• Le changement, ça a du bon

    Entretien avec ma chef ce matin, pour les objectifs 2019. Elle a commencé par me féliciter, ce qui m'a fait autant plaisir que gênée, car je ne suis jamais à l'aise avec les compliments. J'ai beau savoir que c'est justifié, parce que je me donne à fond depuis presque trois mois, j'ai toujours du mal à croire que les compliments soient sincères. Quoiqu'il en soit, ça m'a tout de même fait plaisir, parce que ce n'est pas si fréquent dans le milieu du boulot, un chef qui fait des compliments. 

    Ca m'a fait d'autant plaisir que ce changement de poste, c'était un peu un mariage de raison. De mon côté, c'était un poste où je n'aurais pas été de moi-même, et du côté de ma chef, elle n'avait pas non plus trop le choix : au vu des difficultés dans mon ancienne équipe, il fallait une grosse réorganisation de celle-ci, et donc en déplacer plusieurs collaborateurs vers d'autres équipes. Mais c'était quand même comme dans l'émission "Mariés au premier regard" : il y avait quand même un bon pourcentage de compatibilité entre le poste qu'on me proposait et mon besoin de retrouver un poste où je pourrais prendre du plaisir à travailler. Au final, c'est une bonne surprise des deux côtés : ma chef, qui ne me connaissait pas plus que ça, découvre qu'elle a hérité d'une collaboratrice motivée, et moi je découvre que ce nouveau boulot me plait.

    Les objectifs 2019 ? Ca devrait le faire, malgré le tracas que me procure la liquidation de l'appartement de mes parents. J'ai envie d'y aller, ça fait du bien de retrouver un peu de motivation. Car la motivation, c'est quelque chose qui est bien en perte de vitesse depuis ces dernières années. J'ai pris beaucoup de recul par rapport au travail, à sa finalité, à la "valeur travail", au temps que l'on y passe, au retour qu'on en a de la part de la hiérarchie. Et je constate que dans mon entourage, j'ai de plus en plus d'amis qui se posent les mêmes questions et éprouvent le même désenchantement, ou même ont choisi de ne plus travailler. Certes, la fusion avec la Big Bank y est pour beaucoup, mais pas seulement. L'âge peut-être ?  Quoiqu'il en soit, je suis contente de retrouver de la motivation, et du plaisir à travailler. Il me reste douze ans à bosser, je me suis fixée d'arrêter dans dix ans - 65 ans c'est l'extrême limite à laquelle on devrait devoir travailler - et travailler encore dix ans sans motivation ce serait trop déprimant. 


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