• L'abécédaire pascal

    C - Carême. Mon "jeûne chocolat" a donc pris fin, je suis contente d'avoir réussi à décrocher du divin petit carré avec moins de difficulté que l'an passé. Bon, Carême ne se réduit pas qu'à ça bien sûr, et internet me permet de vivre ma foi comme le reste de ma vie désormais, c'est à dire seule - il parait que quand j'étais enfant je voulais être ermite, ceci doit expliquer cela ;-)

    E - Elections. Hamon ou Mélenchon ? Mélenchon ou Hamon ? Pour moi qui suis perpétuellement indécise, voter est encore plus compliqué que d'habitude cette fois-ci.

    H - Hammam. Je suis une inconditionnelle. La chaleur avant tout, mais aussi la pénombre, le silence, la quasi-nudité... le petit moment que j'y ai passé vendredi, à la piscine, a été très agréable. Je me demande toujours s'il faut y voir un souvenir inconscient de la vie utérine ?

    L - Lotissement. En passant en voiture, je n'avais jamais vu qu'une rangée de quelques modestes maisons à étage. En m'installant dans le quartier j'ai découvert qu'il s'agit d'un grand lotissement de petites maisonnettes très mignonnes, avec de petits jardins coquets. Je passe par là pour me rendre à la salle de sport, et je prends beaucoup de plaisir à voir tous ces petits jardins. C'est le genre d'endroit où j'aimerai bien vivre si ma situation financière me le permettait un jour.

    O - Oiseaux. Il y a des pies, les rouge-gorges, les corbeaux, la buse, les tourterelles, les étourneaux. Il y en a, des oiseaux, dans mon quartier. Et maintenant, il y a de petits oiseaux tout bruns, qui ont la fâcheuse tendance à se poser sur la rambarde du balcon. Et là, ça le fait pas du tout, du tout. Je suis terrorisée à l'idée que Loukoum, qui adore aller se poser sur la table de jardin, ne veuille sauter sur l'un d'eux, et passe par dessus la rambarde :-(

    P - Parents. Emotionnellement, je gère, ce n'est pas de ce côté là que ça pêche. Il n'y a pas d'affection, donc pas de douleur. Je ne sais tout simplement pas comment me comporter avec eux désormais. Ils n'ont plus d'autre motif de conversation que leurs santés respectives. Ca me gonfle, ça m'insupporte. Et, bien sûr, ils sont sinistres. Je les ai invités à déjeuner le mois dernier, ma mère a passé deux heures, je dis bien deux heures complètes, à parler de sa maladie. Comme je les raccompagnais à la voiture elle s'est soudain retournée vers moi "et toi au fait, ça va ?". Aujourd'hui, chez ma tante, ils ne m'ont pas demandé comment j'allais, et ont passé un heure à se remémorer les dates des enterrements de leurs frères et soeur, mais oui, c'est vrai. Comment me comporter avec eux ? je n'ai plus besoin d'un psy, mais d'un comportementaliste... :-/ Heureusement que j'ai encore des oncles et tantes ouverts, positifs, heureux, car mes parents me donnent une image de la vieillesse - de l'à-venir - atroce.

    S - Sport. J'ai pris conscience, en voyant mes parents, qu'il n'y a pas que le moral, mais qu'il y a le corps. La grande leçon : on vieilli comme on a vécu, au sens propre comme au sens figuré. De fait, garder un esprit ouvert et positif, c'est bien, mais ça ne suffit pas. Si je me remets au sport, c'est que j'ai pris conscience que la bonne vieille machine dans laquelle est posé notre cerveau, nous devons l'entretenir si nous voulons qu'elle nous emmène loin mais en pleine forme.

    T - Temps partiel. J'avance dans mon projet, puisque j'en ai parlé à ma chef et que j'ai rendez-vous avec la drh à la fin du mois. Ceci étant en relation avec le paragraphe précédent : travailler moins c'est me ménager, et me donner un jour de plus pour pratiquer une activité physique.

    T - Travail. Valeur travail. Vu la tête que fait ma chef à chaque fois que je lui parle de mon passage à temps partiel, je vois bien à quel point la majorité des gens - surtout la hiérarchie - croit qu'il faut forcément travailler beaucoup. Je suis quand à moi persuadée qu'on peut travailler moins pour vivre mieux. J'ai toujours beaucoup aimé travailler, je ne mets pas le travail au centre de ma vie. Pour moi le travail est un moyen de gagner ma vie et même s'il est essentiel que mon travail soit également l'occasion de m'enrichir cérébralement et humainement, il n'en reste pas moins que c'est un moyen, et non un but. Pour paraphraser Molière, je travaille pour vivre, je ne vis pas pour travailler.

     


  • Commentaires

    1
    Mercredi 19 Avril à 22:40

    Je ne sais pas si c'est du à l'âge mais ma Maman également me parle de plus en plus des dates de naissance et de décès de nos différents aïeux que pour l'immense majorité je n'ai pas connus ! En tous cas cet intérêt    pour la famille ne c'est pas transmis à moi !

    Pour ce qui est du travail, j'ai longtemps cru que c'était une valeur. Et bien depuis quelques années, je trouve que cette valeur est...négative ! 

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