• L'angoisse du samedi

    Une vague bouffée hier soir en arrivant chez moi, mais ce matin, c'est monté un peu plus fort. Quand on été habitué, malheureusement, à des crises fréquentes, et fortes, et que cela a presque disparu, la moindre crise, même si elle est moins forte qu'avant, parait encore plus insupportable. La crise d'angoisse me donne l'envie de fuir, un mouvement irrépressible, de fuir de moi-même aussi, si je pouvais sortir de moi, de ma peau... C'est bien la fuite qui me caractérise en ces moments là, en vélo, en voiture... Je dis toujours "fuir" en ces moments là. La fuite, ce n'est pas positif, je devrais affronter, ou au moins dire que j'évite, que j'esquive, que je trouve une voie pour m'en sortir. Comme me l'a dit mon ancienne manager, je vois toujours le négatif, pas le positif. Elle a raison. J'arrive maintenant ( pour l'instant ?) à surmonter ces crises, au moins parce qu'elles sont de faible intensité. La fuite, pourtant, ce n'est pas si négatif. Chez les animaux, c'est un instinct de survie. Chez moi aussi, je crois. Les deux tentatives de suicide que j'ai faites, à bien y réfléchir, je les ai faites pendant ou juste après de grands moments d'angoisse, parfois plusieurs jours. L'angoisse, ça me fait perdre mes repères, je perds les pédales. Je lutte pour n'appeler personne à la rescousse, à l'aide, parce que c'est difficile, pour les autres. Alors je pars, j'essaie de laisser l'angoisse derrière moi, en allant plus vite qu'elle, en me mettant en mouvement. Pour l'instant, ça fonctionne...


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