• Je suis une inconditionnelle des bleus et verts printaniers, et j'adore le parc voisin...

    Grand beau temps


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  • Après quelques jours passés en compagnie de Julie et Thomas, qui m'ont fait la gentillesse de faire la route depuis la région parisienne pour venir me voir - parce que le téléphone et internet c'est bien, mais se voir, c'est mieux - j'ai terminé ces vacances de façon active, au cinéma (Je danserai si je veux, film israélien), à la piscine (même si gagner le bassin extérieur en sortant de la douche est encore un peu... saisissant), à la salle de sport, sur mon vélo. Il fait un grand beau temps, ça me donne la pêche J'ai trouvé le temps de faire une sieste réparatrice, et, surtout, d'aller chez une de mes tantes paternelles, âgée de 90 ans, et qui n'est pas en grande forme, mais a tout de même toute sa tête, et qui m'a fait le plaisir de me raconter quelques anecdotes familiales. J'ai appris incidemment l'endroit où est enterrée mon arrière grand'mère et quelques autres ancètres aussi, il va falloir que j'aille voir ça un de ces jours. Pour moi, le passé familial, ça compte. J'ai appris que ma petite petite cousine porte, en second prénom, celui de cette arrière grand'mère, Georgina, Georgina dont on dit qu'elle conçu mon grand'père de façon bien légère, hors des liens du mariage, sous un grand chène... Georgina, c'est bien joli...

    J'ai aussi fait des photos, emmené ma voiture à la révision, j'ai regardé le soleil se lever, me suis préparée une tarte aux courgettes et aux pignons de pin, et je n'ai pas oublié d'aller voter, et pour l'anecdote, j'ai voté dans la salle de classe où j'ai fait mon CE2... 45 ans plus tard, je vis à 100 mètres de l'endroit où je vivais alors...

    J'ai aussi pris le temps de savourer un café au soleil sur mon balcon, à ne rien faire d'autre que de regarder les avions tracer haut dans le ciel bleu bleu bleu de belles lignes blanches, en humant le délicat parfum des fleurs de l'acacia qui se trouve devant l'immeuble. Dans l'acacia, justement, les petits étourneaux ont éclos, j'entends leurs piaillements à chaque fois que leurs parents leur ramènent à manger. J'ai aussi pris le temps de jouer avec La Chatte, et de câliner ma Loukoumette, et de commencer un roman de Stephen King...

    Demain, reprise du travail. Euh bon d'accord. Vivement le mois de mai, les week-ends de trois jours, les robes légères et les grandes vacances... Aujourd'hui, tout de même la journée était splendide, je me suis promenée jambes nues ce matin, Dieu que cela fait du bien !

     


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  • Autoportrait au reflet


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  • Photographiées par Thomas, photographe autrement plus talentueux que moi !

    Les chattes, en mode "star"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les chattes, en mode "star"


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  • La grande dune, plus haut sommet des Landes, et dont l'ascension nécessite mollets et volonté ;-)

    Elle est toujours là !


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  • C - Carême. Mon "jeûne chocolat" a donc pris fin, je suis contente d'avoir réussi à décrocher du divin petit carré avec moins de difficulté que l'an passé. Bon, Carême ne se réduit pas qu'à ça bien sûr, et internet me permet de vivre ma foi comme le reste de ma vie désormais, c'est à dire seule - il parait que quand j'étais enfant je voulais être ermite, ceci doit expliquer cela ;-)

    E - Elections. Hamon ou Mélenchon ? Mélenchon ou Hamon ? Pour moi qui suis perpétuellement indécise, voter est encore plus compliqué que d'habitude cette fois-ci.

    H - Hammam. Je suis une inconditionnelle. La chaleur avant tout, mais aussi la pénombre, le silence, la quasi-nudité... le petit moment que j'y ai passé vendredi, à la piscine, a été très agréable. Je me demande toujours s'il faut y voir un souvenir inconscient de la vie utérine ?

    L - Lotissement. En passant en voiture, je n'avais jamais vu qu'une rangée de quelques modestes maisons à étage. En m'installant dans le quartier j'ai découvert qu'il s'agit d'un grand lotissement de petites maisonnettes très mignonnes, avec de petits jardins coquets. Je passe par là pour me rendre à la salle de sport, et je prends beaucoup de plaisir à voir tous ces petits jardins. C'est le genre d'endroit où j'aimerai bien vivre si ma situation financière me le permettait un jour.

    O - Oiseaux. Il y a des pies, les rouge-gorges, les corbeaux, la buse, les tourterelles, les étourneaux. Il y en a, des oiseaux, dans mon quartier. Et maintenant, il y a de petits oiseaux tout bruns, qui ont la fâcheuse tendance à se poser sur la rambarde du balcon. Et là, ça le fait pas du tout, du tout. Je suis terrorisée à l'idée que Loukoum, qui adore aller se poser sur la table de jardin, ne veuille sauter sur l'un d'eux, et passe par dessus la rambarde :-(

    P - Parents. Emotionnellement, je gère, ce n'est pas de ce côté là que ça pêche. Il n'y a pas d'affection, donc pas de douleur. Je ne sais tout simplement pas comment me comporter avec eux désormais. Ils n'ont plus d'autre motif de conversation que leurs santés respectives. Ca me gonfle, ça m'insupporte. Et, bien sûr, ils sont sinistres. Je les ai invités à déjeuner le mois dernier, ma mère a passé deux heures, je dis bien deux heures complètes, à parler de sa maladie. Comme je les raccompagnais à la voiture elle s'est soudain retournée vers moi "et toi au fait, ça va ?". Aujourd'hui, chez ma tante, ils ne m'ont pas demandé comment j'allais, et ont passé un heure à se remémorer les dates des enterrements de leurs frères et soeur, mais oui, c'est vrai. Comment me comporter avec eux ? je n'ai plus besoin d'un psy, mais d'un comportementaliste... :-/ Heureusement que j'ai encore des oncles et tantes ouverts, positifs, heureux, car mes parents me donnent une image de la vieillesse - de l'à-venir - atroce.

    S - Sport. J'ai pris conscience, en voyant mes parents, qu'il n'y a pas que le moral, mais qu'il y a le corps. La grande leçon : on vieilli comme on a vécu, au sens propre comme au sens figuré. De fait, garder un esprit ouvert et positif, c'est bien, mais ça ne suffit pas. Si je me remets au sport, c'est que j'ai pris conscience que la bonne vieille machine dans laquelle est posé notre cerveau, nous devons l'entretenir si nous voulons qu'elle nous emmène loin mais en pleine forme.

    T - Temps partiel. J'avance dans mon projet, puisque j'en ai parlé à ma chef et que j'ai rendez-vous avec la drh à la fin du mois. Ceci étant en relation avec le paragraphe précédent : travailler moins c'est me ménager, et me donner un jour de plus pour pratiquer une activité physique.

    T - Travail. Valeur travail. Vu la tête que fait ma chef à chaque fois que je lui parle de mon passage à temps partiel, je vois bien à quel point la majorité des gens - surtout la hiérarchie - croit qu'il faut forcément travailler beaucoup. Je suis quand à moi persuadée qu'on peut travailler moins pour vivre mieux. J'ai toujours beaucoup aimé travailler, je ne mets pas le travail au centre de ma vie. Pour moi le travail est un moyen de gagner ma vie et même s'il est essentiel que mon travail soit également l'occasion de m'enrichir cérébralement et humainement, il n'en reste pas moins que c'est un moyen, et non un but. Pour paraphraser Molière, je travaille pour vivre, je ne vis pas pour travailler.

     


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  • J'ai continué ma virée shopping hier après-midi, parce que j'avais repéré dans un magasin une petite robe, kaki, qui ira bien avec les petites baskets à paillettes roses (mais oui) que j'ai trouvées avant hier. Mais ce n'est pas l'heure de piscine de vendredi qui aura changé quoi que ce soit à ma silhouette, alors j'ai terminé l'après-midi à la salle de sport. L'avantage de la salle de sport le week-end en fin d'après-midi, c'est qu'il n'y a personne. Nous étions trois, dont un garçon qui a passé son temps à parler dans son oreillette, tout en soulevant des poids de temps à autre... 

    J'avais mal dormi vendredi (sont-ce des rhumatismes ? l'humidité de la piscine m'a occasionné des douleurs assez insupportables un peu partout, et en particulier dans les mains), j'ai mal dormi cette nuit, Loukoum étant un peu dérangée intestinalement. Mais je n'ai pas fait de sieste cet après-midi - je me rattraperai demain. Ma tante m'avait en effet invitée à prendre le café, à l'occasion du repas de Pâques qu'elle partageait avec mes parents. Poursuivant mes efforts, j'y suis allée en vélo. Catastrophe, j'ai perdu, je ne sais quand, un des écrous de mes freins avant qui se sont défaits du cadre, et il s'en est fallu de peu qu'ils se coincent dans les rayons de la roue et que je ne me casse la figure. Heureusement, j'étais presque arrivée chez ma tante. Laquelle n'avait pas d'écrou, mais dans une boîte de vis et bazars en tout genre j'ai réussi à trouver une petite pièce avec un pas de vis qui m'a dépannée momentanément. M'étant lavée les mains je me suis assise à table et me suis exclamée "bon, dites-moi que vous n'allez pas voter Fillon, la semaine prochaine ?!" Silence consterné, évidemment mes tristes parents sont de droite, et ma tante, catho conservatrice (ce n'est pas pour ça que je l'aime, on s'en doutera), ne l'est pas moins. Je n'ai pas poussé plus loin la provocation, mais leur ai glissé, au passage, que je n'ai pas envie de bosser 39 heures par semaine.

    Bref, mes parents sont toujours aussi sinistres, plus ça va, moins je les supporte. Mais comment peut-on être aussi sinistre et négatif ? La maladie n'explique, ni n'excuse, pas tout. Je ne me suis pas attardée, d'autant qu'il fallait que je passe chez mon ex-mari pour résoudre ce problème d'écrou, le bitoniau trouvé dans les affaires de ma tante n'étant qu'une réparation de fortune. J'ai roulé à petite allure, m'arrêtant régulièrement pour resserrer le truc, mais suis bien arrivée chez mon ex-mari qui, comme espéré, a réparé mon frein, ouf. Je suis repartie tranquille, et il faisait cet après-midi le temps idéal pour faire du vélo, pas trop chaud, ciel couvert mais pas pluvieux... comme vendredi à la piscine, où j'avais rapidement trouvé mon rythme, j'ai là encore pris beaucoup de plaisir, sans que l'effort ne me paraisse trop difficile.

    Ce n'est pas que je sois une grande sportive, mais, quand je vois la façon dont mes parents vieillissent, parce que non seulement ils sont tristes et sinistres mais en plus ils sont dans un état physique lamentable, je suis plus que jamais convaincue que c'est maintenant ou jamais le moment de faire des efforts !


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  • Mon frère, sa femme et leurs deux plus jeunes enfants - qui sont toutefois déjà des ados - sont venus mercredi soir et il a fallu que je trouve une idée, car en plein milieu de semaine, alors que je travaille jusqu'à 19 h 00 le mardi, et que je travaillais jusqu'à 17 h 00 mercredi, c'était un peu compliqué de préparer quelque chose. Alors j'ai improvisé un apéritif dînatoire, et ce n'était pas si mal, même si j'étais déçue de ne rien avoir cuisiné moi-même. Nous avons passé une bonne soirée et cela m'a fait plaisir.

    Jeudi, j'étais trop fatiguée pour faire à dîner pour mes fils, et je savais que mon fils aîné est lui-même fatigué en ce moment, il travaille beaucoup. Du coup, mon cadet et moi sommes allés chez lui, et nous avons pris des pizzas au passage, et voilà, pas de repas à préparer, pas de vaisselle à faire, et c'était bien mieux pour tout le monde.

    Je ne fais pas que manger, je bosse aussi, mais c'est de plus en plus difficile, je manque de motivation, et il me reste pourtant encore plus d'une dizaine à travailler. Si j'avais su, je n'aurais pas fait tant d'études et j'aurais bossé dès la sortie du lycée :-/ Du coup, j'ai reparlé à ma chef de mon passage à temps partiel, elle tord le nez, il est vrai que ça pose un problème, dans mon équipe actuellement nous ne sommes que six, dont deux prestataires dont la prestation va forcément s'arrêter un jour ou l'autre, Hubert est à mi-temps thérapeutique suite à son attaque cardiaque de l'an dernier, et D. est en invalidité et ne bosse que deux jours. Donc ne reste que Chloé et moi, et si je passe à temps partiel, ça va forcément poser problème en terme d'organisation d'équipe. Bon, d'accord, mais ça, c'est pas mon problème. Parce que bosser à temps complet, et en m'impliquant beaucoup dans l'équipe, jusqu'à présent...  ça ne m'a rien rapporté. Passer à temps partiel ça eut dire faire un sacrifice financier, alors leurs problèmes d'organisation, c'est le boulot des managers de gérer ça.

    Il faut le croire mais, alors que j'ai signé mon nouveau prêt immobilier en décembre dernier, je n'ai toujours pas finalisé le dossier d'assurance. Les contretemps s'enchaînent, j'ai une nouvelle fois renvoyé les documents de l'assureur à ma banque, pour signature.

    Je ne travaillais pas aujourd'hui, le réveil a donc sonné plus tard que d'habitude, mais je suis vraiment fatiguée en ce moment, et j'ai eu un peu de mal à me lever. Mais j'ai tout de même filé chez Leroy-Merlin car j'avais besoin d'un ou deux trucs - mais j'ai encore oublié de mesurer l'entraxe de mes poignées de portes, les miennes sont d'origines, moches, et je veux les changer. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. Depuis plusieurs mois, je vais chez Leroy-Merlin plus souvent que dans les magasins de mode ! Du coup, justement, cet après-midi, j'ai été faire un peu de shopping, il y avait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, et ça m'a fait du bien. Problème du shopping : je me suis vue dans les miroirs des cabines d'essayage, horreur malheur. J'ai pris dix kilos ces dernières années, quelque part entre les genoux et le crâne. En fait, mis à part mes chevilles et mes oreilles, tout a grossi. Du coup, en rentrant chez moi, j'ai posé mes sacs, j'ai attrapé mon sac de piscine, et zou ! j'ai filé aussi sec. La piscine a ré-ouvert le bassin extérieur, et je savais qu'en fin d'après-midi, en cette saison, il n'y aurait pas grand monde. De fait, une fois passé sous la douche, il faut ouvrir la porte pour gagner le bassin extérieur et là, c'est quand même pas facile facile, car il fait tout de même un peu frais pour se trimballer tout mouillé au grand air. Mais une fois dans l'eau, ça allait, et le petit vent frais sur le visage et les épaules était même agréable, ou plutôt, vivifiant. Je suis contente, je ne suis pas une grande sportive, mais j'ai toujours le même rythme, en vélo ou à la piscine. Sous la graisse, il doit y avoir encore quelques muscles... J'ai fait une pause de dix minutes dans la chaleur du hammam, ah le hammam je suis une inconditionnelle. Ressortir du hammam et ressortir dehors pour retourner dans le bassin.... ce fut "dynamisant". Et, bien que frileuse, j'ai beaucoup apprécié. Bon, maintenant, j'ai mal un peu partout du fait de l'humidité sur l'arthrose, c'est douloureux, mais je ne regrette pas ce moment passé à la piscine, cela m'a fait du bien, et c'était une excellente façon de terminer la semaine !


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  • Du coup, j'ai déserté le cinéma, hier, pour m'occuper de mes balcons, nettoyage de printemps et plantations de quelques plantes aromatiques, d'un pied d'Impatiens de Guinée, et de graines d'alysses.

    Avec les beaux jours qui arrivent, l'appartement est encore plus agréable, même si je reste persuadée que la meilleure exposition, c'est plein sud, et pas est/ouest comme c'est maintenant le cas. Mais c'est tout de même bien agréable d'être réveillée par le soleil du matin.

    J'aurais bien aimé faire du vélo, cet après-midi, le temps s'y prêtait vraiment, mais j'étais invitée par ma cousine à l'anniversaire de son fils, qui fêtait ses 20 ans ! L'occasion pour moi de voir la nouvelle maison de ma cousine, eh oui elle a encore changé. Cette fois-ci, elle s'est montée en SCI avec son fils et sa fille, ils ont acheté un grand terrain, et ont fait construire trois maisons, une pour ma cousine, l'autre pour sa fille, l'autre pour son fils. Et il semblerait que cette fois-ci, elle reste plus longtemps dans cette nouvelle maison. Ca ne m'aurait pas déplu, d'envisager un truc comme ça avec mes gamins.

    Fête chez ma cousine, ça veut dire qu'il y avait son groupe d'amis habituels, et le degré d'alcoolémie habituel :-/ Pas moi, je bois de moins en moins, je préfère rester sobre, même si c'est un peu chiant de voir les gens alcoolisés tout autour. La discussion a été toutefois animée, puisqu'on a parlé d'addiction à la codéine, du prix du lingot d'or, de fétichisme du pied. Entre autres choses. Je n'ai pas bu, je n'ai pas non plus tiré sur le pétard qui a circulé en fin d'après-midi, je suis une fille responsable - ou triste, au choix.

     


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  • ... Joie de recevoir

    Samedi dernier, comme je sortais de chez moi, j'ai découvert, sur la pelouse en bas de la résidence, des plantations... arbustes divers, lavandes, hortensias, une dizaine de plantes et de fleurs avaient surgi durant la nuit... Et, plus surprenant encore, une petite basse-cour en poterie ou en résine, je ne sais pas, poules et poussins, mouton et agneau, lapins... Kitsch au possible, mais mignon tout de même, attendrissant. Mais surprenant, quelle était l'explication de ce mystère ? J'ai pensé à une farce - nous étions le 1er avril - mais ça m'étonnait un peu.

    Un peu plus tard dans la journée, j'ai eu l'explication en voyant une dame, pelle à la main, qui mettait la main aux dernieres plantations. Je suis allée la voir, elle m'a expliquée être une locataire de l'entrée à côté de la mienne, et m'a racontée qu'elle  était triste de ne voir que de la pelouse, et qu'elle avait décidé de fleurir ce petit coin, de sa propre initiative et de sa propre poche... Ce qui est d'autant plus méritoire quand on sait à quel point le quartier est peuplé de gens aux revenus très très modestes, et cela semblait bien être le cas de cette dame. Je l'ai félicitée, bien sûr.

    Dans la semaine, comme j'échangeai un mail avec la présidence du conseil syndical, une jeune femme très dynamique qui habite dans la même entrée que moi, je lui ai parlé de ces plantations, en parlant d'une "initiative sympathique" qui pourrait nous inciter, nous, propriétaires, à lancer une opération de plantations.

    La réponse m'a laissée perplexe : ce fut du genre "oui, j'ai vu, et j'ai demandé au syndic de mettre une note dans toutes les entrées de la résidence, car où va-t-on si tout le monde prend ce genre d'initiatives, du reste il s'agit d'une locataire un peu fragile"... Certes. Mais tout de même...

    La note du syndic n'a pas tardée, mais la réponse non plus.

    Dans une lettre que la brave dame a photocopié et affiché à son tour dans les entrées, elle expliquait avoir voulu bien faire, que son geste avait été apprécié, en particulier par les enfants du quartier, heureux de découvrir la petite ménagerie le 1er avril (elle avait choisi la date exprès), et qu'elle ne comprenait pas qu'on puisse le lui reprocher...

    D'accord, on ne peut pas laisser tout le monde faire ce qu'il veut, mais, tout de même, on n'en n'est pas encore aux méchouis dans la pelouse. J'ai été peinée pour cette dame de la réaction de la présidente du conseil syndical, parce que si plus de monde était comme elle, simple mais plein de bonne volonté, le monde s'en porterait bien mieux.


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  • Je dis merde à la chaleur. On est - quoi ? - à la mi-juin, et il fait un cagnard subsaharien qui nous fait nous tapir dans l'ombre moite comme des cloportes sous des pierres. Je veux des orages, de la pluie bretonne, une dépression bien creusée sur le Groenland, mettons, une de ces écharpes bien enroulées comme on nous en montre à la télé. Faut déclarer la guerre aux Açores. Passer des accords avec l'Irlande. J'ai envie de marcher dans les flaques comme quand j'étais gamine. Je veux troquer mes nu-pieds glissants de sueur contre des bottes en caoutchouc. Aller bosser en ciré jaune, comme les marins, sponsorisée par K-Way. Parce que c'est là que le bât blesse. Si j'étais en congé, un Tee-shirt, une petite jupe, des espadrilles encordées au Pays basque me suffiraient amplement pour sortir faire mes courses ou traîner parmi les soldes. Je montrerais mes avantages à des connards ni vus ni connus qui en profiteraient anonymement, et basta. Mais je me vois mal me pointer au bureau légère et court-vêtue avec presque rien en dessous. Figurez-vous que la flicaille est une corporation très majoritairement couillue. Et volontiers moustachue pour ce qui concerne les tuniques bleues.

    Bouquins - Hervé Le Corre, Trois de chutes, la trilogie bordelaise

     

     

     

     

     

    Je goûte assez peu le polar, mais Le Corre situe ses romans à Bordeaux et en région bordelaise, pour mon plus grand plaisir. Cette trilogie bordelaise reprend dans un seul livre ses trois premiers romans dont le troisième, Les Effarés, est certainement le meilleur. Petites frappes, gosses paumés, tueur bas de front, tous évoluent dans le Bordeaux des années 80, gris et sale, aux quartiers périphériques défavorisés. (le plus incroyable du renouveau de la ville n'est pas tant dans sa rénovation, que dans son nouvel essor au sein même de ses limites géographiques. Certaines zones, auparavant terra incognita, se couvrent aujourd'hui de nouvelles constructions). Les polars de Le Corre sont violents, sombres, nulle rédemption pour ses héros, mais la langue est belle, savoureuse, quelque part entre Audiard et Thiefaine, et il s'y entend à dresser des portraits hors du commun. Bref, il faut lire Le Corre.


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  • Le Crépuscule des Dieux

     

     

     

     

    Crépusculaire, c'est le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier ce dernier volet des aventures de Logan, alias Wolverine, le plus célèbre des XMen.

    Logan a vieilli, le professeur Xavier perd la tête, les mutants sont en voie de disparition, Logan et Xavier vivent reclus au Mexique, mais voilà que Logan va devoir prendre en charge, malgré lui, une mystérieuse fillette...

    Supers pouvoirs mis à part on pourrait penser à un thriller américain assez habituel en ce qui concerne l'intrigue, du reste peu de place est accordée aux mutants dans ce film. Eh oui, même les supers héros vieillissent, et tout au long du film nous voyons un Logan diminué, plus que jamais en proie à ses démons intérieurs.

    J'ai beaucoup aimé ce nouvel - et dernier - opus de la saga Wolverine, mais j'ai regretté qu'il soit fait si peu de place aux mutants. J'aime les XMen et leurs pouvoirs, et je pense qu'il y avait une place pour eux dans ce film, qui tournait un peu trop souvent au pugilat entre gros bras, fussent-ils bardés d'adamantium. Ce détail mis à part, c'est un film sombre et triste, mais c'est le dernier film, et il est donc normal d'être triste à l'idée de ne plus revoir Logan !

     


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  • Il faisait si chaud, en cette fin de juillet, dans un Bordeaux aux rues blanchies par le soleil, que nous avions trouvé refuge au cinéma. Tu m'avais emmenée au Jean-Vigo ; "deux places" avais-tu demandé au caissier, "ici, pas la peine de préciser le film, il n'y a qu'une salle" m'avais-tu expliqué en riant. Nous nous étions installés au balcon, bien sûr, et nous nous étions enfoncés dans les fauteuils de velours rouge d'un autre âge.

    Nous étions seuls dans la salle.

    Sur l'écran, le film - Kiarostami - déroulait une atmosphère étrange de collines ocres et de personnages taiseux, éclairant les longues tentures cramoisies encadrant l'écran. De la poussière volait dans l'air.

    Le temps d'un regard tourné vers moi, je distinguai l'éclat de ton sourire.

    Et puis, plus tard, ce poème...

    Si tu viens chez moi, o bien-aimé
    apporte-moi la lampe et une fenêtre
    à travers laquelle j'observerai la foule de la rue heureuse.
    Dans ma nuit si brève hélas, le vent a rendez-vous avec les feuilles.
    Ma nuit si brève est remplie de l'angoisse dévastatrice
    Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?
    De ce bonheur, je me sens étrangère.
    Au désespoir je suis accoutumée.
    Ecoute ! Entends-tu le souffle des ténèbres ?
    Là dans la nuit, quelque chose se passe.
    La lune est rouge et angoissée.
    Et accrochés à ce toit
    qui risque de s'effondrer à tout moment,
    les nuages, comme une foule de pleureuses,
    attendent l'accouchement de la pluie.
    Un instant, et puis rien.
    Derrière cette fenêtre
    C'est la nuit qui tremble.
    Et c'est la terre qui s'arrête de tourner.
    Derrière cette fenêtre,
    un inconnu s'inquiète pour toi et pour moi.
    Toi, tout verdoyant pose tes mains
    -ces souvenirs ardents-
    sur mes mains amoureuses
    et confie tes lèvres repues de la chaleur de la vie
    aux caresses de mes lèvres amoureuses.
    Le vent nous emportera

    Le vent nous emportera....

     

    Le temps nous emporta.

     

     

     

     

     


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  • Film - Chez Nous / Lucas Belvaux

     

     

     

     

    Là, je sèche. Je suis encore sous l'effet "film choc". Chez Nous, c'est un film "militant" comme le dit Lucas Belvaux, qui dénonce l'installation du FN dans le paysage politique français. Pour autant, c'est un film sans manichéisme brutal, il est tout en finesse et fait réfléchir. Tout est mesuré dans ce film, mais chaque image, chaque parole a du poids, et les acteurs sont formidables, André Dussolier en tête (il mérite un César). Un bémol pour Catherine Jacob, mais incarner Marine Le Pen ne devait pas être facile. J'ai passé les deux heures du film totalement absorbée par l'intrigue, et je n'ai pas regretté d'avoir été voir ce film.


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