• Paradoxal système

    Ambivalence. Parce que d'un côté, je ne supporte pas d'être et de vivre seule. Insupportable c'est vraiment le mot d'ailleurs, quand on voit dans quel état je me retrouve les jours où je suis seule, où je ne travaille pas. Il va d'ailleurs se passer du temps avant que je prenne des congés. Si je pouvais travailler le samedi aussi, je le ferais. C'est dire ! Et, d'un autre côté, ce que je veux, c'est apprendre à vivre bien, seule. Et c'est vrai que ça a toujours été un de mes fantasmes, la vie solitaire, l'ermite, l'île déserte. Aujourd'hui je réalise que vivre seule, pour moi, c'est l'horreur absolue. Tout en déclarant, donc, haut et fort, que je veux réussir à être heureuse, seule. Ambivalence, paradoxe. Pour faire de la psychanalyse à deux balles, je dirais que cela vient peut-être de l'enfance, de la souffrance de devoir partager ma mère avec d'autres enfants, et des oncles et tantes très, trop, présents. Et la souffrance d'avoir une mère non remise de la mort de sa propre mère. J'ai découvert il y a plusieurs mois que je pourrais souffrir d'abandonnisme, cette angoisse qui se manifeste non pas quand on a été abandonné, mais quand on a grandi sans le regard aimant d'un ou des parents. Je pourrai donc avoir le fantasme de la solitude par peur de souffrir de la perte éventuel de l'être autour duquel je construirais ma vie. Je parle au conditionnel, mais au regard de mes dernières années, je ferai mieux d'adopter le présent.

    Oui, je sors à l'instant d'une séance chez mon spychiatre.


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