• Le quotidien, en vrac

    J'ai passé une excellente soirée, il y a quinze jours, avec mon cadet qui venait - enfin, après quelques déboires - de s'installer dans son studio. Nous avons commencé la soirée par un verre accompagné de quelques tapas, dans le bar à vins en bas de son immeuble. Il faisait beau, nous étions en terrasse et c'était très festif. Nous avons traversé la rue pour commander des pizzas, que nous avons remontées chez lui pour les manger, et avons retraversé la place pour aller, toutjours à pied, au ciné, voir le nouveau Jurassic World. J'étais venue chez lui en vélo, j'en suis repartie à vélo, dans le soir tombant d'une belle soirée d'été encore claire.

    Fatiguée par des nuits difficiles - le quartier est décidemment particulièrement bruyant le soir, et tardivement - je me suis accordée un samedi matin sans yoga. Je me suis toutefois levée très tôt, pour profiter de la fraîcheur du matin (il a fait très chaud ce week-end là), et faire tout ce que j'avais à faire, à savoir du ménage, un gâteau de courgettes pour le week-end, et des légumes farcis pour le traditionnel repas du dimanche soir avec mon fils. J'ai aussi mis une machine à laver, que j'ai étendue en suivant, après avoir nettoyé les caisses des chattes. A neuf heures trente, tout était fini, et j'ai apprécié... de me recoucher, et il faut le croire, je me suis rendormie !  Le temps ayant tourné à l'orage dans l'après-midi, j'ai passé la soirée à contempler l'orage, à en savourer les odeurs et les lumières, confortablement installée sur mon lit, fenêtres grandes ouvertes. Un bel orage, assez fort pour donner de beaux éclairs et de beaux roulements de tonnerre, une belle pluie faisant lever du sol cette odeur de terre mouillée si délicieuse. Mieux que n'importe quel film !

    Le dimanche comme j'allais chercher mon pain à Pessac centre, un vide-grenier sur la place a été l'occasion pour moi de faire de bonnes trouvailles qui m'ont réjouies. Une très belle jupe, très classe, en parfait état, m'allant parfaitement, pour cinq euros - je n'ai pas les moyens de faire les soldes cette année j'ai donc été fort contente de mon achat - une très belle petite robe pour ma future petite-fille, et un très bel objet, à savoir un ensemble cafetière+sucrier, des années 50, pour le prix imbattable d'un euro cinquante... J'ai une passion pour le design des années 50, qui ressemble souvent au design Art Déco des années 30, et si je fais la chasse aux objets superflus, je me suis toutefois accordée ce petit plaisir, et l'ensemble a immédiatement pris place dans ma cuisine.

    La bonne nouvelle de cette fin de mois de juin, particulièrement difficile financièrement, aura été l'appel de charges trimestriel à zéro. Le budget de la copropriété avait été pessimiste, le réel bien plus raisonnable, et la régularisation en faveur des copropriétaires ! Le deuxième effet kiss-cool étant que, de fait, les charges trimestrielles à venir seront revues à la baisse.

    Je suis donc passée à temps partiel en ce mois de juillet, ce qui n'a pas été sans me causer quelques crises d'angoisse. La peur de ne pas m'en sortir financièrement, la crainte de me couper de la vie sociale du bureau... J'ai beau en connaitre les causes et savoir les rationaliser et me rassurer en essayant de rester objective, ça ne suffit pas pour faire tomber les angoisses, ce qui m'occasionnent toujours quelques heures inconfortables. Angoisses qui ne m'empêchent pas, du reste, de penser que j'ai fait le bon choix.

    Mon premier week-end de trois jours aura été, de fait, bien rempli. J'ai passé la matinée au centre expert bipolaire du chu, vers lequel ma psy m'a orientée. L'occasion de parler, durant deux longues heures, de cette dernière décennie qui aura été pour moi bien chaotique. C'était la première fois que j'avais autant de temps pour parler, les séances chez les psys excédant rarement la demie-heure, et ça m'a fait un bien fou de pouvoir poser les choses dans leur intégralité, d'une traite. L'occasion de faire face à un diagnostic posé il y a déjà quelques années, auquel je n'avais jamais cru, mais auquel je peux maintenant faire face. Juste le temps de rentrer chez moi déjeuner que je repartais déjà pour le contrôle technique de ma voiture - contrôle technique qui s'est bien passé ce qui a été un réel soulagement pour moi - et une visite chez l'ostéopathe, une jeune femme dont la gentillesse autant que l'efficacité me font beaucoup de bien à chaque fois. Le fait que la mutuelle de la Big Bank nous rembourse trois séances dans l'année est un vrai progrès pour moi, qui n'avais jusque là jamais pu bénéficier d'une prise en charge chez un ostéo alors même que j'en avais besoin et que les résultats sont bien réels.

    Visite éprouvante à l'ehpad, le lendemain. Que dire à ma mère qui déprime lorsqu'elle est lucide, parce qu'elle passe ses journée sans but, sans occupation, dans le déni de son état ?

    J'ai apprécié de me changer les idées au cinéma, devant le très beau film d'animation Parvana. Il y avait longtemps que je n'avais pas vu d'animation et celui-ci est de bonne qualité, avec des images splendides.

    J'avais prévu une rando, dimanche matin, avec Corentin. Lequel Corentin m'a finalement laissée tomber au dernier moment, ce qui ne m'a aucunement contrariée. Au contraire, j'ai profité du fait que j'étais prête de bonne heure pour enfourcher mon vélo, dès huit heures du matin, profitant ainsi de la fraîcheur et du calme du petit matin. J'ai croisé un jeune écureuil, quelques vols d'hirondelles frôlant le sol en longues arabesques gracieuses, respiré la menthe bordant la piste cyclable en quelques endroits humides, et profité du calme des bois. Je me suis, une fois encore, perdue dans les bois de Cestas, la balade en a été rallongée d'autant, et je suis rentrée chez moi au bout de trois heures, heureuse de l'effort accompli et des belles choses vues en chemin. Le vélo et moi, c'est une passion de longue date, j'ai toujours eu un vélo d'aussi loin que je m'en souvienne, et c'est toujours un vrai bonheur pour moi de l'enfourcher et d'enchaîner les coups de pédales avec facilité, régularité et entrain.

    Relations tendues avec mes chefs ces temps-ci au boulot. Ma chef bordelaise brille par son silence et son inefficacité, et j'ai eu un échange un peu sec avec son homologue parisien. Mes collègues ont apprécié la passe d'armes - j'ai beaucoup progressé ces dernières années en terme de savoir dire, et je n'ai plus peur de m'exprimer. L'âge a donc quelques avantages.

    - Ah, voilà que le quartier jubile, la France a dû marquer un but, en cette demie finale. Je suis sur mon balcon, dans la douceur du soir, aux premières loges pour entendre les cris qui s'échappent des fenêtres grandes ouvertes des tours.

    Mais ces cris sont autrement plus supportables que le moteur, trop puissant, du quad qui tourne dans le quartier, dès qu'il fait beau. Je n'en pouvais plus, hier soir, et j'ai fini par appeler la police municipale ce matin. O joie O bonheur, le policier qui m'a répondu m'a appris qu'ils avaient ce matin même trouvé le dit quad abandonné près d'un bâtiment, et alerté la police nationale qui devait s'en saisir. De fait le quartier était bien plus calme ce soir, et je peux enfin profiter des fenêtres ouvertes et du balcon ! Jusqu'à ce qu'un nouveau quad ou une nouvelle moto (volés, médisent mes collègues) fasse son apparition.

    Un vieil amoureux était de passage dans la région, cette semaine. L'occasion pour moi de lui rendre une visite impromptue lundi soir, pour notre plus grand plaisir respectif. Madame sa mère était là, c'est chez elle qu'il s'installe quand il descend sur Bordeaux, mais elle a tourné le dos assez souvent pour quelques rapprochements furtifs. Le vieil amoureux est reparti, mais ce petit intermède m'a fait du bien, dans un quotidien un peu gris ces derniers temps - le moral est un peu bas.

    J'ai hébergé une de mes neveux, en stage sur Bordeaux, ces deux dernières semaines. L'occasion pour moi de constater qu'à force de vivre seule, j'ai du mal à supporter la présence de qq d'autre chez moi, a fortiori d'un adolescent Attila du frigo. J'ai été soulagée quand il est reparti. Je ne réitèrerai pas l'expérience, d'autant que j'ai décidé, vu le bruit du quartier le soir dès que les beaux jours reviennent, d'aménager la deuxième chambre en vraie deuxième chambre, de façon à m'y installer chaque été. Je conserverai la banquette-lit en fer forgé car elle est jolie, mais je vais me séparer des derniers livres qui me restent, de façon à me débarrasser des petites bibliothèques pour gagner de la place dans cette chambre, car j'aime l'espace.

    J'ai pris mon billet de bus pour monter, durant mes vacances du mois d'août, voir mes amis en Bretagne. Outre que cela me fera du bien de voir un peu du pays, j'apprécierai encore plus de pouvoir les voir "en vrai". Les moyens de communication ont beau être multiples désormais, mails, messenger, facebook, téléphone, cela ne remplacera jamais le plaisir de la proximité ! Je me réjouis d'avance de cet intermède amical.

    Je n'ai pas encore pris mon billet de train, mais j'envisage également de passer un week-end, toujours durant mes congés d'août, du côté de Narbonne, chez ma cousine qui y a une maison de vacances. J'ai besoin de prendre l'air, de voir d'autres paysages que les tours de béton de ma cité surpeuplée.

    On n'arrête pas le progrès, et le petit Corentin est revenu de ses congés avec une montre connectée, et plus précisemment connectée à son smartphone. Hier il m'a fait une démonstration des possibilités de l'objet, me filmant avec son smartphone et me montrant la vidéo en même temps sur l'écran de sa montre. J'ai pris une photo de moi, sur la montre, pour immortaliser l'instant où le 21ème siècle s'est définitivement imposé à moi, fille du 20ème. Inutile de dire que, bien sûr, la montre de Corentin ne lui sert qu'à peine à donner l'heure, mais aussi à mesurer le temps qu'il met à venir au bureau en vélo, à aller sur internet regarder les dernières nouvelles du monde, à recevoir ses appels téléphoniques, et à payer chez Mc Do.

    Mon niveau de ras-le-bol de mon boulot actuel étant dépassé depuis déjà bien longtemps, j'ai répondu à une annonce interne, pour un poste d'administrateur paramétrages. Je pensais que c'était un poste à pourvoir dans une équipe dans laquelle j'aurai aimé travaillé, j'ai appris qu'il n'en n'est rien, et qu'il s'agit en fait d'une équipe avec laquelle je bosse régulièrement. Comme j'annonçais à deux des filles de l'équipe que j'étais intéressée par le poste, elles ont levé les bras au ciel en me disant "surtout pas, on veut toutes en partir !". Ah bon. Ma copine Chloé a tempéré les choses : nous aussi, on veut tous partir de notre équipe actuelle ! J'ai trouvé ça cocasse, mais je suis bien ennuyée, je ne sais si je dois maintenir, ou non, ma candidature. L'équipe n'est composée que de filles - et j'ai horreur de bosser avec des filles - et le manager a la réputation d'être très con. Oui, mais les paramétrages j'aime ça,le poste me donnerait l'occasion de progresser sur certains outils et d'acquérir de nouvelles compétences sur des outils un peu pointus, et le poste est un poste de cadre, or les occasions de progresser de ce côté là ne sont pas si fréquentes par les temps qui courent. C'est une histoire à suivre...

    Bon, voilà que le quartier exulte, la France est donc en finale et, bon, je ne vais pas dormir de suite, qu'importe, demain je me lève à la fraîche pour aller à la salle de sport...

     


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