• ... Destination Bahia / Buenos Aires ou Cuba...

    Vieille chanson de Nicolas Peyrac, dont je ne me lasse pas.

    Les derniers mois ont été compliqués, les dernières semaines encore plus, et ces derniers jours particulièrement douloureux au point de me demander, jusqu'à aujourd'hui, si je pourrais partir en voyage demain comme prévu.

    Finalement, si, et j'attends beaucoup de cette semaine de soleil et de chaleur. J'en ai bien besoin.


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  • C - Chattes. J'en parle moins souvent, mais tout va bien pour mes deux félines colocataires. La petite Loukoum - elle va avoir trois ans mais c'est toujours mon bébé - m'apporte toujours autant de joie et de plus en plus de câlins. Lors de mes insomnies nocturnes, elle vient se lover contre moi, plus près qu'elle ne le fait en journée. La Chatte quant à elle vieillit tranquillement, mais elle ronronne plus souvent qu'avant, ce que j'espère être un bon signe.

    C - Crêpes. J'étais trop crevée pour en faire hier soir à mes fils venus dîner. J'essaierais d'en faire demain.

    E - Entretien annuel. Ma chef est contente de moi. Vu la façon dont je m'investis dans mon boulot, c'est bien le moins qu'elle pouvait dire. Elle est contente de Chloé aussi. Sauf que ni Chloé ni moi ne serons, une fois encore, augmentée :-/ De fait, Chloé a immédiatement refait son CV, et l'a porté au chef du service d'à côté, service qui l'intéresse. Il est vrai que c'est pénible, ce manque de reconnaissance. Bon, il faut rester positive, et le positif du moment, c'est que pour une fois, j'ai pu moi-même choisir mon objectif annuel, et je me suis montrée ambitieuse avec moi-même : je veux monter en compétence sur l'administration d'un outil utilisé par les conseillers clientèle - j'ai toujours adoré faire de l'administration fonctionnelle - mais c'est un outil que je n'aime pas et ça va être un challenge de me motiver moi-même. Mais j'ai pris conscience récemment - et avec une certaine surprise - que l'équipe parisienne n'y connaissait rien, et que devenir spécialiste de cette application pourrait être un super atout pour moi. J'ai une carte à jouer, et j'ai bien l'intention de le faire.

    F - Fatigue. Bien que je sois moins fatiguée que j'ai pu l'être, j'ai quand même une espèce de fatigue due à mon état actuel, mélange de stress, de remue-ménage hormonal et de problèmes intestinaux. Si je me tiens à mes deux séances en salle de sport matutinales, ça fait deux semaines que je ne suis pas allée à la zumba, ni au yoga. Mais dimanche dernier, il faisait assez beau pour que je fasse un peu plus de deux heures de vélo. Au vu de mon état, je suis attentive à ne pas trop tirer sur la corde, et je me suis reposée aujourd'hui.

    F - Formation. Ma chef nous a inscrit à une formation en anglais. Nous avons en effet besoin de progresser de ce côté là, nous avons régulièrement des filiales étrangères qui nous sollicitent pour des demandes d'habilitations à des outils et si ça, c'est simple, ce qui ne l'est pas c'est quand l'habilitation ne fonctionne pas, qu'il faut comprendre pourquoi et échanger avec notre contact étranger - en anglais. Avant la formation, il y avait une série de tests et si le test de conversation téléphonique avec une anglaise s'est révélé être particulièrement pénible, je ne me suis pas trop mal tirée de la partie écrite. J'ai quand même de sacrés progrès à faire !

    M - Médecin. J'ai - ouf ! - trouvé un généraliste plus compétent que le "Docteur Spasfon" comme l'a appelé Julie. Un généraliste conseillé par la pharmacienne, jeune, dynamique, à l'écoute. Et qui a émis la même hypothèse que celle à laquelle j'étais arrivée moi-même, à savoir que mon état est peut-être la conséquence de l'arrêt du solian, le neuroleptique que je prenais depuis la dépression de 2012-2013. Pas question pour lui de me remettre au solian, il ne s'estime pas compétent et m'a conseillé de prendre contact avec un psychiatre, mais il m'a prescrit un anxiolitique. J'étais moyennement rassurée, au vu de la notice, mais je ne peux pas non plus rester dans l'état dans lequel je suis depuis maintenant fin novembre - ça commence à faire beaucoup pour mon organisme. Il faut aussi que je fasse le point avec ma gynéco, car il semblerait, au vu d'une analyse de sang, que je sois loin d'être ménopausée, et du coup, je ne sais pas s'il est très bon de continuer à prendre le traitement hormonal qu'elle m'a prescrit, mais dont je note tout de même qu'il améliore mon sommeil. Le généraliste, s'il m'envoie tout de même faire une échographie abdominale, m'a tout de même rassurée : les examens sanguins, prescrits par le "Docteur Spasfon" sont normaux. C'est déjà ça. Coté stress j'admets aussi que mon prochain voyage me stresse beaucoup. Je suis toujours très stressée à chaque fois que je dois partir, et je pense que ce sera probablement le dernier voyage à l'étranger que je fais. Mais cela ne m'attriste pas, j'ai tellement de choses à découvrir en France, entrevues grâce aux cartes postale d'Isabelle et Fabrice (merci !).

    M - Mère. Ma mère sort de l'hôpital lundi, en fauteuil roulant car encore trop flageolante sur ses jambes, mais ça va mieux. L'avantage de cette  histoire, c'est que mon père a enfin pris les choses en main, s'est renseigné pour mettre en place la livraison de repas à domicile, et le recours à une aide-ménagère, ce que je préconisais depuis déjà longtemps. Et je vais être soulagée de ne plus aller voir ma mère  l'hôpital : le service de rééducation gériatrique, c'est sinistre. Les vieux déjà, c'est pas rigolo à regarder, mais les vieux diminués... j'étais à la limite de l'envie du suicide à chaque fois que je sortais de là. Mais d'autant plus motivée à faire du sport !!!

    S - Sentiments. Le petit Corentin était en congés, et ça m'a fait du bien. Je pensais même avoir pris un peu de distance, nonobstant le fait que nous soyons tout de même toujours en contact via messenger. Mais bon, il est revenu, et me fait toujours autant d'effet. C'est pénible. Je devrais prendre de la distance, et ne parviens à m'y résoudre : travailler et échanger avec lui est agréable, je partage avec lui des choses que je ne partage pas avec les autres. Je commence à envisager sérieusement de m'inscrire, à mon retour de voyage, sur un site de rencontres. Après tout ça marche bien pour certains... Je réalise en voyant la place que Corentin prend dans ma vie, qu'il prend une place qui est vacante, et que j'ai des envies de faire des choses et d'avoir des projets à deux.

    V - Voyage. Je pars vendredi prochain pour le Sultanat d'Oman. Rien que le nom de ce pays est beau, et j'attends beaucoup de ce voyage. Ca c'est fait par hasard, j'avais vu un reportage l'été dernier, j'avais trouvé ce pays très beau, mais la destination étant encore confidentielle et donc, chère, je ne pensais pouvoir y aller un jour. Et puis, surprise, le comité d'entreprise l'a mis à son catalogue de voyages de cet hiver, et j'ai sauté sur l'occasion car elle ne passera pas deux fois. Donc, voilà, une semaine au soleil, et surtout, dans une région qui m'intéresse, ça va me faire du bien. Je garde un souvenir extraordinaire des paysages d'Israel et des couleurs du souk de Jérusalem, et j'espère retrouver ces mêmes belles choses à Oman. J'espère, aussi, qu'une fois sur place mon stress retombera enfin. Et si je trouve un prince charmant dans le désert, j'y reste !

     


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  • Très écoeurée, et toujours aussi inquiète et malade...

    Je devrais plus souvent me fier à ma première impression. Cette généraliste, elle ne me plaisait pas, je n'aurais pas dû y retourner. Mais elle est à côté de chez moi, et j'essaie toujours de garder l'esprit ouvert, et me fier à ma première impression me parait tellement peu ouvert, justement, que j'ai repris rdv, parce que depuis quelques jours je suis inquiète - en fait, autant le dire carrément, je flippe.

    Ca fait deux mois que je suis pas bien, je suis malade tous les après-midis et ce week-end, j'ai des nausées et j'ai été malade samedi matin, et rebelotte ce matin. J'ai aussi un mal aux reins duquel je ne suis pas coutumière, et des petites douleurs inhabituelles ces derniers jours dans le ventre... Je suis donc allée chez la généraliste tout à l'heure...

    ... et j'en suis ressortie avec une ordonnance pour du spasfon.

     

    Et c'est tout.

     

    Je passe sur les larmes qui ont suivi, une fois dans ma voiture, de peur, de douleur, d'exaspération - je suis malade depuis deux mois et elle ne s'interroge même pas sur les causes !!!

    Bon, je suis allée à la pharmacie, ai pris le spasfon, et ai demandé à la pharmacienne quelques noms de généralistes plus compétents. Les deux premiers sont hélas victimes de leur succès et ne prennent plus de nouveaux patients, mais j'ai finalement décroché un rdv dans un cabinet qu'elle m'a conseillée, et j'y vais vendredi. En attendant, bien sûr, je vais le prendre, le spasfon, parce que j'ai besoin de quelque chose pour me soulager dans l'immédiat.

    Bien sûr, les médecins, c'est comme les plombiers, comme les profs, comme les informaticiens, il y en a des mauvais, et des bons.

    Mais que je sache personne n'est jamais mort d'un pc mal réparé ou d'un évier mal débouché.


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  • Jardin d'hiver


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  • J'ai des progrès s à faire concernant le recadrage des photos, si j'en crois la tête de la nouvelle bannière de ce blog sarcastic Et dire que je bosse dans l'informatique, c'est pitoyable.

    A ce propos ma mère, à qui je rendais visite hier - elle est toujours  l'hôpital - m'a demandé ce que je faisais comme boulot... Ca en dit long sur les rapports de ma mère avec moi, mais bon, j'ai fini de me lamenter avec ça.

    Sinon, quoi de neuf ? Des choses bien, des choses moins bien. Au boulot, il y a des jours avec, où ce que je fais me plait presque et où j'arrive à être presque calme, et des jours sans, où je ne supporte pas ma chef et son incompétence. Ah, tout de  même : nous avons appris cette semaine que le chef du chef de ma chef, bref mon N+3 qui m'avait remonté les bretelles un peu trop énergiquement l'an dernier, et dont on avait vite compris qu'il ne nous aimait pas, nous les bordelais - c'est un parisien d'origine toulousaine ceci explique sans doute celà - part sur une nouvelle mission, et qu'il est remplacé, dès le 1er février par... un bordelais. Bordeaux power !!! Et pas n'importe quel bordelais, un de mes anciens chef. Un collègue avec qui je déjeune le midi nous disait justement récemment (et pourtant rien n'avait filtré de cette nomination) "quand une grosse entreprise rachète une petite, dans les années qui suivent c'est la petite qui s'impose dans la hiérarchie". Et bien voilà.

    Sinon, je vais prendre un nouveau rdv chez le médecin, si je vais globalement bien force est de constater que j'ai des problèmes intestinaux qui ne passent pas, que j'ai constaté à deux ou trois reprises des douleurs inhabituelles. J'avoue que j'ai un peu flippé hier matin, car je me suis trouvée brusquement secouée par de grosses nausées juste après le petit déjeuner, et j'ai été malade une partie de la matinée, et crevée le restant de la journée.

    J'ai pourtant des journées très correctes, et même très agréables, comme ce fut le cas aujourd'hui - les jours se suivent et ne ressemblent vraiment pas en ce moment ! Le réveil a sonné à 7 heures, à 7 h 30 j'étais à la salle de sport pour une séance de trois quart d'heure, puis de retour chez moi j'ai enchaîné sur la préparation de la soupe de la semaine, d'un gâteau - j'ai invité mes voisins à prendre le café - puis sur deux heures de vélo cet après-midi. Une séance de ciné pour terminer l'après-midi - et j'ai fait l'aller-retour à pied, et voilà. C'était très agréable de marcher dans le calme de la nuit finissante ce matin, toute brumeuse, et c'était très agréable de marcher dans le calme de la nuit juste tombée ce soir, lune une peu voilée par la brume. Entre les deux, une belle après-midi ensoleillée, et il y avait des semaines - des mois ? - que nous n'avions pas vu le soleil !

    Ah, oui, le sport le matin. Je suis très fière de ça. C'était un de mes plus grands fantasmes depuis des années, j'avais dû voir ça dans un film ou une série, des héros dynamiques se précipitant dès le réveil vers leur cuisine pour avaler un jus d'orange, sautant dans leurs baskets pour démarrer la journée en trombe par un footing soutenu. Je l'avoue, j'avais des complexes. Mon prof d'histoire, en classe de 1ère, nous avait un jour déclaré "Napoléon avait la faculté de n'avoir besoin que de quelques heures de sommeil, et il pouvait dormir n'importe où, d'ailleurs tous les Grands Hommes sont des gens qui dorment très peu." Et bien cette phrase, que je n'ai jamais oubliée, m'avait marquée et, j'étais restée sur le fait que je ne serais jamais un Grand Homme. Et surtout ces dernières années, où mon besoin de sommeil s'était trouvé accentué par le neuroleptique pris depuis ma dépression en 2013. Mais voilà, plus de neuroleptique, et gros travail sur moi-même également pour arriver à me lever plus tôt. Et ça paie : d'abord, le petit matin, c'est le plus beau moment de la journée, ensuite ça me permet de faire plein de choses, ou pas, car paresser devant des mots croisés c'est bien aussi, et, enfin, j'ai gagné en énergie.

    Donc, ça faisait un certain temps que j'y pensais, en plus ma chef m'avait dit que ça lui arrivait d'aller au sport le matin, donc, pourquoi elle et pourquoi pas moi, et puis je voulais une séance de sport supplémentaire dans la semaine, et puis le soir il y a trop de monde à la salle, et puis une fois par semaine je bosse jsq à 19 h 00 donc je peux embaucher plus tard, donc, voilà, autant de - bonnes - raisons qui ont fait que mercredi il y a quinze jours, je me suis levée dès que le réveil a sonné, j'ai donné à manger aux chattes - la priorité absolue - mais au lieu de faire mon petit dej', je me suis lavée les dents, ai enfilé mes affaires de sport, et suis partie à la salle de sport où j'étais à 6 h 30. La salle ouvre à 6 heures, et il faut le croire,  cette heure ci il y avait déjà deux autres personnes, dont un mec, que j'ai revu cette semaine, et qui a l'air sympa... sauf qu'à cette heure là, je ne suis pas vraiment coiffée, encore moins maquillée... Finalement, l'expérience est concluante, je n'ai pas de problème d'énergie (je craignais l'hypoglycémie, mais non), au contraire, et l'aller retour dans la nuit, le calme, la fraîcheur, le chant des oiseaux, c'est génial. Et la journée se passe sans fatigue, au contraire. J'ai toujours pensé qu'il y a les limites et contraintes avec lesquelles on ne peut pas déroger, le boulot par exemple, et puis qu'il y a toutes ces petites peurs et limites qui sont les nôtres, et qui nous empêchent parfois de vivre tel qu'on le voudrait, plus que toutes les autres contraintes qui ne sont d'ailleurs parfois qu'une excuse pour ne pas voir ses propres limites. Bref, depuis quelques années j'essaie, non de repousser mes limites, mais plutôt de changer certaines petites choses, il y a une expression de ce genre là, "vivre ses rêves et non pas rêver sa vie" et même si cette expression m'agace, comme toutes ces expressions toutes faites, il y a quand même quelque chose comme ça dans ma tête...

    Et à ce propos, dans quinze jours je prends l'avion...

     


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  • F - Frère. J'ai fini par accepter le fait qu'un jour, je n'aurais plus de nouvelles du plus jeune de mes frères. Il a huit ans de moins que moi, je n'ai pas partagé grand'chose avec lui, il vit à 300 bornes, et quand il daigne descendre sur Bordeaux, ne vient jamais chez moi. Il ne sait rien de moi mais, finalement, j'en sais à peine plus sur lui. Il a construit lui-même sa maison, en paille, je suis contente pour lui car c'était un beau projet, j'ai à quelques reprises versé quelques francs dans son projet de start'up quand aux débuts d'internet tout était possible et après-tout pourquoi pas, je reprends ma mère à chaque fois qu'elle se lamente en se demandant si le couple de mon frère tient le coup... j'ai fait ce que j'ai pu, sans retour, mais cela ne me rend pas amère, ce serait peut-être différent si nous étions plus proches géographiquement. Ou pas.

    F - Frère. Puisque j'en ai deux. Je suis contente d'avoir renoué des liens avec mon frère cadet, dont j'ai toujours été plus proche.

    M - Mère. "Tu es gentille" m'a-t-elle dit l'autre soir, comme je repartais l'autre soir de l'hôpital. J'en suis restée sans voix. C'est bien la première fois que je l'entendais me faire un compliment - et j'ai 54 ans. Sonnez haubois, résonnez musettes ! Comme quoi, tout arrive.

    P - Parents. Donc, il va falloir faire face à leur veillissement et leur perte d'autonomie - et on en est même pas encore à parler de fin de vie, car ils ne sont pas en si mauvaise santé que ça. Je trouve ça déjà difficile à affronter, je suis parfois effrayée de ce que je vais devoir vivre dans ces prochaines années - voire ces prochaines décennies. Et seule.

    P - Père. Il dit ce qu'il veut de son état de santé, parle de tas de choses étranges - il aurait un problème d'électricité qui ne circulerait pas dans ses jambes - et je précise qu'il a toute sa tête - mais je me demande s'il ne cache pas qq chose de plus grave. Pour autant je ne pose pas de questions, c'est déjà beaucoup de devoir affronter la vieillesse et la maladie de ma mère.

    S - Soeur. C'était son anniversaire lundi dernier, je lui ai envoyé un sms "je te souhaite un joyeux anniversaire et une bonne journée, grosses bises". Trois heures plus tard j'ai reçu un "merci beaucoup..." qui m'a laissée perplexe - et passablement agacée : c'est quoi, ces trois points de suspension de merde ??? Allez, je laisse tomber.

    T - Tante. L'appel qui m'a fait plaisir, cette semaine, c'est celui de ma tante Christiane, inquiète de ne pas avoir eu de mes nouvelles ces dernières semaines. C'est vrai que, depuis le retour de mon oncle de la maison de retraite chez lui, je n'y suis passée qu'une fois, trop occupée et trop fatiguée. Ca m'a fait plaisir, car l'inquiétude de ma tante était sincère, et que je sais qu'elle même a fort à faire avec mon oncle. Ma tante a dû faire faire des travaux, réaménager une pièce en chambre, installer un lit médicalisé, et maintenant c'est le défilé de l'infirmière trois fois par jour, plus le kiné, et mon oncle qui appelle ma tante toutes les cinq minutes... Elle a 87 ans, ce n'est pas facile pour elle.

    V - Vieux. C'est triste, tous ces vieux autour de moi, cette Vieillesse qui semble me dire "regarde, ça va bientôt être ton tour".

    Z - La génération Y étant désormais en âge de se reproduire, faut-il appeler la future, la génération Z ? La grossesse de ma belle-fille est à confirmer, mais celle de ma nièce est bien avancée, le bébé est prévu pour le début du printemps. Ca va faire du bien, de voir des bébés tous roses :-)


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  • Si tu as été biberonné à Urgences, si tu n'as raté aucun des épisodes de Grey's anatomy, si tu es un fan du séduisant, dynamique et très médiatique Michel Cymes, tu risques d'être déçu le jour où tu pousseras la porte d'un service hospitalier ou que tu partiras à la recherche du médecin de famille qui te suivra toute ta vie.

    L'hôpital, je viens d'y passer quelques heures ces dernières semaines pour ma mère, je n'ai jamais vu le médecin responsable du service, je n'ai jamais vu la même infirmière, et les aides soignantes passaient dans la chambre en coup de vent. Côté généraliste, celui qui me suivait depuis 30 ans vient de partir à la retraite, et s'il me connaissait bien en effet, se contentait généralement de me prendre la tension et expédiait la consultation en dix minutes, ce qui, souvent, m'a laissée frustrée et agacée.

    Le brave homme partant donc à la retraite, j'ai donc pris contact avec un médecin du quartier pour le remplacer, et je suis allée ce soir à un premier rdv, pour une prise de contact et quelques bricoles. C'est une femme, que je n'ai pas trouvé très énergique, qui m'a demandé si j'avais déjà été opérée mais ne m'a pas demandé mon âge, qui m'a demandé si mes vaccinations sont à jour mais ne m'a pas demandé ce que je fais comme boulot - ni même si je travaille d'ailleurs.

    Bon, on l'aura compris, tout ce qui est profession de santé, ça m'agace un peu, et je vais te donner un scoop, ami lecteur masculin : tu peux dormir sur tes deux oreilles mâles, chez la gynéco on ne parle jamais de sexe.


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  • On nous a envoyé un mail avec un fichier excel, pour que chacun d'entre nous connaisse le numéro de sa place, dans le bâtiment en face, pour étiqueter, avec ledit numéro, nos cartons, écrans, téléphone...

    J'ai ouvert le fichier, le document de travail du type qui bosse sur le projet, un déménagement en entreprise c'est compliqué, on ne déménage pas les meubles, on déménage le matos informatique, et il faut que l'infrastructure, réseau informatique et téléphonique, soit prévue au préalable.

    Pour notre service, c'est toujours un peu plus compliqué, car s'il faut bien nous brancher sur le réseau de la Big Bank, il faut aussi penser à nous brancher au réseau de notre ancienne entreprise, appelons le "réseau Sabre Laser", car on bosse toujours sur les deux systèmes informatiques.

    J'ai ouvert le fichier, j'ai vu qu'à côté de nos noms il y avait une annotation en rouge "réseau Big Bank". Bon, d'accord. J'ai trouvé ça bizarre, puisque par défaut tout le monde est maintenant sur le réseau de la Big Bank. Je m'attendais surtout à voir la mention "réseau Sabre Laser" et là, ça n'y était pas.

    J'ai hésité un moment. Poser la question, ou ne pas poser la question "Avez-vous bien pensé au réseau Sabre Laser ?".

    J'ai fini par faire un "répondre à tous" au mail, répondant ainsi non seulement au chef de projet, mais aussi à ma chef, qui était elle aussi destinataire du mail. Tout en pensant que c'était à elle, et pas à moi, de poser la question. Mais bon.

    Réponse du chef de projet "Pourquoi, il vous faut aussi le réseau Sabre Laser ?" En voilà un qui a bien bossé son projet :-/ Ce à quoi ma chef a répondu "mais oui, toute mon équipe en a besoin !". Ah, voilà qu'elle se réveille.

    Il n'y avait que moi qui avais vu le problème, il n'y a jamais que moi à voir les problèmes et poser les questions. Ca me lasse.

    Si je n'avais rien dit, on se serait retrouvé à nos nouveaux bureaux, sans pouvoir faire une partie de notre boulot pendant plusieurs jours au moins. Cela aurait été drôle, mais très ennuyeux pour certains utilisateurs. Et certainement un peu embarrassant pour ma chef. Voilà que je lui ai sauvé la mise. Merde alors. La prochaine fois, je ne dirais rien, j'en ai marre de son incompétence.

     

    Et comme je suis décidément très vénère en ce moment, j'ai envoyé un mail à mes collègues Hubert et D., copie ma chef, leur rappelant que s'ils sont en mi-temps thérapeutique, ça veut juste dire qu'ils doivent bosser moins que nous, ça veut pas dire qu'ils peuvent laisser à Chloé et moi ce qu'ils n'ont pas envie de faire, exemple à l'appui. J'ai terminé mon mail par un "je vous le dis très clairement : sortez-vous les doigts du cul et mettez-vous à bosser !". Moi ça m'a bien fait rire. Ma chef, pas du tout.

     

    Je sens que mon entretien annuel, fin janvier, va être très rock'n'roll.


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  • Le moral, c'est pas ça. Cette sensation lourde, collante, poisseuse, je la connais bien. Pour autant, je me dis - j'espère - que ce n'est que passager, juste un petit coup de mou, on ne peut pas pétiller tout le temps. Sauf que, il y a deux mois, ça pétillait, et que je ne comprends pas pourquoi, deux mois plus tard, ça poisse.

    Que s'est-t-il passé ? J'ai terminé mon sevrage du neuroleptique, le petit Corentin est entré dans mon champ de vision et je me suis sentie seule, j'ai atteint un niveau maximum de stress au boulot, et j'y suis restée tout décembre, je me suis fâchée avec mes parents, mais ma mère s'est cassé la jambe et j'ai dû faire face à sa maladie, à la déchéance de la vieillesse, ça m'a renvoyée à la mienne, j'ai dû affronter le fait que le meilleur n'est peut-être plus à venir, comme je le pensais... La ménopause m'est tombée dessus, sommeil cassé, ma soeur a été limite aimable avec moi lors du réveillon, et je stresse à l'idée de mon voyage du mois prochain, grève des contrôleurs aériens, valises qui se perdent...

    Ouaip, après tout, ça fait peut-être beaucoup de choses en très peu de temps.

     

    Et avec tout ça, il parait que si tout se passe bien, je pourrais être grand'mère l'été prochain.

     


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  • M - Mages, les Rois. J'adore les Rois Mages, qui, paradoxalement, ne figurent que pour quelques lignes dans la Bible, et dans un seul des quatre évangiles. Mais cette histoire d'or, de myrrhe et d'encens, ça résonne très fort en moi. Dans le bazar de Jérusalem, j'ai vu des paniers plein de morceaux d'encens, ça m'a beaucoup plu. Je regrette de ne pas en avoir ramené, juste pour le symbole.

    M - Mère. Comme je lui rendais visite, hier midi, j'ai été contente de constater un progrès, question lucidité. A tel point que nous avons réussi à avoir un moment d'humour, et même à rire ensemble à propos d'une remarque que je faisais. Rire avec ma mère, je ne me souviens même plus de la dernière fois que ça m'était arrivé...

    O - Orchidées. J'ai profité d'un passage chez Ikéa pour acheter deux nouvelles orchidées, l'une pour le salon l'autre pour ma chambre, dont j'apprécie le côté "jardin d'hiver". Avoir une chambre fleurie, ce n'est pas habituel, mais c'est particulièrement agréable !

    Q - Questions. Je commence cette nouvelle année avec des interrogations, sur mon avenir professionnel, sur mon avenir tout court (faire face à la fin de vie des parents, ça renvoie à la sienne propre), sur mon célibat. Rien de désagréable, pas de quoi aggraver mes insomnies nocturnes, rien d'urgent non plus, juste des questions. Mais qui sont là.

    R - Reprise du boulot, demain. Résolution à tenir : faire des pauses, sortir m'aérer régulièrement. Prendre de la distance. Ne plus me laisser bouffer par le stress. Je reprends toutefois avec un pincement au coeur. John n'est plus là, et Corentin espère partir fin mars. Sans eux, ce sera beaucoup moins intéressant et moins drôle. Or moi, j'aime bien quand le boulot, c'est drôle aussi.

    S - Soirée. Vendredi soir j'avais invité Chloé et son conjoint Bernard, qui bosse également à l'informatique, mais dans un autre service, ainsi que Roland, qui bosse avec Bernard. Je déjeune de temps en temps avec eux le midi, c'est toujours sympa. J'étais contente de les recevoir, et nous avons passé une bonne soirée. Roland avait emmené un vin du pays Basque, un peu confidentiel car il s'agit d'une toute petite exploitation, et ma foi, il était fort bon. De mon côté, j'avais acheté du Prosecco chez le caviste de Pessac Centre, et je ne l'ai pas regretté car il était pétillant et léger comme il fallait. Sur les lasagnes, c'était parfait. Inviter du monde c'est toujours compliqué pour moi, je stresse (mais quand ne stresse-je pas ?), je me sens toujours nulle en cuisine, j'aimerais être un fin cordon bleu, ce n'est pas tout à fait le cas. Ceci dit, mes invités mangent toujours tout ce que je leur sers, c'est ce que doit être correct tout de même. Pour en revenir à la soirée, elle fut agréable, Bernard et Roland sont ingénieurs, ils ont de l'expérience dans leur boulot mais également dans le monde de l'entreprise, et leur point de vue est toujours intéressant. Roland venant de s'acheter un appartement, et Chloé et Bernard se lançant dans un projet commun de construction, nous avons également parlé immobilier. A défaut d'être une cuisinière hors pair, je compense en composant une jolie table et, vendredi, j'avais confectionné un joli centre de table, fait de mousse, de petites pommes de pin et de branches de gui, entourant une bougie.

    S - Soeur. J'ai donc passé le réveillon de la Saint-Sylvestre chez elle. Elle avait également convié un couple d'ami que je connais. Comme à chaque fois qu'il y a du monde et qu'elle a un peu bu, elle s'est montrée un peu désagréable avec moi. Ce n'est pas grave, j'ai l'habitude. Ca ne m'empêchera pas de lui souhaiter un bon anniversaire demain.

    S - Sport. Une heure à la salle de muscu ce matin, deux heures et demi de vélo cet après-midi. Ca m'a fait beaucoup de bien, c'est ce dont j'avais besoin, me dépenser, et prendre un grand bol d'air.

    V - Vacances. D'habitude, je pose la deuxième semaine de janvier. Cette année, j'ai posé les vacances scolaires car je ne pouvais faire autrement, et l'ai bien regretté. Du monde dans les magasins, du monde sur les routes, et je ne me suis pas reposée. Même pas pu aller au ciné : comme j'allais à la séance de 16 h 00 mercredi, j'ai dû rebrousser chemin, à la vue du hall du ciné envahi de gamins !

    Z - Zen. Le thème de mon agenda (oui j'utilise toujours un agenda papier) de cette nouvelle année. De jolies photos, agréables à regarder. C'est aussi le but que je me fixe cette année : travailler à ne plus me laisser envahir par le stress, et trouver une zénitude intérieure.


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  • Je n'étais pas en forme hier soir. Allez,  je remets ça en abécédaire...

    B - Boulot. Je ne suis pas particulièrement pressée de reprendre le travail, de moins en moins intéressant. Il faut absolument que j'arrive à gérer le stress que j'y éprouve, et ce n'est pas une mince affaire. Je me pose depuis plusieurs mois des questions sur mon avenir professionnel. Mais pour l'instant je n'ai que des questions, et aucune réponse en vue. Toutefois, j'ai du travail et c'est déjà beaucoup, j'en suis bien consciente.

    C - Chattes. Les vacances, c'est toujours pour moi l'occasion de profiter d'elles d'avantage. La Chatte semble enfin bien dans sa peau, en est témoin son pelage enfin reconstitué ! Elle a cessé de se lécher compulsivement, ce qui est vraiment bien, et vient plus facilement vers moi, et, même, ronronne davantage. La petite Loukoum, quand à elle, me fait de plus en plus de câlins. Lors de mes insomnies nocturnes, je trouve leur présence à mes côtés particulièrement apaisante.

    D - Déménagement. Un de plus ! Il faut le croire, l'année va commencer, au travail, par un nouveau déménagement, qui sera suivi, deux mois plus tard, d'un nouveau - et énième ! - déménagement ! Le couloir où est situé mon bureau va être occupé, à terme, par un autre service, et le temps que l'emplacement définitif (définitif ?) de notre nouveau bureau soit déterminé, et préparé, nous serons donc installés provisoirement dans un autre bâtiment. Et comme nous avons besoin de deux réseaux informatiques spécifiques, ainsi que de deux réseaux téléphoniques spécifiques, cela promet une belle pagaille. Je doute que nous puissions travailler pendant quelques jours, à chaque fois ! Je regretterai beaucoup l'emplacement de mon bureau actuel, situé dans un couloir, un peu à l'écart, et très convivial. Déjà que mon boulot ne me plait plus que moyennement, si en plus je me trouve dans un endroit qui ne me plait pas... ça peut paraître futile, mais cela ne l'est pas tant que ça, quand on passe huit heures par jour au même endroit !

    E - Emotions. J'ai pris conscience, ces derniers mois, que les émotions me fatiguent beaucoup. La moindre émotion est pour moi un véritable ouragan, ou un tsunami, comme on voudra, qui me chamboule le cerveau et, en suivant, me fatigue beaucoup. En avoir conscience c'est déjà un progrès.

    H - Hospitalisation. L'hospitalisation de ma mère se prolonge donc, ce qui me procure une grande inquiétude, car je m'aperçois que ce n'est pas du tout l'endroit indiqué dans son état. La fracture est en cours de consolidation, mais du fait de la maladie de Parkinson, elle n'est pas en état de se lever et de marcher seule, ce qui compromet son rétablissement physique. Je me suis aperçue de surcroit qu'elle n'est pas en état de manger seule, et bien sûr l'hôpital n'est pas en moyen de lui affecter une personne pour l'aider à manger. Sans même parler de son état de confusion mentale, qui va croissant, il me parait clair qu'il faut la sortir le plus rapidement possible de l'hôpital pour envisager une meilleure prise en charge. J'ai téléphoné à mon père ce soir pour lui demander de rentrer en contact avec l'assistante sociale de l'hôpital, afin de trouver la meilleure - et la plus rapide - solution possible. Cela aussi me pose problème, le fait de devoir dire à mon père ce qu'il doit faire.

    I - Insomnies. Depuis plusieurs semaines, je m'endors un peu moins vite, mais surtout je me réveille en pleine nuit, vers deux ou trois heures. Le problème n'est pas de me réveiller, le problème est de me rendormir. Parfois je me rendors aussitôt, parfois l'insomnie dure une heure, une heure et demie. C'est pénible, et, surtout, je me réveille fatiguée. Cela me préoccupe car je sais que mon équilibre psychique - et je ne suis pas la plus équilibrée des filles - dépend beaucoup du nombre d'heures et de la qualité de mon sommeil. Je surveille ça de près.

    L - Lecture. La lecture du moment est Trois amis en quête de sagesse, recueil d'entretiens entre Mathieu Ricard, Christophe André et Alexandre Jolien. C'est tellement intéressant que, l'ayant emprunté à la bibliothèque, j'ai interrompu ma lecture pour aller l'acheter, afin d'avoir pour le lire, et le relire aussi souvent que j'en aurai besoin.

    M - Ménopause. Donc, m'y voilà. A la recherche d'infos sur le sujet, je suis allée ce matin sur internet. Bien mal m'en a pris ! je suis tombée sur des sites en donnant un tableau très noir. A les lire, on se demande même comment une femme parvient à en survivre !  Bon, je vais oublier tout ce que j'ai lu, et faire comme si je n'étais pas concernée. La méthode Coué ! Plus sérieusement, je vais chez ma gynéco la semaine prochaine, l'occasion de poser la question basique mais importante : ça dure combien de temps cette histoire ? l'occasion aussi et surtout d'aborder le problème des insomnies. Pas question d'envisager un THS, mais je serais volontiers preneuse d'un traitement homéopathique par exemple.

    R - Résolutions. De saison, parait-il. Je ne prends jamais aucune résolution du nouvel an, ça ne sert à rien si on ne les tient pas. Mais j'ai quand même la ferme intention de poursuivre dans la voie que je me suis fixée ces derniers mois, à savoir plus d'activité physique, une alimentation plus équilibrée. C'est toujours la même histoire : la vision (horrifiante) de mes parents vieillissants me prouve que bien vieillir, ça se prépare tôt. J'aimerais également avoir assez de discipline pour me mettre à la méditation, ou au moins à la relaxation. Force est de constater qu'au fil des années, je me laisse de plus en plus envahir par le stress et les émotions. Il devient urgent, et vital, au vu des conséquences sur ma santé et ma vie de ces deux problèmes, que je trouve les ressources pour mieux les gérer.

    S - SdA. Le Seigneur des Anneaux, à la télé. Un livre culte, un film qui le fut tout autant. Trois films, trois ans qui auront changé ma vie en bien des points. Le troisième film n'est pas mon favori, mais le passage où les feux du Gondor s'allument les uns après les autres reste un de mes passages préférés.

    V - Vent Je voulais profiter du temps redevenu clément cet après-midi pour faire du vélo. J'avais besoin de m'aérer, de prendre la lumière du jour aussi, tout autant que de me dépenser physiquement. C'était sans compter le vent, tellement violent que j'ai dû mettre pied à terre à deux reprises, et faire demi-tour, de peur de me prendre une branche d'arbre sur la tête. La petite heure passée dehors m'a tout de même fait du bien. Vivement que les beaux jours reviennent ! 

    V - Voyage. Je pars en voyage organisé le mois prochain. Destination peu connue, dépaysante, ensoleillée. Je n'en dis pas plus, ce sera une surprise. Cela me tarde car outre que je suis très impatiente de découvrir un pays où je ne pensais pas vraiment pouvoir aller un jour,  les circonstances actuelles font que partir un peu loin va être un dépaysement fort bien venu !


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  • Et voilà la nouvelle année est là et bien malin qui saura dire où elle m'emmènera. Pour l'instant, je suis en congés, mais l'état de ma mère me préoccupant, j'ai du mal à me reposer autant que j'en aurais besoin. D'autant que mère Nature me rattrape, un truc qui s'appelle ménopause ou qq chose comme ça, et qui se traduit par des problèmes de sommeil, ce qui me préoccupe fortement, et par des petits malaises fort désagréables le matin. Mais bon, j'essaie de faire comme si cela n'existait pas.

    Ma mère, donc, est toujours à l'hôpital pour une durée indéterminée, physiquement elle se remet à peu près de son opération du fémur, mais la confusion mentale s'aggrave. C'est difficile à supporter, et fatigant car elle réclame une attention de tous les instants. C'est difficile à expliquer, il faut le vivre pour se rendre compte de ce que c'est. Elle parle tout le temps, sans s'arrêter, et ça part dans tous les sens, elle engueule le chat - imaginaire cela va sans dire - qu'elle voit devant elle, puis parle d'un courrier recommandé à envoyer, puis raconte en long en large et en travers un rêve imaginé. Et tout d'un coup, entre deux phrases sans queue ni tête, me dit "autrement dit je ne suis pas la mère que tu méritais", sans que je sache si elle est lucide ou pas. Et c'est le plus troublant, cet aller-retour incessant entre délire et réalité, sachant qu'elle est de plus en plus souvent délirante. Une radio du crâne (ou un scanner, je ne sais pas) faite aujourd'hui n'a rien révélé (elle s'est cognée la tête lorsqu'elle est tombée et on craignait une hémorragie cérébrale qui serait passée inaperçue). Il me tarde presque de reprendre le boulot, j'aurais alors une bonne excuse pour ne plus aller la voir tous les jours.

    Bon bref, ce n'est pas une manière folichonne de commencer l'année, mais après tout, il y a d'autres choses bien pires.

    Donc, je souhaite à tout le monde, et à moi aussi, une bonne et heureuse nouvelle année !


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  • Je termine l'année crevée, et après un aller-retour dans les Landes hier pour aller voir mon frère, je prends demain la voiture pour monter dans le Médoc passer le réveillon de la Saint-Sylvestre chez ma soeur.  J'espère me reposer la semaine prochaine, mais rien n'est moins sûr, l'état mental de ma mère devenant préoccupant. J'ai bien fait de poser une deuxième semaine de congés, je ne suis pas pressée de reprendre le boulot.

     

    En attendant, je souhaite à chacune et chacun d'entre vous un bon réveillon, et avec un peu d'avance, une très bonne et très heureuse nouvelle année :-)


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  • Le moral était déjà bas, mais j'ai carrément craqué ce matin, quand une de mes tantes m'a téléphoné pour prendre de mes nouvelles. Ya pas tant de monde que ça qui s'inquiète pour moi, et ça m'a fait chaud au coeur, même si j'étais désespérée quand elle m'a dit qu'elle ne passerait pas voir ma mère à l'hôpital. Elle devait venir, et en profiter pour me voir, mais sa belle-fille a elle aussi des problèmes de santé, et il est normal que ma tante s'occupe d'elle en priorité. Coup dur, car même si je ne devais la voir qu'une heure ou deux, ça m'aurait fait du bien. Elle vit au Pays Basque, ce n'est pas si loin que ça de chez moi, et c'est toujours  rassurant de savoir qu'au pire, je peux y descendre en deux heures de voiture. Sauf que là, elle part à Montpellier pour s'occuper de sa belle-fille :-(  Ceci dit je sais qu'elle sera toujours joignable par téléphone - ou par appel vidéo sur messenger, ma tante est à la pointe du progrès ! Celle-ci de mes tantes, la plus jeune de toutes, est aussi la plus dynamique et la plus positive.

    Du côté de ma mère, si, physiquement elle se remet de son opération, elle est toujours dans un "ailleurs" qui, au demeurant, l'empêche de se sentir seule : elle discute toute la journée, soit avec un "invité" invisible ("j'ai un invité, il a mangé avec moi ce midi" m'a-t-elle dit hier) soit avec une autre de mes tantes - qui, bien sûr, n'est pas là. Et il faut le voir pour le croire : elle dialogue. Ca peut paraître drôle, et j'aimerai avoir assez de distance pour prendre ça avec humour, en fait c'est émotionnellement difficile, j'ai l'impression de la voir s'éteindre.

    Je n'y suis pas allée aujourd'hui, je n'aurais pas pu, j'irais demain. Aujourd'hui, c'est le plus jeune de mes frères, qui vit à Poitiers, qui est descendu. Il ne faut pas espérer qu'il en ait profiter pour venir me voir, ou au moins me téléphoner. Mais ça, j'en ai fait mon deuil. Je n'ai jamais été particulièrement proche de lui, et de toute façon il faut savoir admettre qu'on ne peut pas plaire à tout le monde. J'ai eu du mal à m'endormir hier soir, et j'ai mal dormi, il y avait un gros coup de vent et ça me rend toujours un peu inquiète. J'espère mieux dormir cette nuit.

    Sinon, le plaisir du moment, c'est la lecture du Clan des Otori, que Corentin m'a passé en m'en disant le plus grand bien. Ce ballot ne m'a passé que le premier tome, que j'ai déjà fini, et il va me falloir attendre la reprise du boulot pour avoir le second volume. Diantre, j'en trépigne !

    Le moral est meilleur ce soir que ce matin, de toute évidence j'ai vraiment, vraiment, vraiment beaucoup de progrès à faire en matière de gestion du stress et des émotions !


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  • J'espère que vous aurez toutes et tous passé un Joyeux Noël. Le mien s'est passé relativement tranquillement, j'étais encore très stressée et fatiguée samedi, alors heureusement que mon cadet est venu faire les courses avec moi. J'avais bossé vendredi jusqu'à 19 hh 00 c'était trop tard pour faire les courses, nous avons donc dû affronter la foule d'un samedi pré-réveillon. Mais bon, avec un peu d'organisation et beaucoup de motivation, nous avons plié l'affaire en un temps record, et j'ai pu faire une petite sieste réparatrice samedi après-midi. J'ai consacré mon dimanche à préparer la table, je ne suis pas une grande cuisinière donc je mise beaucoup sur la décoration de la table. Et puis j'ai attaqué la préparation du repas, et mes fils, ma belle-fille et mon ex-mari sont arrivés. 

    Nous avons passé une bonne soirée, et je me suis enfin détendue. Après leur départ, j'ai tout rangé, car j'aime me réveiller dans un appartement propre, et je me suis levée de bonne heure ce matin pour profiter du petit matin, dans le calme du quartier encore endormi en ce jour férié.

    Bon, je ne suis pas aussi insensible qu'on pourrait le croire, et je suis allée à la clinique cet après-midi, pour voir ma mère. Je l'ai trouvée dans un état épouvantable, mal en point, confuse, et en pleurs. Je me suis efforcée de lui remonter le moral, de l'orienter vers des pensées plus positives - mes parents, peu enclins à l'optimisme par nature, sont devenus carrément sinistres ces dernières années, et ça finit par avoir des conséquences. J'ai pris le temps d'aller voir l'infirmière du service, qui m'a confirmée ce que je craignais : ma mère n'avait pas pris son traitement pour la maladie de Parkinson depuis sa chute, vendredi matin. Mauvais compréhension entre mon père (qui aurait pu poser la question !) et les infirmières, j'ai aussitôt envoyé un sms à mon père pour qu'il vienne avec les médicaments, et coup de bol, il a reçu mon sms au moment même où il s'apprêtait à venir voir ma mère. Le problème n'est donc plus seulement de devoir gérer ma mère, mais de devoir gérer mon père aussi.

    A mes lecteurs : soyez positifs ! prenez soin, dès maintenant, de votre corps et de votre esprit ! Vous n'imaginez pas à quel point votre futur dépend de votre présent ! C'est en voyant la façon dont mes parents vieillissent que j'ai pris conscience de celà, et je m'efforce de cultiver l'optimisMe tout autant que ma forme physique.

     

    Bref, ma mère, pauvre petit chose souffrante, j'ai finalement été capable d'affronter le fait de la voir souffrante, diminuée, et d'arriver à m'occuper d'elle avec patience et compassion. Je ne suis pas sûre d'aller à la clinique tous les jours, mais je vais y aller aussi souvent que possible.

     

    Mourir, cela n'est rien, mais vieillir, ah, vieillir... (Brel)


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