• L'appartement, en abécédaire

    Et bien voilà, ça fait un an que j'y suis, j'ai à peu près fait le tour de la question, l'occasion pour moi d'un nouvel abécédaire !

     

    A - Avantages

    B - Balcon. Ca, c'est le cadeau "bonux". Compte-tenu de mon budget (riquiqui) je pensais devoir faire une croix sur un extérieur, terrasse ou balcon. Alors mon petit balcon, tout de même assez grand pour y mettre une petite table et deux chaises, et y faire sécher du linge, c'est un super supplément ! J'y ai mis un bambou, le rosier qui me suit depuis quelques années, j'ai acheté des jardinières et ai pris plaisir à y planter des fleurs, qui maintenant sont magnifiques. J'ai un petit pot de ciboulette, et l'an prochain, je planterai un pied de tomates ou deux.

    B - Bus. La ligne qui passe en bas de la résidence va à Bordeaux dans un sens, et à mon travail dans l'autre sens. Une source d'économie potentielle, que j'aprécie. Prendre le bus, ce n'est pas toujours évident, parce que la durée de trajet du bus, qui s'arrête à tous les arrêts et fait des détours, est plus longue que lorsque je prends la voiture. Alors j'ai opté pour une solution mixte en fonction de mes horaires, ou de la saison, certains jours je prends le bus, d'autre jours je prends la voiture. Dans tous les cas, c'est un avantage certain de me dire que si ma voiture tombe en panne, je n'en suis plus tributaire pour aller travailler.

    C - Commodités. Sur les annonces immobilières on lit souvent "proche toutes commodités". Et bien voilà, mon appartement est "proche toute commodités". Une pharmacie à l'angle de la rue (pratique quand j'ai été malade le mois dernier), mon médecin généraliste au bout de l'avenue, un kiné pas loin, et puis un Intermarché à 100 mètres, ce qui me permet de faire les courses, à pied, en une demie-heure, et je trouve ça génial. Là encore, je ne suis plus tributaire de la voiture !

    C - Cuisine. Je ne suis pas fan des cuisines ouvertes. Alors quand j'ai visité l'appartement, la cuisine, même petite, même à refaire, m'a bien plue. En plus, il y a une grande fenêtre devant laquelle j'ai pu installer une table pour y prendre mes repas. Manger dans la cuisine ? mais oui, je préfère prendre mes repas dans ma cuisine, devant la fenêtre qui donne sur les arbres en face, plutôt que dans le coin salle à manger dans mon séjour, que je préfère réserver aux repas "quand j'ai du monde". Je préfère conserver mon séjour comme salon, plutôt que d'y prendre mes repas. Et puis, vraiment, j'aime bien ma cuisine, sa grande fenêtre qui donne sur le balcon, tout fleuri en ce moment, puis sur les arbres de l'autre côté de la route.

    E - Etage. L'appartement est au premier étage, ce qui me convient tout  fait. Je n'aurais pas pu acheter un appartement en rez-de-chaussée, trop insécurisant. Un deuxième étage aurait été parfait, pour une meilleure vue encore sur les alentours et pour me sentir encore plus en sécurité, mais déjà, un premier étage, c'est bien. D'autant que cela me permet de ne pas voir les voitures qui passent sur l'avenue (je les entends, c'est déjà bien assez !).

    E - Exposition. Je pense que lorsqu'on fait un achat (qu'il s'agisse d'une robe, d'une voiture ou d'un appartement), chacun a ses propres critères de choix et d'importance. En l'occurence, pour moi, l'exposition au soleil était le critère numéro un : il me fallait un appartement ensoleillé, au mieux, plein sud, au pire, côté ouest. Nord, c'était même pas envisageable, et est, je ne sais pas si j'aurais pu. Bingo, l'appartement est plein sud, donc, c'est parfait. J'ai besoin de soleil, de lumière, au maximum. Et puis ce n'est pas neutre sur la facture de chauffage et d'électricité ! De ce côté là, ma facture de l'hiver a été plus que correcte (mais il est vrai que l'hiver a été particulièrement doux).

    L - Luminosité. Les fenêtres sont grandes, et moi je n'ai jamais assez de lumière ni de soleil, alors ça me convient très bien !

    P - Prix. Le critère déterminant, bien sûr ! L'audace de faire une offre particulièrement basse, la chance qu'elle soit acceptée, et voilà, j'ai réussi à rentrer dans mon budget, ce qui était quasiment inespéré. Il faut le savoir, se loger, quand on est seul, est compliqué, qu'il s'agisse d'être locataire ou propriétaire.

     

    I -Inconvénients

    B - Bruit ! Des voitures, des trains, des poids lourds, des motos, des mobylettes, des bus... Pour les trains, ça va. 3 trains de marchandises par semaine, et des trains de voyageurs qui n'ont que quelques rames (il s'agit de TER), donc le train, ce n'est pas vraiment un problème, à moins qu'un jour on développe le ferroutage, ce qui est toujours possible. La ligne qui passe à côté de mon appartement, c'est la ligne Bordeaux/Le Médoc, ce n'est pas la ligne la plus fréquentée ! Côté circulation automobile par contre, c'est autre chose. Du bruit tout le temps, surtout aux heures de pointe. L'été, fenêtres ouvertes, je n'entends pas la télé, volume au maximum. Ceci dit, le bruit, ou plutôt, l'absence de bruit, ce n'était pas un critère prioritaire, et j'ai acheté l'appartement en connaissance de cause. Et finalement, je m'habitue. Ceci dit, si je pouvais crever les pneus des motos... en effet, au plus haut des décibels, les deux-roues sont bien placés, et leur bruit est quasiment douloureux.

    P - Pollution. Ca va avec le bruit. Et ça, ça m'ennuie bien, car la pollution, elle va direct dans mes poumons. Certains matins, quand j'ouvre mes fenêtres ou que je sors prendre mon bus, l'odeur acre des gaz d'échappement me saute à la gorge, et j'ai l'impression de m'empoisonner à chaque respiration. Pas très drôle, comme idée. Oui, mais je n'ai pas trouvé d'appartement, au même prix, ailleurs. Certes, lorsque je changerai d'appartement, j'ajouterai le calme et la qualité de l'air à mes critères. Mais comme, à moins de gagner au loto, je ne risque pas de changer d'appartement...

     

    Et puis, en dehors des avantages et des inconvénients, il y a encore plein de choses à dire... (on me connait, je suis bavarde !)

    A - Apatride. La résidence est sise à Bordeaux, mais mes fenêtres donnent sur la commune de Mérignac, dont le centre est plus près pour moi que celui de Caudéran. Je continue à aller à la médiathèque de Pessac, par attachement, tout comme je continue à aller au cinéma Jean-Eustache à Pessac également. Bref, j'ai du mal à me sentir bordelaise, parfois je me sens davantage mérignacaise, d'autant que j'y travaille. Mais je n'ai pas tout à fait coupé le cordon d'avec Pessac ! Bref, je me sens d'un peu partout et de nulle part à la fois !

    A - Avenue. Mes fenêtres donnent sur une avenue, qui va de Bordeaux au centre de la commune de Mérignac, et je pense que cette avenue doit être une des plus anciennes routes de l'agglomération bordelaise. Elle existait probablement déjà au temps de la Gaule romaine, et cela me plait, de savoir que l'avenue goudronnée et bruyante d'aujourd'hui a autrefois était un sentier à travers bois, puis chemin à travers prés, bordés de petites maisons de loin en loin.

    P - Parc. Il y a un parc juste à côté, j'en vois les arbres depuis mes fenêtres, il y a une entrée à 50 mètres. Une oasis de verdure et de tranquilité, très apréciable, j'aime bien aller y chercher les écureuils ou y nourrir les belles oies bernaches. Ce parc est le vestige de l'immense propriété qui occupait plusieurs dizaines d'hectares ici même autrefois. Une immense propriété de vignes, de forêts, de prairies. Une belle et authentique glacière, ancienne, toute ronde, existe toujours, a 25 mètres de ma résidence. Le château du XIXème existe lui aussi toujours, il abrite désormais les locaux de l'ESPE (ex école normale, ex IUFM, autrement dit, l'école supérieure des professeurs des écoles). Le parc a été longtemps à l'abandon, mais la municipalité l'a remis en état, et il est aujourd'hui très fréquenté par les promeneurs et les joggeurs, nombreux dans le quartier. Cet été j'ai apprécié de le traverser, pour aller chercher mon journal ou en rentrant du travail.

    Q - Quartier. Le quartier, justement. La résidence est à un endroit un peu bâtard, à la croisée de plusieurs quartiers, du coup je ne sais dans quel quartier me situer ! Il y a le quartier de la Glacière, du nom de la glacière dont j'ai parlé plus haut, il y a aussi le quartier des Maréchaux, car les rues qui jouxtent la résidence ont toutes été tracées après la guerre de 14-18 et portent le nom de maréchaux de cette époque. Je pense qu'il y a probablement eu une rue Pétain, qui a dû être rebaptisée à la Libération ! Un peu plus loin, le long de la Devèze, affluent de la Garonne aujourd'hui busé, existent encore de petites maisons, groupées les unes contre les autres, probablement des maisons "vigneronnes" comme on les appelle ici, datant de la fin du XIXème siècle, et construites sur le modèle de l'échoppe bordelaise. Une chose est certaine, même s'il y a des immeubles en logement social aussi, bien sûr, l'endroit est plutôt bien fréquenté, et je trouve ça appréciable. A l'Intermarché où je fais mes courses, c'est propre, c'est chic, ça sent Shalimar dans les rayons et ça parle de réussite scolaire, et au risque de paraître snob, je vais être honnête et dire que je préfère ça à l'ancien quartier cosmopolite et populaire, où je vivais précédemment.

    V - Vue. "Chambre avec vue". J'ai toujours aimé cette expression. De fait, sur la rive gauche de la Garonne, difficile d'avoir une "vue" car c'est plutôt plat, et c'est quelque chose qui m'a toujours un peu déprimé, de n'avoir vue que sur les maisons et les murs environnants. Mais là, ça y est, j'ai une "vue". En effet le quartier est valonné (on s'en aperçoit bien quand on fait du vélo !), et la résidence est située un peu en hauteur. De fait, de mon premier étage, je vois loin (je vois la flèche qui orne l'entrée du stade Chaban-Delmas !) et il s'en faut de peu pour que je vois la cathédrale de Bordeaux et les tours de Mériadeck. J'ai aussi l'extrème chance de ne pas avoir de vis-à-vis, puisque mes fenêtres donnent sur le remblai de la voie ferrée, qui, compte-tenu de la topographie du quartier, passe à cet endroit sur un viaduc dont les bas-côtés sont remblayés, et ont été plantés d'arbres. C'est donc là que, de temps à autre, je vois un petit écureuil. Habiter en ville, et avoir des arbres en face de soi, c'est une chance !

     

    Bref, un an après, je suis vraiment très contente d'avoir acheté cet appartement. De plus, le fait de redevenir propriétaire, de me dire que si je meurs, je laisse qq chose à mes fils, c'est important pour moi. Je suis sûre que, dans la guérison de la dépression de l'an dernier, le fait de parvenir à finaliser cet achat a joué un rôle important. Certes, je regrette de m'être éloignée de Pessac, et, plus encore, de m'être éloignée des bois pessacais. En vélo, ils sont beaucoup plus loin maintenant, et, le dimanche, je le regrette. Mais un appartement à ce prix là, c'était ici et pas ailleurs, et je ne pouvais laisser passer l'occasion, du reste, les avantages l'emportent grandement sur les inconvénients ou les regrêts. Financièrement, pour l'instant, ça passe, toutefois l'année 205 risque d'être déterminante, puisqu'à partir de cette année, je ne touche plus de prime de participation aux bénéfices de l'entreprise (puisqu'il n'y a plus de bénéfices !). 2015 sera d'autant plus déterminante que le changement d'actionnariat entraînera des changements concrêts dans l'organisation de l'entreprise qui m'emploie, et l'inconnue est de savoir si je garderai mon job, ou pas. Je fais donc extrèmement attention à mes dépenses, du reste les travaux de rénovation de l'appartement n'ont concerné que ce qui était strictement nécessaire : peintures des murs et des plafonds, réfection de la salle de bain et de la cuisine, remplacements des anciens radiateurs "grille-pain" par des radiateurs moins gourmants en électricité. Je n'ai pas changé le lino du sol, même s'il me sort par les yeux et est défraîchi, car ce n'était pas prioritaire. Si j'ai quitté Pessac, je n'en suis pas si loin que ça non plus, et mes fils peuvent venir me voir facilement, et cela aussi était un critère prioritaire, bien sûr ! Comme ces dernières années, j'ai pas mal bougé ça me fait bizarre de me dire que j'en ai pris pour 25 ans de crédit et que je pourrais bien vieillir ici, mais bon, c'est bien aussi de savoir que quand je serai trop vieille pour conduire, je pourrai toujours prendre le bus pour continuer à aller à l'Utopia ! ;-)


  • Commentaires

    1
    Bleck
    Mardi 11 Novembre 2014 à 08:35
    Bon, alors je situe bien très bien ou se situe ton appartement. Tes critères me semblent raisonnables et "luminosité" ainsi que "ensoleillement" nous sont communs franchement j'aurais du mal avec le bruit de l'avenue tout comme j'ai du mal avec notre survol par les avions... Lorsque l'on a réunit 80 pour cent des critères positifs c'est déjà énôôôrme. Je constate que l'éloignement de Pessac t'es sensible... franchement tu n'en est pas loin du tout, et tellement près de l'Utopia... Bleck
      • Feuilles_d_Acanthe Profil de Feuilles_d_Acanthe
        Vendredi 14 Novembre 2014 à 21:09
        Ah, c'est vrai que sur le coup de la localisation de mon nouveau chez-moi, je suis un peu transparente. J'espère qu'aucun tueur psychopathe ne suit mon blog ! Les avions, j'imagine bien les nuisances, surtout quand certains pilotes attaquent leur descente sur l'aéroport un peu trop tôt, et un peu trop bas ! (lors d'un Paris/Bordeaux, j'ai cru qu'on allait s'écraser sur Eysines, je suis descendue de l'avion toute flageolante !). Puisque tu passes par là, j'en profite pour te dire que j'espère que ton épouse va se remettre de ses problèmes de santé, et vous souhaiter un bon courage à vous deux !
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