• Les jours se suivent...

    et ne se ressemblent pas.

    Déjà, ce matin, il faisait de nouveau gris, ce qui m'a quelque peu plombé l'humeur - mais ne m'a pas empêché de mettre une jolie robe, et d'être contente de ma tenue. Et au fil des heures, et du boulot qui s'amoncèle, le moral est tombé de plus en plus bas. Quelque chose d'assez bizarre d'ailleurs : je vais bien mais en même temps, je vais mal. Je sentais de nouveau la pesanteur de la déprime. Le summum a été atteint quand, en plus, une crise d'angoisse s'est rajoutée à mon mal être, et à mes intestins en capillotade - je paie cher le stress qui m'étreint depuis le début de l'année.

    C'est que la fusion, le changement, se font à marche forcée. Je pense, d'ailleurs, suggérer au CHSCT de lancer une étude sur le niveau de stress éprouvé actuellement par les salariés.

    Bref, la crise d'angoisse. Je ne m'y attendais pas, l'ai trouvé amère quand elle m'est tombée dessus à la débauche car ça, c'est un mystère, les crises d'angoisse, chez moi, c'est toujours quand je quitte le boulot. Il est vrai que j'aurais payé cher pour avoir, ce soir, une âme charitable qui m'attende chez moi, une oreille complaisante, une épaule accueillante.

    Si la crise était survenue plus tôt dans l'après-midi, je serais allée chez mon médecin, et lui aurais demandé de m'arrêter quelques jours. Ce n'est pas mon genre, mais là, je suis à un niveau de fatigue, physique, morale, et de stress, assez élevé. Et ça ne va pas s'arranger la semaine prochaine : ma copine/collègue Chloé part une semaine en vacances, alors même que la période est une des périodes critiques de l'année en terme d'activité, puisque nous devons en ce moment préparer les habilitations des auxiliaires de vacances qui seront accueillis, dès ce mois-ci, dans les différents services. Et si, auparavant, nous maitrisions le sujet, cette année, avec le changement de système informatique dû à notre changement d'employeur, c'est bien plus complexe. J'ai alerté plusieurs fois ma chef, qui, de façon étonnante, a l'air de s'en moquer. Elle a un côté bulldozer, cette femme, qui est quelque peu pénible.

    Une chose est certaine : ce stress, et cette crise d'angoisse, ce soir, me déterminent plus que jamais à envisager sérieusement de passer à temps partiel l'an prochain. En finir avec le stress des vendredis, quel bonheur ! L'argent manquera, certes, mais je ne veux plus vivre ainsi, speeder cinq jours par semaine, et ne souffler que deux jours, qui passent trop vite. Je veux rééquilibrer ma vie, et la place accordée au travail.


  • Commentaires

    1
    Samedi 11 Juin 2016 à 10:01

    Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas eu de crise d'angoisse, j'avais oublié ce que c'est et, surtout, j'avais oublié qu'il n'y a rien à faire, hélas, juste attendre que ça passe - les minutes sont longues. Et voilà, que, ah zut, je me réveille ce matin avec la morsure familière au creux du plexus :-(

    2
    Samedi 11 Juin 2016 à 16:16

    L'homme des cavernes et ses colocs à écailles sont de tout cœur avec vous .

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