine, puis un bambou en promo, a lancé la mise en route de l'exécution du projet. En passant chez mon ex-mari, hier, j'ai trouvé deux pots à bonsaï vides, souvenirs d'une époque où j'en avais eu, et j'ai récupéré les pots en sachant que je pourrais m'en servir. J'ai affiné mon idée, me servir d'un des pots pour y déposer la lanterne japonaise, et trouver une plante pour faire office de bonsaï pour l'autre.

    Je suis donc partir à la jardinerie cet après-midi, en suis revenue avec :

    - un bambou à cannes sombres

    - un paquet de sable blanc

    - un petit pied d'ilex

    - un pied d'helxine

    L'ilex (du buis) pour faire office de bonsaï (un vrai bonsaï je n'ai pas les moyens, du reste par expérience je sais que c'est très compliqué à entretenir), l'helxine car je suis tombée dessus par hasard, et je me suis souvenue que c'est un des composants de jardins japonais, c'est une petite plante couvre-sol très jolie.

    J'ai planté l'ilex dans le pot ovale, j'ai recouvert la terre de mousse - j'avais fait le tour du quartier ce matin pour en récupérer dans un coin très humide où j'en avais repérée - j'ai planté l'helxine dans un coin du pot rectangulaire, en la délimitant par une ceinture de carton, et dans le reste du pot j'ai mis le sable blanc, sur lequel j'ai posé la lanterne.

    J'ai rempoté les deux nouveaux pieds de bambous dans les pots achetés cette semaine, et j'ai recouvert le terreau de mousse.

    Et voilà le résultat, dont je suis très contente :

    Le balcon japonais

    Le parapluie japonais, c'est un coup de coeur trouvé dans une boutique bordelaise il y a quelques années. C'est de circonstance, non ?

    Un zoom sur les deux pots à bonsaï :

    Le balcon japonais

    Et la vue depuis ma chambre : 

    Le balcon japonais

    Je suis vraiment contente du résultat, car je le dis souvent, l'aménagement d'un balcon, c'est compliqué, et on trouve peu d'idées et de documentation sur le sujet. Je suis également contente d'avoir réussi cet aménagement à peu de frais. Il est vrai que c'est assez sommaire, mais je ne tenais pas à surcharger la décoration, du reste l'esprit japonais c'est justement la sobriété.

    J'espère que l'ilex et l'helxine vont prendre, et que les bambous vont rapidement s'étoffer. C'est une histoire à suivre :-)


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  • HS

    Une grosse fatigue m'est tombée dessus, comme je me levais hier matin, et ni une ni deux j'ai pris rendez-vous chez le médecin, j'y suis allée en fin de journée et j'ai demandé trois jours d'arrêt maladie.

    Ca, c'est une révolution pour moi. Demander un arrêt maladie, pour moi qui ai été élevée à la dure et qui vais travailler quoi qu'il arrive, c'était pas facile, comme démarche. Mais après ces derniers mois fatigants, et ces derniers jours très difficiles émotionnellement, c'était une nécessité, il me fallait faire un break, de quelques jours de repos. Et tant pis pour la mauvaise conscience, j'en avais vraiment besoin !

    De fait, si cette première journée n'a pas suffit à me reposer, je suis déjà plus détendue. Je n'ai pas fais grand'chose de la journée, je ne suis même pas allée à la salle de sport, j'ai tout de même été faire, vite fait, une course pour trouver quelques vêtements supplémentaires pour ma mère. Il y avait une jardinerie juste à côté, j'en suis ressortie avec un bambou et un pot, pour le balcon de ma chambre. En effet, si le projet principal est l'aménagement du balcon du séjour, je voudrais également finaliser la déco du balcon de ma chambre, dans un esprit "jardin japonisant", ce qui, sur une surface de 3m², est un challenge intéressant !


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  • Et si les jeunes d'aujourd'hui ne répondent plus toujours au téléphone, il existe d'autres moyens, et encore mieux. C'est ainsi que sur Messenger, j'ai créé un groupe "Enfants", avec mes fils et ma belle-fille, et que pour savoir ce qu'ils voulaient manger demain soir, j'ai créé un sondage "Lasagnes ou Pâtes carbo". Messenger, c'est pratique, je peux voir s'ils lisent mes messages, ils y répondent toujours quand ils veulent, mais ils y répondent, et ils émaillent leurs réponses de gifs toujours très drôles.

    Je trouve souvent qu'on vit une époque formidable yes

    Demain soir, ce sera pâtes à la carbonara, à l'unanimité !


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  • Je me suis rendue compte que pour lutter contre les pensées qui tournent en boucle, les diriger sur une idée, positive, est très efficace. Je pourrais faire de la méditation, mais me concentrer sur ma respiration est difficile pour moi, alors qu'essayer de me concentrer sur un projet est plus facile.

    En l'occurrence, l'aménagement du balcon du séjour.

    Facebook étant mon deuxième meilleur ami, juste après Google, il m'envoie régulièrement des "souvenirs" de ces dernières années sous forme de photos que j'avais postées, et en ce moment les photos sont celles de mes précédents printemps, tout en potées fleuries ornant mes balcons.

    Or cette année, mon balcon est moche, et sans fleurs.

    D'abord, parce que le temps n'a pas été très favorable aux plantations jusqu'à présent, ensuite, parce que je suis fauchée, j'ai en effet plus de mal à équilibrer mon budget depuis que je suis de retour sur Pessac. Enfin parce que j'ai pris conscience que les fleurs, c'est joli l'été, mais ça ne dure que l'été, et que dès l'automne mes jardinières sont moches, et le sol du balcon, sali par les feuilles et les fleurs mortes, et qu'au printemps il faut que je réinvestisse de nouveau dans des plantes.

    Mais comment aménager un balcon, étroit et tout en longueur ? Paradoxalement, je n'ai pas trouvé grand'chose sur internet, et il faut que je réfléchisse à ce que je veux faire, dans les contraintes du lieu, de mes finances, en tenant compte de ce problème de saisonnalité trop courte. Autrement dit, je veux un balcon joli, végétalisé, mais de façon permanente et cela, en tenant compte d'un budget serré.

    Le problème est donc posé, il faut donc que je le résolve.


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  • J'ai donc accompagné ma mère cet après-midi, à l'Ehpad qui l'accueille désormais.

    Ces derniers jours n'ont pas été faciles, loin de là, et comme d'habitude les fluctuations émotionnelles m'ont crevée. C'est quelque chose qui m'étonne toujours, mais ma tante me l'a confirmé, les émotions ça fatigue. Les émotions, et le fait d'avoir les idées qui tournent en boucle dans la tête aussi, et c'était le cas ces derniers jours.

    Samedi, je suis allée chez mes parents, comme prévu, pour faire la valise de ma mère. Mais arrivée chez eux, j'ai trouvé mon père HS, et celle de mes tantes qui est chez eux depuis plus d'une semaine, pour s'occuper de ma mère, en larmes. Ma mère était en effet en mode "Tatie Danielle". Pa question de faire la valise, j'avais fait l'aller-retour pour rien. Pour évacuer la tension de l'heure passée avec elle, j'ai fait deux heures et demie de grand ménage en rentrant chez moi, aspirateur et serpillière. Faire le ménage, ça fait du bien, au sens propre comme au sens figuré.

    Je ne devais pas y aller hier, mais, inquiète de la situation, j'y suis retournée. Entre temps j'avais passé je ne sais trop combien de temps avec une autre de mes tantes, la plus jeune des soeurs de ma mère, celle qui m'avait déjà téléphoné jeudi soir. Et dimanche matin, inquiète elle aussi, elle a pris la route (elle habite du côté de Bayonne) pour venir à la rescousse. En apprenant cela, j'ai poussé un grand "Ouf !" de soulagement car je n'avais pas osé lui demander, mais je savais que sa présence auprès de ma mère faciliterait grandement les choses.

    Ce qui a été le cas. Hier après-midi je suis arrivée chez mes parents, ma tante était déjà là et avait calmé ma mère, et nous avons pu préparer sa valise toutes les trois ensemble.

    Et j'y suis retournée aujourd'hui, en début d'après-midi, pour le grand départ. Un lexomil, la présence de ma tante, et ma mère bien que très stressée, a accepté de venir avec nous à la maison de retraite. Finalement, ça s'est bien passée, coup de bol son généraliste était justement en visite à la maison de retraite, il est venu la voir de suite ce qui l'a mise en confiance, de même que la découverte sa chambre et l'accueil très gentil de l'équipe soignante qui va s'occuper d'elle.

    Ma tante est partie, mon père et moi sommes restés jusqu'à qu'une aide soignante vienne chercher ma mère pour le repas du soir.

    Ce soir je suis crevée, pour changer, autant du fait des émotions que du grand froid qui est revenu aujourd'hui. Ayant pris ma journée, je me suis pourtant levée plus tard ce matin, et j'ai passé une matinée tranquille, mais j'ai eu du mal à me réveiller, et tout au long de la matinée j'ai dû lutter contre les pensées tournant en boucle. Ce soir en rentrant j'ai passé un petit moment sur mon balcon malgré le froid glacial, à faire encore du nettoyage, parce que j'avais besoin de prendre un grand bol d'air.

    Une étape est franchie, je soutiens mon père dans cette décision devenue inévitable, et, finalement, avoir toujours eu des sentiments très mitigés pour ma mère fait que j'éprouve juste une tristesse par rapport à cette fin de vie si triste, justement.


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  • Le Clan des Otori

    Je connaissais la Saga de vue, pour avoir été attirée par les très belles couvertures, vues en librairie, mais je ne l'avais pas lue, un peu échaudée par des années de lecture de fantasy, genre très prolifique, mais dans lequel on trouve trop peu de très bonnes choses, à mon humble avis.

    Alors quand Corentin m'en a parlé, me proposant de me les prêter, je lui ai dit "pourquoi pas". Et je ne le regrette pas, car j'ai été aussitôt prise par le charme de et la qualité de l'oeuvre, que l'auteure a situé dans un Japon médiéval fantasmé et fantasy, lui permettant de s'appuyer sur un univers attirant, celui des samouraïs, tout en s'affranchissant de toute réalité historique.

    Le Clan des Otori, c'est l'histoire de Tomasu, jeune garçon qui, réchappant de peu au massacre de son village par un chef de guerre, est sauvé par un seigneur qui va l'adopter. Tomasu, devenu Takeo, va devoir affronter bien des épreuves dont il triomphera pour devenir à son tour Seigneur du clan Otori.

    Il y avait longtemps que je n'avais pas lu une oeuvre de fantasy d'aussi bonne qualité, et je dirais même, un roman traditionnel tant le terme de fantasy me parait peu adapté à l'oeuvre de Lian Hearn. J'ai particulièrement apprécié les descriptions qui agrémentent régulièrement le roman, et j'ai été tenue en haleine tout au long des quatre tomes des aventures de Takeo, le cinquième volume étant une préquelle de la saga dont je préfère reporter la lecture pour l'instant. Il y avait très longtemps aussi que je ne m'étais pas passionnée aussi longtemps - j'ai commencé la lecture du premier tome en novembre - pour une lecture, et très longtemps aussi que je n'avais pas ressenti le grand vide qui se produit lorsqu'on referme la couverture du tout dernier volume. J'ai passé ces derniers mois avec Takeo et ses compagnons, immergée dans ce Japon admirablement rendu par les descriptions de l'auteure, sous le charme des kimonos de soie et sous l'influence de la sagesse de la voie du Houou. Bref, j'ai retrouvé des sensations qui étaient souvent les miennes durant mon enfance et mon adolescence, lorsque je passais des semaines entières le nez plongé dans les romans de Jules Verne.

    J'ai terminé la saga avec une immense admiration pour l'auteure, Lian Hearn, qui a produit là un travail magnifique. Elle a su produire une oeuvre riche, mélangeant avec beaucoup de talent Histoire, fantastique, épopées guerrières, et suspens - j'ai lu le quatrième tome en me demandant à chaque page ce qui m'attendait à la suivante.

    Gros coup de coeur, et je ne regrette donc pas d'avoir passé tout ces derniers mois en si bonne compagnie !


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  • Ces trois derniers mois ont, de façon inattendue, complètement changé mes rapports avec mes parents. La dégénerescence soudaine de ma mère, l'abnégation de mon père, ça a comme remis les compteurs à zéro, ou quelque chose comme ça que j'ai du mal à expliquer. Quoi que ce soit, ça me rend plus légère, et je peux faire face à ce qu'il faut faire - accompagner ma mère dans sa fin de vie.

    L'Ehpad, donc. Un modèle grand luxe, ressemblant presque à un hôtel, salle de repas qui ressemble à un restaurant de bon niveau, des petits salons éparpillés un peu partout - où je n'ai pas vu grand'monde - et une chambre assez grande pour qu'en plus du lit, il y ait deux fauteuils style Voltaire, et une coquette petite table basse, pour un petit coin salon assez accueillant, sans parler de la porte fenêtre donnant sur une petite terrasse... mes parents ont les moyens mais mon héritage va aussi y passer.

    L'essentiel, c'est ça, je ne pensais pas pouvoir faire face à cette épreuve là mais si, tout comme j'ai été capable de trouver des paroles rassurantes pour ma mère tout à l'heure, dont on se doute bien que dans ses moments de lucidité elle n'est pas heureuse à l'idée de partir en Ehpad.

    Pour le reste, je suis crevée, ces derniers mois ont été éprouvants pour moi, même si j'ai retrouvé une certaine stabilité émotionnelle, j'ai toujours de problèmes intestinaux, et entre les rendez-vous chez les généraliste, psy, les visites chez mes parents, je cours partout et je n'ai plus le temps de rien faire, notamment de me reposer le week-end comme j'en ai habituellement besoin. Samedi, je dois retourner chez mon père pour l'aider à préparer les affaires de ma mère, et lundi, j'ai posé ma journée pour accompagner celle-ci dans son entrée à l'Ehpad.

    J'aurais bien besoin de nouvelles vacances au soleil.

    A défaut, une bonne sieste dimanche après-midi me ferait le plus grand bien !


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