• B - Boulot. Je change de service. De façon inattendue, on m'a proposé d'intégrer un autre service. C'est un service dans lequel je n'aurais jamais postulé de moi-même, et avec une manager dont je me suis toujours dit que je n'aimerais pas bosser avec elle. Oui, mais. Oui mais je me suis dit que puisqu'on me le proposait, et une fois que la manager m'a expliqué de quoi il s'agissait (quelque chose comme de la gestion de projet), je me suis dit : "pourquoi pas". Je suis curieuse, j'aime le changement, j'aime les défis... Quand à la manager, si a priori elle ne m'est pas sympathique, il faut lui reconnaitre une grande qualité : elle est professionnelle et elle sait de quoi elle parle. Et après ces deux dernières années à devoir supporter une chef inexistante, ce ne sera pas si mal de renouer avec une hiérarchie sur laquelle on peut compter ! Et si, sur le moment, j'étais triste à l'idée de quitter mon équipe actuelle, assez joyeuse, le fait d'être sur le départ m'a fait toucher du doigt à quel point je suis également fatiguée de devoir composer avec certains qui sont négatifs, ou susceptibles, ou fainéants. Et de toute façon je ne serais pas loin de ceux que j'apprécie : ma prochaine équipe se situe à cinq mètres de mon équipe actuelle - vive l'open-space ! Ceci dit tout  n'est pas tout rose : ce nouveau métier est difficile, il faut environ un an pour commencer à le maîtriser. Et compte-tenu de ma fatigue récurrente, je sais que je vais en baver durant de longs mois. Mais je n'aime pas renoncer, et encore moins échouer.

    C - Câlin du matin, avec Loukoum. Plus ça va, plus notre câlin dure longtemps. Et parfois même il y a aussi le câlin du soir. Cette petite chatte fait mon bonheur, jour après jour. Elle s'abandonne dans mes bras, ronronnante, heureuse, confiante, et j'éprouve un grand bonheur dans ce moment là. Arriver en retard m'importe peu, le câlin du matin prime sur tout.

    E - Enterrement. Hier nous avons enterré mon oncle, mort après dix-huit longs mois de fin de vie, durant lesquels j'ai accompagné ma tant autant que je l'ai pu. Elle m'a demandé de lire un texte en hommage à mon oncle, écrit par ma cousine. Je ne pouvais qu'accéder à cette demande qui lui tenait à coeur, et je crois l'avoir fait avec toute la tendresse que j'ai toujours eu pour mon oncle et ma tante. L'enterrement a été un moment difficile, et mêlé, comme c'est toujours le cas, du plaisir d'y retrouver des cousines perdues de vue. Pour le coup, j'ai pris leurs coordonnées pour pouvoir les revoir en dehors des prochains enterrements !

    F - Famille. Famille je vous hais ! faudra que je lise ce roman. En attendant, j'en bave. Si la situation s'était un peu améliorée dans les mois qui ont suivi l'hospitalisation de ma mère, en début d'année, elle s'est de nouveau dégradée depuis que ma mère est en ehpad. Comment supporter, que dire, à des gens négatifs, hypocondriaques, et dont le seul sujet d'intérêt est eux et eux seuls ? Je ne vais plus à l'ehpad qu'une semaine sur deux, et la situation est toujours la même : ma mère perd la tête, et tombe sans arrêt, n'ayant plus d'équilibre mais persistant à vouloir marcher seule. Mon père est, quand à lui, dans le refus de voir la réalité en face : il s'obstine à dire que ma mère va mieux. Et continue à fumer alors qu'on vient de lui diagnostiquer un deuxième cancer des poumons, deux ans à peine après s'être remis du premier. Et, au risque de choquer, je trouve anormal qu'on le soigne alors même qu'il continue à fumer.

    F - Famille, suite. Mon père a prétexté de sa mauvaise santé pour ne pas se rendre à l'église, hier, pour l'enterrement de mon oncle. Tout comme il avait évité de se rendre à l'hôpital, puis à la maison de retraite. En fait mes parents avaient évité de se confronter, tout ce temps, à la réalité de la maladie, de la vieillesse, de la mort. Mon père a daigné se rendre au cimetière.

    F - Famille, frère. Au cimetière j'ai eu la surprise de trouver le plus jeune de mes frères, celui qui habite à Poitiers, aux côtés de mon père. Il était arrivé la veille, repartait aujourd'hui. Bien sûr, ni lui ni mon père n'avaient jugé utile de me prévenir. La dernière fois qu'il est venu, je l'avais appris la veille en appelant mon père. J'avais alors proposé qu'ils viennent tous les deux déjeuner chez moi le midi. "Nous avons prévu de déjeuner avec ma maman à la maison de retraite" m'avait répondu mon père. Sans me proposer de me joindre à eux. C'est un ostracisme qui me blesse. C'est mon frère que mon père encense parce qu'il descend voir ma mère une fois par trimestre, c'est moi qui passe - mon père le fait savoir à ma famille - pour la fille méchante et indigne qui ne va voir sa mère qu'une fois tous les quinze jours. Bien sûr c'est de moi qu'on attendra que je m'occupe de gérer la fin de vie de mes parents, leur décès, leur succession.

    F - Famille, frère. Comme une de mes cousines lui demandait des nouvelles de notre mère, mon frère lui a répondu "elle va beaucoup mieux, bien sûr elle tombe régulièrement car elle veut absolument marcher, mais du côté de la tête, elle va tout à fait bien, la confusion de ces derniers mois était juste due aux médicaments". Je rêve. Ma mère sombre dans la démence, mais pour lui elle va mieux. Il est vrai qu'une fois tous les trois mois, il ne voit pas grand'chose. Et comme mon père s'obstine à répéter que tout va bien, mon frère le répète aussi.

    F - Famille je vous hais !

    F - Fatigue. De retour, ma vieille copine. Et dire qu'il va falloir que je sois très en forme, ces prochains mois, pour apprendre mon nouveau boulot ! Un peu de cocaïne, peut-être ?

    M - Maîtrise. De mes émotions. Je n'y arriverai jamais. Cette semaine je me suis laissée emporter par la colère lors d'une réunion d'équipe. Et cet après-midi j'ai mal géré une conversation sur messenger avec Corentin. Il faisait de l'humour, je ne l'ai pas compris, je me suis énervée. Je suis un crabe mou, toujours à vif, toujours trop vive dans mes réactions. Je ne m'aime pas quand je suis comme ça, je fais des efforts depuis des années, qu'une seule seconde réduit à néant, je ne m'aime pas tout court. J'envie les placides, j'envie les mous, j'envie les insensibles, j'envie les cons sûrs d'eux-mêmes et de leurs certitudes.

    M - Ménopause. Ouep. Fatigue, problèmes de sommeil, douleurs articulaires. Tout va bien. Ca ne dure qu'une dizaine d'années parait-il.

    M - Milan. Mon fils y est parti quelques jours avec sa belle italienne. Il m'en a envoyé plusieurs photos via messenger, qui m'ont donné envie de m'y rendre. Une idée de futur voyage !

    P - Paris. Il y avait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, un déplacement professionnel à Paris, c'est tellement pénible, entre fatigue du rythme que cela impose, entre transports et réunions, et frustration d'être à Paris sans pouvoir en profiter, que j'évitais tout déplacement depuis plusieurs années. Mais ma future nouvelle chef m'a demandé de m'y rendre pour la réunion annuelle du service avec nos homologues parisiens, et pas question de dire non. Il ne s'agit que de trois jours, j'espère qu'ils vont passer très vite pour que je retrouve mon chez-moi et mes chatounettes.

    U - Ukulélé. Je me félicite d'être passée de l'envie à l'action. Je me trouve très bête de me mettre à cet instrument à mon âge, et je n'arrive pas encore à franchir le pas d'oser chanter tout en m'accompagnant en jouant, mais je suis contente de progresser. Je n'imaginais pas à quel point ce serait bon de me remettre à jouer de la musique. Au téléphone l'autre soir, Julie m'a dit qu'elle éprouvait la même chose en se remettant à l'écriture. Oui, il faut oser, ça fait du bien !


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  • Il fait si beau depuis si longtemps que j'avais fini par m'y habituer, même si ces dernières semaines les températures ont bien baissé. Et voilà qu'hier en sortant du ciné, paf ! la pluie. Le temps de retourner à ma voiture, j'étais trempée, refroidie, et j'ai été bien contente de retrouver la chaleur de la voiture.

    Avant le ciné, il y a eu le stage de yoga, samedi matin et samedi après-midi. Ou plutôt, il y aurait dû avoir le stage de yoga l'après-midi. Parce qu'après toute la matinée à me contorsionner, j'ai dû abandonner celui de l'après-midi au bout d'une heure seulement. J'ai été très déçue de ne pas avoir tenu le coup, mais mes genoux n'en pouvaient plus, et j'ai eu du mal à remonter mes deux étages ! Par contre, j'ai été contente de faire ce stage au moins le matin, car le prof n'était pas notre prof habituelle, et il avait un niveau "high level". J'en suis sortie avec des courbatures et - mis à part mes genoux - le sentiment d'avoir travaillé plus en profondeur que d'habitude.

    Avant samedi, il y a eu vendredi, et même jeudi soir. Jeudi en sortant du boulot, j'étais tellement crevée que je ne suis pas allée au sport. Je suis rentrée sur les rotules, ai grignoté je ne sais plus quoi, je me suis démaquillée vite fait et - il faut le croire - j'étais au lit à 20 h 30. Avec un bouquin, un polar de Douglas Kennedy, et cette soirée tranquille m'a fait du bien. Alors, j'avoue, j'ai éteint vers 22 h, je me suis endormie de suite, et pour une fois je n'avais pas mis mon réveil. Je me suis réveillée vers 8 h 30, il y avait longtemps que je n'avais pas dormi si longtemps, et presque sans me réveiller ! J'ai d'ailleurs remis ça cette nuit, c'est dire si j'étais fatiguée et si j'avais besoin de sommeil !  J'ai terminé mon bouquin tranquillement vendredi après-midi - il faisait beau et chaud sur mon balcon.

    Changement de temps aujourd'hui, s'il faisait presque 30° vendredi après-midi, la température a rapidement baissé avec la pluie hier après-midi, et il a plu quasiment toute la journée. Une journée bien grise, bien pluvieuse, et ça m'a fait du bien, car ça m'a donné une bonne excuse pour rester tranquille chez moi toute la journée. Mon fils - en Italie avec son italienne ! ne venant pas ce soir, je n'avais même pas à me préoccuper du repas de ce soir, alors j'en ai profité.

    Je ne suis pas pour autant restée sans rien faire. J'ai passé la matinée en mode "tornade blanche", en nettoyant ma cuisine à fond. Nettoyer le dessus des meubles du haut, nettoyer l'intérieur du frigo, et même nettoyer la grille de la vmc ! J'ai fait le tri dans le frigo, fait le tri dans mes tiroirs, ai réparé celui qui coinçait, pour terminer j'ai passé l'aspirateur dans tout l'appartement et j'ai lavé les sols ! J'ai passé le reste de la journée tranquille, à bouquiner, à regarder la télé - ça m'arrive de plus rarement, à écouter de la musique. J'écoute en ce moment beaucoup de musique touarègue malienne, Tamikrest et Bombino, j'aime beaucoup.

    Demain, faut reprendre le boulot, bof bof, mais demain soir je récupère mon fils à l'aéroport :-)


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  • Il y a eu bien des choses, ces dernières semaines. L'odeur des éléagnus fleurissant en cette fin d'été, une rencontre à l'aéroport avec mon fils, venu chercher sa copine venant de Milan et moi venant chercher une de mes tantes revenant de Riga, et nous avons ri de la coïncidence, un nouveau pc au boulot, nouveau pc nouveau système d'exploitation et quelques cheveux arrachés d'exaspération, la susceptibilité du petit Corentin à devoir gérer, de très beaux levers de soleil, des matinées fraîches et des pauses café au soleil avec les collègues, l'anniversaire de mon fils aîné fêté en famille, une petite-fille qui ouvre maintenant ses yeux pour découvrir le monde, des doigts douloureux à force de m'entraîner sur mon ukulélé tout neuf, des entraînements à la salle de sport le soir, des semaines de 35 heures sur quatre jours, quelques séances de cinéma et deux ou trois bouquins lus avec plaisir, des séances photos dans la belle lumière du matin, des calins avec Loukoum, des impôts à payer, un changement de service inattendu, de la fatigue, des nuits et des réveils difficiles et enfin, une grasse matinée ce matin.

    Et ça m'a fait du bien.


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  • Comme j'écoutais un cd de Souchon, emprunté à la médiathèque, voilà que je me suis retrouvée à écouter une intro, que j'ai reconnue, l'intro d'une chanson que j'avais tout à fait oubliée, mais dont j'ai retrouvé instantanément les paroles et la musique. Ca m'arrive, de temps en temps. Une chanson dont je ne me souvenais plus du tout, et qui, lorsque je l'écoute, revient intégralement du fin fond de ma mémoire. C'est toujours une expérience étrange...

    C'était la très belle chanson Les Regrets, et le câble de l'ascenseur de mon moral s'est décroché. J'ai toujours du mal avec les chansons en accords mineurs. Et celle-ci a dû remuer des choses en moi...

    J'ai hésité, l'arrêter pour ne pas souffrir, ou l'écouter malgré tout pour le plaisir de la redécouvrir ?

    J'ai été jusqu'au bout de la chanson, et puis l'ai même repassée, non par masochisme mais pour le plaisir de la chanter - je n'en n'avais pas oublié les paroles.

    Rêvant des révolutions

    Sur le bord de la rivière

    Il y avait des illusions

    Dans ma main que tu laissais sous ton pull-over


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  • Bambous et lever du jour

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bambous et lever du jour


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  • Lever du jour, septembre 2018


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  • Autoportraits, au soleil levant

    Autoportraits, au soleil levant

    Autoportraits, au soleil levant


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  • Entendue dans le tram, deux étudiants discutant entre eux de musique. "Gainsbourg, tu connais ?" "Ouep".

    Il y a des jours où je me sens dinosaure.


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  • A - Accessoires. Je me suis équipée d'une alarme anti-agression, et d'une lampe torche assez puissante pour 1/voir 2/aveugler quiconque la prendrait dans les yeux. C'est vrai que je me sens parfois mal à l'aise dans certains endroits, mais je n'avais jamais pensé prendre ce genre de choses, jusqu'à ce que je me fasse suivre, en rentrant à vélo en fin de soirée un samedi de début août. Des types, dans un fourgon, qui m'ont suivie quelques minutes et dont je me suis débarrassée qu'en m'arrêtant au bord du trottoir à proximité d'un lampadaire et d'une dame qui promenait son chien. Je suis allée voir les flics, quelques jours plus tard, qui n'en n'avaient pas grand'chose à faire, mais m'ont conseillée de m'équiper - et bêtement je n'y avais jamais pensé, c'est donc chose faite.

    F - Flex Office. "Bureau flexible". Le principe : une entreprise a 100 salariés. Compte-tenu des congés des uns et des autres, des jours de récup, d'att, des maladies éventuelles... l'entreprise calcule que les 100 salariés ne sont jamais présents en même temps, mais qu'elle peut plutôt en compter 80. Dès lors, au prix du m², pourquoi construire et acheter des bureaux pour 100 salariés, quand on peut faire des économies en ne prévoyant que 80 places ? Bon, la Big Bank a adopté le système pour ses bureaux parisiens, et on voyait bien le truc arriver chez nous. Notre grand chef (notre "N+4" comme on dit) nous avait bien assuré, il y a quelques mois que même si on commençait à réorganiser les bureaux, en supprimant les cloisons il ne fallait pour autant pas parler de flex-office, qu'on n'en était pas encore là... Cette semaine, nouvelle réunion, et là, on nous annonce que dans le cadre du projet "Bordeaux 2.0" nous allons être équipés de pc portables, de smartphones, de casiers individuels... pour mettre en place le flex office ! C'est ce qui s'appelle prendre les salariés pour des imbéciles, merci Patron... Parce que le flex office, c'est un système génial : le premier qui arrive le matin se met là où il veut, il n'y a plus de place attitrée, tous les bureaux sont vides, dépersonnalisés, juste un écran et un câble réseau pour le pc. Les (toutes petites) affaires du salarié doivent tenir dans une (toute petite) boîte en plastique gracieusement mise à disposition du salarié, qui doit être rangée tous les soirs dans le casier individuel. Plus de photos des nenfants et de dessin du petit dernier, plus de foutoirs organisés pour les bordéliques, plus de cafetière sur un coin de bureau, c'est place nette. Et si pour une fois 90 salariés sont là, ben les dix en excédent s'assiéront sur les banquettes gentiment mises à disposition dans l'espace détente - le pc portable sur les genoux. Monde merveilleux de l'entreprise 2.0 ! Je dois prendre possession de mon pc portable cette semaine, le smartphone attendra encore un peu, et pour l'instant nous avons encore nos places attitrées, pour quelques mois encore, le temps de faire tomber les dernières cloisons...

    P - Parents. Je ne vais plus chaque semaine à l'ehpad voir ma mère. Je n'y vais plus qu'une fois tous les quinze jours, et c'est largement suffisant pour l'entendre pleurnicher et l'entendre nous reprocher, à mon père et à moi, de nous être débarrassés d'elle. Certes elle n'a plus toute sa tête, mais elle a la dent dure comme elle l'a toujours eu, il y a des choses qui ne changent pas, et elle fini sa vie comme elle l'a toujours menée : insatisfaite. Quand à mon père, qui n'a jamais cessé de fumer en dépit du cancer des poumons il y a dix-mois, rechute avec une nouvelle tumeur, et fume encore plus... je le dis, à eux deux mes parents creusent le trou de la sécu, bien profondément.

    P - Petite-fille. Voilà une chose de positif, qui contrebalance bien le paragraphe précédent ! Je ne suis pas allée voir ma mère hier, car je suis allée voir ma petite-fille, et j'ai été bien contente de l'avoir dans mes bras une bonne partie de ma visite. Je suis également très contente de voir que mon fils et ma belle-fille se débrouillent bien, et surtout bien mieux que moi qui fut une jeune mère complètement stressée et malhabile (et convaincue de l'être). Cette petite Julia est très mignonne, et même si j'ai toujours un peu de mal à réaliser que c'est ma petite-fille, et que je suis grand'mère, je suis ravie de la voir, et il me tarde qu'elle grandisse, parce qu'un nouveau-né c'est mignon, mais ça dort - ou ça pleure - tout le temps.

    P - Planning. Nous y sommes, Chloé et Corentin ont eu gain de cause, et s'ils ne veulent pour autant pas s'embêter à faire le planning, ils ont insisté pour que je mette en place des roulements de permanence pour tous les jours de la semaine. Plus aucun jour fixe pour aucun d'entre nous (par exemple, j'étais toujours de permanence de 19 h  le mercredi, et de 8 h le jeudi), et un vrai casse-tête pour moi, parce qu'il faut non seulement que je fasse les plannings en faisant attention aux roulements de matin et de soir, mais aussi - Chloé s'étant chargée de me le rappeler - de faire attention aux permanences d'après-midi.Un vrai casse-tête, dis-je, puisqu'il faut composer avec les congés de chacun, les mi-temps de D. et Hubert, et de mon temps partiel du vendredi.

    S - Saisons. Il m'arrive souvent de sentir le changement de saison, ce subtil basculement de lumière, ou de qualité de l'air. C'est indéfinissable, mais c'est un fait, je peux dire qu'on vient de changer de saison. Pour l'instant, je n'ai pas encore perçu le changement de saison, le passage de l'été à l'automne. La lumière n'est plus tout à fait la même mais néanmoins je ne sens pas que l'été soit fini et que nous soyons passé en automne. Du reste je n'ai pas encore senti le parfum des eleagnus, parfum de la fin de l'été.

    S - Sport. La séance de sport matutinale du mercredi matin, c'est provisoirement terminé, j'ai de nouveau beaucoup de mal à me lever le matin, et je ne suis pas au mieux de ma forme pour une séance de musculation. Du coup je suis allée à la salle de sport mardi soir à 21 h, et c'est pas mal non plus, comme horaire, même s'il y a plus de monde que le matin aux aurores ! J'y suis retournée ce midi, là encore pas trop de monde. Sur les conseils de mon fils, j'ai changé ma façon de m'entraîner car je n'obtenais pas les résultats que je voulais. J'ai profité du beau temps de vendredi pour aller à la piscine, avec une eau à bonne température (ni trop chaude comme cet été ni trop fraîche comme en début de printemps) et le petit air frais qui soufflait légèrement était très agréable sur le visage et les épaules. Je suis allée à ma séance hebdomadaire de yoga hier matin - cela fait déjà trois semaines que nous avons repris. Regret : un gros orage cet après-midi m'a empéchée de partir m'aérer en vélo !

    U - Ukulélé. Tout le monde dit "yukulélé", et quand on abrège on dit un "yuk" mais c'est bien Ukulélé. J'ai pris mon premier cours vendredi, et, diantre fichtre, ce n'est pas si facile que je le pensais. La main gauche doit prendre une position tordue qui n'est pas naturelle, qui n'est pas non plus celle de la guitare (j'avais appris à en jouer, adolescente), et, main droite, on ne gratte pas les cordes avec le pouce, mais avec l'index. Il me faut me re-familiariser avec la notion de rythme, et mémoriser les différents accords. Bref, un challenge pour moi, mais c'est un peu le but du jeu : apprendre le ukulélé car c'est un instrument qui me plait, mais également profiter de cet apprentissage pour faire fonctionner mon cerveau. J'ai lu que faire de la musique est excellent contre le veillissement, et je l'admets : sport, musique, nouvelles technologies : je vis mal le fait de vieillir, et mes parents m'en donnent une telle image horrifiante, que je fais tout ce que je peux pour retarder l'échéance.

    V - Vélo. C'est bête, et je me sens vraiment bête : faire du vélo est une telle évidence pour moi, et j'en fais depuis tellement longtemps, depuis que je suis toute petite en fait, que je n'avais pas pris conscience que ce n'est pas pareil pour les autres.  Quand je vous dis que je suis bête ! Et je pense que si je continue à en faire alors que j'aurais les cheveux tout blancs j'aurais en plus l'air ridicule !


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  • "Allo, je vous appelle parce que je n'arrive pas à ouvrir une application dans "Mes Programmes".

    - Oui, et de quelle application s'agit-il ?

    - De fireboxe (dit avec l'accent du Sud-Ouest, fi-re-bo-xe)

    - Mmmmm fireboxe ? ça ne me dit rien comme application.

    - Si, elle est dans "Mes Programmes", et quand je clique dessus elle ne s'ouvre pas. Ah, mais c'est pas fireboxe, je me trompe, c'est firefoxe...

    - Ah ! Firefox ?

    - oui peut-être, vous savez moi je suis pas informaticienne"

    Moi non plus, d'ailleurs.


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  • Bah voilà, ça devait arriver : mon cadet s'est trouvé une copine. Et je n'existe plus pour lui.

    En même temps, hein, c'est dans l'ordre des choses, et c'est tout de même ce que je lui souhaitais - ça et un boulot dans lequel il sera bien. Mais après tant d'années à avoir été si fusionnelle avec lui, je me sens un peu abandonnée. C'est une nouvelle étape à franchir !

    Ceci dit, la situation n'est pas non plus si grave : la bella ragazza est italienne, ils viennent juste de se rencontrer "IRL" et je doute qu'il parte dès la fin de la semaine s'installer à Bergame. Mais c'est la fin de quelque chose, même si je pense qu'il passera encore quelques bons moments avec moi.

    Pour un peu, tout de même, je verserais une petite larme.

    Ca et la naissance toute récente de ma petite-fille, voilà que je me sens propulsée tout d'un coup de l'âge adulte vers le troisième âge. Merdouille, c'est pas bien agréable.


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  • Pour le sexe et le rock, ça attendra un peu...

    Certes, je sais bien que les djeuns du quartier, qui passent leur journée sur des chaises en bordure de la rue principale du quartier, ils ne vivent pas d'amour et d'eau fraiche, et j'ai bien assisté une fois, sous mes fenêtres, à une transaction entre client et fournisseur.

    Il y a quelques mois j'ai d'ailleurs trouvé, sur la pelouse en bas de chez moi, une poche de tous petits sachets plastiques, beeauuucoup trop petits pour qu'on imagine y surgeler quoi que ce soit ;-)

    Mais de là à trouver ce que j'ai trouvé, juste à côté de la porte d'entrée de l'immeuble, ce soir...

    Drug sex and rock'n'roll

    Et dans les petits sachets, ça m'aurait beaucoup étonné que ce soit des crottes de lapin ou de la pâte à modeler...

    Drug sex and rock'n'roll

    J'en ai bien ri, via messenger, avec Corentin qui venait de me raconter, une heure plus tôt, qu'il venait de trouver 60 euros par terre. Je lui ai envoyé les photos de ma trouvaille en lui disant que j'avais moi aussi trouvé 60 euros...

    J'ai ouvert un sachet, par curiosité, parce que c'était la première fois que je voyais du shit d'aussi près, et l'odeur m'a rapidement incommodée - pas de risque que j'essaie de consommer !

    En riant j'ai dit à Corentin que j'allais faire un space cake pour le boulot...

    Bien sûr, je me suis bien demandée ce que le sachet faisait en bas de chez moi, parce que j'ai jamais vu de revendeurs en bas de ma cage d'escalier, notre bâtiment maintenant passé en co-propriété, étant particulièrement tranquille. J'ai songé à une planque au  niveau des boîtes aux lettres, puisque c'est là que j'ai trouvé le sachet mais, en ressortant tout à l'heure et en y regardant de plus près, si j'ai vu une énorme araignée qui m'a fait pousser un hurlement de terreur, je n'ai pas vu où  y planquer quoi que ce soit. Le mystère reste entier. En tout cas pour le type qui a perdu ça, je pense que ça va faire un sacré trou dans ses finances et que si ça se passe vraiment comme dans les films, il va falloir qu'il explique ça à son fournisseur... Pour un peu j'imaginerais que c'est la French Connexion en bas de chez moi ! (quoique ?)

    Bon, maintenant, que faire ? Aller le porter à la police, comme me l'a conseillé Corentin, ou imiter Bernadette Lafont dans Paulette, et monter ma petite entreprise dans le quartier ?

    Ca m'a quand même fait un choc. Entre le savoir, et avoir entre les mains la réalité...


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  • Faudrait-il que je crée une nouvelle rubrique "Grand-mère" ?

    Et voilà...

     

    Julia est donc née, dimanche, avec presque un mois d'avance. Je suis allée la voir hier, et ce fut une rencontre chargée d'émotions - pour moi bien sûr, la petite Julia étant encore dans les brumes des jours suivant la naissance.

    Et voilà...

    Faut-il que je fasse, comme les Quakers, l'arbre généalogique de la famille en première page de ma Bible, et que j'y ajoute une ligne pour cette petite fille nouvellement née, une ligne nouvelle qui est celle d'une nouvelle génération ? 

    Beaucoup d'émotions, toutes mélangées, la crainte de ne pas voir souvent cette petite-fille, qui a une grand-mère maternelle très présente, la difficulté à m'imaginer dans ce troisième âge dans lequel me projette cette naissance, la peur de ne pas savoir être grand'mère, la difficulté à accepter ce terme là dans lequel je ne me reconnais pas... L'inconnu, devant moi, devant cette petite fille tout juste née...


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  • ... Ne durent jamais très lontemps :-/

    J'avais dit : "j'ai examiné mes comptes, j'ai regardé ma garde-robe : je n'ai plus besoin de rien, je vais maîtriser mon budget".

    C'était sans compter - c'est le cas de le dire - ce samedi passé à Bordeaux en compagnie de mon cadet, et Bordeaux est toujours pleine de tentations ! Deux robes - et j'ai résisté à une troisième ! - un sac à main, une paire de chaussures... pfff il va falloir que je m'endurcisse un peu ! Ou mieux : que je sorte sans ma carte bleue !

    Mais j'ai passé une très bonne journée en compagnie de mon fils. Il y avait longtemps que nous n'avions pas passé une journée ensemble, et cela nous manquait. Balade au marché des Capucins - un incontournable de la vie bordelaise - petit tour au marché du quartier de Saint-Michel, juste à côté. Les Capucins, dans une halle fermée, c'est le royaume de la nourriture, fruits et légumes mais surtout spécialités régionales, ou espagnoles ou portugaises, souvenir de l'émigration ibérique des années 60 et 70, les nouveaux arrivants s'étant installés dans les quartiers avoisinants, quartiers bordelais plus modestes que les beaux quartiers bourgeois. Des fromages, de la charcuterie, des tapas, des herbes aromatiques... on trouve de tout aux Capucins, le tout dans une ambiance bon enfant et riche en couleurs. Le marché de Saint-Michel, qui étend à l'air libre tout autour de la basilique du même nom, comporte lui aussi une partie fruits et légumes, mais il est plus connu pour sa partie textile, avec beaucoup de fripe, de tissus, de petits prix. On y croise une population modeste, boubous colorés et djellabas mêlés, mais aussi bobos à la recherche de la fripe 70'. C'est là encore une ambiance riche en couleurs, en marchandages et gouailles des vendeurs. Mon fils et moi adorons nous y rendre de temps en temps, en mangeant en chemin des olives achetées aux Capucins pour moi, et en buvant une bière espagnole pour mon fils, également achetée aux Capucins.

    Après le marché de Saint-Michel, retour du côté des Capucins - les deux marchés étant dans le prolongement l'un de l'autre - pour déjeuner chez dans un petit restaurant libanais où nous avons nos habitudes. Il ne paie pas de mine, mais on y mange délicieusement bien. Tout y est bon, le patron est sympa et a un sourire ravageur... J'adore la cuisine libanaise et je peux affirmer que c'est dans ce petit restaurant qu'on y mange la meilleur moussaka végétarienne. Cette fois-ci j'ai découvert le labné, un yaourt maison, assaisonné à l'huile d'olive. C'est simple, mais délicieux.

    Bref, nous avons bien mangé, profité du spectacle de ces deux marchés, sommes remontés vers le tram en faisant un peu de shopping rue Sainte-Catherine, nous sommes arrêtés entre-temps pour prendre un verre dans un bar où nous avons passé un moment agréable. Il faisait beau, nous avons apprécié le ciel uniformément bleu et le soleil agréable sur la peau...

    Au retour mon fils s'est arrêté chez moi un petit moment, pour prolonger l'après-midi, je lui ai fait découvrir le tourteau, spécialité fromagère de je ne sais plus trop où en France, et que j'avais acheté aux Capucins. Nous avons encore papoté sur mon balcon, le quartier était agréablement calme en cette fin d'après-midi.

    J'ai terminé la journée par une longue balade à vélo, histoire de garder la ligne - voilà au moins une résolution que j'arrive à tenir !


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  • La Bretagne est désormais très accessible en bus, tant en durée qu'en prix, du coup je n'ai pas hésité longtemps à aller rendre visite à Julie et Thomas, qui ont quitté Paris, puis la région parisienne, pour finalement venir s'installer dans une délicieuse petite maison située dans la Bretagne de l'intérieur, celle des grandes forêts de légende, abritant enchanteurs et menhirs !

    J'ai passé quatre jours avec eux, et nous avons eu grand plaisir à échanger "en vrai". Le téléphone, les mails, la messagerie instantanée... tout ça ne remplace pas une vraie discussion !

    Et j'ai vu quelque chose de tout à fait extraordinaire, dont j'avais oublié la beauté tant la chose est devenue impossible de nos jours ailleurs qu'en plein campagne : la voute céleste en pleine nuit, brillant de milliards d'étoiles, et la voie lactée ! Cadeau merveilleux :-)

    Et cerise sur le gâteau que je n'espérais pas : la rencontre avec Loïc, que je connaissais "virtuellement" depuis dix ans, et que j'ai été très émue de rencontrer. Vraiment, ce petit séjour en Bretagne a été fantastique !

    Quelques photos en vrac...

    Breizh power !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Breizh power !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Breizh power !

    Breizh power !

    Breizh power !

    Maintenant que je sais qu'il est si facile d'aller chez Julie et Thomas, j'y retournerai !


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