• L'Abécédaire parisien

    A - Aller retour. Aller retour professionnel, cette semaine, sur Paris. Pour une fois, je n'étais pas mécontente d'y aller, mais au bout de la deuxième journée, je n'avais qu'une envie : rentrer chez moi. 

    B - Bruit. D'abord, Paris, c'est bruyant. Il y a du bruit tout le temps, dans les rues, dans le métro, au boulot. Heureusement que les chambres d'hôtel sont bien isolées ! 

    C - Chinoises. Ou était-ce des japonaises ? En attendant elles étaient fort bruyantes au petit-déjeuner, à l'hôtel où je logeais. Mais le plus incroyable était le fait qu'elles y sont arrivées… en tenue de nuit. Chaussons aux pieds, en pyjama, voire en chemise de nuit rose en satin, et plutôt courte… le spectacle était plutôt inattendu, et incongru, pour nos yeux de provinciaux  déjà préparés pour une nouvelle journée de travail...

    E - Etonnement. C'est, à chaque fois, le même étonnement : Paris, ce n'est pas la province. Il est dans l'air du temps de ne plus parler de "province" mais de "territoires", ce qui m'agace profondément. Ce n'est pas un mot qui changera les rapports entre Paris et province, et j'aimais bien ce mot qui sonnait bien à l'oreille. Bref, Paris, la fourmilière, les immeubles magnifiques, les collègues qui trouvent normal de faire deux ou trois heures de trajet par jour pour aller bosser, je me demande toujours : mais comment fait-on pour y survivre ? 

    F - Fatigue. Même si la LGV a apporté une réelle amélioration dans les déplacements sur Paris, ça me fatigue toujours autant d'y aller. Ces gens qui courent dans tous les sens, ces changements de température brutaux (chaud dans le métro, froid dans les rues, et ce courant d'air glacial qui te saisit quand tu remontes du métro vers la surface, c'est trop pour moi. Pour le coup je suis bien contente de ne pas travailler aujourd'hui, pour pouvoir souffler un peu.

    J - Jour. Jour/nuit. La nuit tombe plus vite à Paris qu'à Bordeaux, et comme on passe beaucoup de temps sous terre, j'ai toujours l'impression étrange de passer une partie de la journée dans la nuit, c'est assez désagréable. 

    R - Restaurant. Une de mes collègues m'a fait découvrir un restaurant sicilien. Il y avait longtemps que je n'avais pas aussi bien mangé, c'était pourtant simple, des pâtes et un gâteau à l'orange avec un peu de glace au yaourt, oui mais c'était réellement délicieux, et accompagné d'un vin de caractère. J'ai bien noté l'adresse, et mon prochain déplacement à Paris me sera d'autant moins pénible que je retournerai dans ce restaurant ! 

    S - Siège. C'est au siège parisien de mon entreprise que je me rends à chaque fois. Nouveau bâtiment, moquettes neuves, ascenseurs rapides et silencieux, belles hôtesses d'accueil entourées d'orchidées, grandes baies vitrées et belle terrasse avec vue imprenable sur Paris… même les toilettes sont "design". 

    T - Thé. La boutique de thés dans laquelle je me fournis habituellement dans Bordeaux centre, est, à mon immense regret, fermée pour une durée indéterminée. J'ai donc fait un détour avenue Malesherbes, et suis revenue de Paris avec mes thés préférés. Belle boutique, chic, vendeurs parisiens qui regardent les provinciaux un peu de haut… mais j'ai apprécié le moment.

    T - Travail. Au vu des alinéas précédent, on pourrait oublier que j'allais à Paris pour travailler, dans le cadre d'une journée de "brain storming" de plusieurs équipes placées sous la même Direction. Nous étions 20 au total, collaborateurs et managers, soit un petit groupe, et l'ambiance était très conviviale. Ce qui a compensé le fait que je ne comprenne rien à la plupart des acronymes - SDM, BSM, SLA… - employés, et que je reste avec une impression assez désagréable de ne rien comprendre non plus au monde de l'entreprise, désormais plus complexe qu'autrefois. Mais bon, l'après-midi a été consacré à une animation - il faut renforcer les liens entre les collaborateurs - qui était un jeu de piste dans le musée du Louvre, à la recherche de réponses à quelques énigmes inspirées du Da Vinci Code. L'occasion de voir le Louvre autrement, et j'ai passé une après-midi réellement extraordinaire ! J'adore le Louvre, en particulier certaines salles, mais une visite est généralement une déambulation rectiligne, qui finit par être un peu barbante, il faut bien le dire, quand on en arrive à la énième vitrine de momies, le pire étant les salles des peintures européennes d'avant les Impressionnistes. Du coup, traverser le Louvre de façon thématique, en ne s'arrêtant que dans certaines salles, et à la recherche d'œuvres bien précises, était bien plus sympa et attrayant. J'ai adoré, et cela m'a donné l'envie d'y retourner, en préparant peut-être ma prochaine visite sur un même mode. 

    V - Vitrines. Paris en décembre, c'est le froid et la nuit, mais c'est aussi les illuminations et les vitrines des grands magasins sur les grands boulevards, et le spectacle était magnifique, et même un peu magique. Comme quoi un déplacement à Paris, pour peu qu'on puisse grapiller un peu de temps libre, peut-être l'occasion de passer un bon moment.


  • Commentaires

    1
    Vendredi 14 Décembre 2018 à 18:36

    Vous avez raison vivre à Paname et sa banlieue c'est, parfois, souvent, proche de l'enfer ! le bruit, on courre tout le temps, on passe des plombes dans les transports,...

    Mais bon, c'est chez nous et on aime chez nous !

    Et puis, les "territoires" c'est bidon ! La province c'est jolie !

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